Cormac est presque seul dans la salle commune, en train de lire un article de la Gazette sur le dernier match des Faucons, quand le portrait de la Grosse Dame s'ouvre. Il ne sait pas pourquoi il lève les yeux – il n'attend personne – mais il voit la Lavande blonde entrer par le trou, son visage rouge d'énervement encadré par ses cheveux détachés. Elle traverse la salle commune d'un pas énergique en direction des escaliers menant vers son dortoir, et quand elle passe devant la table où est installé Cormac, leurs yeux se croisent. Elle continue pendant quelques pas, puis freine et fait demi-tour. Elle s'approche de Cormac, ses yeux lançant des éclairs, et s'arrête face à lui.

— Hermione Granger t'intéresse, pas vrai ?
— Euh…, répond Cormac, incertain.
— Tu es allé à la fête de Slug avec elle, tu essaies toujours de lui parler… Elle t'intéresse.
— Ah, dans ce sens-là. Eh bien, oui, j'imagine.

Lavande expire bruyamment en lançant ses mains vers le ciel.

— Veux-tu bien m'expliquer ce que vous lui trouvez toutes ?

Cormac fronce les sourcils. À ce moment seulement, il remarque que les yeux de la jeune femme sont rouges, et il croit comprendre de quoi elle parle. Oui, lui aussi a bien remarqué les regards que s'échangent Weasley et Hermione. Il avait simplement cru que, étant infiniment plus intéressant que son rival, il réussirait à se garder les attentions de la jeune fille.

— Lavande ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Sans adresser un dernier regard à Cormac, Lavande part vers son dortoir, où Parvati l'attend, les bras grands ouverts.

À nouveau seul, Cormac hausse les épaules. Il sait qu'il a à nouveau perdu face à Weasley et que Hermione ne sera jamais à lui, mais ça ne lui fait ni chaud ni froid. Une de perdue, dix de retrouvées, comme dit toujours son parrain. Il n'a qu'à patienter, il finira bien par avoir une chance de démontrer à tous sa supériorité.