Jingle : Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "recherché" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.
Disclaimer : JKR est notre guide ! Vous retrouverez sûrement une certaine inspiration du film de Narnia.
Groupie un jour, groupie toujours
Irina Underwood : Qui cherche trouve toujours
Je m'appelle Irina Underwood, cinquième année à Gryffondor et membre du fan club très restreint de Peter Pettigrow. Je suis ce que les autres appellent une groupie. Mais il ne faut pas croire que je suis tombée folle d'admiration pour Peter juste à cause de ses amis au sens de l'humour débordant, ni parce qu'il me faisait pitié. Non, moi je l'aime vraiment, et ce depuis ce fameux jour où je dû sortir en pleine nuit à la recherche d'Aslan…
Je dormais tranquillement et je n'avais rien demandé à personne quand Aslan, mon chat, me sauta dessus. On pourrait croire en voyant ces charmantes petites bêtes qu'elles sont légères et délicates, mais elles sont aussi légères qu'une brique qui vous tombe dessus du haut de la tour d'astronomie et aussi délicates qu'un bulldozeur passant dans un poulailler. Forcément je me pliai en deux sous ses gracieuses petites patounes écrasant gentiment mon ventre et voulu envoyer mon oreiller sur mon familier. Mais la sale bête esquiva sans sourciller et passa derrière mes rideaux.
- Bon débarras, marmonnais-je.
Je pouvais enfin me recoucher. J'avais trop la flemme d'aller chercher mon oreiller par terre mais ma couverture était suffisamment confortable et je la hissai avec bonheur par-dessus mes épaules. J'entendis alors le faible grincement du battant de porte qui s'écarte. Mais qui était l'idiote qui avait laissé la porte de la chambre entrouverte ? Je pris ma baguette qui se trouvait sur ma table de nuit et l'allumai d'un Lumos. J'ouvris les rideaux de mon lit à baldaquin, juste à temps pour apercevoir la queue touffue de mon chat passer par l'entrebâillement de la porte. Les rideaux des trois autres lits de mon dortoir étaient tirés, apparemment tout le monde dormait, sauf moi.
Je fus prise de la tentation de laisser mon chat aller vagabonder à son aise. Pour une fois, ça lui ferait plaisir. Mais en entendent son miaulement dans le couloir, je me souvins que mon matou adoré avait la fâcheuse habitude d'aller gratter et miauler à toutes les portes jusqu'à ce qu'on lui ouvre. Je serai la Gryffondor la plus honni par ses camarades de maison avant la fin de la nuit si je le laissais faire. Je me glissai donc hors de mon lit et dans le couloir, sans faire attention au fait que j'étais en nuisette. De toute façon à cette heure là tout le monde dormait. J'aperçus mon chat tourner ses yeux vers moi (ils avaient alors cette couleur bizarre des yeux de chat qu'on éclaire dans la nuit) et descendre tranquillement les marches vers la Salle Commune. Il me narguait en plus, je n'en revenais pas.
- Aslan, tu ne perds rien pour attendre, sifflai-je.
J'obtins un faible miaulement en réponse. Oui, il me narguait.
En descendant à mon tour l'escalier, je remarquai que la Salle Commune était encore faiblement éclairée. Les feux de cheminé devaient continuer de brûler pendant la nuit. D'un côté ça valait mieux, c'était leur seul moyen de chauffage, et puis un feu magique ne devrait pas déclencher d'incendie, non ?
- Aslan, appelai-je en gardant ma voix la plus basse possible en passant devant la dernière chambre.
Mais cette fois ce ne fut pas un miaulement qui me répondit, mais le son mélodieux d'une flûte. Je m'arrêtai, surprise. Quelqu'un d'autre était debout. Je reculai d'un pas et le son s'arrêta. Un pas en avant, la mélodie reprit. J'effectuai plusieurs fois le mouvement avant de me rendre compte qu'un sort avait dû être placé à la base de l'escalier pour empêcher les sons de la Salle Commune de venir perturber la tranquillité des dortoirs. C'était pour ça que je pouvais dormir tranquillement quand une fête était improvisée après la victoire à un match de quidditch par exemple. Moi qui avais toujours cru que j'étais juste chanceuse de dormir dans une des chambres les plus éloignée de la Salle Commune.
Je pensai tout d'abord à retourner me coucher pour ne pas déranger celui ou celle qui jouait de la musique et puis je repensai à Aslan que je devais retrouver et enfermer dans son panier avec un bon Silencio pour qu'il ne me dérange plus. J'avançai donc le plus silencieusement possible dans la Salle Commune. Bien sûr, je remarquai immédiatement que mon chat s'était lové sur l'accoudoir du musicien, je pouvais maintenant voir que c'était un garçon. Et la sale bête ronronnait comme s'il était le chat le plus heureux du monde. Heureusement cela ne semblait pas déranger le garçon qui poursuivait sa mélodie.
Je devais admettre que la musique était magnifique et que le musicien était particulièrement talentueux. C'était un plaisir de l'entendre. Je me rapprochai de lui comme un papillon attiré par la lumière. Quand je fus assez proche, je remarquai que les flammes dansaient au son de la mélodie et que des animaux se formaient et disparaissaient, dansant comme dans une ronde. La musique était magique, comme on pouvait s'y attendre à Poudlard où décidément rien n'était banal, mais aussi terriblement envoutante. Une vraie splendeur. Je me surpris à soupirer d'aise. Grosse erreur.
Le son léger de la flûte s'interrompit aussitôt, à mon plus grand déplaisir. Et je réalisai soudain que le musicien que j'avais surpris et qui s'était brusquement tourné vers moi n'était autre que Peter Pettigrow, celui que certains disaient méchamment qu'il était le faire valoir des Maraudeurs. Je n'avais jamais vraiment pensé quoique ce soit de lui. Il n'avait pas spécialement un physique avantageux ou un sens de l'humour particulièrement désopilant et ce n'était pas une lumière, mais il n'avait pas l'air méchant et il avait su gagner une affection sincère auprès de ses amis. Mais là, je venais de découvrir le diamant dans la roche. Peter Pettigrow était un prodige de la musique.
Nous restâmes un moment sans voix à nous regarder, les dernières notes de sa mélodie s'envolant avec le crépitement des flammes, jusqu'à ce qu'il remarque dans quelle tenue je me trouvais. Il se retourna brusquement en marmonnant quelques excuses. Mais c'était à moi de m'excuser de l'avoir interrompu. Pour ne pas le gêner davantage, je me saisis du plaid le plus proche et m'entourai avec.
- Je venais juste récupérer Aslan, dis-je comme pour justifier mon intrusion.
Mon chat dû comprendre que son escapade était terminée pour se soir. Il voulu aller se frotter la tête contre Peter mais celui-ci le repoussa gentiment. Il n'avait pas l'air de beaucoup aimer les chats. Je récupérai mon matou et adressa un sourire à Peter qui avait encore un peu les joues roses.
- Bonne nuit Peter, eu-je le courage de lui dire. Continues à jouer comme ça et les autres aussi sauront qui tu es vraiment.
Il me rendit mon sourire et me souhaita bonne nuit aussi. Même si c'était juste un retour de politesse et qu'il n'avait pas l'air de se souvenir de mon prénom (après tout nous n'étions pas dans la même année), j'en fus particulièrement touchée. Je remontai dans ma chambre et enfermai mon chat dans son panier après avoir déposé un bisou sur son nez et avoir esquivé le coup de griffe qu'il m'offrit en retour. Si mon chat était une plaie, il m'avait au moins servi à découvrir quelqu'un à admirer.
