Musique : Magnet – Vocaloid (Je vous conseille la version de Hatsune Mikuo et Megurine Luki, mais faites comme vous voulez pour ça).
Petite note de Moki : I'M LAAAAAATE ! Excusez-moi de ce FUCKIN' retard. Voici enfin le quatrième et dernier chapitre de cette fuckin' fiction, que je suis bien contente d'avoir terminée… Y'a pas d'histoire quand on y pense. C'est nul. Bref. Hem… Voilà. Finalement, il n'y a pas de vrai Lemon… Ne me tuez pas. J'f'rais bien un OS BelxFran pour compenser plus tard.
…
Ses mains se perdaient dans les cheveux blonds. Une de celles de Bel agrippait fermement sa nuque, alors que l'autre descendait vers le bas de son dos. Leurs lèves et leurs langues ne voulaient plus se quitter. Leurs corps s'étaient collés presque automatiquement, comme si c'était ce que chacun attendait depuis longtemps. Après tout, c'était peut-être vrai. Ils n'étaient plus qu'un amas de membres entremêlés, de souffles mélangés. Leurs pensées ne ressemblaient plus à grand-chose, juste d'étranges sensations désireuses de se rencontrer. La main de Belphegor descendit. Descendit encore. Puis il stoppa tout. Il poussa légèrement son apprenti et le regarda avec un air entre la gêne et l'incompréhension. On aurait aussi pu passer par le dégoût. Fran, lui, arborait pour une fois une autre expression. Un air interrogateur se dessinait son visage, et on pouvait lire la honte dans son regard. La honte de s'être laissé emporter. Et celle de s'être fait en quelque sorte rejeter.
-Bordel, qu'est-ce que tu fous, soupira Bel d'une manière presque inaudible.
Il s'appuya contre la première surface qu'il trouva, ne prenant pas le temps de vérifier si elle était fiable. Le mur d'un bâtiment, s'entend. Le prince prit sa tête entre ses mains, hésitant à rester là, en état de faiblesse, jusqu'à ce que Fran dise quelque chose ou à l'embrasser à nouveau. Les deux alternatives lui paraissaient humiliantes. Il pouvait tout aussi bien faire comme si de rien était. Mais c'était admettre qu'il était un lâche. Il réalisa soudain que depuis cette soirée, il l'avait été. Il n'avait été rien d'autre qu'un sale lâche. Il réalisa son comportement indigne d'un prince, du début à la fin.
-Bel-senpai, je…
-Tais-toi.
Même en ce moment, il l'était. Il n'était même pas capable de regarder Fran dans les yeux. Lui, il le fixait, essayant de comprendre. D'obtenir quelque chose. Mais Belphegor ne l'écoutait pas. Il devrait donner une réponse, si il le faisait. Et aussi humiliant que cette pensée puisse être, il n'oserait pas. Ca serait lui avouer tous les sentiments qu'il s'était efforcé de cacher. Et qu'il avait découvert au fil des heures. Il avait fini par s'en rendre compte. Il se détestait de penser ça.
-Vous ne vous souvenez plus du tout… De ce que vous m'avez dit, Bel-senpai ? Ou vous ne le pensiez pas ? Dites-le moi… S'il vous plait.
Le blond s'étonna, relevant la tête.
-Qu'est-ce que tu…
Belphegor s'était rapproché de Fran.
-Vous aviez dit… Que vous m'aimiez.
Et tout devint d'un seul coup encore plus étrange, encore plus lourd, comme si cela ne suffisait pas. Les joues du prince se teintèrent de rouge, celles de la grenouille l'étaient déjà. Bel attira la nuque de Fran à lui, collant son front au sien, couvert par ses mèches de cheveux. Ses mains passèrent du cou de son kohai à ses joues, puis il plaqua violemment ses lèvres contre les siennes une fois de plus.
-Je t'aime.
Nul ne saurait dire ce qui s'était exactement passé dans la tête de chacun à ce moment. Nul ne saurait dire pourquoi, d'un coup, ils s'étaient tout avoué, à eux-mêmes comme à l'autre. La seule chose qu'on pourrait dire est que tout avait radicalement changé, ne serait-ce que l'espace de ce moment là. La guerre en paix. L'indifférence en attirance. La distance en rapprochement.
Et la haine en amour.
…
-Bel-… Bel-senpai…
-Chut.
-Nous sommes en mission, Bel-senpai.
Le blond continua de déboutonner le manteau de son kohai, ne se souciant pas le moins du monde de ce qu'il venait de dire. Ni du fait qu'ils se trouvaient actuellement au coin de cette rue, Fran plaqué contre le mur, Bel tentant quelque chose de suspect à l'œil de tout passant qui verrait la scène. Seulement, aucun ne la verrait. Il ne fallait pas l'oublier. Ils étaient couverts d'une illusion.
-Personne ne peut nous voir. Et cette mission ennuie le prince.
Il embrassa ardemment le cou du jeune homme et le débarrassa une fois pour toute de sa veste.
-Le boss va nous tuer.
-M'en fous.
-Vous êtes fou Bel-senpai.
-Je sais.
Tous deux savaient que les protestations de Fran ne serviraient à rien. Car ils n'en pouvaient plus. Ils avaient craqué. Ils s'étaient tout déballé, sans penser aux conséquences de leurs actes, et ils ne pouvaient pas s'arrêter. Le désir les consumait, plus fort que jamais. Fran enroula ses bras autour du cou de son blond, ainsi que ses jambes lorsque Bel souleva ses cuisses et l'appuya contre le mur. Il rejeta sa tête en arrière, s'abandonnant complètement à lui. A Belphegor. A eux.
-Vas-y, Bel-senpai.
…
-VOIIII ! Comment ça vous n'avez rien trouvé ?
-Ushishishi~ Le requin serait-il devenu sourd ? Ce type ne cachait strictement rien, c'est tout.
-Rien de louche, rectifia Fran.
-Vous n'êtes qu'une bande d'incapables ! Comment pensez-vous que le boss va réagir, hein ? Qui c'est qui va se taper tout le boulot d'après vous ?
-T'auras qu'à le laisser te violer pour te faire pardonner, ushishishi~
Squalo vira soudain au rouge pivoine, se retourna et partit, laissant un prince s'esclaffant au milieu de la pièce et une grenouille soupirant devant un tel spectacle.
-Vous ne changerez jamais, Bel-senpai.
-Toi non plus, répondit l'autre en gardant son sourire.
-Mh, je sais.
Fran sourit à son tour. Un léger sourire en coin, témoignant un reflet de sa personnalité qu'il avait décidé de ne dévoiler qu'à une seule personne. Une personne qui serait le seul spectateur de ses sourires.
