Chapitre 3 : (ou comment se faire attaquer par un calamar géant)
POV Draco
Ce soir ? Au lac ? Comment ce soir au lac ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Est-ce que ça voulait dire qu'ils allaient… ? Après tout, Potter était peut-être bien plus débauché que ne le croyait Poudlard. Il n'était peut-être pas plus St Potter que lui-même n'aimait les hippogriffes… Ne sachant plus quoi penser il s'appuya au chambranle de la porte en tentant de démêler la réalité de ses fantasmes.
« -Vous comptez rester ici toute la nuit ? »
En entendant ces mots Draco fit un bon de 15 mètres (nda : de toute évidence, un Malfoy ne se cogne pas au plafond non plus) avant de se retourner pour faire face à son professeur.
« -Je m'apprêtais à aller manger. Bonne nuit professeur.
-Bonne nuit Mr Malfoy. »
En entrant dans la Grande Salle, il fit tout son possible pour ne pas cherche Harry du regard et alla directement s'asseoir à coté de Blaise.
« -Alors ? Tu lui as mis une bonne dérouillée ?
-Hein ? Quoi ? Une dérouillée ? A Potter ? Evidemment !
-Il n'a aucune marque pourtant.
-Je ne voulais pas me refaire choper par Mac Go…
-Ah ok… »
Leur échange s'arrêta là et ils mangèrent en silence. Draco était pressé de retourner dans sa chambre. Stressé comme il l'était, il allait mettre des heures à choisir sa tenue.
Une fois qu'il eu finit son repas (nda : sans l'engloutir car un Malfoy n'engloutit pas, bien qu'il ai mangé en 5 minutes) il fila aussitôt dans sa chambre prendre une douche froide sans qu'une quelconque réaction physique n'en soit la cause. Ensuite, sans même s'habiller, il alla jusqu'à son armoire, l'ouvrit en grand et commença à fourrager parmi ses vêtements à la recherche de LA tenue qu'il porterait ce soir. Il finit par opter (après avoir tout éparpillé sur le sol) pour un jean gris et une chemise noire près du corps. Que faire de ses cheveux ? Il décida de les laisser tels quels sans mettre de gel. Fin prêt, il lança un sort de rangement et regarda l'heure. Il lui restait une demi heure à attendre. Il s'allongeât sur son lit et s'endormi peu après.
POV Harry
Non mais qu'est-ce qui n'allait pas bien dans sa tête ? Essayer d'embrasser Draco Malfoy, inviter son pire ennemi pour reprendre là où ils s'étaient arrêtés ! Avait-il déjà oublié sa promesse ? Non, bien sur que non… Mais comment pouvait-il résister à sa Némésis ? Le fait qu'ils n'aient pas pu arriver à leurs fins n'était-ce pas un signe ? Qu'ils ne devaient pas faire cela ?
Pendant que Harry se perdait dans ces questions qui le torturaient, Ron et Hermione l'observaient en silence. Depuis qu'ils étaient revenus dans leu salle commune, le brun s'était vautré dans un fauteuil et n'avait plus bougé. Il était pourtant souriant quand il était arrivé pour manger, alors pourquoi lisait-on cette souffrance sur son visage ? Ils se décidèrent donc à aller lui parler :
« -Que se passe-t-il Harry ? s'enquit Hermione.
-De quoi tu parles ?
On voit bien que tu ne vas pas bien, tu as toujours préoccupé, tu ne dors presque plus, jusqu'à ce soir tu ne mangeais quasiment rien… continua Ron.
-Je…j'aimerais vous expliquer mais là je ne peux pas, je vous expliquerais tout demain, c'est promis. » Sur ces mots, il se leva et monta au dortoir sans même leur laisser le temps de répliquer.
Une fois seul, il ferma les rideaux de son lit à baldaquin et mit sa cape d'invisibilité pour se rendre jusqu'au lac. Il faisait froid. Il y avait un petit vent vif mais ce n'était pas désagréable. Tout était calme, paisible. Il n'y avait personne, il était seul. Il s'assit dans l'herbe, au bord du lac, et regarda le vent dessiner de fines rides à la surface. Il était assis là depuis bientôt 10 minutes quand il sentit une main se poser sur son épaule. Il se retourna et observa le blond qui lui faisait face à présent. S'il n'avait pas eu ce plâtre sur le nez (nda : notez : le destin se venge toujours !), il aurait été magnifique. Sa chemise laissait deviner les muscles qui se cachaient dessous et Harry devinait déjà que son jean le moulait parfaitement. Draco avait laissé ses cheveux libres et ils volaient autour de son visage en venant caresser sa peau. La lueur des étoiles soulignait la pâleur de sa peau, l'éclat gris de ses yeux orageux et ses lèvrs presque rouges qui dessinaient un demi sourire. Magnifique était le seul mot qui venait à l'esprit de Harry (nda : dommage qu'il ai le plâtre hein ?)
« -Malfoy… c'était un gémissement qui s'échappa des lèvres du brun.
-Potter…
-Malfoy.
-Potter.
-Mal… Draco !
-Pot…Harry !
-Draco !
-Harry !
-Draco ?
-Harry ?
-Draco !
-Harry ! » (nda : je m'arrête là parce que sinon ça va durer trèèès trèèès…trèèès longtemps et vous allez finir par me détester. Mais quand même, c'est beau les private jokes…). Ils restèrent se fixer dans les yeux pendant quelques secondes et partirent d'un grand éclat de rire qui se transforma vite en fou rire. Quand ils parvinrent enfin à se calmer, ils avaient les larmes aux yeux et mal au ventre. Ils reprirent leur sérieux ainsi qu'une conversation pseudo-normale.
« -Draco, tu es sur de ce que tu fais ? Nous sommes ennemis toi et moi et ce genre de choses ne devraient pas arriver…Pourq…
-Harry ! Ca fait plus de 2 ans que je rêve de toi, que je ne pense qu'à toi ! Tu m'obsèdes ! Je suis pas sur qu'on puisse encore dire que tu es mon ennemi !
-Mais nous nous détestons depuis notre première année !
-Pourquoi est-ce que le choipeaux ne t'a pas envoyé chez les Poufsouffles ? On sait tous les deux qu'on ressent la même chose l'un pour l'autre et que ce sentiment c'est au minimum de l'attirance, sinon plus : de l'amour ! Alors arrête un peu avec tes histoires d'ennemis et de haine ! Tout ça c'est des histoires parce qu'on se ferme les yeux sans arrêt !
-Tu as raison… »
Harry se redressa pour fixer Draco.
« -Je t'aime…mais j'ai peur de pas avoir le droit…
-Tu es seul détenteur de ton destin Harry, ne laisse pas d'autres personnes le diriger à ta place. Personne ne peut t'empêcher d'être heureux. »
Alors, sans aucune préméditation, Harry et Draco s'avancèrent d'un même geste et unirent doucement leurs lèvres. Ils commencèrent à s'enlacer tendrement, jusqu'à ce que Harry soit arraché des bras de Draco dans un cri de frayeur. En effet, le bruit de suçon produit par leur baiser avait réveillé le calamar géant qui reposait au fond du lac, et qui était alors remonté à la surface. En voyant les deux sorciers sur la rive il avait fait jaillir une tentacule pour en attraper un. Curieux de nature, il voulait savoir comment il produisait ces sons. Mais Harry, toujours aussi prompt à réagir, avait sortit sa baguette, mais le monstre esquiva son sort et le brun stupéfixa Draco qui s'apprêtait lui-même à stupéfixer la bête. Quand il parvint enfin à immobiliser le fruit de mer géant (nda : j'aime bien cette expression…ça fait un peu « crevette sanguinaire » vous trouvez pas ?), il nagea jusqu'à la rive pour rejoindre Draco, toujours incapable de bouger. Il pensa à toutes les choses qu'il pouvait en profiter pour lui faire. Mais il écouta la voix de la raison et rompit son sort. Ils rentrèrent au château côtes à côtes, bien déçus de n'avoir pu aller plus loin. Mais ils étaient épuisés et le calamar avait détruit toute l'ambiance de leur premier baiser sous les étoiles.
Cette nuit là, Harry rêva à nouveau de ses parents, mais cette fois ci ils étaient accompagnés par son parrain Sirius. Ils lui dirent qu'il avait choisi la voix du bonheur et que cela les rendait heureux. Harry pu enfin se reposer. Son dilemme n'avait plus lieu d'être.
