Bonsoir !
Merci pour vos reviews !
Exceptionnellement je publierai lundi prochain le chapitre suivant,
Merci pour votre présence,
bisous bisous
Chapitre 3
Un bruit de carillon commença sa mélodie matinale pour réveiller les élèves de la maison Serdaigle. Louise bailla avant de se retourner dans son lit en frottant ses yeux. Elle entendit un bruit de mouvement dans la chambre et ouvrit ses rideaux.
-Bonjour Louise, dit Mandy.
La fillette portait déjà son uniforme et ses cheveux roux était attachés en deux tresses. Elle était en train de faire son sac.
-Bonjour, Mandy, dit Louise en se levant. Tu es levée tôt.
-Oui, je suis très matinale, dit-elle. J'ai été cherché une copie de notre horaire affiché dans la salle commune. C'est une longue journée.
Louise enleva son pyjama, et enfila son chemisier puis sa jupe. Les autres filles firent de même.
-Bonjour, dit Padma en baillant.
-Oh, vraiment ? dit Louise à Mandy en s'asseyant pour mettre ses chaussettes et ses chaussures en cuir noir. On a quoi comme cours ?
-On commence avec deux heures de métamorphose et une heure d'enchantement avant le déjeuner, expliqua Mandy. Et on a deux heures de défense contre les forces du mal, puis deux heures d'histoire de la magie.
Louise soupira en faisant entrer sa chemise dans sa jupe, avant de mettre son pull. Elle se dirigea vers le miroir pour brosser ses longs cheveux blonds. Lisa était justement occupée à faire ses cheveux.
-Tu as vraiment de beaux cheveux Louise, dit Lisa. Ils sont d'un blanc éclatant et si doux.
-Merci, dit-elle en nouant un ruban bleu. Je les tiens de ma mère.
-Elle devait être très belle, dit Padma.
Louise eut un sourire triste.
-Elle l'était, dit-elle en se diriger vers sa table de nuit où se tenait le cadre de sa mère. Regardez.
-Wouah, dit Lisa. C'est incroyable comme tu lui ressemble !
-Elle ressemble à une vélane, dit Mandy.
-Qui sait, peut-être que Louise a du sang de vélane dans les veines, dit Padma en mettant ses chaussures.
Louise rigola doucement avant de préparer son sac. Son père lui avait acheté ce joli sac en bandoulière en cuir brun clair. Sur la pochette avant, son nom suivi d'un dessin de rose était gravé. Elle prit son manuel de métamorphose, son livre d'histoire, d'enchantement et de défense. Elle prit aussi plusieurs parchemins et ses plumes.
-Mon sac est prêt, qu'elle heure est-il ? demanda Louise.
-Sept-heure et demi, répondit Lisa en regardant sa montre.
-On a qu'à aller déjeuner tranquillement puis on ira faire un tour dans le château, proposa Padma, il doit y en avoir des choses à voir.
C'est ainsi que les filles descendirent dans la salle commune, où il y avait un peu de monde en train de discuter.
-Tu t'inscris au club de Bavboules avec moi ?
-Non, moi je vais au club d'échec.
-Quelqu'un sait-il quand sont les répétitions de la chorale ?
-Tu te présentes pour l'équipe de quidditch cette année ?
-J'hésite encore…
-Regardez ce que j'ai inventé ! dit soudainement un élève déjà plus vieux.
Louise s'approcha avec le reste des élèves vers le grand garçon aux cheveux noirs. Sur une table devant lui il y avait des feuilles de parchemins totalement mélangée. Il tapota la table avec sa baguette en murmurant des paroles incompréhensible et les feuilles commencèrent à se ranger d'elles-mêmes. Tous les élèves applaudirent. Louise et ses amies continuèrent leur route et sortirent de la salle commune.
-J'ai déjà peur d'être à toute à l'heure et de devoir répondre à cette énigme, soupira Lisa. J'ai l'impression que je n'y arriverai jamais.
-Je crois que les autres vont être plus faciles, dit Louise. Et puis il y aura toujours quelqu'un pour nous aider.
Le chemin vers les escaliers principaux ne fut guère difficile à trouver. Mais il fallait descendre beaucoup d'escaliers pour arriver dans le grand hall. Elles entrèrent dans la grande salle qui était presque vide. Il y avait surtout beaucoup d'élèves de Serdaigle. Elles furent rejointes par Terry Boot et Anthony Goldstein.
-Bonjour, dit-il. Vous avez vu notre horaire du jour ?
Les filles hochèrent la tête.
-On va commencer par le cours le plus difficile, la métamorphose, dit Anthony Goldstein avec un air défait. Ma mère m'a dit que c'était extrêmement complexe.
Louise attrapa un toast et entreprit de mettre de la confiture de fraise dessus.
-Mais tu sais, dit-elle gentiment. Peut-être que tu t'en sortiras quand même.
Des battements d'ailes attirèrent leur attention. Les hiboux commençaient à apporter le courrier. Un hibou grand-duc vint poser un paquet devant elle avant de s'envoler à la table des Serpentard, il s'agissait d'un paquet des Malefoy. Le hibou du manoir lui apporta un exemplaire de la gazette du sorcier et un autre paquet. Elle déballa son premier paquet et y découvrit son livre de contes préféré. Elle remercia Pomme mentalement.
-Oh c'est Beedle le Barde ? demanda Padma. Tu as de la chance, j'adore ces contes.
-Vous n'êtes pas un peu grande pour ça ? demanda Morąg qui venait d'arriver.
-Non, pas du tout, dit Louise. Je te le prêterai Padma.
-Regardez c'est lui, dit Anthony Goldstein. A côté du rouquin, c'est Harry Potter.
Louise leva la tête et regarda le garçon qui observait les tables avec un air à la limite de l'émerveillement. Elle se pencha sur son autre paquet plus gros, accompagné d'une lettre.
Louise,
Nous te souhaitons une bonne première journée de cours. Drago nous a fait part de ta répartition à Serdaigle, et nous t'en félicitons.
Nous attendons de tes nouvelles,
Bien affectueusement,
Ta tante Narcissa, ton oncle Lucius.
Elle ouvrit la boite en fer de taille conséquente et y découvrit milles merveilles. Les Malefoy lui avait envoyés un assortiment de bonbons de toutes sortes. Il y avait des chocogrenouilles, des ballongommes, des dragées de Bertie Crochue, des patacitrouilles des fizwizbiz et même des tablettes de chocolat de chez Honeydukes. Il y avait aussi une boite de fondant du chaudron. Elle se mordit les lèvres en souriant. Les autres reçurent aussi des petits cadeaux de leur famille. Louise sortit sa baguette et tapota la boite qui prit la taille d'une boite d'allumettes. Il fut bientôt l'heure de monter au premier étage.
-On est au premier étage, il faut maintenant qu'on trouve la salle de classe, dit Louise en regardant les deux couloirs opposés. Il faut aller dans quelle aile ?
-Aucune idée, répondit Padma.
-Ah là, y'a un fantôme, dit Mandy en se dirigeant vers le fantôme au chapeau, et couvert de tâches argentées. Dites-moi, vous savez ou se trouve la salle de métamorphose ?
Le fantôme tourna la tête vers elles, sans dire un mot. Il avait un air fermé, presque méchant.
-On devrait peut-être y aller, suggéra Louise.
-Vous êtes le seul fantôme du château à ne pas parler, où c'est juste parce que vous ne voulez pas nous aider ? reprit Mandy les mains sur les hanches.
Comme réponse le fantôme les traversa avant de disparaitre. Louise sursauta en sentant la sensation de froid et de mouillé. C'était une expérience désagréable. Elles continuèrent leur route en essayant plusieurs portes en vain.
-Que va-t-on faire ? disait Lisa inquiète. C'est le premier cours on ne peut pas le rater.
-Mais on ne le ratera pas, dit Louise. Il nous reste cinq minutes. Venez, si on retourne de l'autre côté on trouvera certainement.
Elles rebroussèrent chemin et tombèrent nez à nez avec le professeur McGonagall qui montait l'escalier.
-Eh bien, mesdemoiselles, vous ne devriez pas être en cours ?
-Si, professeur, dit Louise. Mais nous ne savons pas où se trouve la classe de métamorphose.
-Eh bien, Miss Prince, vous et vos amies tombaient à point nommé puisque la classe que vous cherchez, c'est la mienne, dit le professeur en prenant le couloir opposé. Suivez-moi.
Elles suivirent le professeur en souriant. Quand elles arrivèrent, les garçons étaient là, il y avait aussi trois filles de Serpentard et le garçon qu'elle avait rencontré à la gare. Elle le salua en passant près de lui :
-Bonjour, Blaise, c'est ça ? dit-elle.
-En effet, répondit-il. Bonjour Louise, tout va bien pour toi ?
-Oui, merci.
Blaise se tourna vers les filles de sa maison.
-Voici Louise-Rose Prince, la cousine de Drago, dit-il. Je te présente Daphné, Tracey et Milicent.
Louise les salua d'un signe de tête. Il n'y avait que la dénommée Daphné qui semblait amicale. Les deux autres avaient l'air d'être des dragons. En entrant dans la classe, elle se mit à coté de Padma au second rang. Les garçons s'installèrent derrière les filles et les Serpentard firent de même.
-Bonjour à tous, je suis le professeur McGonagall et je vais vous enseigner la métamorphose.
Le professeur McGonagall s'installa à son bureau, déroula un parchemin et commença l'appel :
- Miss Bullstrode, Mr Crabbe, Miss Davis Mr Goyle, Miss Greengrass, Mr Malefoy, Mr Nott, Miss Parkinson, Mr Zabini.
- Miss Brockelhurst, Mr Boot, Mr Corner, Mr Godlstein, Mr MacDougal, Miss Patil, Miss Prince, Miss Turpin.
Elle rangea son rouleau dans son bureau et se leva pour venir faire face aux élèves sur l'estrade.
- Bien. La métamorphose est un procédé magique qui permet de transformer quelque chose en une autre chose. Par exemple…
Elle sortit sa baguette et lança un sort sur son bureau qui se transforma en cochon.
Tous les élèves applaudirent bien fort, Louise était ravie de cette démonstration. Le professeur prit soin de retransformer l'animal.
-Bien sûr, la métamorphose est un procédé très complexe qui demande du travail et de la patience. Il faut être très concentré, voilà pourquoi je n'admettrai pas de chahut pendant mon cours. Quiconque se fera remarqué, sera renvoyé. Avez-vous des questions ?
Personne n'osa dire un mot.
-Bien, je vous distribue à chacun une allumette que vous allez essayer de transformer en aiguille. Vous devez vous concentrer, imaginer l'aiguille dans votre tête, vous donnez un coup de baguette sec en disant la formule : Hoc Acus
Elle revint à son bureau, prit une allumette.
-Je vais vous montrer dans un premier temps et vous essayerez de faire pareil.
Elle sortit sa baguette et donna un coup sec en disant distinctement :
-Hoc acus
Elle montra ensuite l'allumette devenue aiguille.
-Je vous laisse vous exercer, dit le professeur.
Louise regarda son allumette et donna un coup de baguette sur l'allumette en disant la formule, mais rien ne se passa. Les autres élèves avaient autant de soucis qu'elle. Elle recommença encore et encore.
-Je n'y arrive pas, souffla Padma contrariée.
-Moi non plus, dit Louise tristement.
-Vous ne prononcez pas bien la formule Mr Malefoy, disait le professeur en faisant le tour. Et Miss Parkinson, vous feriez mieux de vous exercer au lieu de contempler Mr Malefoy. Mr Goyle, vous attendez qu'il neige ? Miss Brocklehurst restez calme, s'il-vous plait.
Le professeur arriva derrière elle et Louise se raidit.
-Allez-y, Miss Prince, je vous regarde, dit le professeur.
C'est bien ça qui troublait la fillette. Elle leva sa baguette le poignet tremblant, se concentra un maximum, et lança la formule. Elle était tellement stressée que l'allumette se transforma en bougie de noël. Louise rougit en s'excusant.
-Eh bien, ce n'est pas une aiguille, mais vous avez au moins réussis à ce que ce ne soit plus une allumette, constata le professeur.
-Je…je ne sais pas comment j'ai fait professeur, dit-elle troublée.
-Ce sont des choses qui arrivent Miss, ne vous inquiétez pas. Pour annuler le sort, lancez la formule Finite incantatum.
Louise souffla et murmura le sort. Sa bougie se transforma en allumette.
-Allez, continuez à vous exercer, dit le professeur en retournant à son bureau.
Louise regarda Padma qui se retrouvait avec une allumette argentée, elle regarda Louise et les deux petites rigolèrent.
-Entre ta bougie et mon allumette argentée, on fait la paire, dit Padma.
Louise se reconcentra, elle s'imagina l'allumette devenir aiguille. Elle respira et lança à mi-mot la formule. Quelle ne fut pas sa surprise, et son bonheur de voir l'allumette se transformer en aiguille. Padma poussa un murmure admiratif.
-Regardez professeur, dit Padma. Louise a réussi !
Le professeur McGonagall s'approcha du bureau des fillettes et vit avec une agréable surprise que la demoiselle avait effectivement réussie.
-C'est très bien, 5 points sont accordé à Serdaigle, dit le professeur.
Les Serdaigle, ravis, se mirent à travailler encore mieux. Lisa Turpin réussit quelques minutes après Louise, suivit par Terry Boot. Ce fut au tour de Blaise Zabini puis d'Anthony Goldstein. Ils furent soulagés d'entendre la cloche sonner l'intercours. En se rendant en sortilège, Louise essayait de consoler Padma, découragée par ce premier cours.
-Ce n'est pas grave, dit Louise. On s'entrainera ce soir et tu y arriveras la prochaine fois. On a enchantement maintenant, ça va être gai.
Et ce fut le cas, le professeur était d'une gentillesse à toute épreuve. Il était tout petit, si bien qu'il devait monter sur une pile de livre pour être à bonne hauteur. Il portait un chapeau de sorcier bleu ciel, couvrant ses cheveux gris. Le cours d'enchantement avait lieu avec les élèves de Poufsouffle. Louise en fut ravie, ceux-ci étaient vraiment gentils et bien plus amicaux que les Serpentard du matin. Elle devait bien avouer que ce qu'on lui avait dit sur les Serpentard n'était pas faux. Elle fit connaissance avec deux filles de Poufsouffle, Susan Bones et Hannah Abbot. Pendant l'heure de déjeuner toute les discussions des premières années étaient focalisées sur le cours de défense contre les forces du mal, un cours en commun avec les trois autres maisons.
-Vous croyez qu'on va se battre contre des araignées et des rats géants ? dit Terry. Parce que ça m'inquiète un peu, je ne connais qu'un sort et il sert à transformer une allumette en aiguille.
Tout le monde rigola à table. Louise aperçut au loin Roger Davies qui vint la voir.
-Salut, alors cette première journée ? demanda-t-il en s'asseyant près d'elle.
-Euh ça-va, répondit-elle. On a eu métamorphose et enchantement, et cette après-midi on a Défense contre les forces du mal et histoire de la magie. Pour le moment c'est plutôt chouette.
-C'est normal, vous n'avez pas encore eu potions, dit Roger.
-C'est si difficile ? demanda Padma.
-Le cours en lui-même est un peu complexe, mais le pire c'est le professeur Rogue, dit Roger.
Louise qui mangeait se retourna vivement vers lui en haussant les sourcils.
-Tout va bien Louise ? demanda-t-il.
-Euh oui, oui, je me demandais pourquoi c'est pire avec le professeur Rogue ? demanda-t-elle.
-Parce que c'est un homme méchant et partial, il favorise toujours les Serpentard et fait le contraire avec les autres maisons. Il reste toujours dans ses cachots avec sa robe noire dont il ne change jamais. Et puis il n'a pas non plus la tête de quelqu'un d'amical. A ce qu'il parait, il veut le poste de défense depuis des années, mais Dumbledore lui refuse parce qu'il trempe dans la magie noire.
-C'est faux, dit Louise indignée avant de se rattraper. Enfin, il ne faut pas juger sans le connaître.
-Tu verras après votre premier cours de potions, dit Roger. Je ne juge jamais, mais lui c'est une exception. Il n'est même pas aimé chez les Poufsouffle alors qu'ils sont connus pour être les plus tolérants.
Il se leva et prit congé, il devait absolument parler au capitaine de son équipe de quidditch.
Les premières années, remontèrent vers la classe de défense contre les forces du mal. Elle se situait près d'une cour intérieure dans les étages. Un drôle de professeur vêtu d'un turban et tout tremblotant. Il avait un air intriguant, étrange. Ils entrèrent dans une classe assez grande. Il y avait plein de choses diverses accrochées aux murs. Louise se couvrit le nez en entrant dedans, il y avait une telle odeur d'ail que s'en était irrespirable. Padma, Lisa, Mandy et Louise prirent place au premier rang de la longue rangée de droite. Elle reconnut la fille du train s'asseoir à côté d'elle. Une chose était sure, le professeur n'avait pas vraiment d'autorité. Il s'était présenté, et avait expliqué qu'il était un professionnel qui avait déjà chassé et tué de multiples créatures magiques comme des vampires et des zombies. Il avait soi-disant reçu son turban d'un prince africain après avoir tué un zombie. Un garçon de Gryffondor, de petite taille s'était levé :
-Et comment vous l'avez tué, professeur ?
Un air étrange passa sur le visage du professeur et il répondit :
-Je…j…je…Par…pa… Oh, nous av…avons per…pe…pe…perdu assez de…de temps, ouvrez vos…vos …vos…livre à la page 10.
Padma se pencha sur Louise et lui souffla discrètement:
-On dirait qu'il ne sait pas comment répondre.
-Je suis sure qu'il ment, dit Louise.
Ce professeur ne lui inspirait pas confiance. Elle ne le sentait pas, son attitude semblait trop jouée. Aussi, elle fut bien contente quand la cloche sonna. Ils avaient cours d'histoire avec les Gryffondor. Le professeur Binns en plus d'être fantomatique, était soporifique.
-On m'a raconté, dit Louise à Padma alors le professeur s'avançait sur le terrain des révoltes des sorciers. Qu'il s'est endormi près de la cheminée de la salle des professeurs, ici à Poudlard, et qu'il est mort dans la nuit. Quand il s'est réveillé, il était fantôme. Ça fait un peur tu ne trouves pas ?
-Si, beaucoup même, répondit Padma. Ça donne pas envie de s'endormir.
Les deux heures en parurent quatre, sauf pour la fille du train, qui semblait s'appeler Hermione Granger. La fillette suivait avec entrain tout ce que disais le fantôme. Les trente dernières minutes du cours passèrent lentement pour Louise qui était impatiente de descendre voir son père. C'était la toute première fois qu'elle avait été séparée de lui aussi longtemps. Elle ne sortait jamais de chez elle, et quand elle le faisait, elle se rendait au manoir Malefoy. Elle n'avait jamais compris la réticence de son père à vouloir la garder enfermée dans le domaine. Pour ça, Poudlard s'était révélée utile car elle allait enfin voir autre chose, discutait avec d'autres enfants, mais même dans ce milieu, elle ne pouvait pas être elle. Voilà une des choses qui la contrariait, mentir sur son identité. On lui répétait depuis toujours que le mensonge c'est mal, et du jour au lendemain on lui demandait de ne pas dire qui elle était. Elle aurait aimé dire « Je suis Louise Rogue, la fille de votre professeur de potions », mais elle ne pouvait pas. Quand la cloche sonna elle prit congé de ses amies en quatrième vitesse et descendit les marches vers le grand hall. Elle prit une petite porte en bois sur le côté droit qui donnait sur un escalier descendant dans les tréfonds du château. Elle aboutit dans un long couloir froid et sombre, les cachots semblaient avoir été construits à même la roche. Elle se rendit compte qu'elle avait oublié de relire sa lettre et donc ne savais plus où se trouvait le bureau.
-Que viens faire une première année de Serdaigle chez nous, les Serpentard ? S'éleva une voix non loin d'elle.
Deux grands garçons s'approchèrent devant une petite Louise pas très à l'aise.
-Je cherche le bureau de…du professeur Rogue, dit-elle.
-Et qu'est-ce que tu lui veux au professeur Rogue ? dit l'un des garçons.
-Ça ne vous regarde pas, dit Louise un plus froidement.
-Dis donc, on ne t'a pas appris à parler correctement aux plus vieux ?
L'autre s'approcha et attrapa Louise par le bras.
-On va t'y amener chez le professeur Rogue, et tu vas voir qu'il sera agréablement surpris de voir qu'on a trouvé une petite fouineuse de Serdaigle. Généralement, vous ne fouinez pas à la bibliothèque plutôt ?
Louise lui donna un violent coup de pied dans la cheville, le garçon poussa un cri terrifiant. Louise se recula jusqu'à être plaquée contre le mur. Les deux garçons s'avancèrent vers elle en sortant leur baguette mais ils furent repoussés par un champs magique. Louise qui avait fermé les yeux de peur, les ouvrit en ne sachant pas ce qu'il se passait. Elle crut entendre un murmure : « personne ne nuit à la princesse, personne… ». Mais secoua la tête et n'entendit plus rien. Une porte s'ouvrit et le charme se brisa.
-Puis-je savoir ce qu'il se passe ici ? demanda son père la voix brusque et glaciale.
-Professeur, dit un garçon. On a trouvé cette petite fouineuse de Serdaigle entrain de préparé un mauvais coup et quand on a voulu aller vous chercher, elle nous a attaqué.
-Oui, elle a fait un drôle de truc en magie, on ne savait plus s'en approcher, dit l'autre.
-C'est faux ! s'indigna Louise en regardant son père. Ne les croyez pas, ils mentent !
-Silence, dit son père sur un ton qu'il n'employait que rarement avec elle. Les Serdaigle ne fouinent-ils pas surtout à la bibliothèque, où peut-être celle-ci n'est pas assez bien pour vous…Quoi qu'il en soit je me vois dans l'obligation de retirer 5 points à Serdaigle.
Louise le regardait béate d'horreur, pourquoi lui parlait-il de telle façon ? Les larmes commencèrent à remonter et elle baissa la tête.
-Retournez dans vos dortoirs messieurs, je vais raccompagner Miss Prince à son dortoir.
Louise, pleurant silencieusement, se laissa entrainer par une main lui ayant attrapé le bras. Elle entendit une porte se fermer et se retrouva enserré dans une paire de bras musclé.
-Je suis désolé pour ça, Louise, murmura son père. Allez ne pleure plus.
-Mais…Mais ! Pleura Louise. Déjà hier vos regards étaient si méchants ! Et aujourd'hui vous m'enlevez des points, c'est injuste ! Je n'ai rien fait, c'est eux qui ont voulu m'attaquer ! Et je n'ai pas souhaité ne pas être à Serpentard ! Je suis triste de vous décevoir.
Elle posa ses mains sur son visage en continuant de pleurer.
-Louise, je t'en prie, arrête de pleurnicher, dit Severus en la faisant asseoir à côté de lui. Tu sais très bien que je ne suis pas déçu pour ta maison, au contraire. Serdaigle est réputée pour avoir formé certains des sorciers les plus doués et les plus importants de notre monde.
-Mais, mais…vos regards, dit-elle en se calmant.
-Ici, j'ai une certaine réputation, dit Severus. Je ne suis pas connu pour être sympathique et joyeux. Tu sais très bien que je ne suis pas toujours d'humeur, même à la maison. Et bien ici, c'est constamment. Il faudra t'y faire. D'ailleurs je rajoute 5 points à Serdaigle.
Louise releva la tête l'air étonné.
-Alors, vous avez fait semblant dans le couloir ? demanda-t-elle.
-Oui, c'est pour ça que je voulais te voir aujourd'hui, dit Severus. La façon dont je me comporte avec toi est à l'opposé de ce que je suis habituellement. Ici, je n'ai pas la réputation du professeur Flitwick.
-Je sais…murmura Louise tristement.
-Que veux-tu dire ? demanda Severus en fronçant les sourcils.
-Rien, rien, dit-elle aussitôt en baissant la tête.
-Ne me mens pas, dit Severus froidement. Soit tu me le dis, soit tu sais que j'arriverai à le voir.
-Je ne veux pas le dire, dit Louise en le regardant droit dans les yeux.
Severus usa de légimencie pour entrer dans la tête de sa fille.
« Parce que c'est un homme méchant et partial, il favorise toujours les Serpentard et fait le contraire avec les autres maisons. Il reste toujours dans ses cachots avec sa robe noire dont il ne change jamais. Et puis il n'a pas non plus la tête de quelqu'un d'amical. A ce qu'il parait, il veut le poste de défense depuis des années, mais Dumbledore lui refuse parce qu'il trempe dans la magie noire. »
Il remarqua qu'elle essayait de lui cacher l'identité de la voix, il força un peu plus et aperçut Roger Davies. Il sortit de sa tête doucement.
-Voilà donc ce qu'il se dit sur moi dans les couloirs, intéressant, dit Severus avec un rictus.
-Je vous en prie père, je ne veux pas causer d'ennuis à Roger, dit Louise. Il a vraiment été gentil avec moi.
-Ne t'inquiète pas pour ça, répondit Severus. Alors, dis-moi, te plais-tu à Serdaigle ?
-Oh oui, répondit Louise. Le dortoir est magnifique, et mes nouvelles amies sont très gentilles. Savez-vous que je suis celle qui a trouvé l'énigme d'entrée cette année ?
-Oui, le professeur Flitwick en a parlé dans la salle des professeurs ce matin, répondit Severus. Et le professeur McGonagall m'a fait part de tes métamorphoses de ce matin.
-Je…je n'ai pas fait exprés de faire une bougie, je ne sais pas comment…
-Ce devait être de la magie accidentelle, elle a dit que tu tremblais en lançant le sort.
-C'est normal, j'avais tellement peur de ne pas réussir, dit-elle. Dites-moi, père, je voulais vous demander…Le chapeau de la répartition, est-ce qu'il dit toujours la vérité ?
Severus haussa les sourcils et prit un air sérieux.
-Pourquoi ? demanda-t-il.
-Eh bien, je crois qu'il sait que mon nom n'est pas Prince, il m'a dit « tiens on camoufle son identité ? », puis il m'a dit « là où je vais t'envoyer, tu auras le temps de réfléchir sur ça « On n'est pas toujours ce que l'on pense » ».
Severus s'était raidi d'un coup, il se leva en croisant les bras, de dos, afin qu'elle ne remarque pas son trouble.
-Père ?
Severus soupira, et se tourna simplement vers elle.
-Je crois qu'il sait que ton nom n'est pas Prince, dit-il. De toute façon les professeurs sont déjà au courant.
-Vraiment ? demanda Louise étonnée. Donc, c'est juste à cause du nom de famille tout ça ?
-Bien sûr, répondit-il froidement. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.
-Il faut aussi que je vous dise, dit Louise. Tout à l'heure dans le couloir, il s'est vraiment produit un événement bizarre, et j'ai cru entendre une voix.
-Explique-toi, demanda Severus.
-Eh bien, les deux garçons allaient me faire du mal, dit-elle. Et j'avais très peur, j'ai reculé contre le mur en fermant les yeux. Et j'ai entendu une voix qui disait de ne pas faire de mal à une princesse et quand j'ai ouvert les yeux, les deux garçons ne savaient pas s'approcher de moi.
-Tu dois encore avoir fait de la magie accidentelle, par peur, dit Severus calmement. Et tu auras imaginé la voix.
-Je ne sais pas, dit Louise en fronçant légèrement les sourcils. Cela semblait pourtant bien réel.
-Si cette voix est dans ta tête, il est tout fait normal qu'elle te semble réelle, Louise, dit Severus sur un ton qui mettait fin à la discussion.
Louise croisa les bras de contrariété, sans dire un mot.
-Si tu commences comme ça, l'avertit Severus. Tu peux sortir, tu sais que je n'aime pas les caprices.
-Pardon, père, dit-elle en levant un regard triste. Mais je suis sure que ce n'était pas mon imagination, je vous le promets.
-Louise, ça suffit, et ne parle plus de cette voix, ordonna Severus.
Elle se leva brusquement et s'empressa de plonger dans les robes de son père pour lui faire un câlin. Severus soupira et lui tapota le dos du bout des doigts.
-Ça m'a fait drôle de ne pas être avec vous hier, dit-elle d'une toute petite voix.
Ils furent interrompus par des petits coups frappés à la porte.
-Va t'asseoir et prend un air coupable, dit Severus en reprenant son masque impassible.
Il alla s'asseoir derrière son bureau et s'exclama d'une voix sèche :
-Entrez !
La porte s'ouvrit sur le professeur Dumbledore qui entra dans la pièce l'air joyeux.
-Albus ! s'exclama Louise en courant lui faire un câlin.
-Ah ma petite Louise, dit Dumbledore gentiment. Bonjour Severus !
-Monsieur le directeur, salua-t-il d'un ton sec et pas le moins du monde ravi. Que me vaut cet honneur ?
-Eh bien, je me doutais que vous recevriez chez vous Louise, et je suis venu prendre de ses nouvelles.
Le directeur pris place sur l'un des fauteuils et fit signe à Louise de s'asseoir près de lui.
-Je suis très content de ta répartition, dit Albus. J'aime beaucoup le tempérament des élèves de Serdaigle, leur ingéniosité, et leur générosité. Tu seras très bien là-bas, et je sais de source sure que tu as déjà prouvé ton appartenance à cette maison. Je t'accorde 5 points pour ce bel effort.
Il ne vit pas l'air indigné que prenait son maitre des potions
-Oh merci, Albus ! dit Louise ravie.
-J'avais l'impression, hier au banquet que tu ne semblais pas rassurée, ais-je tort ? demanda-t-il.
-J'avais peur, expliqua-t-elle. J'ai eu peur en marchant vers les barques avec cet homme géant, puis en traversant le lac. Puis j'ai eu peur pour la répartition, je ne voulais pas décevoir père. Et je ne me sentais pas à l'aise toute seule dans le dortoir, dit-elle en rougissant.
-C'est tout à fait normal, dit Albus. Tu n'as pas à être honteuse, ou anxieuse d'avoir ressentie cela. Tu n'as jamais quitté le manoir Rogue ou le manoir Malefoy, tu n'as jamais appris à faire connaissance ou à être avec d'autres enfants de ton âge, et surtout, tu n'as jamais eu l'habitude de ne pas être avec Severus. Ce que tu ressens n'est pas anormal, et je suis sûr que, même s'il ne le dira pas, ça a dû lui faire drôle aussi à ton papa.
Severus le fusilla du regard.
-Je vais aller marcher un peu avec Louise, Severus, dit le directeur. Nous nous verrons au diner.
-Et nous devrons parler, dit-il froidement.
Louise courut embrasser son père et lui souhaiter bonne nuit mais ne comprit pas ce qu'il maugréa par la suite. Albus ouvrit la porte et laissa passer la petite. Ainsi, ils marchèrent côte à côte pendant une bonne dizaine de minutes.
-Es-tu contente d'être à Poudlard, Louise ? demanda Albus.
-Bien sûr, dit-elle. Je rêve de ça depuis un bout de temps. J'aime la maison avec père, mais je préfère quand même rester ici parce qu'il y a plein de monde.
-Je comprends, dit Albus.
-Albus, pouvez-vous me montrer votre bureau ? demanda Louise en souriant.
-Tu veux vraiment le voir ? demanda Albus d'un air joyeux. Alors, nous allons dans mon bureau.
Il l'a guida jusqu'au deuxième étage face à une gargouille. Il leva la main et la gargouille s'écarta pour laisser voir des escaliers en colimaçon. Louise le suivit les yeux émerveillée. L'escalier s'arrêta à un palier, et ils entrèrent dans un petit sas en pierre haute avant d'entrer dans le bureau même.
-Bienvenue dans mon bureau, dit Albus. Viens t'asseoir, Louise.
Mais la fillette était bien trop occupée à regarder les centaines de portraits vivants au-dessus d'elle, les multiples objets étranges en argent. Son regard fut attiré par une sorte de mobile avec des lunes et des boules argentées.
-C'est merveilleux, murmura-t-elle. C'est tellement joli tout ça !
Elle regarda ailleurs et tomba sur une magnifique peinture représentant une grande villa de pierre entourée d'une haie.
-Oh Albus ! Que représente ce tableau ? demanda-t-elle.
-Eh bien, il représente ma maison, dit-il avec un air un peu triste. Il a été peint par une personne qui comptait beaucoup pour moi.
-Et elle se trouve où cette maison ? demanda Louise.
-Dans un village appelé Godric's Hollow, répondit Albus doucement.
-On pourra aller voir un jour ? demanda Louise.
-Doucement, doucement, Louise, dit-il. Dis-moi plutôt si des choses, n'importe lesquelles t'ont semblées étrange, inhabituelle ?
Louise vint s'asseoir à côté du directeur et posa une main sous son menton, comme son père le faisait parfois.
-Euh, oui, le professeur Quirell est assez bizarre, dit-elle.
-Que veux-tu dire par là ?
-Je ne sais pas, son attitude est étrange, comme s'il n'était pas lui-même, expliqua Louise. Et en plus, quand on lui a demandé comment il avait tué le zombie, il a changé de sujet, comme s'il ne savait pas la réponse. Moi si j'avais tué un zombie, je serai fière d'expliquer comment j'ai fait.
-Je vois, dit Albus. Rien d'autre ?
-Si, mais père m'a dit que je ne devais plus en parler, dit-elle.
-Mais moi je ne compte pas, insista Albus. Tu peux tout me dire.
Louise essaya d'expliquer que quand elle se trouvait contre le mur, le bouclier était apparu tout seul et qu'elle avait entendu une voix.
-Vous pensez aussi que j'ai rêvé, Albus ? demanda Louise tristement. Pourtant, elle semblait bien réelle.
-Je ne pense pas, répondit-il. Si tu as entendu cette voix, c'est qu'elle était bien réelle. Mais ça ne veut pas dire qu'elle est réelle pour les autres.
-Vraiment ? demanda la fillette.
-Oui, dit Albus, mais tu ne devrais plus y penser.
Louise hocha la tête.
-Est-ce que ma maman était une bonne élève quand elle étudiait ici ?
-Oui, une très bonne élève, répondit Albus prudemment.
-Mais elle était à Serpentard, non ? demanda-t-elle.
-Oui, elle était à Serpentard en même temps que ton père, répondit Albus.
-Alors pourquoi, moi, je ne suis pas à Serpentard, demanda Louise. Drago m'a dit qu'il était sur d'aller à Serpentard parce que ses deux parents y étaient allés.
-Tout simplement parce que Serdaigle te convenait mieux que Serpentard, dit Albus en souriant doucement.
-Je vois, dit-elle. Et père, comment était-il à l'école ?
Le directeur eut une petite toux.
-Tu devrais lui poser ces questions à lui, je doute que Severus aimerait qu'on parle de lui alors qu'il n'est pas présent.
-Oui, soupira Louise. Vous avez raison, ce n'est pas convenable comme dirait tante Narcissa.
La porte du bureau s'ouvrit sur un professeur McGonagall, qui haussa les sourcils.
-Mr le directeur, Miss Prince, dit-elle avec son air pincé habituel.
Le directeur se pencha sur Louise et la fixa de son regard bleu azur.
-Louise, je dois m'entretenir avec le professeur McGonagall, dit-il. Tu devrais descendre à la grande salle.
-D'accord, dit Louise. Mais Albus, est-ce que je pourrais revenir un jour ?
-Bien sûr, tu n'auras qu'à demander à la gargouille et je saurais que tu es là, répondit-il en lui tapotant la tête.
-Merci, Albus, dit-elle avant de partir en courant. Et bonne soirée ! Au revoir professeur !
Elle referma la porte laissant un professeur McGonagall éberluée.
-Mais…enfin…Albus ? dit-elle toujours étonnée. Je ne savais pas qu'elle…
-Allons, Minerva, dit-il. C'est moi qui est vu cette petite la première fois, et elle a l'habitude de me voir. Je passais la voir souvent à noël ou à son anniversaire. Et Louise est une petite fille qui a sans cesse besoin d'être rassurée.
-Je l'ai vu ce matin, dit Minerva. Elle était tellement angoissée que son allumette s'est changée en bougie. Par contre elle m'a l'air bien intégrée parmi les Serdaigles.
-Je sais, je sais, dit-il.
-Est-ce que le professeur Flitwick sait pour sa toute véritable identité ? demanda Minerva.
-Non, c'est un secret qu'il nous faudra garder pour toujours, dit le directeur sérieusement. Vous ne vous doutez même pas de ce qu'il pourrait lui arriver si cela venait à se savoir. Les professeurs du collège savent qu'elle est la fille de Severus, même s'ils ont eu du mal à y croire, mais c'est là la seule chose qu'ils savent.
-En même temps, fit remarquer Minerva. Personne ne se doutera jamais que c'est sa fille, croyez-moi. En voyant cette petite ce matin, je me suis demandé si elle avait bien été élevée par lui.
-Oh, ne vous fiez pas à son apparence, dit Dumbledore. Louise est gentille et ressemble à un petit ange, mais elle est également très influençable, et cache terriblement bien son jeu. Elle ne sera pas toujours la petite fille timide et peureuse que vous avez vue ce matin en cours.
-Vraiment ?
-Oh oui, elle a exactement les mêmes mimiques que Severus quand elle n'est pas contente, dit Albus en souriant. Elle sait être sarcastique et a ce même mouvement avec un sourcil.
Minerva sourit.
-J'imagine tellement Severus nageant au milieu des robes et des chaussures roses, dit-elle. C'est tellement paradoxal, quand on voit qu'il fait pleurer certains première année rien qu'en les regardant.
-Oui, cette petite lui a apporté beaucoup de réconfort, dit Dumbledore. Il fait son possible pour ne pas ressembler à son propre père.
-Ce qui me marque, dit Minerva. C'est que vous m'avez bien dit qu'elle avait été élevée presqu'en même temps que le jeune Drago Malefoy, pourtant la différence de caractère entre ces enfants est flagrante.
-Vous voyez là où Lucius Malefoy exigeait la perfection pour son fils avec des moyens assez radicaux, Severus acceptait le fait que la petite fasse des erreurs, ou se comporte tout simplement comme une enfant et ne lui en a jamais tenu rigueur.
C'est sur ces bonnes paroles, qu'ils descendirent dans la grande salle pour diner. Severus pria, froidement, le directeur de le suivre dans son bureau pour qu'ils puissent discuter. Il surveillait Louise d'un œil et la voyait en train de rire avec ses amis, ou de discuter tout simplement. Le diner prit fin et Severus descendit dans son bureau où il fut rejoint par Dumbledore, quelques minutes plus tard. Avant qu'Albus n'ai pu dire quoi que ce soit, son maître des potions prit les devants :
-J'espère que vous êtes heureux ! Votre stupide chapeau a dit à Louise qu'elle devait méditer sur « on n'est pas toujours ce que l'on pense ». Mais par Merlin ! Je n'étais pas d'accord pour l'inscrire à Poudlard, une scolarité à la maison ne lui aurait pas fait de mal et l'aurait moins exposé. Imaginez qu'elle découvre, et imaginez dans quel état on va la ramasser !
-Severus…
-Il n'y a pas de Severus qui compte ! S'exclama-t-il froidement avant de continuer d'une voix basse. Ce que ce chapeau vient de déclencher n'est pas anodin, elle n'est pas cracmol, si elle réfléchit je ne lui donne pas un mois avant de découvrir ce qu'elle est.
-Severus ! dit le directeur en haussant le ton. Essayez de vous calmer je vous prie, nous militons pour la même cause.
-Quoique que ça vous arrangerai bien qu'elle soit découverte, pour vous et votre école, dit-il sèchement. Après le garçon-qui-a-survécu, une impératrice quelle publicité !
-Severus ne dites pas telles choses, dit le professeur Dumbledore. Je tiens autant que vous à Louise et à sa sécurité. Et votre fille a d'autres choses en tête en ce moment que ce que lui a dit le chapeau.
Severus le regarda froidement et s'assit lentement derrière son bureau.
-Que voulez-vous dire ?
-Qu'elle grandit, simplement, et qu'elle se pose des questions, expliqua Albus. Tout à l'heure elle m'a demandé comment était sa maman, puis elle m'a demandé comment vous étiez à l'école.
Severus pâlit doucement, le visage impassible :
-Que lui avez-vous dit à mon sujet ? demanda-t-il lentement.
-Qu'elle devrait vous poser ces questions parce que je n'étais pas en mesure de lui répondre.
-Bien, répondit Severus d'un ton satisfait. Et vous a-t-elle parlé de cette voix ?
-Oui, je lui ai dit qu'il s'agissait de son imagination, dit Albus, bien que ce ne soit pas le cas. Tout comme le bouclier, n'est pas accidentel.
-Mais elle n'aurait pas pu le faire elle-même, dit Severus. Elle est inexpérimentée.
-Je crains que ce soit un sort en elle, qui empêche quiconque de lui faire du mal, dit Albus. Peut-être un sort qu'elle a en elle depuis sa naissance, un sort qui se déclenche lorsqu'elle se sent en danger.
-Je savais que cette histoire nous rattraperait un jour, je le savais, dit Severus en secouant la tête.
-Pour l'instant, elle semble se contenter de l'explication « imagination », donc nous sommes tranquilles pendant quelques temps encore.
-Le jour où elle va l'apprendre, elle va probablement nous détester, dit Severus froidement. Son monde va s'écrouler, elle va perdre ses repères. Sans compter qu'elle sera en grand danger, si elle l'apprend…
-Nous ferons en sorte que ça n'arrive pas, répondit le directeur très sérieusement.
N'oubliez pas une petite review !
