Annonce : Cette histoire ne m'appartient pas, et je ne touche pas d'argent sur ce travail. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.Rowling et cette histoire est une traduction de Hand-Me-Down Clothes de Quillitch.
Et voilà enfin le nouveau chapitre avec un peu de retard, j'en suis désolée, mais je n'ai pas eu accès à Internet pendant les vacances. A partir de ce moment, les chapitres s'allongent, et je pense qu'il me faudra en moyenne une semaine de plus pour les traduire, je vous assure que je ferai le plus vite possible ! Le prochain chapitre devrait arriver d'ici deux à trois semaines.
Pour ce chapitre (je crois que c'est une de mes meilleures traductions, sans vouloir me vanter !), un jeu de mot n'a pas pu être traduit en français, je m'explique : en anglais Superman veut dire le super homme, l'homme puissant (au super pouvoir !), mais comme c'est ici une référence à un héros, Superman reste Superman en français.
Je vous donne donc la traduction … de l'extrait qui n'a plus de sens en français.
"Etes-vous Superman ?" Etes-vous l'homme puissant ?
"Qui est soupa man ?" Qui est l'homme à soupe ?
Bref, voilà pour le blabla technique, passons maintenant aux choses sérieuses :
Bonne année 2007 à tous ! Avec tout le tralala qui va avec, santé, bonheur, richesse (c'est beau de se voir milliardaire !), réussite, vacances (ah! …les vacances…) …
Et forcément un grand merci à mes reviewers adoré qui me donne l'envie de continuer cette traduction (je ne pense pas être en mesure de répondre personnellement à tout le monde, mais vous pouvez être sûr d'être nommé et grandement remercié au début du chapitre suivant !)
Sérieusement ça fait toujours plaisir de lire vos messages (imaginer une débile sautant de joie dans sa chambre à chaque fois qu'elle a un mot…) C'est pourquoi j'embrasse très fort : P'tite Lune, elpotter, I-am-Lady-Voldemort, Llemaluna, adenoide, Elise, onarluca et ceux qui ont laissé un message aux chapitres précédents, MERCI!
Voilà, ça fait beaucoup pour une annonce…
Bonne lecture à tous,
Emmanuelle Dumbledore.
Les vêtements usagés.
"Tu es un Sorcier Harry !"
Malgré le fait d'être connu comme un homme de nature calme et d'une humeur agréable, Albus Dumbledore était pour une fois sincèrement consterné. Consterné étant bien sûr un terme qu'Albus aurait employé, car nous aurions plus volontiers dit enragé, et encore, c'est un euphémisme.
C'était peut-être regrettable que Vernon Dursley soit arrivé à la maison pendant que Albus et son jeune guide exploraient l'étage. Il était maintenant dans la cuisine étant mis au courant de la situation par sa femme. A entendre le son de sa voix, il ne semblait pas particulièrement content. Et alors que Harry n'était pas à être considéré comme un poltron, il avait, pour sa survie, une bonne dose de peur d'un Vernon en colère, et commençait à se cacher derrière la main de son nouvel ami.
"Harry ?" Demanda Dumbledore."Est-ce ton Oncle Vernon?"
Harry hocha de la tête catégoriquement, regardant longuement vers son placard, où ils se tenaient maintenant. Dans la cuisine un hippopotame beugla. Désolé, ça devait être Vernon, et Dumbledore avait l'air enchanté d'entendre cela.
"Bien,"sourit-il.
Harry lui lança un regard qui lui disait qu'il était complètement timbré, puis demanda, non sans hésitation.
"Allez-vous réellement me sortir me sortir d'ici, Mr Dumbledore ?"
"Absolument Harry, aussi rapidement que je le peux."
"Oh,"dit subitement un Harry maussade, imaginant un Oncle Vernon en colère et personne à ses côtés pour le protéger.
Dumbledore regarda le petit garçon soudainement défait et fut frappé par une inspiration.
"Ou,"dit-il, "je peux t'emmener avec moi maintenant, si tu veux que je le fasse."
"Oui, s'il vous plaît !" Harry leva la tête avec espoir et essaya de prendre l'air d'un petit garçon sage qui était parfait pour être 'bon à prendre'.
"Bien alors, une chose après l'autre…" Dumbledore prit une profonde inspiration exagérée pour le plus grand bien de Harry et ouvrit la porte de la cuisine, à côté de lui, Harry le suivait de très près.
A l'intérieur se tenait Vernon Dursley qui écoutait sa femme, qui faisant face à la porte vit la première Dumbledore. L'expression affolée de son visage informa immédiatement Vernon Dursley de la présence du directeur. Il se retourna brusquement et fit quelque chose d'extrêmement stupide. Il frappa Albus Dumbledore.
Harry poussa un cri en guise d'avertissement pour son ami Mr Dumbledore dès qu'il vit le poing charnu de l'Oncle Vernon s'élevé et s'avancer vers l'homme plus âgé, mais son cri mourût en gargouillis dans sa gorge alors que l'Oncle Vernon fut brusquement sur le sol, serrant sa main et pleurant comme un petit garçon. Surpris Harry fixa Mr Dumbledore qui semblait intact, complètement calme et plein de sang-froid. Pendant qu'il regardait l'homme recroquevillé sur le sol, Tante Pétunia criait d'une voix perçante sur son mari pour qu'il lui dise ce qui n'allait pas, mais Vernon Dursley continuait simplement de pleurer comme un bébé.
Harry prudemment tira sur la manche de Mr Dumbledore,"êtes-vous Superman ?" Murmura-t-il les yeux grands ouverts et remplis de respect.
"Qui est soupa man ?" Demanda Dumbledore.
"SupER Man,"rectifia Harry. "Comment pouvez-vous ne pas savoir qui est Superman?"
Dumbledore gloussa en pensant aux différences entre le monde moldu et le monde sorcier, et médita un court moment sur la manière dont il allait expliquer tout cela à un Harry âgé de sept ans.
"Bien vous êtes très vieux,"dit Harry pensivement, comme si cela expliquait tout. Dumbledore cilla de surprise, étrangement décontenancé par cette constatation. "Superman est un héros, il peut voler et il est super fort !"
"Je ne suis pas vieux," fut tout ce que dit Dumbledore. Harry le regarda bizarrement, et les sourcils de Dumbledore s'étirèrent en un froncement, "je jeux dire que 147 ans n'est pas si vieux. Je suis toujours plein de jeunesse et de vigueur, prêt à apprécier un compliment d'une ravissante dame…"
"Ceeennnt quuarrannte SEPT ans !"Glapit Harry ébahi par Dumbledore, "personne n'est si vieux !"
"Je le suis !"Protesta Dumbledore entièrement absorbé par leur petite conversation.
"Vous êtes une antiquité !"Dit Harry en dévisageant Dumbledore comme s'il était une sorte quelconque d'artefact d'un musée d'antan. "Vous pouvez mourir à n'importe quelle minute…" Harry recula légèrement comme s'il s'attendait à voir Dumbledore s'effondrer.
"Ressaisis-toi maintenant !"Dit Dumbledore, hérissé, "Je ne vais pas prochainement mourir à n'importe quel moment !"
Harry dont les yeux avaient commencé à s'emplir de larmes de peur de voir la mort proche de son héros, s'illuminèrent immédiatement.
"Vous n'allez pas mourir ?"
"Je ne vais pas mourir,"clarifia fermement Dumbledore.
Harry sauta de joie et bondit vers Dumbledore pour l'étreindre autour de la taille. Il se cramponna fortement à lui et renifla un peu alors que Dumbledore, pris au dépourvu, le serra maladroitement lui aussi dans ses bras.
"Qu'est-ce-que-vous-avez-fait-à-mon-mari ?"Rembarra une Pétunia furieuse, les interrompant.
"Rien de permanent, néanmoins j'imagine qu'il va avoir besoin de voir un docteur,"dit Dumbledore. "Certains des os de sa main doivent être indubitablement cassés. Je peux les soigner si vous voulez ?" Il fit un pas en avant, élevant une baguette en bois fine et allongée vers Vernon Dursley, mais Pétunia Dursley fit barrage de son corps et se plaça devant la grosse masse de son mari.
"Vous avez fait suffisamment de dégâts, vous abomination anormal, maintenant sortez de ma maison !"Elle cria cette dernière partie à Dumbledore qui grimaça un peu mais autrement l'ignora, Harry cependant courut devant Mr Dumbledore et répondit en hurlant à sa Tante.
"Laisse le tranquille !"
Dumbledore allait poser sa main sur l'épaule de Harry et gentiment mais fermement l'écarter du chemin, quand quelque chose se produisit et le choqua tellement qu'il fut incapable pendant un moment de parler ou d'agir.
Pétunia Dursley éleva sa main et gifla Harry. Elle le frappa si fort au visage qu'il perdit pied et s'écrasa au sol.
Harry mit un certain temps à relever la tête, et à ce moment Dumbledore expérimenta la rage véritable. Il avait un goût amer dans la bouche et sa tête bourdonnait, ses yeux brûlaient d'un bleu de glace et, sans qu'il sache cela, il éleva sa propre main, sa baguette oublié, prêt à livrer une terrible bataille. Mais il abaissa son regard juste à cet instant et vit Harry, un filet de sang s'écoulant de sa bouche, il était manifestement désorienté, mais observait la scène. Dumbledore, levant les yeux, vit Pétunia Dursley se recroqueviller face à sa fureur, et il abaissa sa main, honteux.
Sa colère s'évapora, les battements de son cœur diminuèrent et il s'efforça de reprendre le contrôle de ses émotions. Calmement il s'agenouilla à côté de Harry, prit la joue du petit garçon dans sa main, et murmurant des mots apaisants, il soigna les blessures causées par l'ignorance et la peur. Il serra gentiment le garçon dans ses bras et le souleva tout en se relevant lui-même. Harry était bien trop léger, aussi léger qu'une plume, il était ébranlé et tremblait. Il se cramponna à lui comme si sa vie en dépendait, Pétunia Dursley s'était réfugiée dans le coin le plus éloigné de la cuisine, toujours terrifiée par la furie de Dumbledore. Dumbledore leva sa baguette et sans demander la permission, diminua la douleur dans la main de Vernon Dursley suffisamment de temps pour qu'il puisse l'écouter et le comprendre.
"Il est devenu très clair pour moi que vous êtes incapable de prendre soin de Harry. Votre extrême et illogique peur de la magie vous a rendu déraisonnable au point de…la folie,"Dumbledore fit une pause l'espace d'un instant, sa colère maintenant contenu lui permettait de rester limpide.
"Je vais retirer Harry Potter de vos soins à partir de ce jour. Dorénavant vous n'êtes pas plus longtemps ses gardiens, ni sa famille. Je ne vais pas engager de poursuites contre vous pour les abus dont Harry a souffert sous vos soins, mais soyez averti, car à partir de ce jour et jusqu'à la fin, je garderai un œil sur vous, mon courroux sera grand si jamais j'apprends que vous avez malmené encore un enfant !"
En disant cela, Dumbledore tourna les talons et quitta la cuisine. Alors que la porte se fermait derrière lui, un bruit sourd dans les escaliers indiqua que Dudley avait été en train d'écouter et était maintenant en pleine retraite de peur d'être remarqué.
"Y a-t-il quelque chose que tu souhaites prendre avec toi Harry ? Un objet particulier ?
Harry réfléchit pendant un moment puis secoua la tête en signe de négation, il ne voulait pas prendre le risque d'être mis à terre et de quitter cette étreinte rassurante pour prendre quelques pairs de chaussettes et un soldat de plomb bizarre et difforme.
Approuvant, Albus Dumbledore parcouru rapidement la distance les menant à la porte d'entrée, marquant une pause un court instant sur le seuil. "Regarde une dernière fois Harry, parce que tu ne reviendras jamais ici."
Harry jeta un coup d'œil par-dessus l'épaule de son sauveur vers le sombre vestibule où était alignées des photographies de la famille et dans lesquelles il n'était pas inclus. Tout en pensant à sa Tante, son Oncle et son Cousin, il se fit la réflexion qu'il ne regrettait pas de les quitter, ils ne lui avaient jamais donné quoique ce soit à part de la peine, honte et humiliation.
"Je suis heureux Mr Dumbledore,"dit-il, et il reposa sa petite tête sur la poitrine de l'homme, "je suis heureux."
Dumbledore fit un pas vers la sortie sous les rayons du soleil, la lumière dorée les réchauffant tous les deux, caressant leurs visages froids et réconfortant leurs esprits épuisés, mais le jardin parfaitement ordonné et entretenu du numéro quatre semblait tout à coup insupportablement étouffant pour Dumbledore.
Il s'avança rapidement sur le trottoir de Privet Drive et commença à marcher, se dirigeant vers la maison de Arabella, Dumbledore fit un petit saut spontané à la manière d'un cheval, et Harry arrêta d'essayer d'enfouir sa tête dans le costume de Dumbledore pour pouvoir rire.
"Oh, tu trouves que c'est drôle, n'est-ce pas ? Attend de voir mon imitation du cheval !" Dumbledore déplaça Harry de manière à ce que l'enfant puisse s'agripper à son do. "Es-tu prêt ?"
"Uh huh,"dit Harry légèrement appréhensif.
"C'est parti !"S'écria Dumbledore, et il commença à gambader tout en descendant la rue, bondissant et propulsant Harry dans tous les sens.
"Neiiiigh !"Hurla-t-il en essayant d'imiter de son mieux un cheval, et faisant grimacer Harry face à ce bruit inattendu. "Neeeeiiiggghhhh !"
Harry se retrouva rapidement en train de rire hystériquement tout en trouvant encore l'énergie de brailler, avec enthousiasme "Au gallot !"
Les passants et les gens se reposant dans leurs jardins observaient la paire, le vieil homme avec son exceptionnelle longue barbe blanc-neige, ayant l'air fragile mais déployant une grande quantité d'agilité et de force, et le maigre petit garçon vêtu d'habits trop amples avec des mèches d'un noir d'ébène en bataille. Tous deux manifestants une insouciance qui était enviable, de même que cette joie toute simple qui faisait du bien.
Dumbledore fit finalement une halte devant la façade de la maison d'Arabella, le visage assez chaud suite à ce soudain exercice, mais malgré tout plutôt heureux d'avoir été capable de faire rire Harry et de lui avoir fait oublier ses ennuis pour un temps. Car Harry était un enfant plutôt sérieux pour son âge et cette constatation frappa tristement Dumbledore.
"Dernier arrêt gentleman, dernier arrêt !"Annonça Dumbledore en gloussant, et Harry toujours riant, fut prudemment mis à terre.
"C'est la maison de Mrs Figg,"dit Harry en regardant les alentours. "C'est ma nourrice. Qu'est-ce que nous faisons ici Mr Dumbledore ?" Il glissa sa main dans celle de Dumbledore. A un moment sur le chemin Harry avait décidé que Mr Dumbledore était quelqu'un en qui il pouvait avoir confiance et qu'il n'avait pas à s'inquiéter de la voir être brisée.
"Mrs Figg est une de mes amies Harry, ça ne va pas prendre longtemps. Enfin j'espère."Ajouta-t-il doucement.
"Alors ! Vous êtes de retour ! Avec Harry !" Leur parvint une voix ferme depuis la porte d'entrée désormais ouverte. Dumbledore grimaça intérieurement, il y avait dans ce ton aigu une note définitive de "je vous l'avais dit."
"Oui Arabella, vous aviez raison. J'ai retiré Harry des soins des Dursleys."Répondit Dumbledore sur un ton égal.
La dite dame eut juste un petit sourire satisfait, puis tourna vivement la tête sur le côté. "Pourquoi ne rentreriez-vous pas ?" Luttant avec sa béquille, elle les mena sur le chemin qui allait au salon, et qui était rempli d'horreurs monstrueuses réalisées au crochet.
"Elle me fait toujours regarder les photos de ses chats,"chuchota Harry en aparté à Dumbledore. "Devons nous les regarder aujourd'hui aussi ?"
Dumbledore rit à gorge déployé, et Harry, désespérément, lui fit signe de faire silence.
"Non Harry, pas cette fois."
"Lui avez-vous expliqué à propos du monde réel ?"Demande Mrs Figg, ce qui suscita un regard perplexe de la part de Harry alors qu'il s'asseyait à côté de Mr Dumbledore sur le canapé couvert de poils de chat.
"Non, pas encore,"répondit sérieusement Dumbledore.
"Bien vous feriez mieux de le faire, à moins que vous décidiez de le lui montrer puis de le lui expliquer,"dit Mrs Figg avec une nuance d'aspérité dans sa voix.
"Bien sûr que non,"dit Dumbledore semblant légèrement exaspéré puis il s'arrêta comme s'il venait d'être giflé.
"Vous ne pensiez pas à le placer chez d'autres gardiens moldus ?"Dit Mrs Figg, paraissant fâché. Elle fixa furieusement Dumbledore jusqu'à ce qu'il cède et lui réponde.
"Non, du moins je n'y pensais pas maintenant,"admit Dumbledore trouvant le regard fixe d'Arabella redoutable, et était agacé par ce fait. Ce nouveau développement avait l'air d'effaré Harry.
"Mr Dumbledore, je veux rester avec vous. S'il vous plaît, est-ce que je peux ? Je ne serai pas un fardeau, je peux faire des tâches ménagères."
"Très bien, c'est réglé,"dit Mrs Figg, passant au-dessus de ce qu'allait pouvoir dire sur ce sujet la bouche déjà ouverte de Dumbledore. "Le garçon a choisi, Albus, et c'est votre devoir de satisfaire ce choix."
Albus ferma sa bouche encore ouverte et lança un bref regard noir à son amie de toujours qui était légèrement ascète. Il se gratta la barbe et sentit une petite main toucher la sienne nerveusement, puis une petite tête se posa contre son flanc, et le petit Harry Potter murmura :
"Voulez-vous être mon grand-père ?"Il dit cela avec tant d'espoir et de désir que seulement Oliver Twist aurait pu manifester la même envie, et ce personnage était fictif. Dumbledore fut tellement abasourdi qu'il fut assommer jusqu'à l'insensibilité pendant un moment et ne répondit pas.
"Harry, il y a des choses que tu as besoin de savoir d'abord, comme qui je suis réellement. Je t'ai dit que je venais d'Ecosse, tu te souviens ?"
Harry hocha positivement de la tête, sa tête toujours contre le flanc de Dumbledore.
"Bien, je suis le directeur d'une école là-bas. Une école nommée Poudlard. C'est une école pour des étudiants particuliers Harry."
"Vous voulez dire une pour les gens avec de la dix lesci ?"Demanda Harry, déroutant Dumbledore qui ne pouvait saisir ce qu'était la dix lesci.
"Non, c'est pour les étudiants qui ont des pouvoirs magiques Harry,"dit Mrs Figg de sa manière franche accoutumé.
Harry mit vivement ses mains sur sa bouche et haleta derrière elles. Les yeux grands ouverts il dévisagea Dumbledore qui se leva, sortit sa baguette et transfigura de nouveau son costume en ses robes flamboyantes habituelles.
L'effet sur Harry fut électrique, il bondit de son siège et cria quelque chose d'incohérent, avant de réaliser rapidement ce qu'il venait de faire (et voyant le visage pincé d'Arabella Figg), il s'écroula et se recroquevilla sur le sol, ses mains levées au-dessus de sa tête et son corps raidi.
C'était évident qu'il s'attendait à être frappé pour son explosion spontanée. Brusquement Arabella Figg parcourut à grandes enjambées et en un clin d'œil, la distance la séparant de la porte, sa béquille oubliée et un air noir et menaçant de détermination sur son visage. Ce fut uniquement grâce aux réflexes rapides de Dumbledore (et un charme d'immobilisation), qui épargna les Dursleys d'expérimenter la magie sous une forme qui les aurait rendus véritablement paranoïaque envers cela pour le reste de leurs vies. Car malgré toutes ses manières rudes, Arabella Figg était une personne au grand cœur et quelque peu irrationnel.
"Qu'est-ce que vous lui avez fait ?"Demanda peureusement Harry.
"J'ai utilisé un charme, Harry, pour l'empêcher de faire quelque chose de stupide."
"Est-ce que ça lui a fait mal ?"L'inquiétude de Harry pour sa vieille, et sans doute ennuyeuse nourrice, toucha Dumbledore, et une bouffée d'affection pour le garçon le submergea, lentement son cœur fondait et acceptait Harry dans cet esprit qui avait enseigné au monde l'importance de l'affection et dont il manquait terriblement.
"Non Harry, mais elle sera irritée contre moi pour l'avoir prise par surprise."
"Pouvez-vous faire un peu de…magie,"Harry couina le dernier mot, regardant autour comme s'il s'attendait à voir se matérialiser un Oncle Vernon venant de nulle part pour lui faire des remontrances.
"Oui, mais tu dois apprendre à la maîtriser, c'est pourquoi nous avons une école,"expliqua Dumbledore.
"Est-ce que je vais pouvoir y aller ?"Demanda Harry ayant l'air soudainement intéressé.
"Oh oui, sans aucun doute Harry, sans aucun doute."
"Ce n'est pas monstrueux ?"
"Ai-je l'apparence d'un monstre ?"Questionna Dumbledore qui reçu un regard réellement pensif de la part de Harry. Ce dernier n'avait jamais vu ce type de vêtements avant et il trouva les couleurs vives merveilleuses, mais les chaussures étaient effrayantes.
"Tu,"dit Dumbledore en regardant d'un air moqueur vers le petit garçon, "va me donner un complexe d'infériorité !"
"Un quoi ?"
"Va me rendre fou,"dit Dumbledore de sa voix de professeur. Il regarda par-dessus ses lunettes en demi-lune vers un Harry Potter avec un grand sourire insolent, et en qui l'assurance grandissait à chaque instant en la compagnie de Mr Dumbledore. Il sourit et ses yeux étincelèrent.
"Tu es un sorcier Harry."
Fin.
Au prochain chapitre Harry fait son entrée à Poudlard et va rencontrer Minerva McGonagall...
