Titre: Au pied, chéri!

Rating: M

Disclaimer: Les personnages de Naruto ne sont pas ma propriété...heureusement pour Itachi car ses jolies petites fesses seraient en danger avec moi!

Pairing: ...euh...Surprise!

Note de Seraphita: Voici une nouvelle fic, inspirée d'un manga que j'adore et que je recommande si vous aimez les histoires sentimentales accompagnées d'une bonne dose d'humour, il s'agit de Kimi Wa Pet de Yayoi Ogawa. J'ai la collection complète à la maison et, comme j'habite loin de toute trace de civilisation ( j'exagère mais pas tant que ça...), je me la suis relue cette été. Bonne initiative car cela m'a donné plein d'idées pour ce qui va suivre...

Note 2: Fic OOC et UA, vous commencez à avoir l'habitude avec moi, à croire que je suis incapable d'imaginer Naruto et Sasuke en train de s'étriper gentiment à coup de kunai...je fais un blocage...appelez un psy s'il-vous-plaît!

Note de Seraphita II: Désolée d'avoir tardé pour la parution de ce nouveau chapitre. J'ai retardé son écriture à cause de mon autre fic, Dark, que j'ai envie de terminer le plus rapidement possible ( je suis lancée pour terminer Dark... il faut en profiter car cette motivation ne sera pas éternelle!). Le chapitre suivant est déjà tapé, il faut juste que je le corrige, je le posterai d'ici une quinzaine de jours au plus tard. Voilà, on avance doucement mais surement!

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Règle 4: Comment le laisser seul sans qu'il ne fasse de bêtises?

POV Sasuke:

....

...

...

Qu'est-ce que c'était que ça?

Je crois avoir eu une sévère hallucination, ce n'était pas Itachi que je viens de voir en train de se désaper devant des badauds en délire... C'est impossible...

...

Quoique le connaissant...

...

Mon frère a fait un strip-tease dans les règles de l'art...

... et il a jugé bon de m'envoyer la vidéo.

On dirait qu'il a fait ça toute sa vie... c'était tellement, tellement... chaud!

...

J'ai bien dit "chaud"? Il faut que j'aille me faire soigner... comme si je pouvais être excité par la sublime vision de mon frère en train de se déshabiller...

...

POURQUOI J'AI UNE ERECTION?!?

C'est la panique! J'suis en train de bander pour un mec, mon frère de surcroît! Il va falloir que j'aille consulter!

...

J'espère que Kit ne l'a pas vu...

Remarque, c'est un chien... Je peux bander pour n'importe qui, ce ne sont pas ses affaires...

...

N'empêche que ça craint!

Je tourne la tête pour voir ce que fait le meilleur ami de l'homme et si j'en juge la masse qui se forme à son entrejambe, il désirerait être plus que le meilleur ami d'un certain homme... Il a pas intérêt à le toucher ou je le castre, l'animal!

Il me regarde et jette un regard entendu en direction de ma propre érection. Sale bête!

- Un problème, sac à puces?

- Non, maître. me rétorque-t-il avec un sourire ironique. Quoique j'en ai un mais je ne pense pas que tu sois disposé à m'aider...

Il laisse son regard couler jusqu'à son entrejambe et je capte enfin ce qu'il vient de me demander. Je rêve!

- Oui, mon toutou. Je vais m'en occuper de manière... radicale. lui dis-je d'un ton froid et menaçant qui sous-entend clairement que j'envisage de lui arracher ses attributs.

Apparement, vu la tête qu'il tire, il vient de comprendre que je ne plaisante pas du tout. Ce problème réglé, j'essaye de trouver quelque chose qui me permettra de calmer la bosse proéminente qui se dessine dans mon pantalon. Réfléchis à quelque chose de déprimant: Sai qui fantasme sur ton pénis, la prochaine dissert de littérature à rendre pour demain, les courses à faire, les fesses fermes et rebondies d'Itachi, le partiel...

...

" Les fesses fermes et rebondies d'Itachi"?

Mon érection prend encore plus de place. Maudit soit-il! Maintenant, à chaque fois que je ferme les yeux, je l'imagine en train de se caresser ou de glisser ses doigts dans son boxer... Je suis mal barré... Quand il reviendra, je lui ferai un câlin de bienvenue qui se transforma en prise de l'anaconda...

Résigné et en état de bandage intensif, je prends la direction de la salle de bains et, dans un second temps, de la douche glacée.

POV Naruto:

Eh ben! Il est pas à prendre avec des pincettes, Sasuke-sama! Il se lève d'un pas assez vif et je le vois monter les escaliers. La bonne vieille solution de la douche glacée je présume... s'il savait ce qui l'attendait! Il ne ferait pas tant de chichis et s'en chargerait d'une manière plus... manuelle, si vous voyez ce que je veux dire. J'ose pas lui dire parce que toute à l'heure, j'ai bien cru qu'il allait m'arracher ce qui fait de moi un toutou et le jeter dans la poubelle la plus proche. Il était flippant et comme je tiens à mon service trois pièces, j'ai jugé meilleur de fermer ma grande gueule.

Si ça se trouve, c'est sa première...

... Ou alors, mieux encore...

... Il est puceau.

...

Non! C'est impossible qu'un canon comme Sasuke-sama soit puceau! Vu comme il est gaulé, il doit avoir qu'à claquer des doigts pour baiser qui il veut quand il veut!

... Sinon, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche...

Si ça se trouve, il n'aime pas les femelles et préfère les mâles.

J'espère que, dans son intérêt, ce n'est pas le cas car ses fesses seront en danger avec moi dans les parages. Maître le jour, femelle la nuit... On dirait le titre d'un porno! Il y aurait cependant un os dans la soupe aux choux parce que je pense que la bombe atomique ne laissera pas son jeune frère batifoler avec moi... peut-être qu'en lui proposant un truc à trois...

...

...

Oulà, tu t'égares mon pauvre Naruto! Noel, c'est dans un bon moment encore! Je reviens progressivement sur terre, chassant de mon esprit les images plus que passionnantes d'un Sasuke et Itachi nus dans mon lit et qui attendraient mon bon plaisir pour autre chose. Il faut que j'aille finir mon devoir d'art sinon je vais encore me faire allumer par le prof... Quel dèche! Je pourrais toujours peindre Itachi à poil en train de se frotter à une barre en métal... Vu comme ça, mon devoir a déjà l'air plus sympa à faire...

Le lendemain.

POV Sasuke.

Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit.

Pourquoi me demanderez-vous? Parce qu'à chaque fois que je fermais les paupières, Itachi m'apparaissait et me lançait un regard aguicheur tout en enlevant son pantalon. Du coup, bien décidé à ne plus avoir d'érection, je me suis levé et j'ai travaillé. Résultat, j'ai plus rien à faire pour les prochains jours. Je me laisse tomber mollement sur mon bureau, on a eu un cours de littérature du XVI ème siècle et j'étais tellement claqué que j'ai rien pigé de ce que a dit le prof. Je voudrais rentrer me coucher!

- Ca va?

Je relève la tête et tombe sur mon prétendu sosie. Il n'y rien à faire, plus je le regarde et plus je me demande en quoi il me ressemble... Peut-être un peu les yeux... et encore! C'est le nouveau, l'obsédé des pénis, Sai, qui me parle. Que lui dire? Je sais! Le mot que ma famille aime employer.

- Hm.

- T'as de la conversation! C'est un plaisir de parler avec toi!

Je l'emmerde moi! S'il veut causer, il a qu'à aller voir quelqu'un d'autre. J'ai juste envie qu'on me fiche la paix!

- Sasuke, ça va?

Et voilà Neji qui, assit devant moi mais qui n'avait pas terminé d'écrire, s'y met aussi. Devant mon manque de réaction, Neji se lève et se poste à côté de moi.

- T'as l'air crevé! constate-t-il avec brio.

- ... Un peu...

J'allais quand même pas leur dire que je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit pour éviter de fantasmer sur le corps de mon frère aîné, ça ne l'aurait pas fait du tout.

- Tu t'appeles comment? demande Sai à Neji.

- Neji Hyûga. répond ce dernier en lui lançant à peine un coup d'oeil.

- Neji Hyûga... T'as de belles fesses tu sais.

La déformation "made by Sai" de la célèbre réplique m'a sorti de ma torpeur. Un blanc s'était installé dans la classe juste avant qu'il ne la dise et un silence pesant est en train de régner. Tous les regards sont tournés dans la direction de Neji, ils attendent de voir la réaction d'un des plus grands glaçons que la terre n'ait jamais porté devant pareille déclaration. En plus, Neji est l'hétéro absolu... on va avoir un bon petit spectacle.

- Dis-moi, toi... commence Neji d'une voix basse qui ne laisse présager rien de bon.

- Oui? fait Sai d'un ton joyeux avec un doux sourire à l'appui.

- ... tu ne serais pas pédé par hasard?

Elève Neji Hyûga: vingt sur vingt pour la déduction. On voit que c'est un génie, ce type!

- Si, je suis un pédé, pour reprendre ton expression. lui répond Sai avec entrain.

Toutes les filles de la classe sont partagées entre le dépit que leur inspire cette nouvelle et l'envie de hurler quelque chose du style " Le yaoi vaincra!" tout en fantasmant sur Sai et Neji enlacés dans le même lit. Neji l'observe et finit par tourner les talons avec mépris.

- J'ai cru que ça allait mal finir...

- T'as vu ça? m'interroge Sai avec des étoiles qui brillent dans les yeux. Quel dédain! Quel preuve de mépris total de ma personne! Ce regard hautain!

- ... Sai...

- Il me plaît.

- ... Sai...

- C'est décidé. Je vais me débrouiller pour le mettre dans mon lit.

- SAI!

- Quoi? me questionne-t-il, agacé.

- T'as pas remarqué qu'il était hétéro?

- C'est qu'un détail.

- Sai, je ne voudrais pas te faire de la peine...

- J'crois que je suis amoureux.

Alors là, je vous le dis tout net, sous l'effet du choc, ma bouche a dû toucher le sol. Ce mec est fou, je ne vois que ça....

- T'ENTENDS HONEY? se mit-il à hurler afin que Neji, qui est à l'autre bout de la salle, puisse l'entendre, TU ES A MOI!

C'est confirmé, ce mec est cinglé. Je vois Neji frissonner, de dégoût probablement, alors que tous les garçons de la classe se dirigent vers lui et posent une main réconfortante sur son épaule. C'est la solidarité masculine, tandis que les filles soutiennent Sai. Dès qu'il s'est mis à brailler, elles ont toutes accouru comme un mort de soif sur un verre d'eau, et se sont mises à l'encourager. On a maintenant deux clans dans la classe, et moi qui me disait qui ne se passait jamais rien ici...

Je rentre à la maison au bout d'une journée aussi longue que pénible pendant laquelle les garçons et les filles se sont bagarrés allégremment. Neji ne prêtait pas attention à la quasi-rixe qui se déroulait sous ses yeux alors que Sai souriait béatement. J'étais en train de faire la cuisine quand Naruto arriva par derrière et m'enlaça.

- Bonsoir maître! s'exclama l'animal avec force.

- Hm. Bonsoir.

La bestiole m'a raconté la totalité de sa journée avec mouvements à l'appui. Et après, ce fût mon tour. Je viens de terminer et je le regarde. Il me fixe d'un air ébahi, je devais avoir la même tête quand Sai s'est mis à brailler.

- Et il a vraiment gueulé devant tout le monde? finit-il par articuler.

- Oui.

- Excellent! Invite-le à la maison! Il est trop fort ce mec!

Ca, c'est mon chien, il a l'intelligence d'un cabillaud pané. Que j'invite Sai à la maison? Un gars que je connais à peine? Il n'en est pas question. De plus, qu'est-ce que je lui dirai? " Salut, je te présente mon chien, il est très affectueux même s'il n'a pas inventé l'eau chaude." C'est assez pitoyable en fait. Laissons-le dans son monde, ça lui fait plaisir.

POV Naruto:

Sasuke-sama vient de me raconter l'histoire la plus surprenante que j'ai jamais entendue. J'imagine trop le mec en train de brailler son amour pour un autre, hétéro de surcroît. J'aurais trop aimé être là pour voir la classe se séparer en deux groupes. Merveilleux! Mon maître me regarde comme si j'étais un débile mental. Ben quoi, il est pas homo, lui! Il peut me laisser admirer l'audace dont a fait preuve un "collègue"! Nous passons à table et, comme d'habitude, je fais une improvisation avec un bout de carotte et un morceau de viande. Sasuke-sama me lance le même regard dépité que d'habitude. Je m'amusais comme un fou quand mon portable se mit à sonner. Je m'excuse auprès de mon maître et vais voir quel est le nuisible parasite qui ose déranger mon repas. Je frémis en lisant le nom qu'affiche l'écran de l'appareil.

Gaara.

J'hésite et je décroche. Il marque une hésitation et commence à parler. Cela fait si longtemps, j'aurais préféré qu'il m'oublie complètement.

- Naru?

- Oui, Gaara, c'est moi.

Qui voulait-il que ce soit? La fée Clochette? Bon, passons.

- Je suis dans ta ville, là.

- Depuis quand as-tu quitté Tokyo?

- Quelques jours à peine. Je suis dans la même école que toi, d'ailleurs.

Je me disais aussi... ce n'est pas du harcélement mais ça s'en rapproche.

- Eh! Mais attends! Comment ça se fait? Les inscriptions sont closes depuis un bon moment et le semestre est déjà bien avancé! Comment...

- Comment j'ai fais? C'est simple. Je me suis inscris mais comme ma famille ne voulait pas me lâcher, j'ai suivi les cours par correspondance.

Le salaud! Il a toujours réponse à tout! Ecourtons la conversation.

- Bien. On se reverra peut-être à l'école.

- Attends! Naru, je... j'aimerais qu'on se remette ensemble.

Que lui répondre? Le choix est cornélien:

A - Oh, oui! Mon amour! J'ai tellement envie qu'on se remette ensemble, toi et moi!

B - Mais tu rêves mon coco! C'est bien mignon tout ça mais tu as Kiba, non?

Je penche plus pour la B. D'ailleurs je lui en fais part.

- Je m'en veux. Je suis désolé. Pardonnes-moi.

- Ce n'est pas ce que tu disais quand tu baisais mon meilleur pote!

- Naru, je suis...

- Je sais! Tu es désolé! Mais là, pour l'instant, je n'ai pas envie de me remettre avec toi!

Et je raccroche. Je pousse un profond soupir. Décidément, il manque pas de culot! Il revient la queue entre les jambes alors qu'il vient à peine de la sortir du cul de Kiba! Je laisse un hurlement de colère pure s'échapper de mes lèvres. Je me retourne pour aller finir de dîner quand je vois Sasuke qui me fixe avec un air gêné. Je suppute qu'il a entendu ma conversation avec l'autre là.

- Je voulais pas écouter, mais il fallait que j'aille surveiller la fin de cuisson du gâteau et tu es à côté de la cuisine et les murs sont fins... s'explique-t-il vivement.

Il est marrant, on dirait un gosse qui a fait une bêtise et qui tente de s'expliquer. Il s'arrête subitement et me dévisage, inquiet.

- Alors, Gaara, c'est ton ex? se hasarde-t-il.

- Oui. C'est mon ex.

J'espère avoir clôturé le débat. Je ne vais pas parler avec lui d'un gars avec qui j'ai couché, qui m'a trompé et dont je me suis séparé par la suite. Peine perdue.

- Et donc, il t'a trompé.

- Oui.

- Avec ton meilleur ami.

- Oui.

- Et... il veut se remettre avec toi...

- Oui.

Bon, il a terminé son interrogatoire? En tout cas, il a une bonne audition même si je doute de ses capacités intellectuelles à enregistrer une info. Il me regarde de nouveau avec un air peiné.

- Je suis désolé. lâche-t-il finalement.

Il n'ose pas affronter mon regard. Mon maître est vraiment spécial. Il s'excuse parce que je me suis fais cocufié? Il est mignon. Je m'avance vers lui et le prends dans mes bras. Il se raidit un peu avant de me serrer lui aussi.

- N'en profite pas, sale bête.

- Oui, maître.

En tout cas, j'aurai au moins appris une chose: il est pas doué avec les sentiments. Je finis par le relâcher et constate qu'il a les pommettes un peu rouges. Une vague odeur de brûlé nous parvient.

- Merde! J'ai oublié mon gâteau! s'exclame-t-il en se précipitant vers la cuisine.

Il n'y a pas à dire, il est vraiment tordant comme type. Je le rejoins à la cuisine et le vois se battre avec une épaisse fumée noire qui provient du four.

- Mon parfait au chocolat! Il est tout cramé! Bordel!

Je vous le concède, il est poète. Il sort le pauvre gâteau du four et se lamente sur les dégâts. Mon maître est un as des fourneaux, le fait d'avoir raté un truc est pour lui un véritable désastre. Je m'approche de lui et pause ma tête sur son épaule pour le réconforter. Il me regarde et passe sa main sur ma joue.

- Brave petit. me dit-il avec douceur.

Nous allons finir de manger, sans dessert et cela mine l'humeur de Sasuke-sama. Ensuite, nous somme allés nous coucher, le maître s'endormait quasiment à table. Etendu dans mon lit, je repense à Gaara. Il est vraiment... le mot me manque pour définir son attitude, il me faudrait quelque chose qui exprimerait sa lâcheté, son manque de délicatesse, son culot et la colère qu'il m'inspire. Le salaud! L'immonde créature! Cependant, je me souviens de cette période où nous étions bien ensemble. Nos premiers émois et rougeurs, notre premier baiser, notre première fois... j'étais vraiment amoureux de lui. Si seulement il n'avait pas culbuté Kiba... On serait peut-être toujours ensemble... La tête remplie de pensées douces-amères, je ne sentis pas le sommeil m'envahir.

POV Sasuke.

Je me réveille et tend la main pour éteindre ce maudit réveil. Avant de partir, Itachi m'a passé le sien. Je ne vous dis pas la gueule du réveil, accrochez-vous, ça surprend. Il est rose. Rose. Je ne plaisante pas. Mon frère a acheté un réveil rose avec des ailes blanches dans le dos. Un véritable réveil de petite fille qu'il a trouvé adorable dans la boutique. L'objet "sonne" de façon étrange aussi. Au lieu d'avoir un bip stressant et strident, ou la radio, ou de la musique, celui-si répéte inlassablement " Wake up! Wake up!" d'une voix niaise jusqu'à ce que je l'éteigne. Autant dire que je ne traîne pas. J'aime mon frère mais il a un goût de chiottes pour les réveils. Je mets pied à terre et m'étire paresseusement. J'entends ses pas dans la pièce voisine. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un...

- BONJOUR MAITRE!

Et voilà mon cher toutou qui vient me dire bonjour avec beaucoup de douceur et de délicatesse. Il se jette sur moi comme tous les matins depuis une semaine et l'instauration de ce réveil musclé. La première fois, j'ai menacé de le mettre dans un carton mais l'animal est têtu et n'en a eu cure. Depuis, j'ai beau le menacer, ça ne lui fait rien. Je pourrais parler à un courant d'air que ça aurait la même efficacité. Il m'étreint et me colle tout en glapissant de satisfaction, sa façon à lui de me faire la fête.

- Petit-déj!

Comme tous les matins, l'appel de son estomac criant famine me sauve. Il se précipite vers la cuisine, s'installe et braille qu'il veut du lait dans ses céréales. Et si je le noyais dans le bol? Il me fait un large sourire innocent et j'abandonne mon idée. A ce niveau-là, il a comprit comment je marchais. Il a pigé qu'en me faisant un sourire, je n'aurais pas l'envie de le trucider. J'avale rapidement mon café et vais me préparer. Arrivé à la fac, la classe se retrouve dans la même effervescence qu'hier. Toutes les filles se sont arrêtees de piailler quand je suis entré afin de mieux pouvoir baver, je suppose. Je m'asseois le plus rapidement possible à ma place et à peine ai-je mis le fessier sur la chaise que Sai vient me saluer.

- Salut Sasuke! me fait-il comme si nous étions les meilleurs amis du monde.

- Hm. S'lut.

Il me fait un sourire à la Kit mais en beaucoup plus faux. Il pourrait apprendre beaucoup avec mon chienchien en fourberie...

- Je suis inquiet. L'élu de mon coeur n'est toujours pas arrivé. me déclare-t-il.

- Il arrive toujours à la dernière minute. Il doit être avec sa conquête du moment.

Il me regarde, outré. Oui, Neji a beau être un glaçon, c'est un séducteur hors pair. Sai se met à froncer les sourcils, à mon avis, il y en a un qui va recevoir un savon en arrivant. La classe est silencieuse quand le prince des dragueurs daigne nous honorer de sa présence. Neji salue quelques personnes et se dirige vers moi. Ma proximité avec Sai le fait hésiter un instant, mais comme je le regarde fixement il se décide à venir.

- Bonjour Sasuke.

- Salut.

Sai lui lance un regard meurtrier qui a l'air d'effrayer Neji un petit peu.

- Qu'est-ce qu'il a? me demande Neji doucement.

- Je lui ai dit que tu avais une copine. Il a pas aimé.

Neji soupire de lassitude et plonge son regard dans celui de Sai. Ce n'est pas une scène de ménage, étant donné qu'ils ne sont pas ensemble, mais ça y ressemble fortement.

- Qu'est-ce qu'il y a? interroge-t-il Sai alors que tout le monde s'est tu dans la salle.

- Tu as une copine et je ne le supporte pas.

Grand blanc. Balle du côté de Neji.

- J'suis hétéro je te signale. Et j'ai aucun compte à te rendre.

- C'est pas vrai. J'ai dis que tu m'appartenais, je n'ai pas changé d'avis.

- Alors on va bien s'amuser. Je ne suis pas attiré par les hommes, mets-toi ça en tête, le pédé.

Tous les regards convergent dans la direction de Sai, le prof est à la porte mais ne semble pas décidé à rentrer. Il observe, tout comme nous, la suite du show. Neji va s'installer sans un coup d'oeil pour Sai. Ce dernier a les épaules qui tremblent. Je crois qu'il pleure. Je m'approche de lui et mets la main sur son épaule. Je penche un peu la tête pour pouvoir voir son visage qu'il tient baissé. Il pleure.

- Il pleure! Putain, Neji! Tu l'as fais pleurer!

Ni une, ni deux, toutes les filles se précipitent vers le brun sanglotant et le consolent tout en traîtant Neji de sans-coeur et d'autres insultes beaucoup moins gentillettes. Le prof entre, pose son sac et attend que la crise passe pendant que Neji essuie la colère des filles. J'hésite à dire qu'elles soutiennent une des leurs... après tout, Sai est un garçon... Bon, je finis par me rasseoir tout en lançant une oeillade sombre à Neji qui parait offusqué. La journée passe, les filles ont discrètement fait courir le bruit que Neji était gay. Ainsi, toutes les filles suceptibles de se faire draguer par le briseur de coeur sauront qu'il n'est pas pour elles et qu'en plus, il est déjà réservé. J'en connais un qui va entrer dans une période de vaches maigres... La journée passe, même les garçons ont eu pitié de Sai, heureusement qu'il n'est pas tombé dans une classe d'homophobes. Je me dirige d'un pas vif vers la sortie de la fac tout en me demandant si je fais des steack hachés en forme de tête de chat ou si je les laisse normaux quand je sens une main se poser sur mon poignet. Sai me tient le poignet et semble être perdu.

- Je peux venir chez toi? J'ai pas le coeur à rentrer chez moi, tout seul.

Red alert! Red alert! Ca sent les soucis!

- Tu sais, la maison n'est pas bien rangée...

- C'est pas grave, je m'en fiche.

- Et puis, j'ai pas grand-chose à manger...

- On fera des courses en passant.

- Et puis...

- Ne me laisse pas tout seul. Je t'en prie.

Il doit vraiment se sentir mal pour me supplier de la sorte. Je lâche un profond soupir et prétend devoir donner un coup de fil important. J'appelle mon idiot de chien et comme je suis maudit, je tombe sur sa messagerie. Je lui laisse un message bien senti dans lequel j'expose tout ce que j'attends de lui et prie pour qu'il l'ait avant notre arrivée. La peur au ventre, nous prenons le métro. Nous faisons quelques achats à la superette du coin et plus nous approchons près de la maison et plus j'ai le ventre noué. Faites qu'il ait eu mon message, faites qu'il ait eu mon message, faites qu'il ait eu mon message... J'arrive devant la porte et je sors la clé de mon sac en tremblant comme une feuille. J'ouvre la porte et une masse blonde me saute littéralement dans les bras.

- BIENVENU A LA MAISON MAITRE!!!

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Playlist de ce chapitre:

Cherryblossoms - Dive to World

Beat Crusaders: Tonight, Tonight, Tonight

Uverworld - Rush

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