Hermione se réveilla plusieurs heures plus tard avec un mal de tête conséquent. Elle papillonna des yeux, regardant autour d'elle. Elle reconnut la cabane et un visage inquiet aux cheveux bruns apparut.
-Hermione. Comment te sens-tu ?
-Euh...je...je crois que ça va. J'ai...dormi longtemps ?
-Toute la journée.
-Oh.
Il y eut un silence pénible tandis que la jeune femme ressassait ses souvenirs.
-Hermione ?
-Oui...
-Que s'est-il passé ?
Elle se redressa avec un soupir triste, luttant contre les larmes.
-Je...Sainte-Mangouste. Une boucherie...jamais vu un carnage pareil depuis Poudlard... le combat a duré... toute la nuit. Les Mangemorts se sont repliés et...et là...
Elle se mit à sangloter silencieusement.
-Un Mangemort m'a lancé le Sortilège de la Mort après l'ordre de repli, ces chiens ! Et Blaise...Blaise a...m'a poussé hors de la trajectoire et il...a reçu...le maléfice...il est mort, Dray !
Elle pleura longuement devant un Drago abattu. Puis quand elle se fut calmée, il dit :
-Qui est ce Mangemort ? Que je le rajoute à notre liste.
Elle eut un petit rire incontrôlé puis son regard se durcit.
-Elle. Cette sale petite putain. À l'époque déjà j'aurais dû la tuer... Je n'aurais jamais cru qu'elle s'enrôlerait là-dedans, par peur d'abîmer son joli minois...Voldemort a du lui promettre sa vengeance envers moi...en tout cas maintenant, je sais qu'il a laissé tomber l'idée de me recruter.
-Qui donc, murmura Drago en la dévisageant intensément.
-Astoria Greengrass.
Il y eut un silence et elle remarqua qu'il avait pâli en serrant les poings de rage.
-Tu la connais ?
-Oui. C'est une salope. Nous avons été...
-Intimes, conclut Hermione. Je vois.
Drago détourna les yeux pour lui demander,
-Pourquoi es-tu venue ici ?
-Je...ne sais pas en vérité. Tu...je voulais voir mon mari. Mais comme il est mort, je ne sais pas, j'ai comme fait le rapprochement entre Dray Malefoy et Dray Falmoy. Je suis désolée...
-Tu n'as pas à l'être, je t'assure.
-Je devrais rentrer au QG, dit-elle en se levant. Ils doivent se faire un sang d'encre. Je ne reviendrai pas avant quelques jours...nous n'avons que trop de morts à honorer...mais je t'enverrai un Patronus.
-Tu ne laisses pas tomber la mission, s'enquit-il avec surprise.
-Non. Pourquoi ferais-je cela ?
-Parce que...Blaise...
-La mission continue, dit-elle fermement. Enfin, si tu veux bien en référer à moi...
-Bien entendu.
-Alors, à dans quelques jours. Au revoir Dray, et merci pour tout.
Elle sortit et transplana.
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Une semaine passa avant que Drago n'intercepte le Patronus de Hermione. La loutre argentée se frotta amicalement contre sa jambe et dit avec la voix de sa maîtresse :
-Je serai là ce soir. Nous pourrons partir demain à l'aube. Tiens-toi prêt.
Comme convenu, au coucher du soleil, Hermione entra dans la cabane où Dray attendait. Elle jeta un panier de nourriture sur la table et s'affala en soupirant sur le lit.
-Comment vas-tu ?
-Bien, répliqua-t-elle. Les enterrements sont finis. Blaise repose actuellement dans une fosse, mais quand la guerre sera terminée nous pourrons déplacer le corps dans la crypte familiale sans avoir peur qu'il soit profané...et pour les autres, c'est pareil.
-Profané ?
Hermione secoua la tête de dégoût.
-Écoute Dray, je ne sais pas depuis combien de temps tu n'as pas vu la civilisation, sans prétention, mais les Mangemorts sont devenus des gros porcs. Pire qu'avant, je veux dire. Ils n'hésitent pas à déranger une sépulture...ainsi, la famille reçoit une forme de torture psychologique assez violente, je dois dire...qu'y a-t-il de plus répugnant que de semer un cadavre aux quatre coins du pays et de détruire la tombe ? Laissons les morts en paix ! Ils le font généralement sur les enfants qu'ils ont tué...ça en met un sacré coup aux parents. Je hais les Mangemorts.
-Tu en as bien épousé un pourtant.
-Écoute, dit Hermione d'une voix agressive, oui, et alors ? Drago n'aurait jamais souillé les morts gratuitement. C'était un tueur et un Mangemort, mais un tueur honnête. D'accord ? Je ne permettrai pas qu'on l'insulte.
-Loin de moi cette idée.
-Tant mieux, grogna-t-elle. Parce que l'on me pose souvent la question. Comment as-tu réussi à épouser un de ces monstres, et cetera...je réponds invariablement que si la personne me posant la question avait un ou une partenaire pareil au lit, la question ne se poserait même pas.
Drago ricana mais ajouta, amusé :
-Ah ? Tu l'as épousé pour ses atouts alors ?
-Il était vraiment beau, rit-elle. Et charmant, tout à fait charmant...mais non, je ne l'ai pas épousé pour ces raisons. Je l'aimais. Pas seulement pour son physique, c'est un tout...quand on pense que je le haïssais à la base, et que je devais le tuer coûte que coûte...
Intéressé, Drago poussa encore la curiosité.
-Et après ton mariage, est-ce que l'Ordre est resté sur ces idéaux vis-à-vis de lui ?
Elle se mordilla la lèvre, pensive et Drago songea qu'elle était tout simplement adorable ainsi.
-Officiellement, oui. S'ils avaient attrapé Drago Malefoy, ils auraient eu ordre de l'enfermer jusqu'à la fin de la guerre puis de le juger, sans doute. Mais il n'aurait jamais connu de jugement, je le sais. Trop de monde dans le coin lui en voulait. Il a enlevé un membre au moins à presque toutes les familles du Phénix, ce qui n'est pas peu dire, et le fait de m'avoir épousé ne changeait rien, sinon que je le protégeais de ce côté-là. J'ai du en empêcher, des tentatives de meurtre à son encontre de la part de l'Ordre...vois-tu, si tout le monde était au courant de notre liaison, ils pensaient que c'était uniquement à cause des informations que je pouvais lui soustraire...mes fesses oui, il n'a jamais rien lâché et tant mieux, je n'aurais pas aimé choisir entre donner ces informations à l'Ordre et le trahir ou me taire et trahir le Phénix. Donc officiellement, Drago était condamné à mort.
-Et officieusement ?
-Ah, ça...
Elle marqua une pause et eut un petit sourire mystérieux.
-Avec Drago à mes côtés, j'ai traversé une période particulière au sein de l'Ordre. Il me fallait danser entre deux forces et je sais que chez les Mangemorts il rencontrait le même problème même s'il n'en parlait pas. Nous évitions de parler de la guerre...enfin. Nos témoins de mariage étaient Harry Potter et Ginny Weasley. D'un côté, ils étaient tenus de nous protéger en tant que tel, de l'autre...Harry et Drago n'ont jamais pu se voir. Surtout depuis le début de la guerre. Et lors d'une des premières missions menées par Drago, le frère de Ginny, Charlie, a été tué. Elle lui en voulait à mort. Finalement, conclut-elle d'un ton amer, quand les Mangemorts ont tué Drago, ça a bien arrangé tout le monde.
Elle souffla. Il y eut un long silence. Puis elle poursuivit.
-Mon mariage avec Drago était connu de Voldemort par la trahison de l'un de mes Aurors, cet enfoiré de Delmin. C'est donc vite arrivé aux oreilles de ceux qui n'étaient pas au courant. Au moins pouvais-je ainsi porter mon deuil...j'en suis venue aux mains avec Molly Weasley. Même si son fils Ronald était un traître elle m'en a voulu de le tuer. Néanmoins elle a eu la délicatesse de ne rien me reprocher ouvertement...jusqu'à ce qu'elle apprenne, pour citer ses propres termes, que je « m'envoyais en l'air comme une putain avec l'ennemi et que je sois une traîtresse ». J'ai failli être mise au ban de l'Ordre du Phénix, voire même emprisonnée comme traîtresse...jusqu'à ce que Harry intervienne, bien évidemment.
Elle soupira lourdement.
-Cependant, cette fois, même la protection de Harry n'a pas suffi. Le Ministère me soupçonnait et ils m'ont fait arrêter et interroger. Je ne voulais en aucun cas salir la mémoire de Drago même si Harry m'y poussait pour sauver ma peau. Et j'ai donc défendu mon époux.
Drago sentit un élan de fierté le traverser. Cette femme, sa femme, avait le courage de Gryffondor, la ruse du Serpentard, l'intelligence de Serdaigle et, s'avérait-il, la loyauté et la persévérance des Poufsouffle.
-Heureusement, l'Ordre s'est ligué pour me sortir de là. Je crois que Harry leur a un peu forcé la main, dit-elle joyeusement. Enfin bref. Je parle trop de moi...et de Drago.
-Pas du tout, murmura-t-il. J'aime t'entendre.
Elle lui jeta un regard neutre.
-Mangeons, proposa-t-elle.
Il acquiesça et Hermione et lui dînèrent. Puis, elle se glissa entre les draps du lit alors qu'il allumait une cigarette. Une autre mauvaise tendance acquise ici, même si depuis la première venue de Blaise il avait nettement réduit l'alcool.
-Crois-tu que nous mourrons tous avant de connaître la fin de cette putain de guerre, Dray ?
Il ne la regarda pas, se contentant d'observer avec contentement les volutes de fumée se dégager de sa cigarette, et répondit doucement.
-Non. Pas tous, sans doute. Mais qui sera là quand la victoire sera remportée ? Et surtout, qui gagnera cette fichue guerre ? Car de l'issue dépendront tant de vies...
Il y eut un long silence paisible, chacun perdu dans ses pensées. Lui songeait à Hermione. Elle songeait à la guerre. Fichue guerre. Elle finit par se retourner face au mur et marmonna.
-Bonne nuit, Dray.
-Bonne nuit, Madame Malefoy.
Il éteignit la lampe d'un mouvement de baguette. Sa petite remarque le remplissait de fierté face à son rappel : elle était Madame Malefoy. Hermione souriait dans ses draps. Personne ne l'avait jamais appelée par son nom de mariée. Sauf Drago. Et Dray.
Elle se laissa doucement sombrer en pensant confusément à l'attrait que ce Dray Falmoy exerçait sur elle et à quel point il ressemblait à son défunt époux.
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La guerre donne certaines habitudes. Parmi elles, celle de se réveiller à point nommé, sans aide extérieure. C'est ainsi que Drago s'était réveillé un peu avant Hermione pour prendre son Polynectar, et qu'elle s'éveilla à son tour l'heure venue. En silence, elle réchauffa du café d'un coup de baguette alors qu'il récupérait les dossiers de leurs victimes futures.
La première étape était Paris, sur les traces de Slyzin Selwyn, un des plus vieux serviteurs de Voldemort. Il menait une mission là-bas, à la tête d'une petite unité. Leur but était de faire de la propagande auprès des sorciers français. Drago avait même réussi à localiser les lieux de villégiature du Mangemort, et c'est pourquoi ils commençaient par lui.
Transplanage par transplanage, ils parvinrent dans la capitale de la France, laissant l'automne pluvieux de l'île Britannique derrière eux pour retrouver celui, aussi humide mais moins froid, du continent.
Dray l'entraîna dans un petit hôtel.
-Une chambre pour deux, demanda-t-il à la réceptionniste.
-Ah ? Et pourquoi ? exigea Hermione de savoir entre ses dents serrées.
-Pour jouer au petit couple amoureux en vacances à Paris. Pour se fondre dans la masse. Je croyais que tu savais ça en tant qu'Auror, Miss-Je-Sais-Tout ?
Ils se figèrent tous deux et Hermione se tourna lentement vers lui, alors qu'il avait envie de courir s'éclater la tête contre un mur.
C'est ça. Donne-lui des soupçons sur ton identité, connard.
-Miss-Je-Sais-Tout, répéta-t-elle. Vraiment, Dray ?
-Blaise t'appelait comme ça de temps à autre, parce que tu sais tout, apparemment, se rattrapa-t-il avec élégance.
Elle plissa des yeux menaçants en sa direction mais la réceptionniste, bénie soit-elle, secoua une clef sous leur nez et Drago s'empara du trousseau, tournant les talons pour couper court à la conversation. Il pouvait presque entendre le cerveau de Hermione tourner à plein régime.
-Je crois que des choses échappent à Miss-Je-Sais-Tout, marmonna-t-elle en le suivant jusqu'à leur chambre.
Elle était petite, mais propre.
-Bien, dit-elle. Monsieur l'amoureux, tu dormiras par terre.
-Pardon ?
-Honneur aux dames.
Elle se jeta sur le lit, confirmant qu'il était à son goût d'un claquement de langue satisfait.
-Bien ! Par où commençons-nous ?
-Par vérifier l'exactitude de nos données, à savoir la localisation de Selwyn et du nombre de Mangemorts l'accompagnant.
-Je te suis.
Ils descendirent dans la rue et Drago saisit le bras de Hermione pour la faire transplaner dans un petit quartier miteux et malodorant. Ils enjambèrent un sans-abri ivre affalé au sol et sortirent leurs baguettes, Drago tentant de cacher la sienne à la jeune femme. Avec la remarque de tout à l'heure, elle ne manquerait pas de calculer 1 plus 1.
Ils s'avancèrent sur les pavés inégaux et visqueux de crasse et d'eau. Drago mit un long doigt fin devant sa bouche et elle hocha la tête, avant de leur imposer à tous deux un Sortilège de Désillusion. Ils se tinrent par la main pour ne pas se perdre.
Drago les fit s'arrêter sous une arche de pierre, devant une bâtisse tombant en ruines ornée d'une petite porte en bois à la peinture verte écaillée. Ils s'accroupirent dans l'ombre et attendirent longtemps avant que quelqu'un n'en sorte.
C'était un grand blond maigre accompagné d'un jeune homme de petite taille. Ils discutaient à voix basse, empressée. Ils portaient des habits moldus mais leur manière de conjuguer les vêtements dénonçaient le sorcier à plein nez. Le blond portait un pantalon de toile et un chandail rouge sur un chemisier jaune, un imperméable bleu marine, et des spartiates. L'autre avait noué une cravate à pois autour de son cou, sur une veste en laine à fleurs blanches et un kilt écossais, et se chaussait de bottes fourrées.
-Selwyn, le blond, souffla discrètement Drago à l'oreille de sa comparse.
Elle lui serra les doigts en guise de réponse. Elle avait compris.
-Demain nous ferons une descente sur Orléans, disait Selwyn tout haut, se croyant le seul sorcier ici avec son ami. L'éclaireur a donné de bons résultats...
-Si nous avons Orléans, nous avons Paris, confirma le plus jeune.
-Tout juste, mais ça c'est une phrase qui sort de ma bouche, petit imbécile fat. Demain, même heure. Et dis à cet ivrogne de Bucklebeek, si tu le vois, que j'attends son rapport sur les démarches de Bordeaux, entendu ?
-Oui, Monsieur Selwyn. Bonne soirée.
-Bonsoir.
Le jeune transplana et Selwyn entama lentement une marche à travers la ruelle dégoûtante.
-Maintenant ?
-Maintenant, répliqua Hermione à voix haute.
Elle surgit devant le Mangemort depuis sa cachette dans l'arche alors que Drago se glissait derrière lui en toute discrétion. Selwyn avait d'excellents réflexes : Hermione eut à peine le temps de former un bouclier protecteur pour conjurer le maléfice qui fondit sur elle.
-Tiens, tiens, tiens, ricana Selwyn en semblant la reconnaître. Mais c'est la Sang-de-Bourbe Granger ! La pseudo-femme du jeune Malefoy !
-Bonjour, Selwyn, dit-elle d'une voix glaciale.
-Que veux-tu Sang-de-Bourbe ?
Elle avança d'un pas et il tendit sa baguette sur elle.
-Je pense que tu le sais.
-Tu crois vraiment que tu pourras me tuer, Granger ?
-Malefoy.
-Peu importe que tu portes le nom de Moldus ou le nom d'un traître à son sang. Tu demeures une sale petite morue.
-Je vais te tuer, commenta-t-elle tranquillement.
-Vraiment, Granger ? Il n'y a que nous deux ici...
-Le pensez-vous réellement ?
-Non. Tu as raison. Il y a mes hommes aussi.
Il y eut plusieurs « crac » sonores et des hommes apparurent autour d'elle et de Drago. Leurs baguettes leur volèrent des mains.
Et merde.
-Cela aurait été trop facile, Sang-de-Bourbe, n'est-ce pas ? Tu te bats alors que ton petit copain assure tes arrières. Il n'est pas très courageux ce garçon. Au moins, en t'acoquinant avec le fils Malefoy, tu avais trouvé un semblant d'homme...un an qu'il est mort et tu t'envoies déjà en l'air avec d'autres gars. Pas digne de la veuve éplorée, ça.
-Ta gueule, fulmina Drago en essayant de faire lâcher prise aux deux hommes qui le tenaient solidement.
-De toutes façons, Selwyn, vous savez bien qui m'a rendu veuve, non ? Vous allez me tuer, vous pouvez bien me le dire.
-Oh, elle ne le sait pas, la mignonne enfant !
Le grand blond éclata de rire et ses hommes l'imitèrent bêtement.
-L'assassin de ton cher Drago, dit Selwyn avec un sourire mauvais, n'est pas un Mangemort, ma chère Sang-de-Bourbe.
Elle se figea. Selwyn se délectait visiblement du moment. Hermione était sonnée. Elle avait voulu le faire parler, gagner du temps et peut-être trouver une solution...mais elle se passionna finalement pour ce qu'il disait.
-Menteur.
-Vraiment ? Qu'aurais-je à gagner à mentir à quelqu'un qui est mort d'avance, dis-moi ? Hum ?
Il ne mentait sans doute pas. En effet, qu'avait-il à y gagner ?
-Si ce n'est pas les Mangemorts...
-Les Mangemorts qui vous suivaient ont perdu vos traces quand vous êtes entré dans les Portoloins. C'est valable aussi pour ceux qui suivaient Malefoy et Potter. Je le sais, j'étais derrière ce cher Bill Weasley...et j'étais au compte-rendu quand le Maître nous a punis de notre échec de cette nuit-là, conclut-il amèrement. Bientôt, la rumeur courait que les Mangemorts avaient abattu ce traître de fils Malefoy...mais devine quoi, Granger ? C'est faux. Les Mangemorts n'ont jamais capturé Malefoy.
Elle n'osait croire à ce qu'il suggérait.
-Non...
-Et si, Granger...
Il eut un rire narquois.
-Tire donc tes conclusions.
Sans s'en rendre compte, sous le regard amusé de son bourreau et celui, hagard, de Drago, elle se mit à parler à voix haute.
-Ce ne sont pas les Mangemorts, c'est donc l'Ordre du Phénix...et Drago est parvenu à Godric's Hollow avec Harry, mais Harry en est revenu seul...donc...donc...
Elle pâlit alors que Selwyn éclatait de rire.
-Bravo, Sang-de-Bourbe, bravo ! C'est exact. L'Ordre du Phénix, et sans doute Harry Potter en personne, s'est occupé du cas Malefoy ce soir-là. Et personne d'autre.
Elle vit soudain rouge et leva sèchement la tête. Elle croisa le regard désolé de Dray. Ils avaient la même idée.
Hermione, retenue par personne, transplana soudain. Selwyn poussa un feulement de rage et se retourna pour regarder Drago, derrière lequel Hermione venait de réapparaître avec, en main, un petit poignard qu'elle gardait d'ordinaire caché dans sa manche. Elle enfonça d'un coup sec la lame dans la gorge de celui des hommes qui tenaient et son partenaire de mission et les deux baguettes, récupéra lesdites baguettes, et transplana avec Dray et l'autre Mangemort.
Ils arrivèrent dans un champ de blé quelque part en France et aussitôt, Hermione abattit le Mangemort qui les avait suivis. Elle saisit le bras de son compagnon et ils reprirent par transplanage le chemin de l'Écosse. Dès son arrivée près de la cabane, elle le lâcha, lui jetant sa baguette sans même songer dans sa colère à la vérifier, et se rendit aussitôt à Londres.
Aha...les choses avancent...qu'en pensez-vous? Et pour Blaise, laissez-moi encore vous rassurer, il mettra un moment pour revenir, mais il reviendra...
