Chapitre 3 : Quand la famille s'en mêle...

- GRYFFONDOR ! rugit le Choixpeau.

Pendant une fraction de seconde, qui lui parut durer une éternité, le silence et la peur s'emparèrent d'Alyana. Avait-elle bien entendu ? Elle allait à Gryffondor ? D'un geste fébrile, la fillette enleva le Choixpeau et le déposa sur le tabouret à quatre pieds, tandis que des acclamations venaient de la table des rouge et or. En levant les yeux, elle remarqua que Theodore s'était levé et la dévisageait. Elle ne savait pas trop ce que son regard signifiait : honte, dégoût, tristesse, peur, déception, colère ? Elle préféra regarder vers ses nouveaux camarades : Sirius Black et James Potter faisaient encore un bruit à faire peur à une goule. Mais cette fois, ils se moquaient en plus, ouvertement de Theodore. Si la situation n'avait pas été aussi catastrophique et surtout si le Serpentard n'avait pas été son cousin, elle aurait certainement ri avec eux de la tête qu'il faisait.

Voulant échapper au plus vite au regard accusateur de ce dernier, Alyana s'assit, l'estomac plus que jamais au bord des lèvres, à côté de Myriam et d'une jeune fille aux cheveux d'un roux flamboyant. Cette dernière salua la nouvelle arrivée d'un ton joyeux :

- Bienvenue à Gryffondor ! Je m'appelle Lily Evans. Si tu as une question, un problème ou que tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à m'en faire part. Je ne suis pas préfète, mais je peux toujours t'aider.

Alyana sourit et la remercia timidement. Son seul problème était qu'elle allait certainement se faire étrangler par son cousin, puis son père. Elle doutait que l'adolescente puisse faire quoi que ce soit pour l'aider.

Le dernier élève, Yales Daniel, fut envoyé à Poufsouffle. Derrière lui se trouvait la table des professeurs. Alyana reconnut immédiatement le directeur : Albus Dumbledore. Ce dernier avait une barbe et des cheveux argent. Elle avait eu l'occasion de le voir plusieurs fois dans « La Gazette du Sorcier », mais aussi sur sa carte de Chocogrenouille. Le vieil homme aux lunettes en forme de demi-lune se leva, tandis que le professeur McGonagall emmenait le tabouret et le Choixpeau hors de la Grande Salle.

De sa voix sage, Dumbledore prit la parole :

- Eh bien, bienvenue à toutes et à tous ! Je pense qu'après ce long voyage, vous devez tous avoir faim… je vous aurais bien dit quelques mots, mais je me contenterai de vous souhaiter un bon appétit !

Et il se rassit, tandis que sur les tables apparaissaient des plats, tous à l'air plus délicieux les uns que les autres. Alyana prit une part de quiche, peu convaincue : elle était encore bien trop stressée que pour avaler quoique ce soit. Cependant, elle se força et après quelques bouchées, l'appétit arriva. A ses côtés, Myriam et Lily Evans parlaient de leur famille, moldue. La blonde les écoutait avec attention : ça lui changeait les idées et elle était curieuse d'en savoir plus sur leur mode de vie, sans magie. D'ailleurs, elle n'était pas la seule : l'adolescent à gauche de la rousse écoutait aussi ce qui se disait, avec grand intérêt.

- Mais Lily, intervint-il, si je comprends bien, un interrupteur qui allume les lumières, c'est une sorte de baguette magique ?

- Pas vraiment, Frank, répondit l'intéressée en riant, ça ne ressemble pas du tout à une baguette magique. Mais disons que c'est aussi rapide que la magie, c'est vrai.

Ayant fini sa part de quiche, Alyana se servit un peu de poulet, quelques frites et des légumes. Tout était vraiment délicieux. Cette cuisine lui rappelait celle de Globule.

- C'est quand même fou que les moldus arrivent à se débrouiller sans magie ! lança la blonde entre deux bouchées, Je veux dire… pour nous c'est si simple ! Mais les moldus ont dû trouver d'autres moyens pour se débrouiller.

La conversation continua jusqu'à la fin du repas. Les élèves face au petit groupe se joignirent à l'échange. Petit à petit, le stress de s'être retrouvée à Gryffondor s'atténua et finit même par disparaître complètement : Alyana s'était fait de nouveaux amis et elle se sentait bien.

Quand les plats à dessert disparurent, Albus Dumbledore se leva à nouveau.

- Avant que vous n'alliez rejoindre vos salles communes pour vous reposer de cette longue journée, j'aimerais vous rappeler quelques points du règlement intérieur de l'école. Tout d'abord, la forêt interdite est, comme son nom l'indique, strictement interdite aux élèves. Notre concierge, Mr Rusard, m'a aussi demandé de rappeler que l'usage de la magie n'est pas permis dans les couloirs. N'oubliez pas non plus que le couvre-feu est de vigueur à partir de 20h les jours de semaine et à partir de 22h le week-end.

Il fit une pause en passant en revue les quatre tables face à lui. Il s'arrêta tout particulièrement sur celle des Gryffondor. James Potter et Sirius Black trouvèrent tout d'un coup le plafond magique extrêmement intéressant.

- Pour finir, termina Dumbledore, la sélection des joueurs de Quidditch se déroulera la deuxième semaine de septembre. Je pense avoir tout dit… il se fait tard, le couvre-feu est d'ailleurs dépassé depuis plusieurs minutes. Allez donc vous coucher ! Allez, allez, tout le monde dehors !

Le bruit sourd des élèves se levant en reprenant leurs conversations se fit entendre. Un jeune homme aux cheveux blonds, qui était assis en bout de table héla ses camarades :

- Les Gryffondor, suivez-moi ! Je suis préfet, je vais vous conduire à notre salle commune !

Alyana, Myriam et Lily se levèrent et suivirent le jeune homme hors de la Grande Salle, tout comme les autres rouge et or. Soudain, alors que le groupe montait les escaliers de marbres, la voix de Theodore appela sa cousine :

- Alyana ! Alyana, attends !

La fillette se retourna et laissa passer le restant du groupe. Elle remarqua que Myriam était restée à ses côtés, pour l'attendre. Elles ne se connaissaient pas beaucoup, mais la blonde fut touchée par ce geste. Theodore la rejoignit en montant les marches deux par deux.

- Comment ? demanda-t-il, Comment ça se fait que tu sois à Gryffondor ?

Il ne semblait plus aussi furieux que lorsqu'elle avait enlevé le Choixpeau. Maintenant, il semblait plus perplexe et triste que jamais.

- Il a supposé que c'était la meilleure maison pour moi, je présume, répondit-elle en haussant les épaules.

- Mais… il… il a quand même hésité à t'envoyer à Serpentard, n'est-ce pas ? N'est-ce pas, Alyana ?

On eut dit qu'une détresse s'était soudain emparée de lui. A croire qu'il s'était imaginé d'un coup toutes les répercussions que ça aurait sur la famille, sur sa cousine. Alyana eut de la peine pour lui. Elle savait qu'il était impatient de passer ses soirées à parler avec elle, à l'aider pour ses devoirs et à papoter. Mais le mal était fait. Et c'était plus un bien qu'un mal, de toute manière.

- Non, Theodore, je suis désolée, le Choixpeau n'a pas hésité un instant à m'envoyer à Serpentard.

Cette fois, il arborait un visage déçu, mais résigné.

- Bon… très bien. Si le Choixpeau l'a décidé, alors c'est qu'il en est ainsi. De toute manière, tu restes ma cousine préférée !

- Theodore, je suis ta seule cousine, fit remarquer Alyana.

Il pouffa, sous le regard amusé des nouvelles Gryffondor.

- C'est vrai, oui. Demain nous serons dimanche. Si tu veux, je peux te faire visiter le château. Mais maintenant dépêchez-vous de retrouver les autres, ce serait bête que vous vous perdiez maintenant. Bonne nuit, Alyana.

- Avec plaisir. Bonne nuit Theodore.

Elle le regarda descendre les escaliers et traverser le hall pour prendre d'autres escaliers, menant vers les sous-sols. Les deux sorcières se dépêchèrent de rejoindre leur groupe. Heureusement, vu le nombre d'élèves, elles n'eurent pas énormément de mal à les retrouver.

Le préfet les mena dans le labyrinthe des couloirs et des escaliers. Il semblait expliquer beaucoup de choses, mais les deux fillettes étaient bien trop loin de lui pour comprendre ce qu'il disait. Finalement, le groupe arriva devant le portrait d'une grosse dame, habillée d'une robe de soie rose. Myriam avait été ébahie devant les portraits qui bougeaient seuls, sur le chemin, ce qui avait bien fait rire Alyana. Quand elles furent arrêtées, le préfet leur donna le mot de passe : Niffleur.

Le portrait pivota, laissant la place à un trou dans le mur. Un par un, les élèves s'y engouffrèrent. La salle commune de Gryffondor était chaleureuse, à cause de ses tons rouges, et semblait confortable. Un feu ronronnait dans la cheminée autour de laquelle étaient disposés des fauteuils. Il y avait aussi des tables pour étudier à son aise. Le préfet montra aux nouveaux élèves leur dortoir. Il y en avait un pour les filles et un autre pour les garçons.

Les lits étaient disposés en cercle, leur tête contre le mur. Alyana fut contente de voir qu'ils ressemblaient à celui qu'elle avait chez elle : à baldaquin, confortables, avec des milliers de coussins et pouvant accueillir au moins trois personnes. Les affaires des fillettes avaient déjà été amenées. Alyana se jeta sur la cage d'Archimède et l'ouvrit pour qu'il puisse se dégourdir les ailes. Après quelques tours du dortoir, l'oiseau revint sur son perchoir préféré : la tête de sa maîtresse. Les quatre autres fillettes rirent aux éclats.

En même temps qu'elles rangeaient le contenu de leurs valises, les fillettes se présentèrent. Il y avait Jessica Green, une fille aux cheveux châtains clairs, à la voix cassante et de sang-mêlé, bien que ses parents soient tous deux allés à Poudlard. Rosalie Mills était une fillette qui paraissait avoir treize ans, à cause de sa silhouette élancée, de ses cheveux blond platine et de son regard de biche. Alyana se dit d'ailleurs qu'elle avait plus sa place dans un magazine de mode que dans ce dortoir. Elle était d'origine moldue, tout comme Myriam. Et pour terminer, il y avait Olivia Scott, aussi de sang-mêlé, sauf qu'elle, son père n'avait jamais été au courant que sa femme était une sorcière… jusqu'à ce que la fillette reçoive sa lettre de Poudlard.

Pendant qu'elles discutaient, Alyana en profita pour écrire une lettre à ses parents, en leur expliquant sa première journée, sans trop de détails. Elle hésita un long moment avant d'inscrire sur le parchemin qu'elle avait été répartie à Gryffondor. Mais après tout, ils allaient finir par le savoir, à un moment ou un autre. Elle finit donc sa lettre en leur avouant la vérité.

La fillette plia le parchemin, le mit dans une enveloppe qu'elle adressa à ses parents et la donna à Archimède.

- Allez mon coco, il est temps de faire un plus long voyage !

La chouette hulula de bonheur, tandis qu'Alyana se dirigeait vers la fenêtre et l'ouvrait. Archimède s'envola et s'évapora rapidement dans l'obscurité de la nuit. Puis, elle revint vers ses nouvelles amies et se remit à participer à la conversation, qui dura jusqu'à tard dans la nuit.

Une fois les lampes éteintes et les rideaux des lits tirés, Alyana sombra rapidement dans les bras de Morphée et dormit à poings fermés. Elle n'avait plus passé de nuit comme celle-là depuis bien trop longtemps.


Le lendemain, Alyana prit son petit-déjeuner avec Myriam. Quand elles eurent fini, Theodore aborda sa cousine.

- Tu es toujours partante pour que je te fasse visiter le château ? demanda-t-il d'une voix aimable.

- Bien sûr ! répondit Alyana, Par contre, Myriam peut-elle se joindre à nous ? Je ne tiens pas à la laisser seule, c'est mon amie.

Le brun grimaça : il avait bien reconnu la fillette du train, la veille. Après un instant de réflexion, il haussa les épaules.

- Très bien, elle peut venir avec nous. Je tacherai même d'être aimable, ne t'en fais pas. Mais je le fais pour toi.

- Merci, Theodore.

Myriam le remercia aussi d'un geste de la tête. Au début, ce ne fut pas facile. Theodore ne parlait qu'à sa cousine. Puis, Myriam lui posa une question, en sortant de la bibliothèque, à propos de la réserve. Theodore lui répondit moins sèchement qu'il l'aurait voulu. Ce n'était pas l'amour fou et il régnait toujours un froid léger sur le petit groupe, c'était vrai. Mais au moins, Myriam et le Serpentard se parlaient et Alyana en était ravie.

Theodore leur montra donc la bibliothèque, l'infirmerie, les salles de classes, mais aussi le terrain de Quidditch. Dans le parc de l'école, il leur rappela bien qu'il ne fallait pas entrer dans la forêt interdite. Myriam lui demanda alors ce qu'il y avait de si terrible, dans cette forêt, pour qu'elle soit interdite.

- Je ne sais pas, répondit Theodore, Mais les rumeurs disent qu'il y aurait des loups-garous, des vampires et autres monstres ! Franchement, j'ai pas fort envie d'y mettre les pieds pour vérifier… mais si tu veux vraiment savoir, tu n'as qu'à demander à Potter, Black et ses copains. Ils ont déjà dû y aller, comme travail pour certaines de leurs retenues. Et ces imbéciles s'en vantent, en plus !

- Qui ? demanda Myriam.

- Des garçons qui sont à Gryffondor comme nous, mais en troisième année, l'informa Alyana, excédée par la haine de son cousin envers Potter et ses amis.

- Ah, d'accord.

Midi approchait et le petit groupe se rendit à la Grande Salle pour déjeuner. Theodore prit place à la table des Serpentard, tandis qu'Alyana et Myriam s'asseyaient à celle des Gryffondor. L'après-midi se déroula tranquillement : les deux fillettes, accompagnées de leur camarades de dortoir refirent le tour de l'école, dans le but d'assimiler les lieux. Elles se perdirent quelques fois, mais finirent toujours par retrouver leur chemin.


Le lundi matin, pendant le petit déjeuner, une pluie de hiboux arriva dans la Grande Salle. Alyana vit Archimède plonger vers elle et atterrir délicatement sur sa tête, sous les rires des élèves aux alentours. La fillette prit la lettre apportée par sa chouette et lui offrit un bout de toast. En l'ouvrant, Alyana reconnut de suite l'écriture de sa mère :

« Ma chérie,

J'espère que tu as passé un bon dimanche, à découvrir l'école. Je suis très fière que tu sois à Gryffondor. Tu as toujours été très courageuse, ça ne m'étonne pas que le Choixpeau t'y ait envoyé.

Je suis contente que tu t'entendes bien avec tes camarades de dortoir. J'ai aussi hâte de savoir comment se seront déroulés tes premiers jours de cours.

Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à m'envoyer Archimède.

Tu me manques.

Je t'aime,

Maman. »

Alyana eut un pincement au cœur en lisant la lettre de sa mère. La fillette ne s'en était pas rendu compte, mais elle lui manquait énormément. Et puis, pourquoi son père n'avait-il pas signé ? Après tout, Alyana avait envoyé un courrier à ses parents, pas juste à sa mère. Son père était surement furieux qu'elle se soit retrouvée à Gryffondor, il n'y avait que cela comme seule explication. Malheureusement, il fallait s'y attendre, elle le savait. Mais ça n'empêcha pas l'enfant d'être triste de la situation. Elle rangea la lettre de sa mère dans son sac et se rendit avec Myriam à leur premier cours.


La vie à Poudlard se révéla être incroyable. Chaque jour était différent du précédent. Il fallait faire attention où on mettait les pieds, car si on passait sur certaines marches d'escalier, il se mettait à pivoter et donc changer totalement son endroit de destination. Les marches pouvaient aussi disparaître, ce qui faisait glisser le long de l'escalier les personnes qui l'empruntaient, comme si elles étaient sur un toboggan. C'était pratique si on voulait descendre, mais moins quand il s'agissait de monter.

Les fantômes étaient toujours très sympathiques et n'hésitaient pas à aider les élèves perdus. Tous, sauf le Baron Sanglant, le fantôme des Serpentard, ainsi que Peeves, l'esprit frappeur. Le premier n'était pas vraiment celui vers qui on avait envie d'aller, en cas de problème. Le deuxième quant à lui, était tout simplement un empêcheur de tourner en rond : il aimait la cohue, n'hésitant pas à insulter sans modération les élèves ou à les bombarder de choses et d'autres. Il n'obéissait qu'aux professeurs. Rusard, le concierge, était l'ennemi numéro un du fantôme. Depuis des lustres, il essayait de le faire renvoyer, mais sans succès.

Il fallait dire qu'il y avait d'autres fauteurs de troubles que Peeves : il y avait James Potter et ses amis. Les premières années avaient bien vite compris que le petit groupe de Gryffondor aimait faire les quatre-cents coups. Néanmoins, ils restaient drôles et étaient fort intelligents, donc on leur pardonnait. Alyana riait souvent de leurs bêtises, même si elle trouvait qu'ils allaient parfois un peu trop loin. Elle avait eu l'occasion d'échanger quelques mots avec Remus Lupin et Peter Pettigrow : à l'inverse de leurs deux amis, ils semblaient plus sages et parfois désolés de tout le raffut qu'ils pouvaient créer. C'était eux qui s'étaient excusés auprès des filles de première année, quand par hasard, James Potter avait envoyé un sortilège de Rictusempra sur Olivia. L'adolescent s'était contenté de rire, en chœur avec sa victime, tandis que Remus Lupin lançait le contre-sort pour délivrer la pauvre enfant.

Alyana n'avait, par contre, plus adressé la parole à Sirius Black, ni à James Potter. Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment d'intérêt à le faire : ils étaient dans leurs plans, la plupart du temps, et ne se préoccupaient pas des personnes autour d'eux. Non, vraiment, quand Alyana avait un problème, elle préférait demander aux préfets, à Lily Evans, avec qui elle s'entendait bien ou même à Remus Lupin, même si ce dernier était moins accessible, de par ses occupations avec ses amis.

Les cours étaient intéressants. Difficiles, certes, mais intéressants. Les devoirs étaient nombreux et rapidement, Myriam et Alyana se rendirent à l'évidence : il allait falloir travailler quotidiennement.

Chacune avait ses facilités et ses faiblesses. Par exemple, la blonde avait de grandes prédispositions en Potions ainsi qu'en Sortilèges, contrairement à la métamorphose où elle devait redoubler d'efforts pour être au même niveau que le restant de la classe. Myriam par contre, était très douée pour cette matière et pour la botanique. Quant aux cours de potions… elle avait réussi à faire exploser son chaudron, lors de la deuxième semaine de cours. Alyana, Myriam et Rosalie avaient été recouvertes de potion Pousspoil. Sauf qu'elle était tellement mal préparée que les trois fillettes se retrouvèrent complètement chauves, sous les éclats de rire des Serpentard.

Le professeur Slughorn avait dû leur donner une coupe de Pousspoil réussie –il l'avait d'ailleurs prise dans le chaudron d'Alyana- pour qu'elles retrouvent leur chevelure initiale.

Au lieu de pénaliser les Gryffondor de l'erreur de Myriam, le Maître des potions avait récompensé les rouge et or de dix points, grâce à la potion réussie d'Alyana. C'était un homme juste et sympathique.

Vers la moitié du mois d'octobre, à la fin d'un de ses cours, le professeur Slughorn demanda à parler avec la petite blonde.

- Miss Willson, commença-t-il en la fixant de ses yeux globuleux, je voulais vous dire que je suis agréablement surpris de vos résultats. Vous êtes une très bonne élève : jusqu'à présent vous n'avez raté aucune de vos potions et vos rédactions sont écrites avec clarté et finesse. On voit bien que vous maîtrisez la matière.

Alyana parut étonnée. Elle ne savait pas à quoi s'attendre, quand le professeur Slughorn avait demandé à lui parler, mais certainement pas à ça. D'un ton timide, la fillette trouva nécessaire de se justifier.

- Oh, vous savez, ma mère doit créer beaucoup de potions pour le travail. Je la regarde faire et je l'aide depuis toute petite, je n'ai pas vraiment de mérite.

Mais le professeur aux cheveux de paille ne semblait pas du même avis.

- Peut-être, mais vous avez un don réel pour cette matière. En parlant de vos parents, vous êtes bien la fille de Marcus Willson et de Cathlyn Page, n'est-ce pas ?

Alyana confirma d'un hochement de tête.

- Vous remettrez mon bonjour à votre père ! Il était dans ma maison, durant ses études. Un grand homme, très doué aussi pour les potions. Tout comme votre mère. Vous ne pouviez qu'hériter de cette facilité.

Il rit et la fillette sourit timidement. Depuis la rentrée, elle n'avait eu aucune nouvelle de son père. Mrs Willson lui avait pourtant envoyé des tas de hiboux et colis, mais jamais le chef de famille ne signait les courriers.

- Eh bien, je lui remettrai votre bonjour, assura Alyana d'un ton poli, Malheureusement, je vais devoir vous laisser, je vais avoir cours d'Histoire de la Magie.

Avant qu'elle ne parte, le professeur Slughorn la convia à une petite fête qu'il organisait, le 30 octobre, la veille d'Halloween. La jeune sorcière avait déjà entendu parler de ces « dîners » et « fêtes » : Lily Evans lui en avait touché quelques mots, faisant elle-même partie du « Club de Slug ». D'après son aînée, le Maître des potions n'invitait que des personnes talentueuses ou dont la famille était importante.

Bien élevée et sachant qu'elle ne serait pas seule, Alyana accepta l'invitation du professeur Slughorn.


Le soir du « Dîner d'Halloween de Slug », Alyana s'y rendit avec Lily Evans. Les deux ne se parlaient pas tous les jours, mais entretenaient une relation amicale. Ce fut d'ailleurs la rousse qui proposa à son amie d'y aller à deux, histoire qu'elles ne soient pas seules.

Mais une fois sur place, la fillette fut étonnée d'y retrouver son cousin : il ne lui avait jamais parlé de ce club. Pourtant, connaissant Theodore, il devait être fier d'en faire partie. Son cousin vint lui-même auprès de sa cousine. Il salua froidement Lily, sous le regard accusateur d'Alyana. Elle lui demanda alors pourquoi il ne lui avait jamais rien dit à propos de son adhésion à ce Club.

- Je ne suis pas spécialement doué en potions, expliqua Theodore, Si je suis ici, c'est simplement grâce à père… il a un poste important au Ministère, c'est tout. Puis franchement, ces soirées sont ennuyeuses. J'y viens seulement pour faire bonne impression et faire plaisir à père.

Alyana n'avait pas envie de dire que ces soirées étaient ennuyeuses. Elle trouvait les histoires de Slughorn intéressantes, pour la plupart. Les élèves quant à eux, en avaient aussi des amusantes. Mais il était vrai qu'il ne s'y passait pas grand-chose.

En effet, elles n'avaient rien à voir par exemple, avec le banquet d'Halloween de l'école : les sucreries débordaient des quatre tables, les fantômes assuraient le spectacle en essayant d'être les plus effrayants possibles –mais Nick-Quasi-Sans-Tête et le Moine Gras faisaient plus rire qu'autre chose- et le groupe de James Potter avait, à la fin du banquet, lancé plusieurs Pétards Mouillés dans la Grande Salle, sous le regard amusé des professeurs. Flitwick et Owen, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, s'étaient d'ailleurs prêtés au jeu en laissant échapper de leur baguette magique, des mini-feux d'artifices en forme de chauves-souris, araignées et autres créatures typiques d'Halloween. La soirée avait continué dans la salle commune des Gryffondor : plusieurs élèves avaient réussis à ramener des bonbons, du jus de citrouille et même de la bièraubeurre. Lupin avait sorti son tourne-disque magique et les fauteuils avaient été mis sur le côté pour permettre aux élèves de danser. De toutes les soirées à Poudlard, celle-là était tout simplement la meilleure. Même quand Gryffondor avait réussi à battre Serpentard, lors du premier match de Quidditch, la fête n'avait pas duré jusqu'aussi tard.


Noël arriva bien trop vite au goût d'Alyana. Dès le début du mois de décembre, un épais manteau blanc avait recouvert le parc et le château. Les couloirs étaient étonnement sombres, à cause de la neige entassée devant les fenêtres et ce, même la journée.

Le Professeur McGonagall était passée dans les classes pour recenser les élèves restant pour les vacances. Alyana n'avait pas imaginé cette possibilité une seule seconde : sa mère et Globule lui manquaient trop. Son père, aussi, c'était vrai. Mais la peur de se faire gronder d'être à Gryffondor prenait le dessus.

Le premier samedi des vacances, les élèves purent rentrer chez eux, via le Poudlard Express. Alyana prit un compartiment avec Myriam, Rosalie et Jessica. Olivia avait malheureusement dû rester à l'école : l'ambiance familiale n'était pas au rendez-vous depuis que son père avait découvert que sa femme et sa fille étaient des sorcières. La fillette s'inquiétait même d'une éventuelle séparation.

Quand le train arriva, au soir, les élèves se pressèrent, contents de retrouver leur famille. Sur le quai, Alyana scruta les environs, imitée par ses amies : toutes étaient à la recherche de leurs parents. Finalement, chacune retrouva les siens. Alyana se jeta dans les bras de sa mère -cette dernière était seule. L'étreinte dura longuement : Mrs Willson couvrait sa fille de baisers, heureuse de la retrouver.

- Tu m'as tellement manqué, ma chérie !

- Oh, toi aussi maman !

La sorcière prit légèrement ses distances, tenant la fillette par les épaules et la détaillant avec étonnement :

- Par Merlin ! Tu as grandi ! A la fin de l'année, je ne te reconnaîtrai plus !

Les deux rirent de bon cœur. La fillette n'avait pourtant pas tellement grandi, mais il était vrai qu'elle commençait à changer, lentement mais surement. Avant de partir, Alyana souhaita de bonnes vacances à ses amies, leur promettant de leur envoyer des hiboux et Mrs Willson transplana, tenant fermement sa fille contre elle.

Mère et enfant se retrouvèrent face à la grande porte du Manoir. Avant d'entrer, Mrs Willson se tourna vers Alyana et d'un ton hésitant, commença :

- Ecoute… il faut que tu saches…

- Papa n'est pas très heureux que je sois à Gryffondor, coupa la fillette, Je l'avais bien compris, tu sais.

- Tu le connais, il est long à la détente.

Alyana hocha la tête et ouvrit la porte du Manoir. A peine eut-elle posé un pied dans le hall qu'une boule verte fonça et s'arrêta devant elle. Globule, au bord des larmes, s'était mis à genoux devant sa petite maîtresse :

- Miss Alyana ! Oh Miss Alyana vous zêtes de retour ! Vous nous zavez tellement manqué !

La jeune sorcière s'accroupit et ne put s'empêcher de prendre l'elfe de maison dans ses bras.

- Globule ! Toi aussi, tu m'as manqué ! La nourriture est délicieuse à Poudlard, mais toi, tu es le meilleur cordon bleu de toute la Grande-Bretagne !

Le petit elfe rougit et invita ses maîtresses à s'installer dans la salle à manger. Là, elles y découvrirent Mr Willson, attendant avec impatience le dîner.

- Bonsoir, lança-t-il d'un ton glacial, en voyant Alyana entrer.

- Bonsoir papa, répondit poliment la fillette, Comment vas-tu ?

- Très bien.

Et ce fut tout. Pas un mot de plus. Lors du repas, il ne s'intéressa pas à sa fille, ne lui posant pas une seule question sur ces quelques mois passés à Poudlard.

Heureusement, Mrs Willson en posait pour deux. Alyana lui expliqua tout ce qu'elle avait fait, jusqu'à présent : les bons contacts avec Theodore –sa mère sembla soulagée, les cours intéressants, le club du professeur Slughorn, les liens d'amitié qu'elle avait tissé –elle évita soigneusement de dire que sa meilleure amie était d'origine moldue, etc.

Mais pas le moindre mot ne sortit de la bouche de Marcus Willson. Même quand Alyana lui remit les salutations du Maître des potions, il ne réagit pas, faisant comme si sa fille n'existait pas.

Au fur et à mesure que le repas avançait, la jeune sorcière sentait revenir cette boule au ventre, qu'elle avait eu après avoir été répartie à Gryffondor. Elle ne toucha d'ailleurs pas à la tarte au sucre qu'avait préparé Globule. Dépitée, Alyana demanda à quitter la table et se rendit dans sa chambre. L'elfe de maison y avait amené ses affaires et Archimède. Elle le libéra et pendant le restant de la soirée, elle se confia à lui, caressant doucement son plumage.

- J'aurais peut-être mieux fait de rester à Poudlard, tu ne crois pas ? murmura la fillette.

A ce moment, on frappa à la porte et Mrs Willson entra, l'air désolé. Elle s'avança vers sa fille, lui embrassa le front et s'assit à ses côtés

- Ecoute, je sais que la réaction de ton père n'est pas facile, bien au contraire. Il pourrait se montrer compréhensif, content pour toi… mais il était tellement persuadé que tu allais te retrouver à Serpentard…

- Ne t'inquiète pas maman, j'ai eu le temps de m'imaginer sa réaction. Je savais qu'il allait être déçu. Même si je t'avoue que je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi excessif.

Mrs Willson resta silencieuse, le regard triste. Alyana reprit d'une voix douce.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Il finira bien par me pardonner.

- J'en suis certaine. Tu es sa fille unique : il t'aime. Et il est tout aussi content que moi de te retrouver, sois en sûre.

Une dernière fois, Mrs Willson embrassa la fillette et sortit de la chambre, après lui avoir souhaité bonne nuit.


Comme à son habitude, la mère d'Alyana ne s'était pas trompée : la situation s'améliora et ce, dès le lendemain : le maître des lieux adressa à nouveau la parole à sa fille. Certes, il était toujours aussi sec qu'un claquement de fouet, mais au moins, il parlait et cela réjouissait la petite blonde.

La veille de Noël, le manoir allait accueillir toute la famille : Alyana redoutait ce moment plus que tout. Elle allait devoir passer la soirée avec son oncle, sa tante, Theodore, mais aussi et surtout, ses grands-parents paternels. De tous, c'était sa grand-mère qui l'inquiétait le plus : elle était une grande bavarde, n'hésitant pas à critiquer tout ce qui n'allait pas. Et, Alyana en était sûre, elle était quelque chose qui n'allait pas.

La journée passa bien trop vite à son goût : sa mère et elle s'étaient rendues au Chemin de Traverse pour faire les derniers achats de Noël et dans la cohue du 24 décembre, le temps était passé bien trop vite.

En revenant, les bonnes odeurs de cuisine avaient envahies le rez-de-chaussée et Alyana eut tout juste le temps de se laver, de s'habiller d'une jolie robe et de coiffer ses cheveux d'une natte sur le côté, tenant à l'aide d'une des pinces en argent qu'elle avait reçu pour son anniversaire. Mr Willson était lui aussi à peine rentré du travail et avait juste eu le temps de s'apprêter.

Avec ses parents, Alyana accueillit poliment son oncle, sa tante et Theodore, qui furent les premiers à arriver. Le couple les salua et entra. Daisy était toujours fidèle à elle-même, arborant son éternel regard ennuyé. Julius Willson, le père de Theodore, ressemblait énormément à son frère : il était de grande taille, avait des cheveux châtains coupés courts, coiffés en arrière et le regard sévère. Globule débarrassa les invités de leur cape et retourna presque en courant à la cuisine, continuant à préparer le repas. Le pauvre était totalement débordé.

Theodore était ravi de retrouver sa cousine.

- Tu es vraiment jolie, comme ça ! dit-il d'un ton enjoué, Tu devrais coiffer tes cheveux de cette manière plus souvent.

- Merci Theodore, tu es bien trop aimable ! répondit Alyana en riant.

Leur petite conversation fut rapidement interrompue par l'arrivée des grands-parents. Marius Willson, le doyen de la famille, était un petit homme. La fillette soupçonnait d'ailleurs de tenir sa petite taille de lui. Très élégant, il portait une moustache grise, allant de pair avec les quelques cheveux qu'il lui restait, dans la nuque. Contrairement au restant de la famille, il avait l'air plus modeste. Alyana l'avait toujours beaucoup aimé. Le vieil homme se déplaçait à pas lents, comme si marcher lui était difficile. La fillette lui proposa son bras, qu'il accepta volontiers, sous le regard accusateur d'Elora Willson, la grand-mère. Cette dernière était le total opposé de son mari : elle était grande, avait le regard sévère -dont avaient hérité ses fils- encadré par quelques mèches rebelles de son chignon couleur argent.

- Alors, lança-t-elle à l'attention de sa petite-fille, comme ça, il paraît que tu es à Gryffondor ?

Les joues d'Alyana rosirent, en même temps qu'elle sentait son estomac se contracter. Mais Marius leva une main ridée.

- Elora, par Merlin ! J'aimerais fêter Noël tranquillement. Laisse la gamine tranquille, Gryffondor ou non !

Tout le monde, Alyana comprise, lança un regard étonné au grand-père : il était du genre à ne jamais donner son avis, laissant sa femme s'exprimer pour deux. D'un coup, Alyana sentit l'atmosphère changer : elle n'était plus aussi « électrique ». La fillette conduisit son grand-père jusqu'au salon et s'assit dans un des divans, à ses côtés.

Et finalement, le réveillon de Noël aurait pu être pire : tandis que les adultes parlaient de choses en tous genres et mangeaient les amuse-bouche préparés par Globule, Theodore et Alyana jouaient aux Echecs version sorciers, à côté de l'immense table du salon.

Ce fut lors du dîner et quelques verres d'alcool plus tard, que la grand-mère Elora osa à nouveau ouvrir la bouche.

- Alors, Alyana, comment se sont passés ces premiers mois à Poudlard ?

- Oh, très bien grand-mère, répondit Alyana entre deux bouchées de dinde.

- Il nous a fallu du temps avant de digérer le fait que tu sois à Gryffondor, mais finalement, toutes les familles ont ce genre d'énergumène : je ne t'en veux pas. Ça te donne un petit côté exotique. Je suppose que le Choixpeau a longuement hésité avant de t'envoyer à Serpentard, n'est-ce pas ?

La fillette manqua de s'étrangler.

- Euh oui, mentit-elle.

- Bon, eh bien on peut dire que tu es un peu à Serpentard, alors. Ce n'est pas comme ce Sirius Black ! Il est une honte pour sa famille. Quand Irma Black, sa grand-mère, vient prendre le thé, elle me parle parfois de lui. Il va finir par la pousser dans la tombe, sois en sûre ! Tu as dû le rencontrer, vu qu'il est lui aussi à Gryffondor.

- Vaguement… répondit la fillette, la tête ailleurs.

- Eh bien, il fait tout pour nuire à sa famille. Ils ont une grande réputation, pourtant. Il paraît qu'il est ami avec des Sangs-de-Bourbe. Vraiment… tu n'es pas amie avec des Sangs-de-Bourbe, n'est-ce pas, Alyana ?

Sous la table, Theodore donna un coup de pied à sa cousine, qui dut ravaler un cri de douleur.

- Oh non ! Bien sûr que non ! s'exclama-t-elle, Dans mon dortoir, il y a des filles d'origine moldue, mais je ne leur parle pas.

- Très bien, roucoula Elora, Ils pourraient tout de même faire l'effort de séparer les Sangs-de-Bourbe des Sangs-Purs. Enfin, tu me rassures, tu n'es pas un cas totalement désespéré, contrairement à ce Sirius.

- Bon, on peut arrêter de parler de lui maintenant ? demanda Theodore d'un ton sec, Je dois déjà le supporter à l'école, inutile d'en rajouter pendant les vacances, s'il-vous-plait.

Elora Willson éclata de rire, le nez pointé vers le plafond et s'intéressa alors à son petit-fils, laissant Alyana tranquille jusqu'à la fin de la soirée.

Les deux enfants continuèrent à jouer à des jeux de société, jusqu'au déballage des cadeaux. Normalement, cela se faisait le jour de Noël, mais la famille préférait le faire à minuit : vieille tradition. Autour d'un dernier digestif, les adultes parlèrent ensemble du Seigneur des Ténèbres. Intriguée, Alyana tendit l'oreille, se faisant prendre ses pions d'échecs un par un. Malheureusement, elle n'en apprit pas plus que ce qui avait été dit durant la conversation entre Theodore et Regulus Black : ce Voldemort cherchait encore des fidèles, mais d'après les rumeurs, son groupe commençait à grandir de plus en plus.

Alyana fut ramenée à sa partie par son cousin :

- Mais qu'est-ce que tu fiches ? Je viens de prendre ta reine avec la plus grande des facilités !

S'excusant, la fillette retourna son attention vers sa partie d'échec et n'écouta plus les rumeurs des adultes. De toute manière, ce Seigneur des Ténèbres allait certainement finir rapidement dans l'oubli, après avoir été remis à sa place par le Ministère de la Magie.


Les vacances continuèrent tranquillement et la veille de sa rentrée à Poudlard, Alyana prépara ses valises. Elle était triste de quitter sa mère –et son père- mais elle était aussi pressée de retourner à l'école : les cours et ses amies lui manquaient, surtout Myriam et Olivia. Et puis, la salle commune des Gryffondor était bien plus chaleureuse que le Manoir Willson, il fallait bien l'avouer.

Le lendemain, le couple conduisit sa fille jusqu'à la gare de King Cross et la même scène que celle du premier septembre se répéta, sauf que cette fois, Alyana prit un compartiment avec ses amies de dortoir. Heureusement, Mr Willson ne remarqua pas que deux d'entre elles étaient d'origine moldue.

Le Poudlard Express démarra et ramena les fillettes dans le traintrain de leur scolarité.