Saluuuut !

Merci à vous ! C'est très gentil, vous êtes adorables !

Bon alors, j'ai finalisé les premiers chapitres. J'ai fait en sorte qu'ils soient un peu plus longs, du coup il n'y en plus que 14 au lieu de 15.

Je voulais poster un autre chapitre dans le milieu de la semaine, mais il m'est venu une autre idée. Un OS, et évidemment, je n'ai pas réussi à faire autre chose. Donc je fais une petite pause OS, qui ne devrait pas durer très longtemps et, je me reconcentre sur cette histoire. Une pause ne fait jamais de mal, hein ?!

Dans ce chapitre, discussion mère / fils, car c'est un fait important de cette histoire et surtout, c'est le dernier avant l'arrivée d'Emma à Storybrooke.


- Discussion mère / fils -

Vendredi était enfin là, Régina était heureuse aujourd'hui, car son fils rentrait de son voyage de cinq jours à New-York. Elle s'impatientait. Elle avait prit sa journée et depuis son réveil, ce matin, elle n'avait pas arrêté. Le ménage avait été fait à fond, le repas du soir était déjà cuisiner, comme ça, elle pourrait se consacrer entièrement à son bébé.

L'état de Régina était pire qu'un enfant à Noël, quelques secondes avant d'ouvrir ses cadeaux. Elle ne tenait pas en place. Finalement, la jeune brune trouva a s'occuper. Avec les derniers événements, elle n'avait pas eu le temps de s'occuper de son pommier. Le printemps allait arrivé, une bonne taille lui fera du bien. C'est ainsi qu'elle se retrouva avec un tablier de jardin, un sécateur à la main à la rechercher des petites branches qui parasiteraient la repousse des nouveaux bourgeons.

Quelques activités hautement prioritaires plus tard, l'heure d'aller chercher Henry arriva. Régina ne prit pas la peine de mettre une veste, aujourd'hui pour le retour de son fils, il faisait un temps superbe. Pas un nuage à l'horizon et un soleil qui réchaufferait le plus givré des coeurs de glace. Le sourire aux lèvres, elle se rendit en voiture tranquillement jusqu'à l'école. Malgré la lenteur à laquelle elle avait circulé, pour une fois, elle arriva tout de même en avance.

Quinze longues minutes plus tard, les parents, tous pressés de revoir leurs progénitures, étaient attroupés devant la porte du car. Régina resta quelques mètres derrière eux, elle savait qu'Henry ne la chercherait pas parmi la foule. Et là au milieu du groupe d'enfant descendu du car, elle l'aperçut. Une larme ne put être retenue, car elle se rendit compte en le revoyant, qu'il lui avait terriblement manqué. Leurs yeux se croisèrent et leurs sourires s'agrandirent. Henry lâcha son sac et se faufila entre les parents avant de courir et sauter dans les bras de sa mère. Ils étaient enfin ensemble, enfin dans les bras l'un de l'autre comme si cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vues.

- MAMAN ! Henry hurla dans un sanglot, la joie de la retrouver.

- Mon chéri !

Régina le serra aussi fort que possible espérant lui transmettre le bonheur de l'avoir dans ses bras.

- Tu m'as tellement manqué maman !

- Toi aussi, Henry, beaucoup !

- On peut rentrer chez nous ?

- Oh que oui mon coeur, va vite chercher ta valise et tu me racontes ton voyage. Je veux tout savoir.

Le court trajet du retour se fit dans une ambiance d'excitation du au simple plaisir de se retrouver.

- Maman, on peut regarder un dvd ce soir ?

- Je n'espérais pas autre chose.

Et c'est avec un sourire radieux, qu'ils arrivèrent chez eux. Le bras de Régina par-dessus les épaules de son fils pour remonter l'allée jusqu'à la porte d'entrée.

- Range ta valise et va prendre une bonne douche. Rejoins-moi quand tu as fini. Je t'ai préparé des lasagnes pour ce soir.

- Génial ! Merci maman. T'es la meilleure ! Dit-il en montant les marches deux par deux afin d'atteindre l'étage.

Régina était dans la cuisine pour mettre à chauffer le plat dans le four. Elle se servit un verre de vin rouge et un verre de soda pour son fils. Aujourd'hui, on fête le retour d'Henry ! Ce dernier arriva dans la cuisine et enlaça sa mère par la taille. Un silence réconfortant régnait dans la pièce et cela ne les dérangeait pas, car la présence l'un de l'autre suffisait. Régina finit par prendre la parole d'une voix douce.

- Donc... Ce voyage ? Raconte-moi.

- C'est immense là-bas. Dit-il dans un grand sourire. Les trottoirs sont plus grands que nos routes. On a croisé Batman, Elvis, un homme déguisé en hot-dog...

Il se mit à rire en évoquant l'homme-sandwich.

- Mademoiselle Blanchard a eu peur quand il s'est approché d'elle. Elle est partie en courant en lui criant qu'elle était végétarienne ! Tout le monde rigolait.

Régina se mit rire avec son fils en imaginant la situation. Elle aurait payé cher pour voir ça. Non pas qu'elle n'aimait pas la maitresse d'école d'henry, mais Régina la trouvait trop molle, trop mièvre. A chaque fois qu'elle la croisait ou lui parlait, la mairesse n'avait qu'une envie, la secouer un bon coup, qu'elle sorte de son monde de bisounours pour retrouver la réalité. Et aussi loin que Régina s'en souvienne, cela avait toujours été ainsi.

- On s'est promené dans central parc, près du zoo, c'est un endroit géant ! On a pris le bateau pour voir la Statue de la Liberté. Mary-Margaret nous a fait un cours sur l'architecture du vieux pont de Brooklyn et nous sommes montés au 86ème étage de l'Empire State Building ou la vue était impressionnante ! Et, on a beaucoup marché.

Henry semblait heureux de sa petite semaine, des merveilleux souvenirs pleins la tête.

- Alors maman, et toi, quoi de nouveau ici ?

La mère rigola à la question de son garçon.

- Tu sais Henry, tu n'es parti que cinq jours. Alors il ne s'est pas passé grand chose ici. C'est loin de ressembler à New-York.

- Ho... Souffla Henry en fronçant les sourcils.

Henry était déçu, mais la jeune femme savait que ce qu'elle s'apprêtait à lui annoncer allait lui rendre le sourire.

- Il y a peut-être quelque chose.

Soudain, Henry releva la tête vers sa mère et l'interrogea du regard.

- Assieds-toi, je t'explique. Je t'ai servi un verre de soda. C'est exceptionnel, n'en prend pas l'habitude. Lui dit-elle dans un clin d'oeil alors que son fils prenait place sur l'un des grands tabourets de l'ilot central de la cuisine.

Il but une gorgée de son verre et ce fut les coudes sur le marbre et le menton sur ses mains qu'il demanda.

- Alors ? Dis-moi !

- Quelle impatience jeune homme.

Régina s'amusait du comportement de son fils.

- Notre ville va bientôt accueillir un Shérif.

- QUOI ? C'est génial ça ! Un vrai ?

Henry venait de sauter de son tabouret pour sautiller partout dans la cuisine.

- Ha ha ha, oui, un vrai. Je savais que ça te plairait !

- Oh que oui. Je pourrais aller le voir ? Supplia- t-il les mains jointent devant sa mère.

- Il n'est pas encore arrivé. J'ai eu un premier rapport sur lui en début de semaine mais j'aurais un dossier complet lundi matin. Je ne connais d'ailleurs toujours pas son nom. Lui répondit-elle en posant ses mains sur ses épaules.

- D'accord ! Tu me tiendras au courant, hein ? Ça, c'est vraiment cool maman !

Henry finit son verre d'une traite et s'activa pour mettre la table. Ce soir il était heureux, mais pourtant un sujet lui gâchait ce moment. Il devait en parler avec sa mère, mais la peur le tétanisait.

Ils étaient tranquillement en train de manger et le jeune homme dévorait son assiette de lasagne. C'était son plat préféré et surtout quand sa mère les cuisinait, c'était carrément divin.

- On peut regarder Avengers ce soir ? Lança- t-il entre deux bouchées.

- Tu as envie d'héroïsme ce soir ? Demanda-t-elle l'air de rien, sachant que cette demande avait un rapport avec la venue du shérif.

- Ce film n'est pas trop violent pour toi?

- Oh s'il te plait maman ! Supplia-t-il les mains jointes et son air de chien battu plaqué sur le visage. Si j'ai peur je viendrais dormir avec toi.

- Ben voyons ! Tu sais parler aux femmes mon chéri !

- Ca veut dire oui ? Demanda-t-il impatiemment

- Oui !

- Super! Merci maman.

Le repas se termina dans les rires et la bonne humeur de chacun, Henry racontant ses anecdotes sur son voyage. Tout comme le verre de soda, exceptionnellement, Régina prépara un chocolat chaud saupoudré de cannelle comme le boit son fils et lui amena dans le salon où il attendait patiemment pour lancer le dvd. Mais il jouait avec ses doigts et sa mère vit bien que quelque chose n'allait pas. Il paraissait perturbé.

- Qu'y a-t-il, Henry ? Demanda-t-elle soucieuse du comportement de son fils.

- Je ne sais pas trop maman.

- Mon ange, tu sais que tu peux me parler de tout.

- Oui… C'est que, je ne sais pas comment te le dire…

- Commence par le début, ça sera déjà bien.

Elle se rapprocha de lui et entoura ses petites mains des siennes plus chaudes, propageant quelque chose de réconfortant.

- A New-York, j'ai fait la connaissance d'un garçon au centre où on dormait. Commença-t-il hésitant à poursuivre.

- Continue, Henry.

- Léo, il m'a expliqué qu'il… avait été abandonné… et qu'il cherchait… sa maman biologique.

Régina ferma les yeux à cet instant tant redouté, elle comprenait ou Henry voulait mener cette conversation.

- Henry, que veux-tu savoir ?

La voix de la jeune femme était tiraillée entre la peur, les sanglots et l'inquiétude. Elle ne voulait pas perdre son garçon…

- Moi aussi, j'ai été abandonné, je le sais. Je me pose des questions. On en a jamais vraiment parlé et j'aimerais en savoir un peu plus sur mon adoption.

- Je t'écoute mon chéri. C'est vrai que tu es un grand garçon maintenant et, tu mérites d'en connaître les détails.

-C'est vrai ? Tu veux bien ?

Les yeux d'Henry brillaient de reconnaissance et sa douce bouille de jeune garçon se firent convaincants, si bien que, sa mère n'hésita pas plus longtemps. Le petit cœur d'Henry vibrait d'impatience.

- Bien évidemment.

Régina malgré son apparence détendue, elle pleurait à l'intérieur. Son cœur se brisait de devoir aborder un tel sujet, car peu importe la direction que prendrait cette conversation, elle savait sur quoi cela déboucherait.

- J'aimerais que tu me racontes comment je suis arrivé ici, à Storybrooke.

- Je me sentais seule. Commença la mairesse, les yeux dans le vague, l'esprit dans ses souvenirs. C'est très égoïste à dire ça comme ça, mais, c'était le cas. Mes journées étaient réglées comme du papier à musique sans aucun changements, sans aucune vie. Je n'ai pas grandi dans une famille très aimante et au fond de moi, je savais que j'avais une dose considérable d'amour maternel à offrir.

- Pourquoi ne pas avoir eu ton bébé à toi ?

- Tu es mon bébé à moi, Henry même si nous n'avons pas les mêmes gênes. Confirma Régina en prenant en coupe le visage de son fils pour planter ses yeux déterminées dans ceux de son fils. Ne doute jamais de l'amour que je te porte Henry, tu es mon fils !

- Je sais maman.

Henry baissa les yeux honteux d'avoir pu blesser sa mère avec une parole maladroite.

- Je ne… peux pas avoir d'enfant. C'est pour ça que j'ai choisi l'adoption.

- Excuse-moi.

- Tu n'as pas à t'excuser mon chéri. Un jour, je suis allée voir Mr Gold, je savais qu'il avait un grand nombre de contacts qui me permettrait de recourir assez vite à une adoption. Il a été compréhensible et à bien voulu m'aider.

- Faudrait que j'aille le remercier alors ?

- Si tu veux mon prince. Un mardi après-midi, il est arrivé dans mon bureau avec un dossier sous le bras. Un petit garçon de trois semaines venait d'être mis sur la liste des adoptions à l'orphelinat de Boston.

- Moi ?

- Oui, mon ange, c'était toi.

- Quand j'ai lu ton dossier, j'ai su que c'était toi. J'ai appelé l'orphelinat directement et j'avais un rendez-vous dès le lendemain. Après plusieurs jours et beaucoup de documents à remplir, j'ai pu venir te chercher. Quand j'ai croisé ton regard pour la première fois, tu as fait battre mon cœur plus que de raison et j'ai su en une fraction de seconde que j'avais devant moi, mon fils. J'ai choisi à ce moment de t'appeler Henry, comme ton grand-père.

- Merci maman. De me raconter tout ça. Ça me fait très plaisir.

- C'est normal, tu as le droit de savoir.

Henry se redressa sur le sofa, son air interrogateur faisait comprendre que sa réflexion tournait à 1000 à l'heure. D'autres questions s'ajoutaient les unes après les autres et tout se bousculait dans sa tête. Il était heureux, vraiment, de pouvoir avoir une histoire à raconter. Savoir d'où il arrivait et comment il avait atterri à Storybrooke. Mais une zone d'ombre l'embêtait encore. Dorénavant, il connaissait sa vie depuis l'orphelinat, mais il y avait trois de semaine de sa vie, qu'il ignorait encore.

Il baissa la tête par peur de voir la tristesse dans les yeux chocolat de sa maman.

- Tu penses que la femme qui m'a mis au monde ne m'aimait pas pour qu'elle me laisse ? Tu sais pourquoi elle a fait ça ?

Assis l'un contre l'autre dans le canapé Régina se décala pour le prendre dans ses bras et l'enlaça de tout son amour. Caressant ses cheveux le plus délicatement possible.

- Non Henry, je ne sais pas pourquoi elle t'a laissé. Je suis désolée mon chéri, dès fois, la vie ne laisse pas le choix à certaines personnes. Peut-être que oui, elle ne t'aimait pas. Mais peut-être qu'elle t'aimait très fort, peut être que cette femme ne pouvait pas te garder, car elle n'était pas prête pour s'occuper de toi. Abandonner quelqu'un n'est pas forcément un manque d'amour. Ca peut être tout le contraire.

Les larmes d'Henry coulaient sur son visage d'enfant et Régina ne pu retenir les siennes. Malgré l'envie de la dénigrer auprès d'Henry, elle était dans l'incapacité de dire du mal de cette femme, car grâce à elle, Régina avait trouver son fils. C'était la première fois qu'il évoquait ce sujet et chacun en était perturbé, mais chacun se rassurait dans les gestes de l'autre.

- Tu crois qu'elle pense à moi des fois ? Demanda le jeune garçon en se détachant légèrement de l'étreinte de sa mère pour la regarder de ses yeux humides.

- J'en suis sûre. J'imagine que mettre au monde un enfant est quelque chose d'inoubliable. Je suis certaine qu'elle a cette image de ta naissance et qu'elle ne l'oublie pas. Une image de toi que moi aussi, j'aimerais avoir.

- Je t'aime maman, je suis désolée de te faire pleurer. Je me pose quelques questions, c'est tout.

- Ne t'en fais pas. C'est normal mon ange et je serais toujours présente pour toi si tu as d'autres questions. Tu viens m'en parler quand tu veux.

Pour toute réponse, il encercla le cou de sa mère et blotti sa petite tête sur l'épaule de Régina.

- On regarde notre film ?

- A nous les méchants ! Sourit-elle en ébouriffant tendrement les cheveux de son fils adoré qui ria.

C'est ainsi, Henry allongé sur les genoux de sa mère qu'ils regardèrent leur dvd. A la fin de celui-ci, Régina porta le brun jusqu'à sa chambre pour le coucher et le border. Un tendre baiser sur le front et elle le laissa aux doux bras de Morphée avant de rejoindre son propre lit et tomber dans un sommeil mérité après les émotions de la soirée.

Le week-end se passa comme les autres si ce n'est que mère et fils semblaient plus proches et plus complice. La conversation du vendredi soir leur avait fait prendre conscience qu'à eux deux, ils formaient la plus belle des familles.

Le lundi matin arrivant, Henry fut déposé à l'école, il allait passer la journée entière à faire un grand rapport complet sur leur voyage pour pouvoir le présenter aux parents en fin d'année scolaire. Régina, elle, prit la direction de la mairie.

Une semaine commençait pour la petite ville et elle ne pensait qu'à une seule chose, le futur shérif.

Assise à son bureau, son café sur le côté, elle alluma son ordinateur comme tous les matins pour consulter ses mails professionnels. Et ce qu'elle attendait était là. Un mail de la police de Boston, lui fournissant un dossier concernant les informations nécessaires quant à l'arrivée du shérif. Elle imprima l'intégralité du courriel et une fois les papiers en main, elle saisit son café et parti s'asseoir sur l'un des sofas.

Plus elle lisait les états de service de celui-ci, plus elle était impressionnée. Pourquoi se séparait-il d'un si bon élément ? La réponse à sa question fut vite donnée quand elle arriva à la partie la moins glorieuse.

- Intéressant… Pensa- t-elle en plissant les yeux et pencher la tête

Contre toute attente, Régina n'était absolument pas inquiète envers ce tempérament de feu. Elle savait qu'un shérif allait rassurer tout le monde, mais un shérif avec un caractère bien trempé, dans cette ville trop calme, allait surement être très plaisant et pimenté cette ville parfois trop monotone.

- A lundi prochain, Shérif Swan. Dit-elle dans un grand sourire en s'adossant au dossier du canapé.


Et voilà pour ce chapitre !
J'espère qu'il vous aura plus. Encore merci à vous, vous êtes géniaux !

Dans la suite, Emma qui prépare son départ et enfin, son arrivée parmi les Storybrookiens ! Dès le chapitre 5, les textes seront un chouïa plus long.

À très vite dans une review ;-)

La bise à toutes et, à samedi prochain pour le chapitre 5 !