Ça y est, elle l'avait dit. C'était comme un poids qui s'envolait. Peko se promit intérieurement de corriger cette curiosité un peu trop évasive à l'avenir. Elle n'avait pas l'habitude de se montrer si curieuse, et craignait que le noiraud ne se braque, n'étant lui même pas d'un naturel introverti. Mais il semblait le prendre assez bien, le visage calme. Cependant, la blanche crut pendant un instant voir un sentiment nouveau traverser les yeux bicolores : de la peur, ou bien peu être de l'anxiété. Ce qui était proche sentimentalement parlant. Une infime culpabilité la saisie, cela devait lui rappeler de mauvais souvenirs apparemment :

« Je ne t'oblige pas à répondre, si ça t'embête »

Aucune réponse ne lui parvint mais elle vit la tête du garçon pivoter vers ses petits soldats. Comme si il leur demandait conseil. Tanaka se retourna vers elle et leurs yeux se croisèrent. Un petit moment passa de cette façon, il la jaugeait, la testait, pour vérifier qu'elle était digne de confiance. Alors elle affrontait son regard. De petites rougeurs finirent par arriver sur ses joues pâle.

« Tu m'as l'air digne de recevoir le trésor du ciel, femme guerrière »

Le soulagement prit place dans l'esprit de Peko. Elle était heureuse qu'il accepte de partager des choses personnelles avec elle. Attentive, elle attendit patiemment que Gundham se lance :

« Jadis, je n'était encore qu'un néophyte en magie. Mes fidèles généraux n'avait pas encore croisés ma route. Peu avant cela, je rencontra le premier soldat de mes rang. »

Peko traduisait au fur et à mesure qu'il parlait, évitant de le regarder pour ne pas le mettre mal à l'aise. Même si elle avait l'impression que c'était elle la plus stressée des deux.

« Cependant, lors d'une mission, il me désobéi et me défia en duel, bien sûr je fut gagnant, mais il réussi a m'infliger des dégâts »

La jeune fille se retourna vers lui lorsqu'elle le sentit se crisper. Il avait la tête légèrement penchée vers l'avant, cachant son expression. La blanche n'hésita pas et attrapas la main du noiraud, le faisant tiquer une fois de plus. Elle serra doucement sa paume pour l'encourager.

« C'était un acte impardonnable, je fus donc contraint de le bannir, seul cette marque restante comme souvenir de sa trahison »

Tanaka jeta un rapide coup d'œil au alentour puis, lentement, dénoua son écharpe pour la baisser, dévoilant une longue coupure cicatrisée sur la base de son cou. Peko l'observa un instant, après quelque seconde, elle renoua l'écharpe maladroitement. Elle savait que ça lui était désagréable.

Cherchant ses mots un moment, elle dit finalement :

« Tu as pris la bonne décision Gundham j'en suis sûre »

Appréhendant sa réaction, elle reconnu avec étonnement le grain de voix grave du garçon se former en un petit rire :

« Tes paroles sont toujours judicieuses, femme guerrière ! »

Elle se mit à rire elle aussi. Ils avaient probablement l'air idiot à s'esclaffer tout seul dans l'herbe, mais cela n'avait pas d'importance. La sonnerie retenti dans la grande cour et un amas de lycéens s'agglutinèrent à la porte d'entrée du bâtiment principal. Les deux élèves se relevèrent et se saluèrent, la jeune fille devant rejoindre ses amies.

Celles-ci se jetèrent d'ailleurs sur elles en l'assaillant de questions :

« Alors, une envie pressante hein ? Il t'avais manqué depuis, disons, trente minutes ? » Taquina Hibuki en lui tapotant l'épaule

« Ce n'est pas ça ! » répliqua Peko, embarrassée

Elles l'avait espionner ! En même temps, son mensonge avait été bien médiocre, pas étonnant qu'elles n'y ait pas cru. Mais tout de même, ça ne se faisait pas !

« Vous êtes vraiment sournoise pour me faire ça »

« Ne t'inquiète pas, on a interdit à Mahiru de prendre des photos ! » ajouta Chiaki pour calmer le jeudi

En effet, la blanche soupira de soulagement. Elle savait que la photographe n'avait pas l'intention d'utiliser ses photos à mauvais escient, mais cela restait extrêmement gênant. Elle remercia la brune qui lui rendit son sourire lorsque Peko lui proposa de la prendre en photo pour remplacer les autres clichés qu'elle aurait pu prendre. Contre toute attente, tout se fini en une séance de shooting photo, chacune se prenant au jeu. Juste avant d'entrer dans la salle de classe, la propriétaire de l'appareil promit aux autres filles de leur imprimer leur photo.

Cette fois ci Peko ne fut pas distraite par de quelconques pensées, le cœur léger. Elles avait eu une réponse à sa question, et désormais tout allait pour le mieux. Enfin, jusqu'à qu'une certaine personne vienne à sa rencontre à la sorite de la salle :

« Peko, j'ai besoin de te parler »

La lycéenne se retourna à l'entente de cette fois relativement aigu tout en restant masculine. Elle la reconnaîtrait entre milles. Elle fit face à Fuyuhiko qui regardait obstinément le mur à côté d'eux. Il est vraiment mignon quand il est gêné, pensa Peko avec un petit sourire. Réalisant ce qu'elle venait dire intérieurement, elle se secoua discrètement. Ça suffit les pensées mielleuses de shojo ! Ça ne lui ressemblait pas !

« Oui bien sûr, maître » répondit-elle instinctivement, oubliant la demande du blond au sujet du surnom honorifique

Celui-ci tiqua mais ne dit rien, se retournant pour marcher vers la prochaine heure de cours, Peko sur les talons. Elle arriva à sa hauteur et il commença :

« Tu te rappelle des portes ouvertes dans deux jours ? ,se fut à elle de tiquer, elle avait complètement omit se détail, J'ai quelque chose à faire avant alors je serais un peu en retard, ça ne te dérange pas de gérer le stand sans moi juste un moment ? »

« Non, bien sûr que non, ne t'inquiète pas maî- Fuyuhiko » affirma-t-elle en se reprenant à la finalement

C'était une habitude difficile à perdre. Le garçon sembla satisfait. Il s'arrêta devant une salle de classe :

« C'est ma salle, hum, à demain » salua le plus petit en entrant dans la pièce

Elle lui rendit son salut et rejoignit sa propre classe.

Peko s'affala sur son lit. Elle avait sommeil. Hibuki, elle, ronflait déjà dans son propre lit. La jeune fille se coucha, pensant au fameuse portes ouvertes. Ils avaient été désigné pour tenir le stand de kendo, Fuyuhiko et elle. Et elle espérait que tout se passerait bien en vu de son cœur qui faisait la fête dès qu'elle voyait un des garçons pour qui celui ci battait. Sous toutes ses questions, la blanche s'endormit petit à petit.