Oha-yoooo ! o/

Merci pour les favs, follows et reviews~ Je suis vraiment contente que l'histoire vous plaise ! Je pensais pas faire quelque chose de long, mais là je viens de trouver la trame principale qui fait tout de suite logique avec Aventures ! Vous l'apprendrez en fin de chapitre et je l'expliquerais en début du prochain~ Parce que putain que j'en suis fière !

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture et un bon grignotage~ o/


Liebel se redressa vivement de sa couche, en sueur et paniquée. Kaly se précipita sur elle pour l'attraper par les épaules, essayant d'attirer son attention enfin qu'elle reprenne son calme. Plus à côté, Tegwen observa l'horizon, assit sur un tronc d'arbre du camp, son épée entre ses jambes reposant sur son épaule. Il était méfiant, sa sœur était comme ça depuis la nuit dernière, les obligeant à rester à l'ombre d'un bosquet en attendant que les choses passent.

Il se doutait que cela venait de la mission de ses parents, et autant lui que Kaly ressentaient l'ébranlement de la magie. Quelque chose était sur le point d'être invoquée, et c'était assez puissant pour être ressentit jusqu'ici. Liebel se sentait mal, écrasée par une sensation étrangère, un appelle disait-elle.

Tous avait cherché à deviner ce que cela pouvait signifier, mais quand Kaly proposa d'aller donner un coup de main à leur famille, la cadette avait refusé vivement. Elle avait signé que, sans savoir comment, en aucun cas ils ne devaient intervenir dans ce qui arrivait, car il fallait que ça se produise afin que tout rentre dans l'ordre. Ils ne savaient pas ce que cela voulait dire, ne pouvant qu'attendre le résultat de la bataille finale avec angoisse pour le découvrir.

Le ciel commença à se voiler, les tremblements de la déesse ne se calmant pas alors qu'elle serrait sa sœur avec ferveur. Tegwen se leva, inquiet de ce qu'il ressentait. Son affiliation au sang était également une affiliation à la vie, il pouvait donc ressentir les hommes et créatures non loin. Il sortit son arme, laissant tomber le fourreau au sol, et délassa les bandages sur ses bras. Ces dernier dévoilèrent des symboles étranges sur ses avants-bras, comme du sang remonter douloureusement dans la peau. Les marques étaient foncés, et à la fois vives, c'était signe de malheur.

Les cadettes le regardèrent gravement, devinant que le prochain combat allait être long et rude. Si leur frère retirait ses bandages, c'est qu'il allait donner son maximum, et faire un carnage. Kaly leva donc la déesse et la tira par la main plus loin, en terrain découvert, mettant les pieds dans l'eau de la rivière traversant l'endroit où ils se trouvaient.

L'attente ne fut pas longue, le ciel se couvrant complètement en plongeant le cratère dans une nuit loin d'être naturelle. Le sol se mit a trembler, tout comme les enfants qui se demandèrent s'ils réussiront à surmonter cette épreuve seuls. Ils étaient encore novice, et le nombre d'ennemis approchant frisait l'hérésie.

Un éclaire chuta du ciel, explosant alors que quelque chose se trouvait sur son passage. Les enfants ne bougèrent pas, voyant un hybride géant d'oiseaux de proies atterrir lourdement sur le dos au sol, mort et carbonisé. Ça commençait.

Tout autour d'eux, différentes créatures et animaux allaient à toutes vitesses vers leurs positions. Un félin géant bondit des fourrés, mais Tegwen l'avait pré-sentit et se baissa en tranchant tout en long le dessous de la bête d'un geste précis. Celle-ci délivra tout son sang, roulant sur l'herbe pour mourir lentement. L'hémoglobine resta en suspension, vibrante, les prunelles du jeune homme aussi rouge qu'elle. Il serra les dents, essayant de contrôler le liquide macabre par tous les moyens, en vain. Toujours à genoux, la bulle de sang s'arma de millier de piquants avant d'être projeter dans tous les sens. Par chance, elles s'enfoncèrent contre la meute de loup qui l'avait entouré. Les canidés jappèrent d'agonies avant de rendre leur dernier soupir, leurs propres sangs sortant de leurs corps et se combinant à la masse déjà présente.

Les filles bien plus loin déglutirent, craignant d'avoir une créature supplémentaire à combattre dans la mêlé terrifiante qui avait commencé. Tegwen ne serait pas attaqué par son invocation, car cette dernière savait que si elle le tuait, elle mourrait aussi. Par contre, rien n'était assuré pour les sœurs du garçon.

Les adolescentes commencèrent elles aussi leurs combats, Liebel s'occupant des volants dans un orage démentiel, et Kaly la protégeant de toutes créatures au sol avec sa hache. Rapidement l'horizon se voila d'adversaire, les rendant claustrophobes dans ce petit espace de verdure, la masse sanguine de Tegwen prenant la forme d'un élémentaire qui ravagea tout sur son passage. Ayant les pieds dans l'eau d'une large rivière, Kaly put se protéger avec sa sœur d'une barrière aqueuse, prenant garde à sa limite qu'elle sentait approcher.

Ses joues avaient déjà des écailles carmins et dorés, ses yeux vert possédaient une couleur magnifiquement saturée et hypnotique. Elle perdait en force, commençant non seulement à fatiguer, mais en plus ses jambes peinaient à répondre sous l'approche de sa transformation. Liebel le ressentit et se rapprocha d'elle en déployant une onde de choc électrique qui repoussa les adversaires aux alentours. Personne ne savait comment cela se faisait qu'ils étaient encore vivant.

S'abandonnant, Kaly tomba à genoux dans l'eau, et laissa la barrière d'eau la préserver avec sa sœur, retirant ses bottes et son pantalon avec empressement. Ses jambes se collèrent et fusionnèrent en commençant à l'entre-jambe, un voilage clair tel une rosé sur une toile d'araignée faisant briller sa peau lisse. Puis des écailles se formèrent, des nageoires et des voiles magnifiques se déployant. Le tout, dans un dégradé rouge et or magnifique.

Elle fit glisser l'eau contre sa peau, la montant à son cou alors qu'elle suffoquait. Lorsque le liquide passa sur sa gorge, entrant dans les branchies, elle prit une profonde inspiration, et sa vue devint thermique, une lueur bleu luisant magiquement au centre de ses prunelles. Elle jeta un regard acéré à ses ennemis qui s'acharnaient sur la barrière, voyant dans les airs le sang tourner et former d'autre élémentaire. Maintenant, on allait passer aux choses sérieuses.

Un cri perçant passa sa gorge alors qu'elle jetait sa tète en arrière, Liebel bouchant ses oreilles avec sa capuche, ses cheveux à la longueur interminable tombant au sol. La barrière aqueuse explosa, pourfendant toutes les créatures et prédateurs autours de ses protégées. Le hurlement fut long, vibrant, faisant trembler la terre, et exploser plusieurs de ses adversaires. C'est alors que le son, informe, pris doucement une tournure symphonique. La note continua indéfiniment, fluctuant sur d'autre, créant une mélodie particulière et inimitable. C'était le chant d'une sirène.

L'armé contre les enfants se retourna contre elle même, se battant brutalement. Kaly continua de faire ses puissantes vocalises, ses yeux fermés alors qu'elle se laissait porter par son propre pouvoir, l'eau tournant autour d'elle, caressant sa peau dans la sombre volonté de la protéger contre quiconque. Liebel le ressentit et ne s'approcha donc pas. Cependant, elle fut distraite et une lourde patte écailleuse et griffue s'abattit sur elle. Elle se tourna par réflexe, effrayée, mais sentit les griffes se briser dans son dos, la poussant simplement à plat ventre dans l'eau. Surprise, elle regarda ce qui l'avait sauvé de ce coup mortel : ces cheveux, ils brillaient.

Elle prit ses mèches, en reculant dans l'eau, le combat faisant rage autour d'elle, l'éclaboussant de sang qui s'évapora de suite de son corps chaud par l'électricité. Peu à peu elle comprit l'utilité de sa chevelure, et reprit doucement son calme et sa concentration. Bon sang, que cette bataille était catastrophique, deux sur trois avaient perdu le contrôle, et risquaient de s'évanouir en la laissant seule avec un foutoir pas possible.

Elle enroula des mèches autour d'elle, se dépêchant aussi vite qu'elle put, puis se remit face au combat. Ses yeux s'illuminèrent, et la terre se mit à gronder, son corps s'entourant d'une lumière intense et aveuglante, tant qu'elle la camoufla entièrement, des arcs électriques y crépitants. Un faisceau de lumière monta brutalement jusqu'au ciel, transperçant les nuages qui se mirent à tournoyer. Peu à peu une tornade se créa, l'orage l'accompagnant. Les bourrasques de vents emporta les plus petites créatures.

Liebel vit sa sœur s'écrouler en reprenant son apparence humaine. Alors elle la tira sur la berge et invoqua une protection magique en tendant sa paume. La lumière forma un cocon autour de sa sœur, la dissimulant et la gardant de la guerre. Heureusement que son dad l'avait initier à diverses magies. La jeune fille marcha ensuite entre les créatures qui se battaient encore entre elles, envoyant des ondes de choc électrique pour les repousser, et se faire un passage. Elle retrouva son frère, inconscient également, alors elle forma la même protection que pour Kaly.

Un élémentaire lui donna un coup puissant, mais son épée sanguine se brisa comme du verre contre son dos entourer de mèches incassables. Elle se retourna, désappointée, et tendit sa paume avant de le foudroyer d'une puissance inouïe, le faisant exploser. La tornade devint peu à peu un cyclone, les autres le suivant de près. La foudre frappait durement le sol, les hurlements électriques et le tumulte météorologique couvrant presque complètement les cris des bêtes se faisant emporter dans les airs. Seule Liebel, et sa fratrie protégée, resta debout parmi le chaos. Elle observa de ses yeux, aussi blanc et lumineux que son corps et ses longs cheveux volant au vent, son fléau. Elle est douce, elle est mignonne, elle est aimante, mais n'oubliait jamais qu'elle est également une déesse.

Elle ne sut combien de temps passa ainsi. Incapable d'arrêter les tornades et le cyclone, elle dû attendre qu'ils s'éloignent, et perdent en puissance dans les plaines jusqu'à disparaître, les nuages du ciel se dégageant doucement. Puis, une explosion magique se propagea dans les cieux, faisant lever le menton à l'adolescente épuisée. Elle observa la déflagration multicolore en déglutissant, écoutant les échos presque funèbres faisant vibrer ses tripes. Elle le sentait, en elle : la magie venait de tomber. Tout comme elle qui s'écroula, inconsciente.

Ce fut le trou noir total, comme si elle pouvait voir les heures défiler alors qu'elle avait les yeux fermés. Puis des bruits étouffés retentirent autour d'elle, et elle ressentit un froid mordant, avant une douce chaleur qu'elle devina être un feu. Doucement, le corps soudain douloureux, elle ouvrit les paupières, tremblante. Si elle avait eu une voix, elle aurait gémit. Une ombre se posa au dessus d'elle, une qu'elle ne connaissait pas. Sa vue brouillée l'empêcha de bien voir de qui il s'agissait, mais elle ressentit à son énergie que c'était un homme.

Ce dernier posa une main sur son front, prenant sa température, puis ses constantes vitales. Il prit ensuite un flacon avant de lui relever la tête afin de lui faire boire un élixir. Encore étourdit, et à moitié consciente, la déesse se laissa faire, trouvant que cet étranger dégageait quelque chose d'apaisant. Quelques minutes plus tard, les effets de la potion firent leur ouvrage. Sa douleur ne fut plus qu'un voile gênant, et elle retrouva une vue net.

Elle se redressa, l'inconnu l'aidant à s'asseoir avant de poser un bol de soupe entre ses mains. Elle se réchauffa avec ce dernier avant de regarder autour d'elle. Kaly et Tegwen étaient autour du feu, conscient bien que mal en point. Tous deux étaient pâle, et avaient presque plus de force vitale. Au moins, ils n'étaient pas mort.

- Je suis content que vous soyez tous réveillés, confiant doucement leur soigneur, un large sourire sincère sur son visage fin.

- Bien, maintenant qu'on est tous réveillé, tu vas nous balancé ton nom ou faut qu'on aille te le tirer du cul ? cracha Kaly assise en tailleur et d'une humeur massacrante, tenant son crâne d'une main alors que son coude prenait appuis sur son genou.

- Il n'y a pas à dire, tu tiens de ton père ! rit-il. Excusez-moi, je suis Mani le double ! Vous avez de la chance que je passe dans le coin.

- Le double ? répéta la demi-sirène en haussant un sourcil, dubitative. Et ils sont où les autres ? pouffa-t-elle avec sa fratrie, plus nerveusement qu'autre chose.

- Vos parents m'ont fait exactement la même blague... Et je l'a trouve toujours aussi nulle, sourit l'elfe.

Liebel tiqua alors qu'elle observait le paysage. Certes, ce dernier était ravagé par le cyclone et l'orage, mais il n'était pas une simple étendue de terre retournée, il était blanc ; une fine couche de neige couvrait le sol. D'ailleurs, des flocons tombaient allègrement du ciel sombre. Elle jeta un œil à sa montre, découvrant l'heure tardive, mais l'aiguille des saisons lui indiquait pourtant l'Été.

- Pourquoi il neige ? signa-t-elle à son frère qui haussa les épaules.

- Je ne sais pas non plus, répondit Mani, surprenant les frangins qui le dévisagèrent. Hey, je suis un ami de vos parents, j'ai eu le droit à un apprentissage du langage des signes aussi.

- On ne vous avait jamais vu avant..., répliqua le garçon du sang, méfiant.

- Je ne doit pas quitter Castelblanc, sauf en cas de mission. Avec les événements précédents, j'ai été en charge de vous retrouver et vous protéger. C'était pas très compliqué. Dans votre famille, il suffit de suivre les cadavres et les conflits.

Les trois baissèrent honteusement la tête. Non seulement sous la véracité cruelle des faits, mais également de ne pas avoir remarqué d'être suivit.

- Théo ne voulait pas que la déesse approche de l'église de la lumière, il craignait que les prêtres lui bourre le crâne d'idées qu'elle ne devrait pas avoir. En vu de ce que je viens de voir, je peux comprendre qu'il soit aussi... frileux.

Liebel déglutit en triturant son bol avant de le porter à ses lèvres. Elle n'aimait pas être prise de violence comme ça, mais en connaissait la nécessité pour survivre. C'était ce que lui avait toujours appris Balthazar. Elle posa ensuite le récipient sur ses genoux pour signer, curieuse sur ce qu'elle avait sentit.

- L'onde dans le ciel, multicolore, c'était la magie qui s'effondrait, n'est-ce pas ?

- J'en ai peur..., soupira Mani, une petite araignée grimpant sur son épaule le plongeant un instant dans le silence avant de reprendre. Et apparemment, il n'y a plus aucune créature magique dans le coin... C'est vraiment un phénomène unique.

- Tu sais ce qu'on foutu nos parents, et nos oncles ? questionna Kaly en se redressant, buvant sa soupe aussi en dévisageant l'araignée avec sa fratrie.

- Ils ont eu l'aide de l'église du sang afin de trouver le codex. De leurs messages, il semblerait que les Intendants ont cherché à invoquer un titan. Pourquoi, là était la question. Cela fait plusieurs jours que Shin ne m'a pas contacté.

- Vous êtes proches de oncle Shin ? fit Tegwen, surpris.

- Il se pourrait, minauda exagérément l'elfe, les faisant reculer de surprise et blêmir. Plus sérieusement, je dois vous raccompagner chez vous, on ne sait pas encore ce que la chute de la magie va donner.

- On pourrait vite être sans défense, réalisa Liebel.

- La magie est aussi une partie de certain d'entre nous, sans elle il y a des probabilités de perdre la vie qui nous a été donné.

Tous pensèrent à leur cousin Drazen, à leur oncle et leur dad, et déglutirent avec angoisse. Kaly s'effaroucha, preuve qu'elle ne voulait pas extériorisé ses craintes en gardant la tête haute, agissant sous la colère.

- Hors de question qu'un type louche qui parle à des bestioles dégueulasses nous accompagne ! On sait par où aller !

- Par où ? sourit l'elfe.

Les frangins pointèrent alors tous une direction différente avant de s'échanger un regard oblique. Mani explosa de rire en posant une main sur son ventre, engonçant les jeunes gens de honte. Il se calma doucement, la rouquine baissant les armes sous l'insistance silencieuse de sa fratrie. Le silence reprit place, laissant le quatuor manger, et reprendre des forces. L'agent de la lumière observait les trois enfants tour à tour, avec un petit sourire qui agaça rapidement Kaly.

- Quoi !

- C'est marrant de savoir qu'ils ont eut des enfants... Je savais qu'ils étaient ensemble, c'était plutôt évident, mais je ne pensais pas qu'ils iraient jusque là.

- Quand les avez-vous rencontré ? demanda Tegwen.

- C'était il y a longtemps..., fit l'elfe en prenant son menton, les yeux dans le vague, réfléchissant. Hum... Quinze ans je crois, ils étaient vraiment comme deux ados, se rappela-t-il en riant.

- Je suis curieuse de savoir, lança la rousse, subitement intéressée en croisant ses doigts pour appuyer son menton dessous, malicieuse. Ils étaient réfléchit et discret ?

- Pas du tout ! explosa Mani de rire. C'était tout le contraire ! Ils ont même couché sur le trône de notre dirigeant ! Heureusement, personne ne l'a su à par moi !

Kaly se redressa, pointant leur sauveur du doigt en criant avec victoire, ses frangins désespérant. Leurs parents leurs reprochaient tout le temps d'être trop impulsif, de ne pas réfléchir, d'être trop indiscret. Plus ils en entendaient, et plus ils apprenaient que ce n'était que des leçons que eux même n'avaient pas suivit.

- C'est vraiment l'hôpital qui se fou de la charité, grogna Tegwen, revoyant ses pères leur faire la moral.

- Ils l'ont appris par eux même, répliqua Mani en haussant les épaules. Ils ne veulent pas que vous vous attirez autant d'ennuis qu'eux à cause de ça.

- Ils pourraient être indulgent quand même, surtout après tout le merdier qu'ils ont fait ! siffla la demi-sirène. Papy Viktor nous a raconté qu'un jour, ils avaient fait chier un cheval devant une église avant de foutre le feu au bâtiment !... Héhéhé, ça devait être trop cool ! pouffa-t-elle, Liebel essayant de cacher son sourire, et contenant son éclat de rire, coupable.

- On a tous nos lots d'erreurs. L'important est d'apprendre les leçons, et les transmettre à la génération d'après afin de ne pas les répéter.

Les enfants baissèrent la tête avec réflexion, comprenant l'importance de l'éducation de leurs parents.

- Enfin, c'est ce que tout le monde dit et au final on ne commet pas les mêmes erreurs, mais on en fait des nouvelles qui sont bien pire ! rit Mani, les faisant chuter de l'ambiance de sagesse qui s'était instaurée.

L'euphorie se coupa alors qu'un battement d'ailes sourd fut entendu. Tous levèrent la tête en regardant par delà le feuillage qui les protégeait de la neige, cherchant d'où provenait le bruit. Le son se rapprocha, l'elfe se levant avec un air sérieux qui inquiéta les adolescents. L'attente fut insupportable, le battement d'ailes trahissant qu'il s'agissait d'un animal énorme cherchant à se poser. Un griffon ? Un Cocatrix ? Un Aliga-ailé ? Ils seraient très mal pour les trois.

L'ombre dans le ciel les firent sursauter, ils ne l'avaient pas vu avant qu'elle ne passe au dessus d'eux à cause de la nuit. La bête se posa finalement dans un bruit sourd en faisant trembler la terre, la neige balayée à son passage. Ses ailes s'écartèrent, et tous découvrir un magnifique dragon, le corps couvert d'écaille et d'un peu de fourrure. Il n'était pas comme ceux que décrivait Balthazar, sa tête n'était pas allongée mais plus ronde et compacte, trois paires de cornes de tailles différentes ornant sa tête, passant de petit sur ses joues, à longue sur le dessus du crâne.

Ce qui intrigua le groupe fut qu'il ne les attaquait pas, sa respiration sourde et ronronnante raisonnant dans l'air. Ils avaient peur, mais sentait que la bête cherchait à entrer en contacte. Liebel ressentit quelque chose en elle, la poussant à se lever et s'approcher doucement, n'ayant que faire de la neige glaçant la plante de ses pieds. Elle plongea ses yeux dans ceux de la créature de légende, observant les pupilles fendues dans les iris d'un bleu impérial unique brillant dans la nuit.

- Je n'ai pas coutume de m'occuper directement des affaires des hommes.

La voix rauque raisonna à l'intérieur de leurs esprits jusque dans leurs os. Où plutôt, sa télépathie était si forte qu'il pouvaient l'entendre comme s'il parlait à voix haute. Ils étaient paralysés par le choc, n'ayant aucunement connaissance de dragon suffisamment civilisé pour engager la conversation. La bête entendu leurs pensées, et gronda, vexée.

- Ne me mêlez pas à cette sous-race qui sont les Zarehs! Nous, Akhar, sommes leurs aînés, et leurs dirigeants. Nous devons nous occuper de la magie de ce misérable monde depuis que les humains ont cherché à s'en emparer. Mais vous êtes trop stupide, et avare ! Ils vous en faut toujours plus ! Regardez maintenant où nous en sommes : le codex a été détruit !

- C'est quoi ce putain de merdier ?..., souffla Kaly, pétrifiée.

- Je suis Ziphad, messager des Akhars et des Beledors.

- Qui sont les Beledors ? questionna Tegwen, Mani observant sérieusement la scène en silence.

- Les dieux, et les diables. Depuis peu, la magie décline, mais c'était dans le but que les dieux et diables reviennent dans leur monde ! Bien évidement, on a encore été entravé par un groupe de rebelles qu'on a jugé par erreur d'incompétent !

- Nos darons vont se faire engueuler par le daron des darons ! souffla Kaly vers son frère en secouant la main avec des yeux ronds, sentant que ses parents allaient avoir des ennuis.

- Les Akhars sont les seuls à pouvoir utiliser correctement le codex, car il est né de notre magie mêlée à la technologie naine ! Nous avons été volé, puis on nous a détruit le seul objet capable de pouvoir remettre une dose suffisante de magie. Seulement, les créatures de l'éther ont été corrompues par l'orgueil et l'avarice des Hommes...

Ziphad était furieux, grondant sourdement, une brume bleue apparaissant dans sa gueule et le long de sa gorge, faisant frémir le groupe d'inquiétude. Le phénomène s'arrêta alors que le dragon se redressa, devenant plus nonchalant, dévisageant les quatre d'un regard dédaigneux.

- Et j'en ai marre de ce sac à problème, rien pendant des millions d'années. Puis, soudainement en quelques siècles, tout par à vau-l'eau. Qui paye à votre avis ? Le messager. Car si les informations passent mal, c'est de sa faute. Alors je me tire. À vous de trouver la solution avec les Akhars.

- Mais comment ? réagit Liebel, ses pensées entendu par tous avec la voix de Théo, les faisant sursauter de surprise. Vous seuls êtes capable de communiquer avec eux.

- Débrouillez-vous, moi je vais voir du pays. Et j'espère ne plus jamais revoir ces humains qui sont visiblement votre famille à l'avenir !

Le dragon prit son envole, laissant les quatre dépités et pétrifiés, ne s'attendant pas à un tel comportement puérile de la part d'un être immortel censé porter la sagesse. Visiblement, leurs parents et oncles avaient réussi à agacer plus de gens qu'ils ne le pensaient.

Tous s'échangèrent un regard, encore secoués. Plusieurs minutes passèrent alors qu'ils se réunirent autour du feu, plongé dans leurs pensées, avant que Mani ne plonge son visage dans ses mains en pleurnichant qu'il n'était pas prêt de prendre sa retraite.

- On va rentrer à la maison déjà, et vous irez prévenir l'église de la lumière de tout ça, décida Tegwen. Ensuite... Nous on attendra papa et dad... Et on va leur expliquer...

- Et après ? demanda Kaly.

- On va devoir chercher une solution, et pour commencer, en apprendre plus sur les Akhars.

- Oh, putain de merde..., soupira-t-elle en se laissant tomber sur le dos, les bras écartés.