Disclamer : toujours pas n'a moi, ces deux canons ambulants... Snif, un jour je serai Square Enix à la place de Square Enix et je pourrais les avoir ! (rire démoniaque)
Note : Petit souvenir de colo qui revient me traumatiser pendant la nuit. Et je me réveille vers minuit avec ce one-shot en tête. Enfin, pas si traumatisant que ça, le souvenir, vu que j'ai activement participé à la bataille. Pour mon excuse, j'avais douze ans. :D
Et j'ai eu la mention bien (plus la mention européenne) à mon bac avec une moyenne de 15.50 ! ;) I'm happy !
Ce que je déteste le plus dans le fait d'être encore un cadet à la BGU, c'est de devoir aller aux douches communes pour me laver. Le type qui a inventé cette torture devait vraiment haïr le genre humain et les mecs qui ont construit l'université de Balamb étaient trop radins pour mettre des salles d'eau dans chaque chambre, alors les étudiants doivent se contenter de ces saloperies de douches communes. Seuls les Seeds et les membres de l'administration ont le privilège d'avoir droit à une salle de bain personnelle. Sur ce point, je regrette d'avoir quitté la GGU, au moins là-bas, les étudiants avaient le droit à une salle de bain qu'ils partageaient avec juste une ou deux personnes et c'était bien mieux. Je déteste les douches communes et les lundis matins, parce que c'est le pire jour de la semaine, puisque premièrement les cours reprennent et que deuxièmement, on a très peu de temps pour se laver le matin. Et bien évidemment, tous les idiots se ruent sous les jets d'eau dans un chahut et un vacarme indescriptible. Ça hurle comme des gosses, alors qu'ils ont entre seize et dix-huit ans, ça se bouscule, ça se jette des trucs au visage, le plus généralement des savons ou des gants, ça balance de l'eau froide partout pour emmerder les copains... Une fois, je me suis pris je sais pas quoi dans les cheveux (et je ne veux toujours pas savoir ce que c'était) et vu leur longueur, ça m'a pris une bonne dizaine de minutes pour faire partir le liquide collant qu'ils m'ont mis dedans. J'ai alors le choix soit de les rejoindre et de me laver au milieu de tout ce joyaux bordel, soit j'attends et dans ce cas, je me lave les trois quarts du temps à l'eau froide, parce que les autres ont pris toute l'eau chaude. Au moins, ça me réveille. En plus, il faut supporter les commentaires et les discussions débiles des gens. Et devinez à quoi s'amusent ces jeunes hommes pleins d'hormones, si tôt le matin ? À comparer leurs virilités respectives ou leurs prouesses au lit, tiens. Et ils en sont fiers, bien sûr. J'ai parfois franchement envie de me pendre devant de tels déballages de stupidité. Oui, je sais, avant Ultimécia, j'aurais probablement agi comme ces crétins décérébrés. Mais il faut croire que les gens sont capables de changer. En tout cas moi, je l'ai fait même si ces idiots mous du bulbe sont restés figés à l'âge de pierre. Je sais, c'est mesquin mais leurs cris me tapent sur les nerfs. J'ai l'impression d'être au milieu d'un troupeau de Zells sous caféine. Il ne faut jamais laisser Zell boire du café. Trop horrible. C'était vraiment ni fait ni à refaire.
Pour en revenir à l'instant présent, il y a deux gogols qui se sont amusés à faire une bataille de savon, qui a bien sûr dégénérée et s'est généralisée. Une fois qu'ils ont manqué de munitions, tous ces imbéciles heureux ont dégagé le plancher, laissant derrière eux la salle transformée en un champ de bataille. Je déteste vraiment les douches communes mais au moins je peux maintenant me laver tranquillement et seul.
Ah non, peux pas finalement. Je fronce les sourcils en percevant le bruit de quelqu'un qui court dans le couloir. Encore un qui n'a pas vu l'heure ? Je lève les yeux lorsque je l'entends entrer après avoir stoppé sa course grâce au chambranle de la porte. Je remarque, surpris, qu'il s'agit de Seifer. C'est bien la première fois que je le vois dans les douches communes, mais il est vrai que lui aussi est encore un cadet. Étonnement je me sens un peu moins seul lorsque je le vois se glisser sous le pommeau de douche et se crisper car l'eau qui s'écoule est froide. Oui, il n'y a plus d'eau chaude, mais nous sommes tous les deux logés à la même enseigne. Je lui souris et lui fait remarquer sa présence assez inhabituelle. Sa réponse ne se fait pas attendre, prononcée d'une voix légèrement moqueuse.
« D'habitude je me douche plus tôt que le reste des idiots.
- Tu dois te lever tôt.
- Généralement vers les six heures du matin. Tu comprends pourquoi je veux à ce point devenir Seed ?
- Pourquoi tu ne t'es pas réveillé, aujourd'hui ? je lui demande, amusé par sa capacité à ironiser.
- Parce que mon réveil n'a pas du tout aimé le fait que je le balance contre le mur, hier. »
Nous nous sourions, amusés par l'échange et de bien meilleure humeur qu'avant. Et je déteste un peu moins les douches communes maintenant que je sais qu'il y a aussi Seifer.
Le jour suivant, j'applique le conseil de Seifer et me rends plus tôt aux douches. Le seul qui y soit déjà est bien évidemment le blond, qui relève la tête quand je m'installe à côté de lui.
« Je dérange ?
- Les douches sont pour tout le monde, Kinnéas, » me répond-il en levant les yeux au ciel d'un air légèrement amusé. Ma présence ne semble pas le déranger.
Pendant que je me lave, j'en profite pour le regarder discrètement. Entièrement pris par sa toilette (et ne pensant sûrement pas que je puisse le mater) il ne remarque pas l'inspection dont il est victime, heureusement pour moi car je n'ai pas spécialement envie de mourir si jeune. J'abuse honteusement de la situation et je dois bien avouer que je comprends l'attrait qu'ont beaucoup de filles (et aussi un certain nombre de garçon, soyons honnêtes) pour lui. Une splendide chevelure dorée comme on en fait peu, un visage magnifique aux traits étrangement féminins (surtout ses yeux et ses cils. Hyne, il a de vrais cils de fille ! ), des épaules fortes, des muscles puissants mais qui restent discrets, un corps maigre aux proportions harmonieuses, un ventre plat et ferme, de longues mains fines... C'est vraiment un magnifique étalon que n'importe quel cow-boy rêverait de chevaucher. Je rougis brusquement en me rendant compte à quel point mes pensées s'égarent vers une pente qui se révèle tout aussi plaisante que glissante. Je ne peux quand même pas fantasmer sur le corps d'un de mes amis, non ? Si, apparemment, c'est bien ce que je suis en train de faire. Mais si c'est comme ça tous les matins, je sens que je vais cependant me mettre à aimer les douches communes.
Je crois que le fragile équilibre de ma cohabitation avec Seifer entre mes fantasmes et la réalité ne va durer que deux semaines. Seifer vient de me prendre en flagrant délit de matage. Il faut croire qu'avec le temps, je suis devenu moins discret. Il y a en tout cas quelque chose de cocasse dans la situation. Le blond en face de moi à l'air bien sonné par sa découverte, la bouché à moitié entrouverte et une lueur d'incompréhension totale au fond de ses si jolis yeux. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il ressemble un peu à un chocobo qui se serait pris un arbre, avec la tête qu'il tire. Il est aussi gêné, les joues délicatement rosies et ça c'est vraiment trop mignon. Sans hésiter je me lance et je l'embrasse. De toute façon, je me suis déjà fait griller, alors autant en profiter pour trouver la réponse à une des questions qui me taraudent tant : « Est-ce que ses lèvres sont aussi douces qu'elles en ont l'air ? ». Je peux vous certifier que oui. Elles sont douces, bien qu'un peu sèches et elles sont divinement tièdes. Seifer réagit brusquement en enroulant ses bras autour de mon coup et il se serre contre moi, quémandant l'accès à ma bouche, que je lui cède bien volontiers. J'entrouvre les lèvres et sa langue mutine passe immédiatement et vient taquiner la mienne. Il est en train de reprendre le dessus et comme je déteste ça, je le plaque contre le mur et je reprends le contrôle du baiser. J'entends Seifer gémir contre mes lèvres et je souris, profondément satisfait. Le carrelage du mur est glacial et après la chaleur de la douche, ça le fait frissonner. Je sens ses tremblements remonter le long de son corps et se propager au mien. C'est délicieux, c'est interdit et divin. On est collé l'un contre l'autre, peau contre peau et nos deux corps enlacés ne semblent former plus qu'un seul corps, fondus comme ils le sont par d'exquises caresses. Les bras de Seifer sont passés autour de ma taille et ses mains remontent le long de mon dos, effleurent ma peau et laissent derrière elles des traînées brûlantes, se crispant parfois lorsqu'un frisson particulièrement intense le parcourt. La violence sous-jacente contenue dans ce baiser n'est pas si contenue que ça, ses ongles griffent mon dos, j'agrippe si fort ses hanches que je vais y laisser des bleus et je lui ai à moitié explosé le dos lorsque je l'ai plaqué contre le mur. Mais on s'en fout de tout ça, tout comme on s'en fout des premiers parmi les autres qui ne vont pas tarder à arriver. Ils peuvent bien crever là la bouche ouverte, tant que je peux garder mes lèvres contre celles de Seifer, plus rien n'a d'importance pour moi. Mais il faut bien malheureusement qu'on se sépare, ne serait-ce que pour reprendre notre souffle. Seifer halète légèrement, les joues rougies et les lèvres gonflées par le plaisir et par le baiser. On se sourit avant de sortir des douches pour regagner ma chambre afin de continuer ce qui vient de se passer. Qui a dit que je détestais les douches communes ? Je les adore, maintenant.
Y sont mignons, hein ? Bon, je laisse la place à Mamour.
Seifer : J'ai un nom, tu sais ? Bon, sinon, vous connaissez le principe des reviews, faut cliquer sur le petit bouton vert en bas et dire si vous avez aimé, pas aimé, si vous lui envoyez des fleurs ou des tomates. (personnellement, je penche pour les tomates...) Et vous connaissez la menace, le parapluie vert pomme et tout ça. (/se tourne vers Nied/) C'est bon, là ?
Nied ( avec le parapluie vert pomme déjà évoqué ci-dessus à la main) : Vi parfait ! Mais mets-y plus d'entrain la prochaine fois !
