Pfiou, j'ai un peu de peine à écrire ces thèmes très rapidement, on verra combien de temps je mets à poster le 5... XD Ceci étant dit, voici un thème 4 un peu bizarre, parce qu'il porte sur les personnages du spin-off et non ceux de la série principale ! Du coup si vous n'avez pas lu le spin-off (Vigilante - My Hero Academia Illegals de son titre complet XD) eh bien... je vous le recommande parce qu'il est chouette, et je suis désolée que ce thème arrive un peu comme un cheveu sur la soupe XDD

Personnages/Pairings : Koichi/Kazuho (The Crawler et Pop Step de MHA Illegals !)


Thème 04 : À la plage

Dès qu'il posa un pied dans le sable tiède, Koichi plaça la main en visière au-dessus de son front, observa la mer dont les vagues s'allongeaient sur la plage en douceur et sut qu'il allait passer une bonne journée. C'était encore relativement tôt, aussi il n'y avait pas tant de monde que ça – cependant la météo était superbe, l'eau était annoncée chaude, et il se réjouissait de-

« Bon, tu avances ou tu prends racine ? »

Derrière lui, la voix presque lasse de Pop le ramena soudain à la réalité. C'était elle qui avait insisté pour qu'ils viennent ici aujourd'hui, arguant qu'elle avait un bronzage à parfaire, et à en juger par le joli sac ainsi que le tapis de plage qu'elle portait à bout de bras, elle avait hâte de s'atteler à la tâche.

« Oui, oui, pardon, je me dépêche ! » s'excusa-t-il avec un sourire désolé, avant d'enfin progresser sur la plage.

Heureusement, en raison de l'heure matinale, il leur suffit de quelques minutes pour trouver un emplacement raisonnablement ensoleillé et agréable. Ou plutôt, Pop choisit un emplacement qui lui convenait, quand bien même ce n'était pas celui que Koichi aurait jugé le plus ensoleillé et le plus agréable, et comme il n'était pas sûr d'avoir le courage de s'efforcer de la faire changer d'avis, le jeune homme y planta le parasol qu'il avait emmené pour eux et y installa leurs serviettes.
En temps normal, ils auraient invité Knuckle Duster à se joindre à eux – quand bien même il en aurait sans doute profité pour instiguer un entraînement violent dans le sable fin ou trouver quelqu'un avec qui se taper dessus pour le plaisir de se taper dessus, après tout ce temps, il faisait partie de la bande –, mais Pop avait véhément refusé, cette fois-ci. Alors qu'elle le tolérait toujours, d'habitude.
Enfin, c'était un peu étrange, ne pouvait s'empêcher de songer Koichi, mais ils n'étaient pas obligés de passer tout leur temps à trois, c'était vrai. Et puis, il imaginait qu'elle devait avoir ses raisons, et il aurait été impoli de lui demander lesquelles…

Avec un soupir satisfait, le jeune homme jaugea une dernière fois le résultat de son travail, puis se laissa tomber sur les serviettes à côté de son amie – qui ne tarda toutefois pas à le fusiller du regard.

« Tourne-toi, ordonna-t-elle, les bras farouchement croisés, le poing gauche sous l'épaule droite et inversement. J'aimerais me changer.
– Hein ? » Koichi leva un sourcil. « Je croyais que tu avais mis ton maillot sous tes vêtements… »

Il comprit, trop tard, que ce n'était pas la chose à dire ; car la jeune fille rougit du front au menton et son regard se fit encore plus colérique.

« Ça- Ça ne veut rien dire, d'accord ?! s'exclama-t-elle. Tourne-toi, je te dis !
– Bon, ça va, d'accord, d'accord… »

Sans faire plus d'histoires – même s'il ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait tant besoin qu'il ne la voie pas retirer son short et son t-shirt si elle portait son maillot de bain en-dessous, de toute manière –, il s'assit dans l'autre sens sur sa serviette, tournant le dos à Pop pour avoir une bonne partie du reste de la plage dans son champ de vision. Son alter avait beau ne lui permettre de glisser ni sur le sable, ni sur l'eau, la vue des vagues et des vacanciers avait toujours eu sur lui un effet rassérénant, et il aurait pu passer des heures à se contenter de les regarder. Les gens qui venaient avec leurs enfants, ou bien les petits couples qui s'amusaient à se pousser dans l'eau, les amis qui discutaient sur leurs serviettes, les bateaux qui passaient au loin, les…
Ballons qui venaient se heurter contre son genou avant de s'immobiliser dans le sable non loin de lui ? Koichi cligna des yeux.

« V-Voilà, Koichi, tu peux- »

Mince ; il avait entendu que la jeune fille dans son dos venait de lui adresser la parole, bien sûr, mais ses jambes avaient été plus rapides à le redresser pour qu'il rattrape le ballon perdu. Puis il regarda autour de lui et ne tarda pas à repérer son propriétaire, un petit garçon qui lui jetait un regard mi-intimidé mi-en colère. Alors il alla le lui rendre, évidemment…
Et ne se rendit qu'à moitié compte de la façon dont les événements se déroulèrent ensuite, à vrai dire. La mère de l'enfant le remercia avec un charmant sourire, et il se retrouva à faire quelques passes avec son fils ; puis il aperçut une vieille dame et son époux qui peinaient à ouvrir leur parasol et se précipita naturellement pour les aider, quand bien même ceux-ci lui demandèrent de déplacer l'installation trois ou quatre fois ; après quoi il se retrouva à installer les transats d'une jeune femme et de son compagnon, à tartiner de crème solaire quelques enfants avant qu'ils n'aillent jouer dans l'eau, à ramasser les déchets abandonnés en quantité hallucinante par une famille de touristes…

« Eh bien, mon garçon, lui dit une mère de famille aimable, vous êtes aussi sympathique que notre célèbre Crâneur-man ! Et aussi bizarre, en plus ! »

Et il n'aurait pas su dire s'il était touché que sa réputation le précède, même alors qu'il ne portait pas son costume, ou vexé que cela soit toujours le nom sous lequel on se souvenait de lui – mais ça, il était doucement en train de s'y faire. (Malheureusement.)

Lorsqu'il se rappela qu'il n'était pas venu seul et que son amie l'attendait toujours, cependant, il sentit la culpabilité compresser son cœur dans sa poitrine ; et effectivement, quand enfin il revint à ses côtés, Pop était… très clairement en colère contre lui.
Emmitouflée dans sa serviette de plage, elle avait d'ores et déjà rassemblé ses affaires et ne tarda pas à lui jeter un regard plus noir encore que la nuit dans laquelle ils opéraient souvent.

« Ça y est, tu as fini ? demanda-t-elle, le ton froid – mais il le méritait et il en avait conscience, aussi il ne s'en offusqua pas. J'en ai marre, je rentre !
– A-Attends ! Je suis désolé, je… Enfin, tu ne voulais pas bronzer ?
– Si c'est comme ça, je peux aussi bronzer sur mon balcon ! »

… D'accord, elle était vraiment fâchée. Mais elle n'avait pas tort.
Penaud, la tête rentrée dans les épaules, Koichi hissa devant lui deux paumes comme autant de drapeaux blancs.

« Je comprends, Pop, je suis vraiment désolé… Mais si tu veux quand même rester un peu, je pars plus maintenant, c'est promis-
– Hé, le boulet ! Tu viens jouer au ballon ? »

Aïe. Le jeune homme n'avait pas besoin de se retourner pour voir que c'étaient les deux enfants dont il avait gonflé les bouées un peu plus tôt dans la journée qui l'appelaient ; lorsqu'il redressa les yeux, cela dit, ceux de son amie étaient braqués sur lui, et il y brillait une lueur de… truc indescriptible qui signifiait qu'elle n'était pas encore complètement décidée à partir. Peut-être.

Alors, tentant le tout pour le tout, il se tourna vers les enfants et passa une main dans sa nuque.

« Pas maintenant, désolé ! leur répondit-il avec détermination. Je vais bronzer un peu !
– Bouuh, t'es trop nul !
– Ouais, le gros naze ! Il veut même plus jouer ! »

Des commentaires qui n'étaient pas des plus agréables à entendre, c'était sûr – mais il y était habitué. Et puis, si ça avait pu lui permettre de prouver à Pop qu'il était prêt à…
Quand il pivota à nouveau sur ses talons, toutefois, la jeune fille avait le regard fuyant, les yeux perdus quelque part dans le sable.

« Tu peux aller jouer, hein, dit-elle, le ton monocorde. Si c'est ce que tu veux. Faut pas t'embêter pour moi…
– Mais- Mais j'ai envie de passer du temps avec toi ! On est venus ici ensemble, après tout… »

Et il l'avait lâchement abandonnée, comme un bel abruti – alors non, décidément, il n'avait pas envie d'aller jouer. Il voulait, enfin, il n'était pas sûr de ce qu'il voulait, mais… En voyant qu'elle ne partait toujours pas, il se mit à réfléchir à toute allure. Il ne pouvait pas la laisser s'en aller, c'était clair – mais comment se faire pardonner ? Comment la convaincre ?
Finalement, et comme souvent, c'est Pop elle-même qui lui donna la réponse.
Ou plutôt, elle se laissa tomber sur sa serviette à lui, toujours étendue sur le sable, plongea la main dans son sac, et en sortit son tube de crème solaire pour le lui tendre sans lui adresser le moindre regard.

« M-Mets-moi de la crème solaire, ordonna-t-elle. Je- Je pourrai jamais rester au soleil, sinon, alors… »

Tandis qu'il hochait la tête bêtement, pas même sûr qu'elle puisse le voir vu comme elle l'évitait du regard, elle fit glisser sur ses épaules la serviette qui la couvrait encore tout entière… pour révéler un maillot de bain en tout point différent que celui que Koichi aurait imaginé.
Bon, ça ne voulait pas dire grand-chose, parce qu'il s'attendait à la voir en une pièce, par exemple dans le maillot de bain de son lycée ou quelque chose comme ça. Ou alors quelque chose d'assez enfantin ou de banal, bref, proche du look qu'elle avait habituellement. Mais elle portait un bikini et-
C'était mignon, ces petits nœuds sur les côtés de son bas. Et le cœur découpé au milieu de son haut qui laissait entrevoir sa…

« T-T'as pas bientôt fini de mater, oui ?! D-Dépêche-toi ! »

Koichi se sentit piquer un fard si vite qu'il ne remarqua même pas que les joues de son amie s'étaient faites aussi rouges que les siennes.
Alors, sans plus attendre, il s'agenouilla dans son dos et s'attela à la tâche qu'elle lui avait confiée. Sans hésiter ni trop réfléchir, il versa de la crème solaire sur ses mains, puis la tartina sur ses épaules, dans son dos, jusque-
Il… n'avait jamais remarqué que ses épaules étaient si fines. Que sa peau était si douce. Que malgré sa forte personnalité, elle était frêle, et que malgré son apparence au quotidien, ses formes pas forcément très féminines, elle était…

Jolie.

Le visage en feu, le jeune homme fut obligé de détourner le regard.

« Je- Je crois que ça va aller comme ça… » bredouilla Pop, sans tourner les yeux dans sa direction non plus.

Et il hocha la tête – mais il avait comme l'impression que c'était maintenant que commençait la partie la plus complexe de cette sortie à la plage, tout compte fait.