Et voici un nouveau chapitre pour votre bon plaisir!
Chapitre 4
POV Bella
Le jeune homme me dévisagea, apparemment surpris que je connaisse son ami. Ce dernier, ainsi que ma mère et Phil me regardèrent ne comprenant pas ma brusque rougeur. Ethan, sympa, nous dit de partir devant et qu'il nous rejoindrait à la voiture. Je fis aussitôt demi-tour et cette fois, c'est moi qui entrainait ma mère par le bras. Phil nous suivait docilement en portant mes valises.
Une fois installés en voiture et en attendant Ethan, Phil se tourna vers ma mère :
« Renée, explique lui maintenant, veux-tu ? Ça sera plus simple ! »
Ma mère acquiesça et se tourna vers moi, assise sur la banquette arrière.
« La sœur de Phil, Molly vient de perdre son mari il y a deux mois. Il avait un cancer. Du coup, elle se retrouve seule avec quatre enfants et n'arrive pas à gérer tout, toute seule. Elle nous a donc demandé de venir nous installer chez elle pendant quelques temps. J'ai hésité, sachant que tu n'allais pas très bien, mais quand elle m'a dit que si tu voulais aussi venir habiter avec nous, il n'y avait pas de problème, j'ai accepté, La maison est assez grande. Je sais que tu ne vas pas fort en ce moment, mais tes cousins non plus. C'est leur père qu'ils ont perdu. »
Sur le coup, elle m'agaça. Elle était en train de sous-entendre que mieux valait perdre un petit ami qu'un père. Je vis bien qu'elle n'avait pas compris ce qu'Il était pour moi. J'aurais été prête à renoncer à mon humanité pour lui… Mais je me tus, sachant qu'une nouvelle crise de sanglots me guettait.
« Oh ma Chérie, je suis si contente que tu soies venue ! »
C'était la phrase de trop !
« C'est que je n'ai pas vraiment eu le choix ! »
Ma mère se renfrogna en entendant le ton sur lequel je lui répondait.
Mon Dieu ! Que suis-je en train de faire ? Après la dépression, l'agressivité ? Ça n'allait pas arranger mes affaires. Il fallait absolument que je trouve un moyen de contrer cette douleur due à son absence qui commençait à me rendre folle.
Je m'enfonçais dans mon siège de voiture pendant que ma mère se retournait pour regarder vers l'avant.
Quelques minutes plus tard, Ethan me rejoignait sur la banquette arrière et nous nous mîmes en route. Il ne nous fallu qu'une demi-heure pour arriver chez eux. C'était une grande maison, un peu à l'écart d'une petite ville, enfoncée un peu dans les bois. Le gouffre dans mon ventre s'ouvrit un peu plus : bien que cette maison n'ait rien à voir avec celle des Cullen, car la leur était tout ce qu'il y avait de moderne contrairement à celle là qui était un vieux manoir rénové, tout me les rappelait : une maison isolé dans la forêt, un ciel gris, une famille nombreuse qui n'en était pas vraiment une. Que c'était étrange !
J'étais sortie de la voiture et étais tombée en arrêt devant la maison. Je réfléchissais à toute vitesse. Alasaka ! J'étais en Alaska. Tout au fond de mon cerveau, ce mot me disait quelque chose. Alaska… Je sursautais soudain et hurlais ébahie:
« JE SUIS EN ALASKA ! »
Et me mis à danser sur place en riant. Ma mère me regarda, choquée, et Phil et Ethan en lâchèrent mes bagages par terre. Alaska ! Les Dénali vivaient en Alaska ! Il ne faisait presque jamais soleil en Alaska ! Quel meilleur endroit pourrait convenir à toute une famille de vampires ? Ils avaient ici un pied à terre et je savais qu'ils étaient proches de leurs cousins…
C'était le destin qui m'avait amené ici, et au fond de moi, j'étais certaine que j'allais revoir les Cullen et Edward. J'arrêtais de sautiller sur place, le trou dans ma poitrine était déjà moins douloureux… Ma mère me saisit le bras :
« Bella, ça va ? »
Je me tournais vers elle en souriant :
« Oui, c'est juste que je n'arrive pas à croire que je suis en Alaska ! C'est génial ! »
Elle fronça les sourcils et s'apprêta à dire quelque chose mais au même moment, une femme, une fille de mon âge et deux enfants plus jeunes sortir de la maison. Surement la mère et les frères et sœurs d'Ethan. Je me calmais instantanément et attendis sagement que quelqu'un fasse les présentations.
Une fois de plus, ce fut Phil qui s'en chargea. Après m'avoir présentée rapidement (apparemment, tout le monde savait déjà qui j'étais), il se chargea de m'apprendre les prénoms de sa sœur et de ses enfants. Elle s'appelait Perle (drôle de nom), la fille avait mon âge et s'appelait Sarah. Les deux plus jeunes avaient 12 et 13 ans et se nommaient respectivement, Théo et Julie, des noms français… Je levai un sourcil interrogateur mais n'eus pas l'occasion de m'interroger d'avantage, ma mère m'entraînant à l'intérieur de la maison.
Je pénétrais dans le hall et fus surprise par l'atmosphère qui y régnait. Une atmosphère accueillante, chaleureuse. Ma mère me fit visiter toute la maison, décorée dans un style français ancien. Renée s'arrêta devant une porte au premier étage :
« C'est ta chambre ! »
J'ouvris des yeux ébahis. Elle était simple mais belle ! Le papier et les meubles étaient blancs, la parure de lit était bleu électrique ainsi que les rideaux et la jolie frise qui courait les murs. Le bleu qu'Edward adorait tant…
« C'est magnifique ! C'est toi qui as choisi les couleurs ? »
« Oui. Je trouve ça jolie et c'est plus lumineux comme ça. Tu en as besoin en ce moment… »
J'acquiesçais et elle me laissa m'installer pour ma première nuit en Alaska :
« Je suppose que tu aimerais te reposer, mais aimerais-tu manger quelque chose avant? »
« C'est gentil mais je n'ai pas faim. Je vais me coucher directement je pense. »
« Très bien, alors bonne nuit ma Chérie. A demain ! »
« Bonne nuit, maman ! »
Renée partit, je pris l'une de mes valises, la posais sur le bureau et en sortis la chemise d'Edward et le CD que j'avais pris dans sa chambre. Je mis ce dernier dans le lecteur CD et le mis en route en mettant la musique en sourdine. Ensuite je me débarrassais de mes vêtements et de mon soutien-gorge et enfilais la chemise. Elle était trop grande pour moi, m'arrivant jusqu'à mi-cuisses mais je m'en moquais bien. J'enfouis mon nez dans le col et inspirais un grand coup, respirant l'odeur d'Edward. Je me glissais ensuite dans mon lit et me roulais en boule sous la couette. Au bout de quelques minutes, je m'endormis, ennivrée du parfum d'Edward, le « Clair de lune » me berçant doucement…
Au matin, quand j'ouvris les yeux, je restais un moment cachée sous ma couette. Je sentais l'odeur d'Edward à mes côtés et il me fallut quelques minutes à réaliser qu'il n'était pas avec moi et que son odeur était due au fait que je portais sa chemise pour dormir. Et il me fallut encore quelques minutes de plus pour ignorer la douleur dans ma poitrine et me raccrocher à l'espoir que je le reverrais peut-être bientôt. Je devais établir un plan d'action pour le voir de nouveau…
En attendant je commençais à avoir faim, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu faim…L'espoir de Le revoir me rendait-il l'appétit ? Je ne savais pas mais me levais aussitôt et je glissais un coup d'œil vers mon réveil. Il affichait 8h. J'éteignis la musique qui avait tourné toute la nuit et me regardais dans le miroir.
Vu l'heure, les autres dormaient sans doute encore, on était en vacances après tout. La chemise m'arrivant un peu plus bas que mi-cuisses, je pouvais descendre rapidement habillée comme ça pour aller chercher à manger… Aussitôt dit, aussitôt fait, je descendis les escaliers pieds nus et me dirigeais à travers la maison vers ce qui me semblait être, si mes souvenirs de la veille étaient bons, la cuisine.
Je trouvais du premier coup, ouvris quelques placards et tiroirs, trouvant un bol, une cuillère et des céréales. Je me servais avant d'arroser le tout copieusement de lait. Puis je saisis le bol et m'adossais au plan de travail en face de la porte.
Le nez dans mon bol de céréales, je sursautais et rougissais aussitôt quand je vis Ethan et son copain – qui n'était rien d'autre que mon voisin d'avion- me dévisageaient. Enfin dont les deux paires d'yeux balayaient plutôt mes jambes nues croisées légèrement devant moi, remontant jusqu'à ma poitrine où un bouton s'était détaché, dévoilant un joli décolté, puis se posèrent sur mon visage, stupéfaits !
POV Ethan.
Je m'étais levé à 7h et étais aller faire mon footing comme tous les jours avec mon meilleur ami, Dan. Il m'avait rejoint à la maison et nous étions allés courir dans les bois. Sur le chemin du retour, alors que nous marchions pour reprendre notre souffle, il me raconta sa rencontre avec la fille de Renée. Il me fit bien rire, cette fille avait l'air spécial, mais pour autant, j'étais d'accord avec lui sur le fait qu'elle était carrément canon, même si elle avait un teint plus que pâle et des immenses cernes sous les yeux.
Arrivés devant la porte de la maison, je proposai à Dan de venir prendre le petit déjeuner.
« Il ne faut pas faire trop de bruit par contre. Tout le monde doit encore dormir. »
Il acquiesça, si bien que nous pénétrâmes silencieusement dans la maison. Je l'entraînais vers la cuisine mais au moment de franchir la porte, je la vis. Je ne pus que m'arrêter en même temps que Dan.
Elle était adossée au plan de travail, les jambes croisées, pieds nus, jambes nues, ne portant rien de plus qu'une chemise d'homme trop grande pour elle. Les boutons du haut étaient ouverts lui faisant un assez grand décolleté. Je me concentrai pour regarder son visage et vis qu'elle était rouge cramoisi. Ça devait être une habitude chez elle car je me rappelais assez bien de la veille au soir à quelle vitesse elle avait rougi en voyant Dan. Sur le coup, je ne voyais pas pourquoi mais maintenant que ce dernier m'avait raconté la façon dont elle l'avait rembarré, c'était évidemment de la gêne. Et pour cette fois, le fait de se faire surprendre à moitié nue dans la cuisine par deux hommes justifiait amplement ses rougeurs.
Je me raclais la gorge en filant un coup de coude à Dan qui, figé, la détaillait de la même façon que moi, pour en arriver aux mêmes conclusions… Bella, je crois que c'était son nom, se ressaisit, secoua la tête et se retourna sur le plan de travail pour poser son bol. Puis, elle nous fit face :
« Je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un si tôt. »
Je lui répondis, mal à l'aise :
« Je me lève toujours tôt pour aller courir et Dan m'accompagne la plupart du temps »
Ce dernier acquiesça mais ne dit rien, se contentant de la fixer. Je lui écrasais le pied pendant qu'elle se retournait pour prendre son bol. Il reprit contenance et quand elle se dirigea vers nous pour sortir de la pièce, il réussit à lui sortir quelques mots :
« Tu veux rester déjeuner avec nous ? »
Elle blêmit avant de répondre poliment :
« Non merci. Je crois que je vais finir mon bol en haut et ensuite m'habiller. »
Je hochais la tête bêtement, m'écartais pour la laisser passer et la suivis du regard jusqu'à ce qu'elle disparut de mon champ de vision. Elle était … Je regardai Dan qui exprima ma pensée à haute-voix :
« Wouah ! »
« Carrément canon ! »
« Plus que ça ! »
« Tu l'as dit… »
« Elle est faite pour moi ! »
Je le regardais en fronçant les sourcils.
« Ben quoi ? C'est ta cousine ! Tu peux pas sortir avec ! »
Ah oui ! Détail que j'avais facilement oublié. On n'avait pas de lien de sang mais ça serait mal vu si j'essayais de sortir avec…
Je me résignais et allais sortir deux bols du placard ainsi que la boîte de céréales.
Et surprise ce soir... vu que je n'étais pas là samedi, je vous posterais le chapitre 5 dans la soirée!
