Fried fut le premier à se réveiller pour une fois et décida de laisser son amie dormir encore un peut. Il se prépara silencieusement, et sortit prendre son petit-déjeuner.

Dans le couloir, Luxus attendait patiemment de voir lequel des deux allait sortir en premier. Quand il vit le jeune homme, il décida d'aller voir la jeune femme sans attendre plus.

Fried sourit : Je te préviens, elle dort encore. Si tu la réveils trop brutalement, tu vas le sentir passer.

Le blond haussa les épaules sans s'arrêter.

Il ne se donna pas la peine de frapper et entra.

Elle dormait profondément. Elle avait dû s'agiter dans son sommeil, car le drap était tombé au sol, laissant son corps presque dénudé, offert à sa vue.

Il l'observa quelques instants, mais elle ne bougeait pas. Doucement, il s'assit sur le lit à ses côtés et l'observa attentivement.

Quand elle dormait, on pouvait penser qu'elle était juste une douce jeune femme. Mais elle était tellement plus que ça. Il l'avait vu rire, crier, s'énerver, plaisanter, se moquer ouvertement de lui et bien d'autres choses encore. Il ne l'avait pas vu pleurer, mais il savait que la première nuit de leur retour, elle avait versé de nombreuses larmes. Il fronça les sourcils, n'aimant pas cette idée. Elle devait être joyeuse, les larmes ne devait pas couler de ses yeux. C'est la joie qui la rendait aussi attirante. Attirante ? Oui, elle l'était assurément. Et son pantalon étroit le lui rappelait à chaque fois qu'il la voyait et sentait son odeur.

Son loup était aux aguets. Il observait à travers les yeux de son humain, les courbes de la femelle endormie et chouinait, souhaitant se rapprocher de cette délicieuse odeur de vanille et de fleur sauvage qu'elle exhalait.

Luxus ne tint pas longtemps et s'allongea lentement à ses côtés en la regardant toujours.

Dès qu'il fut installé, elle vint se blottir contre lui.

Lucy murmura, les yeux fermés : T'en as mis du temps. Réchauffe moi, j'ai froid.

Luxus se contenta de hausser les sourcils, trop surpris pour faire quoi que ce soit.

Lucy lui caressa le ventre doucement et se figea. Elle ouvrit les yeux d'un coup et leva le visage vers le jeune homme. Elle lui griffa le torse, déchirant son t-shirt et sa peau, et recula vivement en feulant : Qu'est ce que tu fais là ?!

Luxus resta allongé, ne faisant aucun cas, ni de son t-shirt, ni du sang qui perlait sur son torse. Il mit les mains derrière sa tête, contractant ses muscles et attirant sciemment le regard de la jeune femme sur son corps. : Bonjour à toi aussi, petite tigresse. Tu en as mis du temps à te réveiller. Il sourit, narquois. Tu aimes ce que tu vois ?

Lucy releva les yeux vers son visage : Qu'est ce que tu fais ici ?

Luxus se redressa lentement en dévorant son corps du regard. Elle ne portait pas de soutient gorge, ses seins ronds et ses cuisses fuselées étaient un appel aux caresses. : J'ai un nouveau travail pour toi, aujourd'hui.

Lucy croisa les bras, faisant remonter sa poitrine inconsciemment : Et c'est quoi cette fois ? Faire ta lessive peut être ?

Luxus se lécha les lèvres lentement, ne pouvant s'empêcher d'imaginer le goût de cette peau, qu'il savait maintenant douce comme la soie : Pas loin. En fait, tu as dû te rendre compte hier, que ma chambre a vraiment besoin d'un bon rangement.

Lucy posa les poings sur ses hanches et se pencha en avant, faisant bailler son débardeur : Tu plaisantes j'espère ? Tu m'as prise pour ta bonne ?

Luxus s'approcha tel un félin et lui caressa le cou jusqu'au creux de sa poitrine, du bout des doigts, alors qu'elle semblait figée. Il lui murmura à l'oreille. : Absolument pas. Mais si tu préfères, je vois bien autre chose, qui pourrait nous occuper tous les deux un bon moment.

Lucy lui donna une tape sur la main et agita son doigt devant son nez, le faisant loucher : Bas les pattes, vilain toutou !

Luxus la saisi par les fesses et la pressa contre son bassin, lui faisant sentir sa puissante érection : Attention à ne pas trop jouer avec le feu, chérie. Dans cette tenue, tu m'excites grandement. Et mon loup et moi, on ne serait pas contre un petit combat à l'horizontale avec toi.

Lucy réussi à s'extraire de sa prise : Dans tes rêves !

Luxus se caressa l'entrejambe sensuellement : C'est déjà fait, maintenant je demande à voir en vrai.

Lucy ricana, bien qu'elle se sentait excitée par cette armoire à glace si sexy : Continu à rêver et laisse moi tranquille.

Luxus inspira un grand coup et sourit en sentant l'odeur, plus prononcé de la jeune femme, qui prouvait qu'elle ne lui était pas indifférente. : Tu dis beaucoup de choses, mais ton corps est plus honnête que ta langue.

Elle là-lui tira justement.

Luxus rit : Ne pointe pas ça sur moi si tu n'as pas l'intention de t'en servir.

Lucy fit un sourire en coin, amusée malgré elle : Sors d'ici. C'est bon, je vais faire ce que tu me demandes.

Luxus haussa un sourcil : Tu vas revenir te coucher avec moi pour qu'on joue ?

Lucy ricana : Je préfère faire le ménage, dans le bordel que tu appels ta chambre.

Luxus se leva et se positionna à quelques centimètres de son visage, son souffle brûlant caressant les joues de la blonde. Il parla d'une voix rauque de désir : Rien ne nous empêche de jouer après. Tu m'excites comme un fou.

Lucy avala difficilement sa salive et sourit en reculant vers la salle de bain : Tu sais quoi ? Tu as raison, nous jouerons quand j'aurais fini dans ta chambre.

Luxus sourit, sûr de son charme : Ha oui ?

Lucy ferma la porte et parla au travers, tentant de se retenir de rire : Bien sûr, je te jetterais la baballe. Il est temps que tu apprennes à rapporter.

Luxus l'entendit rire aux éclats derrière la porte close et ne put s'empêcher de sourire. Visiblement, elle se défendrai bec et ongle contre lui. Très bien, que la chasse commence. Il n'était pas de nature patiente, mais il avait appris à l'être et apparemment, cela allait lui être utile avec elle.

Il sortit, la laissant se préparer et alla s'entraîner un peut. Son loup voulait rester avec la jeune femme et se rebellait dans sa tête. Il devait trouver un moyen de le canaliser, avant de perdre tout contrôle sur lui, avant de retourner voir la blonde.

Lucy sortit de la chambre à peine quelques minutes après le blond et se rendit à la cuisine pour prendre son petit déjeuner.

La salle était vide, à part Mira, une louve que Lucy ne côtoyait que lors des repas, qui était aux fourneaux.

La blonde n'eut même pas le temps de signaler sa présence, qu'une assiette remplie à ras bord de crêpes était mise devant elle.

Mira : D'après ce que j'ai entendu, tu vas avoir besoin de garder ton calme aujourd'hui. Et il n'y a rien de mieux que le sucre pour ça.

Lucy haussa un sourcil : Si tu le dis. Mais, qu'est ce que tu as entendu exactement ?

Mira se dandina : Et bien, Luxus était là tout à l'heure avec l'Alpha et ils discutaient… Je ne cherchai pas à écouter, mais je crois qu'ils ont tellement l'habitude de me voir faire la cuisine, que je fais partie des meubles et qu'ils ne font plus attention à moi.

Lucy agita la main : Et ?

Mira : Tu vas faire le ménage dans la chambre de Luxus, c'est ça ?

Lucy grogna son assentiment.

Mira : Je suis de tout cœur avec toi. Je l'ai fait une fois, et j'en cauchemarde encore parfois. Je n'avais jamais vu un tel bazard.

Lucy rit en s'attaquant à sa pile de crêpes : Ne t'inquiète pas pour moi. De nous deux, je peux te garantir que ce n'est pas moi qui m'en mordrais les doigts.

Mira fronça les sourcils : Je ne sais pas ce que tu as l'intention de faire, mais tu devrais te méfier de Luxus. Il peut avoir très mauvais caractère.

Lucy : Sans doute pas plus que moi. Mais chut, ne dit rien à personne.

Mira sourit : Alors que pour une fois, Luxus va avoir ce qu'il mérite ? Aucune chance qu'il apprenne quelque chose de moi.

La blonde sourit alors que l'autre louve retournait à ses petits plats.

Dès son repas terminé, elle pris un seau sous l'évier, mis tout le nécessaire dedans et se rendit dans la chambre du blond.

Quand elle entra, elle trouva le lit défait, des vêtements et serviettes au sol, ainsi que des livres et d'autres choses impossible à identifier. La seule chose qui semblait propre là-dedans, était le panier et le coussin pour chien qu'elle avait déposé la veille.

Elle inspira un grand coup pour se donner du courage et s'attela à sa tâche.

Elle commença par ramasser et trier tout ce qui traînait. Les vêtements, à laver, les livres sur l'étagère après avoir donné un bon coup de chiffon dessus, et le reste à la poubelle.

Dans son enfance, sa mère lui avait toujours appris à garder sa chambre propre et ordonnée. Du coup, elle faisait comme si c'était la sienne et oeuvrait en chantonnant gaiement.

Elle en eut pour plusieurs heures de ménage. Mais quand elle eut fini, on aurait pu manger sur le sol tellement elle avait tout briqué à fond.

Elle soupira en se laissant tomber sur le lit qu'elle venait de changer et s'allongea en souriant, très fière d'elle. Elle s'endormit sans s'en rendre compte.

Fried était assis à son bureau, et le loup aux longs cheveux noir lui faisait face.

Gajeel : Tu voulais me voir ?

Fried acquiesça : Je voulais te remercier.

Gajeel haussa un sourcil : Pour quoi ?

Fried : Pour Lucy. Elle m'a dit ce que tu avais fait pour elle. Sans toi, sa louve aurait sans doute finie par péter un plomb. Surtout avec Sting. Tu n'en n'as sans doute pas conscience, mais ça compte beaucoup pour elle et pour moi aussi.

Gajeel secoua la main : J'ai parfaitement conscience de ce que cela représente pour elle. Cela représente tout autant pour moi. Je ne saurais pas trop l'expliquer, mais il n'y a qu'avec elle que mon loup garde son calme. Elle peut faire ce qu'elle veut, que se soir se moquer de moi ou me battre en combat, mon loup est toujours content en sa présence.

Fried sourit tendrement : Le mien aussi. Elle accepte les gens tels qu'ils sont, je pense que c'est ce qui fait tout. Tu sais, il y a beaucoup de monde dans la meute qui ont eu du mal à accepter un lieutenant homosexuel. Quand je lui ai dit…

Gajeel sourit : Elle n'a eu aucune réaction.

Fried : Comment tu le sais ?

Gajeel : Elle n'a rien dit pour moi. Au contraire, elle m'a dit qu'elle était soulagée.

Fried haussa les sourcils : Alors elle avait raison, tu es gay, toi aussi ?

Gajeel : Elle m'a proposé de te présenter à moi. Elle devait se dire qu'on se plairait.

Fried se frotta le menton : Ma foie, elle avait raison, tu es tout à fait mon type.

Gajeel : Je crois qu'elle nous a bien cerné tous les deux. Ca te dirais d'aller faire un tour en forêt tout à l'heure ? J'ai juste un entraînement à donner, mais je suis libre après déjeuner.

Fried sourit en se caressant la lèvre inférieure : Ca me plairait, oui.

Gajeel se lécha les lèvres : Je connais un endroit tranquille ou nous ne serons pas dérangé.

Fried rougit : Avec plaisir.

Gajeel : Dit, désolé de changer de sujet, même s'il me plaît beaucoup, mais est-ce qu'il ne se passerait pas quelque chose entre Lucy et Luxus par hasard ?

Fried : Toi aussi tu as cette impression ?

Gajeel : Tu rigoles ? Hier je massais le bas du dos de Lucy après qu'elle m'ai encore battu, quand il est arrivé, mauvais comme une teigne. J'ai cru qu'il avait dégondé la porte tellement il y a été fort.

Fried sourit : Ca fait deux nuit de suite que je le trouve dans ma chambre.

Gajeel fronça les sourcils : Qu'est ce qu'il vient y faire ?

Fried : D'après ce que j'ai compris hier soir, son loup veut être avec Lucy et il profite du sommeil de Luxus pour prendre l'ascendant et venir la voir.

Gajeel haussa les sourcils : Son loup ? Tu penses à ce que je pense ?

Fried : Si tu penses qu'il se pourrait qu'ils soient des âmes-sœurs et que leurs loups s'en soient rendu compte alors qu'eux sont aveugles. Nous sommes d'accord.

Gajeel : Je pensais à une très forte attirance physique. Tu crois vraiment qu'ils pourraient être des âmes-sœurs ?

Fried : Tu l'as dit toi même, Luxus est jaloux. Et Lucy m'a avoué hier soir qu'il l'amusait beaucoup. Si tu avais vu ça. Elle l'a appelé petit toutou et l'a vraiment traité comme un chien-chien à sa maman et pourtant, il n'a rien dit. Luxus ne se laisse jamais faire par personne. Si je lui avait parlé comme ça, il m'aurait massacré.

Gajeel réfléchi quelques instants : Et si tu en parlais avec Lucy ?

Fried : Inutile, elle est très indépendante et ne connais pas assez Luxus. Tant qu'elle ne lui fera pas confiance, il ne pourra rien se passer entre eux.

Gajeel : Mais pour ça, il faudrait qu'il lui montre qu'il ne souhaite pas la changer. Il faudrait qu'ils passent du temps ensemble alors. Ca les aiderais sûrement à ouvrir les yeux. Peut être que nous pourrions les aider.

Fried hocha la tête : Je suis d'accord. A quoi est-ce que tu penses ?

Gajeel : Si tu demandais à Lucy d'aller faire une ronde au milieu de la nuit, du côté nord du territoire, elle accepterait sûrement. Et on pourrait demander au vieux d'envoyer Luxus sur son chemin. Ce gars n'acceptera d'écouter que lui.

Fried sourit : Ca serait un bon début. En les mettant en contact le plus possible, nous les aiderions à développer leurs liens. Oui, ça pourrait fonctionner.

Gajeel se leva : Très bien. Je te laisse te charger de Lucy et du vieux. Je vais à la salle de sport, ils vont m'attendre pour l'entraînement. On se retrouve après le déjeuner pour notre balade ?

Fried : Je viendrais te chercher à ta chambre, comme ça tu auras le temps de te doucher.

Gajeel sourit : J'ai hâte d'être à tout à l'heure. Il se pencha par dessus le bureau et lui murmura à l'oreille. Tu es tout à fait à mon goût.

Fried le retint par la nuque alors qu'il allait se redresser l'embrassa profondément. Sa langue pris rapidement possession de la bouche du brun, caressant et taquinant sa jumelle, les faisant grogner de désir. Il se recula finalement et lui lécha la lèvre inférieur avant de le libérer de sa prise : Tu es aussi à mon goût. Je passerai te prendre à ta chambre.

Gajeel sortit en souriant et quelques temps après, Fried prit le chemin du bureau de son Alpha pour lui parler de l'idée qu'ils avaient eu, avec son futur amant, pour rapprocher les deux blonds.

Luxus avait vaincu tous les adversaires qu'il avait pu trouvé. Même le petit blond arrogant y était passé. Il s'en était d'ailleurs donné à cœur joie avec lui quand il c'était permis d'insulter la blonde. Celui-là allait maintenant devoir faire un petit séjour à l'infirmerie.

Il n'était pas encore épuisé, mais au moins il pourrait voir la blonde et garder son calme. Il se demandait d'ailleurs ou elle en était de son ménage, vu le bazar qu'il avait mis exprès.

Quand il entra dans sa chambre, la première chose qu'il vit, fut la jeune femme paisiblement endormie sur son lit. Elle portait un short et un débardeur sur lesquels des légères traces de poussières restaient.

Il s'approcha d'elle dans le but de la réveiller, mais elle se tourna vers lui dans son sommeil et murmura en frissonnant : Viens me réchauffer petit toutou. J'ai froid.

Luxus observa sa chambre et fut stupéfait de la trouver aussi propre et bien rangée. Il dégagea doucement une mèche du visage de la blonde, rabattit la couverture sur la jeune femme pour lui tenir chaud et fila dans la douche. Il en sortit rapidement avec seulement une serviette autour de la taille et s'approcha à nouveau de son lit.

Lucy murmura : J'aime ton odeur.

Il se pencha à son oreille et murmura : Tu rêves de moi, petite tigresse ?

Lucy s'éveilla en sursaut et croyant être attaquée, sauta sur le blond, les faisant tomber au sol.

Avant même d'avoir compris ce qu'il c'était passé, il se retrouva allongé sur le carrelage froid, la jeune femme assise sur son bassin. Et alors que sa serviette avait glissée, il ne restait que le short de la blonde pour faire obstacle entre leurs deux intimités.

Lucy s'apprêtait à donner un coup de griffe à son assaillant quand il lui bloqua les poignets de ses grandes mains.

Luxus : Arrête ! C'est moi !

Elle cligna plusieurs fois des yeux, complètement perdue, puis sembla réaliser pourquoi elle ne reconnaissait pas le décor autour d'elle : Ho. Mais, qu'est ce que je fais là ?

Luxus : Tu t'es endormi sur mon lit. Il eut un sourire en coin en caressant ses cuisses dénudées. Tu m'attendais pour jouer ?

Lucy se releva, mais n'eut pas le temps de lui lancer une réponse cinglante que quelqu'un frappait à la porte.

Le blond se leva, enroula à nouveau la serviette autour de sa taille et alla ouvrir, passablement irrité d'être dérangé en si intéressante compagnie. Il tomba nez à nez avec son grand-père : Quoi ?

Makarov sourit : Je te dérange ?

Luxus se passa la main dans les cheveux pour cacher son agacement : Qu'est ce que tu fais là ?

Makarov toussota en voyant la blonde rassembler ses affaires derrière son petit-fils : En fait, je voulais vous voir tous les deux. Lucy le regarda et attendit patiemment. J'ai deux loups qui ne se sentent pas très bien, j'aurais besoin de quelqu'un pour les remplacer ce soir pour patrouiller autour du territoire. Est-ce que vous accepteriez ? Ce ne serait que pour cette nuit et normalement il ne devrait pas y avoir de problème, c'est juste au cas ou.

Lucy haussa un sourcil : On devrait faire équipe ?

Makarov se dandina : Hé bien…

Luxus sourit : C'est bon pour moi. Mais juste pour cette nuit.

Makarov sourit : Merci, tu m'ôtes vraiment une épine du pied. Et toi, Lucy ? Si tu refuses, je ne sais vraiment pas à qui je vais pouvoir demander.

Lucy soupira fortement : Vous m'aviez promis une semaine de repos avec le retour de Fried. Si je travail cette nuit, je veux un jour supplémentaire.

Makarov se retint de rire : Bien sûr ma petite. Je te remercie infiniment. Je sais que nous n'avons rien à craindre si vous veillez tous les deux sur nous.

Lucy sortit, emportant le nécessaire pour faire le ménage : Bon, je vais faire une petite sieste dans ce cas. Ha et, petit toutou, tu devrais t'habiller, tu risque d'attraper froid.

Luxus sourit, car mine de rien elle prenait soin de lui, alors que le vieux haussait les sourcils.

Makarov : Petit toutou ?

Luxus ricana : Un petit surnom affectueux qu'elle me donne. Elle est déjà folle de moi.

Makarov rit : Je n'en doute pas. Bon, je te laisse, n'oublis pas pour ce soir.

Luxus sourit en refermant la porte : Alors que j'ai rendez-vous avec ce petit canon ? Aucun risque.

Il termina de se sécher rapidement et ouvrit sa commode pour prendre un pantalon, mais tout ce qu'il trouva, ce sont des chaussettes. Il fronça les sourcils et ouvrit le second, il n'y trouva que des serviettes. Le troisième contenait ses caleçons. Il le referma en pestant.

Luxus : Mais c'est pas vrai, qu'est ce qu'elle a foutu de mes fringues bordel ?!

Le quatrième tiroir contenait des gants de toilette et un petit mot :

Mon rangement te plaît ?

Cherche, petit toutou !

Le blond chiffonna le papier et regarda autour de lui, dans l'éventualité ou elle aurait laissé ses vêtements en évidence, mais il ne trouva rien. Puis il tilta, si ses serviettes étaient dans sa commode, cela voulait dire qu'il y avait de la place dans le placard de sa salle de bain. Il s'y dirigea et sourit en l'ouvrant et voyant effectivement ses pantalons et t-shirt soigneusement plié sur les étagères. Il rit en trouvant un nouveau mot, déposé sur le pantalon de jogging qu'il avait emprunté la veille à la jeune femme :

T'as trouvé ! C'est bien mon toutou !

Garde-le pour moi.

Je viendrais le chercher quand j'en aurais besoin.

Dans sa tête, son loup agitait la queue, très content qu'elle ai laissé quelque chose à elle dans sa chambre. Il avait l'impression qu'elle cherchait à marquer son territoire et ce n'était pas pour lui déplaire. De plus, il pouvait sentir l'odeur de la blonde partout et cela le ravissait. Il poussa d'ailleurs son humain à aller s'allonger sur le lit à la place de la jeune femme et celui-ci s'endormi rapidement, bercé par cette douce senteur.

Fried arriva devant la chambre du brun, frappa et attendit. La porte s'ouvrit rapidement et il fut violemment tiré à l'intérieur et plaqué contre la porte refermée.

Gajeel ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il enfonça sa langue dans la bouche du jeune homme aux cheveux vert.

Fried se laissa faire bien volontiers et arracha la chemise du brun.

Gajeel lui lécha la gorge tout en ouvrant la ceinture du pantalon de son amant. Il souffla : Désolé, je ne peux pas attendre qu'on sorte.

Fried sourit en lui mordillant un téton durcit par l'excitation : Ne t'excuse pas, je n'ai pensé qu'à ça toute la matinée.

Gajeel empoigna la puissante érection du jeune homme et la caressa lentement : Vu comme tu es dure, je veux bien te croire.

Fried s'accroupi en baissant le caleçon du brun. Il sourit et se lécha les lèvres avec gourmandise en voyant son sexe dressé. Il passa lentement sa langue sur toute la longueur de son érection : Visiblement, je ne suis pas le seul.

Gajeel l'arrêta : Attends, déshabille toi avant. Je veux te donner du plaisir également.

Fried se redressa et enleva ses derniers vêtement en regardant le jeune homme lui tourner le dos et aller s'installer sur son lit. Il se caressa lentement l'entrejambe : J'ai une de ses envies de baiser ton petit cul musclé, tu n'imagines pas à quel point.

Gajeel sourit : Alors viens me rejoindre, j'ai envi de savoir si tu as aussi bon goût partout.

Lucy entra dans la chambre qu'elle partageait avec son ami et fila dans la douche. Quand elle en sortit, elle enfila un shorty et le t-shirt qu'elle avait discrètement subtilisé dans la chambre du blond et s'allongea sur le lit. Elle s'endormi en s'enroulant dans la couverture, enveloppée par la délicieuse odeur de forêt et de musc de son nouveau vêtement.

Dans l'infirmerie, Mira entra, tenant une lettre : Sting, tu as reçu ça. Je te la laisse sur la table de nuit, j'ai plein de choses à faire.

Le blessé grogna, mécontent d'être ici. Il attendit que la jeune femme sorte pour lire le mot.

J'ai un loup mort par ta faute !

Trois n'étaient pas suffisant, il est trop fort.

Mais maintenant, cette histoire me concerne aussi.

J'ai décidé d'envoyer toute une équipe pour s'occuper de son cas.

Par contre, je te préviens, si elle est là aussi…

Tu pourras lui dire adieu.

M. de Sabertooth

Sting sourit cruellement : Qu'elle crève donc aussi. J'en trouverai une autre, une qui se laissera mâter. Quel dommage de ne pouvoir participer à cette petite fête.

Luxus s'éveilla avec la tête enfoui dans son oreiller. Inconsciemment, il avait recherché l'odeur de la jeune femme. Il grogna et s'assit en se frottant les cheveux quand il entendit un petit rire. Il redressa la tête et vit la blonde tranquillement installée au pied de son lit qui tournait et retournait le jouet en caoutchouc entre ses doigts.

Lucy sourit en voyant toutes le traces de dents : Enfin réveillé petit toutou ?

Luxus fronça les sourcils : Ca fait longtemps que t'es là ?

Lucy s'approcha lentement de lui : Un bon quart d'heure. Ma présence n'a pas eu l'air de te perturbé dans ton sommeil.

Luxus haussa les épaules en détaillant le corps de la blonde parfaitement moulé par sa tenue de garde. Il caressa sa gorge à découvert : Et pourquoi elle l'aurait fait ? Tu comptais me faire du mal ? Parce que personnellement, je ne pense qu'à te faire du bien.

Lucy sourit en frottant lentement son nez contre celui du blond : Ha oui ? Mais il faudrait que tu le mérites pour ça. Comme apprendre à faire le beau et à gentiment donner la papatte.

Luxus se lécha les lèvres en posant la main sur son entrejambe gonflée de désir : Je suis déjà au garde à vous pour toi, je ne peux pas tout faire.

Lucy posa ses lèvres dans un baiser furtif et se redressa rapidement. Elle ouvrit la porte : Prépare-toi vite, je t'attend en cuisine.

Elle referma la porte derrière elle et se toucha les lèvres. Elle ne savait pourquoi elle avait fait ça, mais elle avait eut envi de beaucoup plus. Son cœur cognant dans sa poitrine et sa louve agitée lui prouvaient bien que quelque chose se passait entre elle et le beau blond. Elle se dirigea vers le lieu de rendez-vous.

Elle serra les poings, comprenant enfin le comportement de sa louve : Hé merde. Sa louve sautillait dans sa tête, heureuse que sa part humaine ai enfin compris ce que représentait le jeune homme pour elle. Je ne me soumettrais pas, c'est hors de question. La louve chouina. Je sais ce que tu éprouves, je suis désolé, mais il est hors de question que je me retrouve à devoir demander la permission. La louve attaqua de l'intérieur avec l'énergie du désespoir, tentant de prendre le contrôle. Elle savait que son humaine avait beaucoup souffert du rejet de son père. Mais cet homme, son âme-sœur, était ce qu'elle attendait depuis toujours. Avec lui, elle avait enfin la certitude de ne plus jamais éprouver cette solitude qu'elle connaissait depuis des années. Fried était un précieux membre de sa meute, mais ses câlins et baiser ne pourraient jamais remplacer le vrai contact charnel dont elle avait tant besoin. Surtout après avoir dû supporter l'autre abruti pendant autant de temps. Elle ne se souvenait même plus du nombre de fois ou elle avait eut envi de lui sauter à la gorge et de croquer un bon coup pour s'en débarrasser. Au moins, il lui aurait servit de dîner puisqu'il ne servait pas à grand chose autrement. Si Gajeel n'avait pas été là, son humaine n'aurait pas pu la retenir plus longtemps de débarrasser la terre de cette petite merde qui osait essayer de la contrôler. Lucy se prit la tête dans les mains, ressentant l'attaque physiquement. Arrête, arrête. C'est bon, j'ai compris. Je… Je peux peut être lui donner une chance. Mais s'il exige que je me transforme en louve soumise et obéissante… Sa louve gronda méchamment. Nous sommes d'accord, il n'aura plus que le nom d'homme. Elle inspira à fond et relâcha l'air doucement. J'espère au moins que c'est un bon coup. Bordel, qu'est ce que je ne ferais pas pour toi. Elle sentit sa louve ricaner dans sa tête, pas dupe une seconde qu'elle ne faisait ça que pour elle et que la blonde en mourrait d'envi aussi mais qu'elle était trop terrorisée pour l'admettre. Après tout, prendre un amant et être avec son âme-sœur étaient deux choses totalement différentes. Elle allait devoir tout livrer d'elle et c'est quelque chose qu'elle n'avait pas l'habitude de faire.

Luxus souriait comme un bien heureux en s'habillant. Elle l'avait embrassé. Cela avait été beaucoup trop rapide à son goût, mais cela voulait dire que petit à petit, elle se laissait aller avec lui, et cela lui plaisait beaucoup. Par contre, il était encore plus frustré qu'avant qu'elle le touche, et son loup également. Celui-ci voulait d'ailleurs qu'il la poursuive afin de la ramener dans sa chambre pour en avoir plus, beaucoup plus. : T'inquiète, ça viendra. Le loup geignait dans sa tête. Il avait besoin de voir la femelle et voulait enfin rencontrer sa forme lupine. Ce soir peut être. Mais j'ai l'impression qu'il va falloir être patient avec elle.

Il sorti une fois prêt et retrouva la blonde en train de finir une tartine dans la cuisine. Elle se lécha les doigts dans un geste inconsciemment sensuel.

Lucy : Tu en as mit du temps. On y va sinon on va être en retard pour la relève.

Luxus tint la porte ouverte : Après toi, je te suis.

Ils sortirent du bâtiment et s'enfoncèrent dans la forêt. En à peine quelques minutes de marche, ils atteignirent un petit cabanon. Les deux gardes qu'ils devaient relevé se mirent au garde à vous en voyant arriver leur futur Alpha et leur premier lieutenant.

Lucy sourit : C'est bon les gars, on prend la relève. Il y a eu des problèmes ?

Natsu secoua la tête en admirant les formes de la blonde : Aucun.

Grey s'approcha d'elle, le regard doux. Il n'avait jamais caché à personne qu'elle lui plaisait : Tu veux que je reste te tenir compagnie, ma jolie ?

Luxus grogna alors que Lucy soupirait d'un aire blasé. Elle avait l'habitude de repousser les avances du jeune homme, mais en avait assez.

Grey recula immédiatement en voyant l'air mauvais du blond : Heu… finalement je vais y aller.

Natsu ricana : Ca vaut mieux mec. Il l'attrapa par les épaules et l'entraîna à sa suite vers la sortie. De toute façon t'as jamais eu aucune chance avec elle, pas plus que moi. Et maintenant, j'ai l'impression qu'elle est une chasse gardée.

Grey jura : Merde. Elle aurait pu accepter au moins une fois. J'en rêve la nuit tellement elle me fait bander.

Ils fermèrent la porte derrière eux et prirent la direction de la tanière.

Natsu compatit : Je sais ce que c'est crois moi. Mais pourquoi tu n'irais pas voir la petite Juvia, elle bave d'admiration pour toi depuis des années, elle ne dirait pas non.

Grey grogna : Non, merci. Je préfère les femmes qui ont du répondant, Juvia est trop soumise pour m'attirer.

Natsu hocha la tête : Alors trouves en une autre. Mais à ta place, je lâcherais l'affaire avec Lucy.

Luxus se tourna vers la blonde, il avait entendu toute la conversation des deux gardes qui s'éloignaient et était fortement énervé que quelqu'un ose empiéter sur son territoire : C'est vrai ? Tu n'as pas couché avec lui ? Ni avec Natsu ?

Lucy soupira : Et en quoi ça te regarde ?

Luxus : Réponds !

Lucy grogna, retroussant la lèvre devant le ton autoritaire du blond : Non, ça te va comme réponse ? Mais si tu continus à être aussi con, il se pourrait que ce fait change.

Luxus l'agrippa par la nuque et la colla contre lui : C'est une menace ? Aucun autre homme que moi ne te touchera, c'est clair ?

Lucy tenta de se défaire de sa prise, mais il était trop fort pour elle : Sinon quoi ?

Luxus abaissa son visage jusqu'à n'être séparé que par quelques centimètres : Sinon tu auras leurs morts sur la conscience.

Il se pencha un peut plus et l'embrassa durement. Quand il sentit qu'elle commençait à répondre à son baiser, il se fit plus doux, presque cajoleur. Il engouffra sa langue dans la bouche de la blonde en la pressant contre son torse alors qu'elle s'agrippait à ses puissantes épaules. Il était tellement penché sur elle, qu'elle avait le dos cambré en arrière et que la seule chose qui l'empêchait de tomber à la renverse était le bras du blond sur ses reins. Il lui mordilla sensuellement la lèvre, la faisant gémir alors que les mains de la jeune femme fourrageaient dans ses cheveux. Quand il se redressa enfin, elle dût s'appuyer contre la table derrière elle. Le baiser avait été une telle explosion de sensation qu'elle en avait les jambes tremblantes et le cœur palpitant.

Lucy avala sa salive en reprenant son souffle : Je… Je vais faire un tour pour inspecter le périmètre.

Luxus sourit, très fière de lui. Son propre cœur battait si vite qu'il ne pouvait rien entendre d'autre, mais à voir la réaction de la jeune femme, il lui avait fait beaucoup d'effet. Il lui caressa la joue : Chérie, si tu me laissais faire, tu te sentirais tout le temps comme ça.

Lucy sortit rapidement et commença à courir sur le chemin de ronde pour tenter de reprendre le contrôle de son corps. Elle avait une telle envi de retourner à l'intérieur et lui arracher ses vêtements, qu'il fallait absolument qu'elle s'éloigne pour se retenir.

Luxus sortit quelques instant plus tard et prit le chemin opposé, ainsi ils se croiseraient à mi-parcours.

Il marchait tranquillement, l'esprit focalisé sur la blonde qu'il avait hâte de retrouver quand tout à coup, il fut encerclé par une dizaine de loups. : Qu'est ce que vous voulez ?

Le loup roux qui semblait être le chef grogna en dévoilant ses crocs.

Leurs intentions étaient très clairs, ils voulaient sa peau.

Luxus ne prit pas le temps de retirer ses vêtements avant de se transformer et ils se désintégrèrent rapidement.

Le grand loup noir grogna à l'intention de ses adversaires. La blonde ne devrait pas tarder à arriver vers eux et, il ne voulait pas qu'elle se retrouve au milieu de la bataille, aussi, il lança les hostilités en sautant sur le premier ennemi à sa porté. Ce fut rapide, il ne faisait pas dans la dentelle. Un coup de griffe dans la figure et un coup de croc dans la gorge ainsi dégagée et le loup gris tombait à la renverse en se vidant rapidement de son sang.