Titre : Un shinobi est un lycéen comme les autres

Auteur : Alexiel-neesan

Genre : les journées d'un shinobi dans un Konoha placé totalement de nos jours.

Résumé : Ma vie n'a rien de si intéressant…Au fond, un shinobi adolescent est un lycéen comme les autres, avec des problèmes potentiellement un peu plus mortels peut-être… (UA, urban, POV, yaoi à venir.)

Disclaimer : rien n'a moi. Même pas les nouveaux.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Je pris absolument tout mon temps pour aller du lycée jusqu'à la partie infirmerie du QG, en profitant même pour faire un petit tour du côté de la partie Information histoire de laisser traîner mes oreilles.

Elles furent amplement servies.

-…mais j'ai faim !

-Va bouffer ailleurs !

Suivi de tout un concert de bruits divers témoignant de la rencontre mouvementée entre un corps mou et des objets plus durs, se terminant majestueusement par le 'VLAM' puissant d'une porte ouverte par des moyens non conventionnels. Un OVNI sombre passa devant moi par la dite porte soudainement ouverte avant de terminer sa course contre le mur d'en face.

-Salut Kodia, je fis, lorsque l'OVNI crashé contre le mur fut catalogué humain.

-Grreu salut Hatake.

Et voilà Kodia. Je vous ferai grâce de son nom de famille, j'ai jamais réussi à le prononcer – mon russe est pitoyable. Un pisteur hors pair, dû à ses particularités… particulières. Tellement particulières qu'il est l'un des résidents permanent du QG – il serait trop dangereux pour lui comme pour les autres qu'il vive 'dehors'.

-Tu t'es encore fait jeter ?

-J'ai faim.

Kodia essaya le bien nommé puppy eyes no jutsu, encore affalé contre le mur. Essaya est le maître mot ; les iris rendus presque rouges par la faim gâchaient quelque peu l'effet.

-Désolé mec, je suis pas assez philanthrope pour te laisser me sucer le sang.

Il fit la moue en se redressant, reniflant l'air.

-A défaut d'autre chose…C'est pas que j'en voudrais, m'a l'air avarié… Tu sens la fièvre.

Oui, Kodia est ce que l'on pourrait appeler un vampire – exactement un humain issu d'une lignée – un clan, une famille, appelez ça comme vous voudrez - résultante de mutations, qui se nourrit de sang et qui possède les sens nécessaires qui vont avec. Ce qui fait qu'il peut vous suivre à la trace en ayant senti votre sang. D'où le poste de pisteur. Les ninja-chiens ou possédant des chiens ninja ne sont plus monnaie courante dans nos rangs depuis quelques générations.

-Merci, l'aurais pas su sans toi…

Voyant ma gueule de déterré de plus près et devinant –sans besoin d'être médium- où j'allai, il me fit un de ses sourires psychotiques.

-J'irai mettre de l'encens au pied de ta tombe.

-Trop aimable.

Le voir repartir par où il était venu me fit lever un sourcil.

-Tu y retournes ?

-Bah quoi ? C'est que la troisième fois qu'elle me jette…

Il disparut vers la porte qui commençait à accuser les coups. Aurai-je oublié de précisé que Kodia poursuit de ses ardeurs une des membres de l'Information ?

OoOoOoOoOoOoO

Je poursuivi mon chemin, essayant de me faire le plus discret possible. Si seulement j'arrivais à tomber sur Shizune au lieu de Scary Woman à l'infirmerie, elle avait l'immense avantage de ne pas essayer de vous tuer avant de vous soigner. Sans compter qu'elle était plus jeune. Et plus gentille. Et qu'elle connaissait tous les derniers bruits qui couraient dans Konoha.

Je crois avoir déjà mentionné qu'on m'y reprendrait à espérer un miracle dans la semaine – parce que c'était exactement ce que je demandai là.

Donc quand je percutai quelqu'un sans que je l'ai vu ou senti arriver, je sus instantanément de qui il s'agissait. Mais qu'est-ce qui m'a fait mériter un karma pareil ?

-Hatake…

-Ouais mamie ?

La taloche qu'elle m'assena était comparable à celle qui avait fait rencontrer un mur à Kodia un peu plus tôt. Sauf qu'elle n'utilisait – comme à son habitude— qu'un seul doigt.

-Qu'est-ce que t'as encore foutu sale gosse !

Je finis quand même par être assis en possession d'à-peu-près tous mes moyens disponibles sur un des lits/palettes, enfin bref, à l'infirmerie, Tsunade glissant ses doigts sur l'estafilade qui perdait cette teinte rouge d'infection sous eux.

-Là, ça devrait être bon… Que je t'y reprenne pas à vouloir te soigner tout seul quand je suis là pour ça.

Elle se releva, me fixant du regard. Elle finit par me rendre mal à l'aise à me regarder comme ça, quand les seules fringues qui me restaient sur le dos étaient mon jean et mes chaussures et que l'infirmerie mettait un point d'honneur à être une des parties les plus froides du bâtiment à cette époque de l'année.

Elle m'inspecta du regard de haut en bas, détaillant chaque trace de blessure, chaque cicatrice, s'attardant sur mes côtes un peu trop visibles pour enfin finir par fixer mon œil gauche dissimulé derrière les mèches grises.

-Tu manges correctement au moins Kakashi ?

Voilà la raison majeure pour laquelle j'évite au maximum Tsunade alias Scary Woman, plus qu'à cause des taloches monumentales et des hurlements. La 'discussion' finit toujours par en revenir à ce point, sous-entendant tout le reste. Je lui fis un demi sourire bien visible pour cause de pas de col ou de bandana derrière lequel se cacher.

-T'inquiète plus pour ça mamie, c'est bon.

Même si elle savait aussi bien que moi que ça ne serait jamais réellement bon. Une façon comme une autre de terminer poliment la conversation.

-Tu vas arrêter avec les 'mamie' oui ? Il commence à m'appeler comme ça aussi, et je serais assez jeune pour être ta mère.

L'interphone sonna. Tsunade alla le décrocher.

-Plut aux dieux que ça n'ait pas été le cas… je marmonnai en passant mon sweat.

Tsunade, à l'interphone, en guise de réponse – extraordinairement mature – me tira la langue. Puis elle raccrocha avant de revenir vers moi.

-Je te donne la journée, passe voir Yondaime avant de rentrer.

-Est-ce que tout le monde sauf moi est au courant de ce surnom ? je demandai au plafond en attrapant mon sac à terre.

Tsunade laissa échapper un rire et tendit une main pour m'ébouriffer les cheveux et me les tirer en arrière. J'eus à peine conscience de réagir que j'avais déjà intercepté son poignet. Time froze. Je fixai ma main pendant ce qui me sembla une éternité. Puis je lâchai son poignet, détournant la tête pour ne pas la regarder.

-Désolé Tsunade.

Je sentis plus que je ne le vis le sourire triste qu'elle m'adressa avant que je sorte de la pièce.

OoOoOoOoOoOoOoOoO

Je suis parano. C'est un fait. Dans cette activité, si vous n'apprenez pas très rapidement à l'être, au mieux vous êtes à la retraite derrière un bureau, au pire vous bouffez les mauvaises herbes par la racine. Quand il reste suffisamment de morceaux de vous pour que l'on reconnaisse les dents.

Quand je vis le sourire de mon sensei, assis très droit derrière la décharge qui faisait office de meuble, en passant la porte de son bureau, je fis mentalement la liste des sorties de secours.

- Kakashi, vu que Tsunade t'a donné la journée, est-ce que tu pourrais me rendre un service ?

Le ton de voix et la grimace indiquaient plutôt 'Kakashi, je t'en prie, tu me débarrasses de ce problème'. Sensei ne prend ce ton que pour une seule chose. A mon tour de faire puppy eyes no jutsu.

- Pitié Sensei, pas ça, me faites pas garder…

La fin de ma phrase fut coupée par un très très enthousiaste ''Kakashi !'' braillé par un mètre dix en orange et noir qui me sauta dessus style bébé koala, poussé par la porte par une Shizune apparemment épuisée.

- Garde-moi Naruto pour la journée ? essaya Sensei en souriant – pathétiquement - devant mon regard désespéré.

- Il est pas sensé être à l'école lui ? je demandai plus rhétoriquement qu'autre chose, tandis que le 'il' proclamait son amour inconditionnel à ma jambe de pantalon. Shizune, elle, s'était taillée. Lâcheuse.

- Grève, répondit laconiquement Sensei.

-They all deserve to be chidori-ed up their asses, grommelai-je en espérant que ce soit discret. Toute personne à cause de qui je dois babysitter Naruto est un ennemi. Autant pour moi, sensei grommela en réponse ce qui ressemblait subrepticement à un 'amen'.

- S'il te plait ? ajouta encore mon sensei, joignant les mains et souriant de plus en plus désespérement.

Je soupirai longuement avant de m'adresser au gosse blond de six ans qui essayait de me faire les poches du jean.

- Tu veux manger quoi à midi Naruto ?

- RAMEN ! hurla ce dernier.

- Alors lâche ma jambe, faut qu'on aille faire les courses.

Sensei s'affala lourdement dans le fauteuil à peine visible derrière les tas de paperasse sur son bureau.

- Merci Kakashi.

- De rien, puis j'ajoutai, coupant le son, 'you're so dead for this !' , passant un doigt de gauche à droite le long de ma gorge.

Il se contenta de faire un sourire de travers et de passer une main dans ses cheveux aussi blonds que ceux de son fils, tandis que ce dernier me traînait par la main vers la sortie en répétant 'ramen' sur tous les tons.

OoOoOoOoOoOoOoO

Konoha est devenue un endroit très cosmopolite depuis quelques décennies, on peut y entendre une grande partie des langages parlés sur le globe, y croiser des représentants de tous les pays, qu'ils soient résidents ou touristes en balade. Plus de monde implique plus de mouvements souterrains potentiels et donc plus d'ennuis pour nous, mais le tourisme est une bonne rentrée d'argent. C'est dingue le nombre de gens prêt à débourser des sommes incroyable pour voir en vrai 'la roche des Hokages', témoin de la puissance de Konoha de l'ancien temps ou se ruiner dans les nombreux festivals qui se déroulent tout au long de l'année – souvent créés de toutes pièces.

Ca devait être à cause d'un de ces festivals que les rues étaient bondées à ce point, pas moyen que Konoha ait autant d'habitants. Le restaurant de ramen à emporter que je connaissait le mieux avait été complètement plein, et le chef ne m'avait fait ma commande que parce qu'il connaissait Naruto et moi depuis que nous étions assez grands pour manger sa spécialité. La foule n'était pas non plus très pratique pour garder l'œil sur le truc orange qui se faufilait dans tous les sens sans me laisser une minute de répit, me forçant à lui courir après avec nos repas dans les bras.

Sensei avait dit une fois que courir après Naruto était le meilleur entraînement qu'il connaissait. Sa femme l'avait tapé sur la tête à ce moment-là. Il avait pourtant dit ça lorsque leur gamin n'avait que trois ans. Le gamin s'était entraîné depuis. J'avais plus qu'à souhaiter que j'étais parti sur une bonne idée – à savoir le faire marcher et courir jusqu'à la maison pour le fatiguer suffisamment, histoire qu'il bouge après le déjeuner comme un gamin de six ans, et pas comme une pile solaire sur pattes.

Plutôt comme une pile à chakra. Je peux vous assurer que ce gamin est un digne descendant de la lignée Uzumaki. Boosté à l'énergie et au chakra. Je pourrais fermer les deux yeux et le suivre à la trace comme un phare.

Mm, mauvaise idée. Trop de monde indétectable au milieu du chemin.

La foule dans les rues commençait à se disperser au fur et à mesure que l'on s'éloignait du centre commerçant principal de la ville et des rues piétonnes. Le 'Akuma' n'était qu'à quelques rues de là, peut-être que Haku se sentait une âme de babysitter le temps de me laisser souffler ? J'écartai l'idée aussi vite qu'elle était venue, babysitter Naruto était une épreuve équivalente à une mission de rang A avec peu de chances de réussites. Je n'avais aucune envie de me retrouver avec Zabuza sur le dos parce que le gosse aurait mis à plat son petit ami.

-Naruto ! je criai à une intersection. Où tu vas ? C'est par là !

La veste orange fit volte-face, retournant vers moi en courant de la rue dans laquelle il avait commencé à s'engager par erreur, les marques sur son visage étirées par son sourire.

-Kakashi, j'ai faim !

-Oui, bah c'est par là, j'indiquai d'un coup de menton.

Le 'j'ai faim' fit écho à un autre entendu plus tôt sur le même ton, faisant glisser une goutte de sueur froide dans mon dos. Un petit Naruto avec les yeux rouges et des dents pointues apparut dans mon esprit. Par pitié, faites qu'on ait pas un autre vampire en puissance sur les bras. Le dit démon en puissance glissa tranquillement sa main dans ma main libre, attendant que le feu pour les piétons passe au vert.

Le même démon, une fois apaisé par des offrandes généreuses de nourriture – à savoir ma part de ramen en plus de la sienne –, se cala sans façon sur la canapé où je bouquinais, me bourrant de coups jusqu'à ce que je l'attrape par la peau du cou et le pose sur mon ventre, où il se roula en boule comme un petit animal avant de succomber illico dans les bras de Morphée. Je ne pu m'empêcher de lui passer une main dans les cheveux – des fois qu'il ronronnerait. Il ne ronronna pas, non, il fit quelque chose qui me fit bien plus chaud au cœur que n'importe quelle déclaration. Il parla. Il dit 'Kashi-nii-san'.

Kakashi- grand frère.

Ils sont ma famille.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo fin quatrième partie OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Je commence enfin à aller là où je veux aller… Naruto qui entre en scène, un peu plus d'indices pour le passé de Kakashi et un peu plus d'explications sur le système ninja moderne. Kodia est un très OOC -- parce qu'on ne le voit malheureusement pas assez pour choper toutes les facettes de son personnage, surtout l'arrière, quel dommage-- sorti de Nightwatch ( Nochnoi Dozor ), premier film russe d'une trilogie fantastique-urbaine à voir absolument. Fin de la pub.

Je tiens à noter que la partie sur la grève ne concerne absolument pas les grèves qu'on a eut pour le CPE, pour la simple et bonne raison que 1. je suis apolitique et 2. mon lycée a à peine entendu parler des blocus.