Chapitre 4: and you can blame it on me just set your guilt free
?POV
Sur l'air de Lacrymosa, d'Evanescence
Le problème qui prenait plus d'ampleur ? Non, le problème d'envergure familiale qui prenait la plus grande ampleur ?
Celui concernant Carlisle.
Il m'a présenté sa bonne amie. Une roturière. Oui, une roturière !
Il a ramené à la demeure familiale une roturière ! Laquelle s'est assise tout naturellement à NOTRE table.
J'ai vraiment cru que mon cœur allait cesser de battre quand elle m'a dit la profession de ses parents :
ouvrier pour l'un et professeur pour l'autre...
Il me semble que le pire pour moi, fut quand elle m'a avoué qu'elle comptait être mère au foyer. Bien entendu, profiter de l'argent de notre famille est bien plus aisé que de trouver un travail après des années d'études.
En revanche, quand Carlisle m'a confié qu'il se destinait à une carrière médicale, je pus être à nouveau fière de mon fils... jusqu'à ce que je comprenne qu'il comptait réellement travailler en tant que médecin.
Faire et réussir ses études sont une chose, mais les faire pour travailler par la suite en est une autre. Comment peut-il vouloir travailler ?
Se rabaisser à travailler pour autrui.
Je ne saisi pas comment mon fils peut vouloir travailler pour les autres. D'autant plus qu'en tant que médecin, il va devoir être proche d'eux, avoir un contact tactile avec eux.
J'espère sincèrement que d'ici à ce qu'il ait fini ses études à Harvard, les progrès dans la lutte antibactérienne auront avancés.
Et par-dessus tout, j'espère qu'il ne sera plus avec cette fille venue des quartiers les plus populaires de la ville. J'ignore comme il l'a rencontré, et je ne souhaite même pas en avoir connaissance.
Je refuse que cette gourgandine ne prenne notre nom !
Et voilà mon fils.
Il a accepté de suivre mes conseils et s'est rendu auprès de l'enseigne que je lui avais recommandé pour son costume. Si seulement il avait décidé de m'écouter pour tout autre chose...
Et voilà mon fils unique debout devant l'autel.
Dans cette cathédrale qui nous a unis, mon épouse et moi, il y a de cela plusieurs décennies.
Mais contrairement à nous, Carlisle est vieux, 24 ans est un âge trop tardif pour se marier. Et Esmée, cette roturière qu'il n'a jamais voulue quitté, cette femme qui s'avance le long de l'allée centrale... elle semble tellement heureuse.
C'est normal, puisque par cette union, elle va pouvoir acquérir notre nom, notre domaine, et notre fortune.
Et Carlisle, bien entendu a refusé de signer un contrat de mariage.
Cette femme en blanc avance, et je la hais.
D'autant plus qu'elle a fait un enfant à mon fils pour être sûre qu'il l'épouse. Et de surcroît, c'est une fille...
La femme à ma droite se saisi de ma main :
-« Aro, je te prie, fais au moins semblant d'être heureux pour ton fils. »
