Disclaimer : Allez on recommence ! Tout ce que vous reconnaissez, (famille de vampires, lieux, répliques (sait-on jamais) loup-garou) ne m'appartient pas, sinon je ne serais pas là ! Le reste ma foi, sort de mon imagination mais je ne revendique pas son appartenance ! D'ailleurs, si une idée vous plait, libre à vous de l'utiliser, sans citer d'où elle vient
Chap04 : Etrange !
Je me réveillais à dix heures, seule comme chaque matin, dans mon lit et observais Karry dormir. Sortant doucement de la chambre, je descendis en bas, encore en pyjama que je m'offre rarement, et commença à préparer le repas. Mon amie me rejoignit vingt minutes plus tard et tout en discutant de nos vies depuis Phoenix, nous nous restaurâmes. Elle monta se laver et j'en profitais pour faire la vaisselle avant de la remplacer sous l'eau. Rapidement prête, elle me proposa de visiter la ville. Je hochais la tête et lui proposais de monter dans ma vieille camionnette.
« - Désolée, mais elle me fout les jetons ta guimbarde pourrie ! Je préfère y aller à pied.
« - Bon attends, j'appelle Edward savoir s'il veut bien jouer au chauffeur.
Je fis mine de ne pas voir son regard s'allumer à l'évocation de mon copain, puis je décrochais. Evidemment, ce fut Alice qui me répondit, et me taquina sur la conversation de la veille. J'entendis vaguement Emmet rire derrière, puis Edward prit le combiné. Je lui expliquais la situation, et il fut d'accord. Je le remerciais, puis rejoignis mon amie. Nous attendîmes à peine dix minutes, puis il fut devant la porte. En moins de deux heures, nous fîmes le tour de la ville, puis il se dirigea vers Port-Angeles, arguant que toute personne qui passait par Forks, devait visiter ce piège à touriste. Ceci dit, à peine avions-nous tourné qu'il fronça les sourcils. J'allais l'interroger, quand Karry me désarçonna.
« - Dis-moi Edward, avec Bella, on s'interroge, sur un point et tu es le seul qui peut nous éclairer. Serais-tu gay ?
« - Si c'était le cas, je ne sortirais pas avec Bella, non, répondit-il mal à l'aise.
« - Alors pourquoi n'as-tu pas envie de passer à l'étape suivante ?
Il baissa les yeux une seconde, et je sus que ça signifiait sa gêne, mais sur ce coup, je ne pouvais pas l'aider.
« - Je… A mon avis, une relation sexuelle à notre âge n'est pas une finalité. Il y a des choses plus importantes dans la vie. Depuis que je connais Bella, j'ai appris à voir la vie autrement, et cette nouvelle vision des choses est moins matérielle qu'avant. C'est peut-être étrange, mais je suis prêt à attendre longtemps, et pourquoi pas jusqu'à un hypothétique mariage.
« - Et bé, tu aurais du naître en mille cent et quelques, tu aurais plus ta place dans la société que maintenant ! Ceci dit, c'est toujours agréable de savoir que tous les mecs ne sont pas obsédés, dit-elle plus bas.
Pour ma part je souris, et prenant sa main dans la mienne, j'entrelaçais nos doigts. Je profitais même d'un feu rouge, pour embrasser rapidement sa joue.
Le reste de la journée fut calme, puisque nous visitèrent la ville, et vu que le soleil n'était pas au rendez-vous, Edward put nous accompagner, puis à dix-huit heures, nous nous stoppâmes devant l'aéroport de Seattle. Karry m'assura qu'elle avait passé un week-end agréable et me proposa de remettre ça. Elle poussa le vice jusqu'à inviter Edward à venir les voir. Il accepta sous réserve de l'accord de ses parents, puis elle s'envola. Dès l'instant où nous fûmes dans la voiture, je soufflais de soulagement.
« - Soulagée qu'elle soit partie, demanda mon copain.
« - Soulagée d'être enfin seule avec toi, répliquais-je en l'embrassant.
Rapidement, je m'assis sur ses genoux, et stoppa le baiser avant de promener mes lèvres sur son cou, alors que ses mains caressaient ma taille tendrement. Je vous jure que j'aurais aimé aller plus loin, mais je savais qu'il allait me repousser d'une seconde à l'autre. Autant que je m'y prépare quoi ! Je soupirais puis m'écartais moi-même. Il haussa un sourcil, et j'expliquais.
« - Ben dans même pas trente secondes, tu vas me repousser, alors disons que je prends de l'avance !
Je fis la moue et me rassis sur mon siège. J'allais m'attacher, quand il me reprit contre lui en m'embrassant. Je frissonnais lorsque sa main passa sous ma chemise et s'arrêta sur mon ventre. Sentant mon tremblement, il enleva sa main mais je la retins, lui murmurant à l'oreille que ce n'était pas le froid de sa peau qui me faisait frémir, mais le contact en lui-même. J'aurais aimé lui avouer la vérité à savoir que c'était plus à mettre sur l'ordre du désir que du contact mais je savais très bien qu'au moment où je le dirais, il s'éloignerait de moi, or j'appréciais être contre lui, sentir ses mains sur la taille, et son souffle dans mon cou. Cependant, il me proposa de rentrer. J'acquiesçais et me réinstallais à ma place, alors qu'il démarrait. Je crus qu'il allait me ramener chez Charlie mais il emprunta rapidement le chemin de la villa. Je lui fis un grand sourire en songeant que j'allais voir sa famille. Nous arrivâmes rapidement, et avant que j'aie le temps de me détacher, il m'ouvrait déjà la portière. Je sortis et l'embrassais avant de mettre ma main dans la sienne. Doucement, pour lui, il nous conduisit à l'intérieur de la pièce principale. Je n'avais toujours pas trouvé de terme exact pour définir le rez-de-chaussée. Je saluais Esmé, Emmet et Jasper qui étaient dans le salon, et mon copain m'expliqua que les filles étaient dans leurs chambres. Néanmoins, avant qu'Emmet n'ai pu faire une seule blague, Alice nous rejoignit. Nous nous assîmes dans le coin salle à manger, et leur mère, en bonne maîtresse de maison, me proposa de quoi boire. J'acceptais avec plaisir, et nous parlâmes tous les quatre.
J'étais encore à la villa lorsqu'une heure plus tard, Carlisle arriva.
« - Bonsoir Bella.
« - Bonsoir Carlisle. La journée a été calme ?
Tout le monde me regarda interloqué, et je me demandais un instant si je n'avais pas rêvé quand Edward m'avait dit qu'il était médecin.
« - Comme celle d'un chirurgien dans une petite ville, répondit-il néanmoins. Et toi ?
« - Comme la vie d'un ado avec une amie d'enfance. Edward a joué au chauffeur et évidemment, Karry a craquée. D'ailleurs, dis-je en regardant son fils, il va falloir que je te quitte, si ça continue. Enfin, si j'étais jalouse, ça va de soit, alors que là…
Je haussais simplement les épaules, et il vient m'embrasser. Repensant à ce que m'avait demandé mon amie la veille, je dis :
« - Dites, quelqu'un joue au piano ici, ou vous l'avez mis pour donner un style bourgeois tranquille ?
« - Non, le piano est à Edward. Il ne t'a pas dit qu'il jouait, demanda Esmé.
« - Et non, répondis-je en fusillant mon copain des yeux. Je n'en reviens pas ! Tu joues du piano et tu as oublié de m'en faire part ? C'est quoi cette arnaque ?
J'avais un grand sourire, qui contraster fortement avec mon air en colère. Je vis Alice jeter un coup d'œil à son copain et deux secondes plus tard, j'avais vraiment l'impression d'être en colère. Impression qui disparut dès qu'Edward me proposa de jouer juste pour moi. Je retrouvais le sourire et acquiesçais. Aussitôt, il prit ma main et nous guida vers son Steinway. Il s'assit et je m'installais à ses côtés, attendant impatiemment de l'entendre jouer. Il fit une petite grimace, et observant les touches, posa ses doigts. Aussitôt, ceux-ci semblèrent s'envoler, frôlant des touches au hasard, et une douce mélodie flotta dans l'air. J'observais son visage mais celui-ci souriait, et je me demandais s'il était concentré sur sa romance ou sur les pensées de sa famille. Peu de temps après, la dernière note flotta dans la pièce.
« - C'est le morceau préféré d'Esmé, me dit-il, ça ta plut ?
« - C'était superbe ! Tu l'as écrit toi-même ?
« - Oui. Pour la remercier de me supporter, grimaça-t-il.
« - C'est… Impressionnant ! Magnifique ! Majestueux ! Olympien ! D'une rare beauté… Et… Wow !
« - Rien que ça, sourit-il. Dis-moi ce que tu penses de celui-là alors !
Aussitôt, ses doigts caressèrent les touches. Aussitôt, une composition plus tendre s'éleva dans l'air, et je reconnus sans peine, la berceuse qu'il me fredonnait chaque soir. Malgré moi, je fermais les yeux et posais mes mains sur le pupitre, ressentant les notes.
Lorsque la dernière s'envola, j'eus l'impression qu'elle resta flotter dans l'air quelques secondes avant de rejoindre les autres. Ouvrant doucement les yeux, je murmurais.
« - C'est… Je ne trouve même pas le mot pour décrire ta mélodie. Elle est bouleversante, et tendre, tout en étant légèrement triste, et pleine d'amour. Comme le cri d'un homme amoureux… C'était magique, soufflais-je.
Je n'eus conscience de mes larmes qu'au moment où il en essuya une du bout de son pouce. Il l'observa quelques secondes puis la porta à sa bouche. Et moi, je le regardais fascinée. Il était bouleversant de réalité, et tellement humain à ce moment, que je me penchais pour l'embrasser doucement. Lorsque je m'éloignais, il y avait un nouvel éclat dans ses pupilles d'or caramélisé.
« - C'est toi qui m'a inspiré cette berceuse, chuchota-t-il comme si parler normalement briserait le moment.
Je ne dis rien, me contentant de baisser les yeux, et essuyer mes joues. Tendrement, son index se posa sous mon visage et le remonta doucement. Je croisais son regard amoureux, et si j'avais eu un doute sur sa fidélité, à cet instant je n'en avais plus aucun. Et une révélation s'imposa à moi, plus clairement que si je l'avais écrit en rouge dans le ciel. J'étais follement et irrévocablement amoureuse de lui. Malgré moi, je vis ce à quoi pourrait ressembler nos enfants, s'il était humain. Je le vis, me prendre dans ses bras, me serrer sur son cœur, m'embrasser doucement, avant de nous asseoir dans un canapé blanc. Une petite fille, blonde comme les blés, vint nous rejoindre, et mon cœur éclata de bonheur. Une main passa devant mes yeux, et je revins à la réalité.
« - A quoi penses-tu ? C'est si frustrant de ne pas le savoir !
« - Bienvenue dans mon monde ! En fait… Je… J'étais en train de me rendre compte de l'ampleur de mon amour pour toi. Et j'ai le malheur de te dire qu'il est infini.
Il ne dit rien se contentant de sourire d'une drôle de façon. Me souvenant que sa famille nous entourait, je les cherchais du regard, sans les trouver, puisque nous étions seuls.
« - Il sont partis au début du second morceau, m'expliqua-t-il.
Je souris et je m'avançais, l'embrassant tendrement, plaçant mes mains dans son cou. J'avais besoin de le sentir contre moi, à cet instant, et je ne sais si c'est parce qu'il l'avait lu dans mes yeux, ou dans mes pensées, mais il me prit dans ses bras. Malgré moi, je m'assis à califourchon sur lui, tandis que ses mains étaient sagement posées sur ma taille, tel deux papillons sur une fleur fragile. Nous nous écartons quelques instants, et collant mon front au sien, les yeux dans les yeux, je murmurais.
« - Je t'aime Edward, Anthony Masen Cullen !
Il ne dit rien, se contentant de sourire avant de m'embrasser tendrement. L'instant était parfait ! Peu de temps après, Rosalie nous rejoignit. Elle me salua gentiment et eut un sourire amusé à l'adresse d'Edward. Celui-ci fronça les sourcils, puis déclara qu'il me ramenait chez Charlie. Mince ! J'avais complètement oublié mon père dans l'histoire. Je dis au revoir à sa famille, qui m'avait entendu selon mon copain, puisqu'ils étaient chacun dans leurs chambres.
Lors que nous fûmes dans la Volvo, je ne dis rien durant quelques instants puis, une fois assez loin, selon moi, je me mordis la lèvre. Il dut le sentir puisqu'il se tourna vers moi et me demanda ce que j'avais. Je l'observais, incertaine de ce que je voulais dire. C'est stupide mais j'aurais aimé qu'il me dise « je t'aime ». Bien qu'à travers la chanson, il l'avait fait, mais je voulais entendre ces mots de sa bouche. Finalement, je haussais les épaules. La journée avait été riche et j'appréhendais de revenir au lycée demain.
Nous arrivâmes à quelques mètres de chez moi quand Edward freina. Intriguée, je le regardais pour lui demander ce qu'il avait, quand je remarquais son air étrange. Le visage en avant, comme s'il cherchait à voir au loin, les traits crispés et les sourcils froncés. Il y avait un problème, c'était clair, mais lequel était-ce ? Je voulus lui demander des explications, mais sa voiture fit une embardée, si rapide que je m'accrochais à la porte par reflexe. Deux secondes plus tard, nous reprenons le chemin de la villa, à vive allure. Je n'osais regarder le compteur de vitesse, mais il nous fallut moins de cinq minutes pour arriver chez lui. Je m'étranglais en constatant ce fait. Aussitôt, il vint m'ouvrir la porte, et sans un mot, je le suivis. Je trouvais étrange sa manière d'agir. Comme s'il me protégeait ! Nous fûmes, de nouveau, dans le salon et Carlisle nous regarda interloqué. A vrai dire, il n'était pas le seul surpris !
« - Alice, appela-t-il d'une voix dure.
Celle-ci arriva rapidement, et observa son frère, tentant de comprendre.
« - Est-ce que Bella court un risque imminent ?
Je vis ma meilleure amie, froncer les sourcils quelques instants, puis les rouvrant, elle répondit :
« - Non.
« - Tu m'expliques Edward, ou je dois te sortir les vers du nez, demandais-je agacée.
« - Il y a une odeur de vampire près de chez toi ! Et comme ton odeur a tendance faire agir les vampires étrangement, je préfère que tu restes ici, si ça ne dérange personne.
Esmé se réjouit d'avoir une invitée, et même Rosalie sourit. Bon définitivement, j'étais invitée. Je me tournais cependant, vers Alice.
« - Je peux appeler Charlie ? Qu'il ne débarque pas ici, armé jusqu'aux dents.
Elle rit et me confia son portable. Je composais le numéro de la maison, mais personne ne répondit. Je laissais un bref message, expliquant que je passais la nuit chez les Cullen, et précisais que je dormirais dans la chambre d'Alice. Celle-ci rit, cependant je n'étais pas tranquille aussi j'appelais le poste de police. Un collègue à Charlie me répondit que mon père venait juste de partir. Rassurée, je raccrochais songeant qu'il aurait bientôt mon message.
Peu de temps après, j'allais me préparer quelque chose de rapide avec leurs victuailles, afin que personne ne se sente obligé de supporter les odeurs de cuissons qui, selon Edward, étaient plus que désagréables pour eux. Je mangeais en silence, puis Alice m'emmena en haut.
Je visitais sa chambre pour la première fois et fus surprise de voir plusieurs magasines de mode sur son bureau, des vêtements un peu partout, ainsi que plusieurs livres sur les différentes guerres. Heureusement, elle avait un lit à m'offrir, et je rougis lorsqu'elle argua qu'elle passerait la nuit dans la chambre de son frère puisque celui-ci viendrait sûrement passer la sienne ici. Une demi-heure plus tard, Charlie appela la villa et s'assura que tout allait bien. Je le rassurais, et prétextait un kidnapping en bon et du forme, pour ne pas qu'il me demande de venir chercher des vêtements, puis je passais le reste de la soirée dans la chambre d'Edward écoutant de la musique classique tout en réfléchissant à la vision que j'avais eu plus tôt.
Et voilà, pour ce soir, c'est tout ! J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me le dire si ce n'est pas le cas !
Time Tell Will ! ! !
