Chapitre 4 : Le corbeau et le serpent de Konoha

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Nicolas : Cela prit un peu de temps mais voici la suite des aventures de l'équipe 7 de Konoha!

Homura : Ah enfin, je tenais plus!

Itachi : Quel curieux garçon.

Naruto, tout fier : Il me rapelle moi!

Nicolas : Sasuke, arrêtes de faire la tête et viens!

Sasuke reste dans son coin, Sakura doit le traîner par le bras pour le faire venir.

Nicolas en soupirant : Même dans les opening ou ending de Naruto tu es lassant, tu t'obstines à toujours disparaître dans le noir...

Naruto : Ouais, magnes-toi le cul de revenir sinon on te remplace définitivement par Saï!

Sasuke : Ben faites-le.

Sakura : Mais on sait que tu reviendras un jour.

Homura : Laisse tomber grande soeur, c'est un cas désespéré.

Nicolas : On en reparlera dans quelques chapitres si tout se passe bien. Or donc, la dernière fois que nous nous sommes quittés, Itachi et Kisame marchaient vers Konoha, voilà la suite!

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Marchant d'un pas fluide, ne provoquant qu'un léger tintement dû à la clochette de son chapeau, une silhouette en long manteau noir avec des nuages rouges comme motifs, se dirigeait vers le village caché de la Feuille, Konoha. Tout n'était que silence autour de lui. À son approche, les oiseaux s'envolaient et les animaux allaient se terrer dans leur terrier ou leur arbre. Le soleil commençait à décliner, répandant sa lumière rouge dans le ciel, c'était la fin de l'après-midi.

Soudain, un buisson à quelques mètres à sa droite s'agita. Le voyageur se tourna dans cette direction lorsque surgit un garçon se jetant à plat ventre et roulant par terre jusqu'à un mètre devant l'homme. Quelque chose s'agitait dans ses bras.

-Hahaha ! Je t'ai eu ! Clama-t-il fièrement en se redressant.

Dans ses bras le garçon tenait un chat brun et rayé, tous poils hérissés. Le voyageur le regarda longuement. C'était un garçon aux cheveux argentés, habillé en blanc et bleu, aux yeux dépareillés. Malgré le bandeau bleu avec le symbole de la Feuille de Konoha attaché au front, il ne portait pas les sandales classiques des ninjas mais des chaussures noires. Le garçon ne se gêna aucunement pour saucissonner le félin avec une corde.

-Avec ça tu te tiendras tranquille ! Mission accomplie !

Il appuya sur son oreillette.

-Eh sensei, j'ai le chat, je vous rejoins, terminé.

Après avoir éteint son oreillette, il se tourna vers l'homme. Il le regarda de bas en haut et lui fit un clin d'œil.

-Waaaaa. Eh bé, toi tu sais te fringuer.

-Comment t'appelles-tu ?

-Homura, Homura Nagisa !

Le bonhomme plus grand qu'Homura enleva son chapeau, dévoilant son visage aux traits mystérieux, le bandeau sur son front était le même que le sien, sauf qu'il était noir et qu'il était barré d'une rayure.

-Homura Nagisa… je vois…

-Et toi, cousin ?

-Itachi Uchiwa.

-Cool, tu veux que je te signe un autographe ? Dans quelques années, ça vaudra de l'or, se vanta Homura en riant avant de se figer net.

Il leva à nouveau les yeux vers lui, incrédule, n'osant croire ce qu'il venait d'entendre.

-Heuuuu… comment t'as dit que tu t'appelais ?

-Itachi Uchiwa, répondit-il sobrement.

-… heu… comme… Uchiwa Sasuke ?

-Oh, apparemment tu connais mon frère cadet.

Il parlait calmement, d'un ton courtois mais chacun de ses mots sonnaient à présent comme une promesse d'agonie lente et insupportablement douloureuse pour Homura. Il sentait peu à peu ses entrailles se glacer, des sueurs froides coulaient le long de son échine.

-Pas perso hélas… et… Itachi… comme le Itachi qui a quitté le village il y a une décennie après avoir fait un petit carnage ?

-Dis-moi, pourrais-tu me rendre un petit service ?

-Heu… oui bien sûr.

Sans crier gare, Homura bondit en arrière, lâchant le chat au passage et visa en un éclair le ninja déserteur.

-Shintenshi no jutsu !

L'esprit se sépara de son corps et se précipita vers celui d'Itachi à une vitesse telle que même lui ne pourrait esquiver, c'était ce qu'Homura pensait et effectivement, il n'évita pas mais repoussa sans efforts Homura qui réintégra son corps séance tenante. Cela avait duré un millième de seconde. Le garçon tomba un genou à terre, en sueur et haletant.

-Bien essayé, mais je n'étais guère plus jeune que toi quand mon Sharingan a déjoué la technique secrète des Yamanaka. Les traditions se perdent à Konoha. Maintenant les clans enseignent à des étrangers.

En parlant, Itachi marcha jusqu'à Homura, le prit par le col et le souleva sans difficulté à la hauteur de son visage.

-Sais-tu où se trouve Haruno Sakura ?

Homura serra les dents, en fureur. Si ce sale type voulait voir sa grande sœur, ce n'était sûrement pas pour les meilleures intentions. Il passa discrètement sa main dans sa sacoche située dans son dos, en sortit un kunai et le plongea en direction du cou d'Itachi.

-Va crever !

Itachi stoppa la lame du kunai avec son doigt, comme si ce n'était qu'un jouet en plastique. Puis il saisit son cou, ses doigts resserrèrent leur emprise. Peu à peu, Homura se mit à manquer d'air, son arme tomba par terre.

-Où est Haruno Sakura ? Répéta Itachi, ses yeux rouges plongeant dans le regard crispé d'Homura.

Itachi serra plus fort l'étreinte de sa main sur le cou d'Homura qui suffoquait, s'agitant faiblement. Le garçon, avec toutes les peines du monde, leva son poing tremblant et montra à Itachi son médius avant de laisser retomber son bras et perdre connaissance par manque d'oxygène. Son oreillette tomba par terre. Itachi relâcha son emprise, le hissa sous le bras, ramassa l'oreillette pour suivre les activités des ninjas et se remit en route. Quelques secondes plus tard il s'immobilisa, cet enfant n'était pas aussi seul qu'il ne l'avait cru, quelqu'un le surveillait…

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« Veille sur Homura » tel était le seul ordre que l'Hokage lui avait donné. Veiller ne voulait pas dire protéger et protéger le village avant tout était le mot d'ordre de l'ANBU, même elle ne faisait exception, quitte à abandonner cet enfant entre les mains de ce criminel. Il ne restait plus qu'à espérer qu'il ne le tuera pas tout de suite. Yugao Uzuki accéléra sa course folle vers le village pour prévenir l'Hokage de l'arrivée imminente d'Itachi Uchiwa. Elle sautait d'arbres en arbres, de branches en branches sans jamais ralentir. Toutefois, la forêt lui semblait tout à coup bien plus grande et Konoha bien plus loin qu'elle n'avait pensé. Elle n'en voyait pas le bout. Au bout de quelques minutes supplémentaires, elle bondit sur le chemin et regarda autour d'elle. S'était-elle perdue ? Elle en doutait sincèrement, elle connaissait la forêt entourant Konoha comme si c'était elle qui avait planté tous ces arbres. Mais pourquoi alors avait-elle cette désagréable sensation de s'être égarée ?

-Tiens, Yugao-sempai. Quelle surprise.

La jeune femme masquée aux longs cheveux violets se retourna vivement et vit Itachi sur le chemin à quelques mètres d'elle, portant l'enfant sous le bras. Comment s'était-il déplacé aussi vite ?

-Itachi Uchiwa, criminel de rang S, membre de l'Akatsuki, responsable des meurtres perpétrés sur le clan Uchiwa, répondit-elle en dégainant son katana accroché dans son dos.

-Depuis quand t'encombres-tu d'une arme ?

-Au nom de Konoha, tu es en état d'arrestation. Relâche cet enfant.

-Cela doit faire au moins huit ans qu'on ne s'est vus.

-Ne cherches pas à discuter et obéis.

-… bien.

Itachi lâcha Homura qui tomba par terre sans ménagements avant de marcher vers Yugao.

-N'approche pas !

-Tu possèdes quelque chose qui me serait utile.

-Reste où tu es Itachi ou je n'hésiterai pas à te mettre à mort, prévint-elle d'une voix calme.

Malgré l'avertissement, Itachi continuait à avancer tranquillement. En un éclair, Yugao se retrouva face à Itachi, son katana transperçant net sa poitrine où se situait son cœur. Un flot de sang jaillit dans le dos et à la poitrine du ninja déserteur, souillant le katana.

-Apparemment, le gamin prodige n'a pas retenu la supériorité de sa sempai.

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Un nouvel arrivant dans l'enfer. Qu'il soit garçon ou fille, il était plus petit que tous les autres apprentis-ANBU. Yugao le jaugea rapidement d'un coup d'œil, elle avait à peine seize ans et le nouveau devait avoir autour de treize. Si elle n'avait aucune idée quant à son identité, c'était à cause de la longueur de ses cheveux noirs d'ébène, ainsi que le masque qu'il portait au visage. Ce qui avait le plus intrigué Yugao chez le nouveau était la blancheur immaculée du masque de forme simple. Il n'y avait même pas d'orifice pour les yeux, était-il aveugle ? Cela expliquerait du coup pourquoi son masque n'ait aucun élément décoratif.

La sélection des participants à l'apprentissage était stricte, seuls les meilleurs ninjas étaient retenus pour y participer et rares étaient ceux qui étaient pris ou plus simplement, survivaient aux tests. Dès leur arrivée, on leur donnait un masque pour cacher leur identité et prenaient parfois un pseudonyme, celui de Yugao était Hanoko. Ainsi, si ce gamin était bien sorti du tri intensif, c'est qu'il le méritait.

Un mois durant, Yugao ne porta pas grande attention au petit nouveau. L'entraînement au développement personnel était déjà assez prenant comme ça. Kakashi l'avait bien prévenu un jour que si elle voulait être reçue dans l'ANBU, il lui faudra s'accrocher, elle le faisait chaque jour. Ici, dans l'immensité des sous-sols de l'Under-hell de Konoha, il n'y avait pas de test écrit, pas de test physique, on venait la voir pour lui dire ce qu'elle devait faire et elle obéissait aveuglément. Tous avaient accès à une bibliothèque spéciale dont les ouvrages traitaient des milliers de façons de tuer un être humain, de la furtivité des ninjas, ne faire qu'un avec l'ombre, l'espionnage en plein cœur d'un territoire ennemi, plus des conseils que des guides de survie dans les conditions extrêmes. Les entraînements dirigés par un professeur étaient bannis, chacun passait son temps ici comme il l'entendait. Les centaines de salles aménagées simulaient différentes atmosphères, climats et ambiance, d'une foule au cœur d'une grande ville jusqu'aux plus hauts sommets des montagnes enneigées. Aucun enseignement de techniques, ils s'entraînaient pour tuer, c'est tout. Les ANBU étaient le bras armé de Konoha et la garde rapprochée de l'Hokage, l'échec signifiait bien plus que la mort, ils en étaient conscients, c'était Konoha qu'ils mettraient en péril si ils se faisaient tuer en mission. Ils rentraient chez eux quand ils le voulaient mais il n'était pas rare que certains passent plus de deux mois enfermés ici de leur plein gré.

Ce jour-là, Yugao expédia à terre un confrère suite à un choc entre leurs deux katanas dans le dojo des lames, c'était dans cette salle que s'entraînaient les aspirants ANBU à la pratique du Kenjutsu. Elle était en nage sous son masque et les infimes trous au niveau de la bouche ne lui suffisaient pas pour épancher son souffle. Bien sûr que c'était dur, c'était son quotidien, cela forgeait son caractère et jamais elle ne s'en plaignait. Elle s'accrochait. Son coéquipier en revanche s'était cogné la tête en heurtant le sol.

-Kitsune, fait équipe avec Hanoko, ordonna l'ANBU chargé de surveiller les aspirants.

Hanoko, alias Yugao se tourna vers Kitsune. Ainsi c'était le pseudonyme qu'il s'était donné. Le nouveau au masque immaculé marchait vers elle calmement, les mains vides. Il se pencha sur son prédécesseur pour ramasser son katana et le tendit vers Hanoko pour signifier qu'il ou elle était prêt. Hanoko se remit en garde.

Kitsune… le renard hein ?

Le plus petit restait immobile, à attendre, mais Hanoko resta figée aussi. Elle tenait une bonne occasion pour jauger sa force, même si au final, elle n'était pas plus curieuse que ça. Son adversaire comprit qu'elle n'attaquerait pas la première et abattit sa lame en premier. Hanoko répliqua d'un coup sur le katana qui propulsa Kitsune à terre. Derrière son masque, son adversaire devait être bravement surprit. Ça leur arrivait à tous quand ils croisaient le fer pour la première fois avec Hanoko et en général, leur amour-propre les poussaient à revenir à la charge.

Kitsune se releva sans se plaindre et se remit en position avant d'attaquer à nouveau, le même phénomène se produisit lorsqu'il abattit sa lame de nouveau, pourtant la nouvelle recrue s'obstinait, sans varier ses mouvements. Soit c'était parce qu'il cherchait à identifier la méthode qu'Hanoko utilisait, soit il était tellement frustré qu'il attaquait sans réfléchir, mais Hanoko pencha pour la première hypothèse. Néanmoins, son ou sa partenaire fit choux blanc. Hanoko rangea le katana avec les autres et quitta le dojo pour rejoindre ses appartements. Elle ôta enfin son masque ainsi que tous ses vêtements pour entrer dans sa salle de bain, prendre une bonne douche revigorante, c'était l'unique moment de son quotidien où elle baissait sa garde.

Lorsqu'elle sortit, elle entendit qu'on frappait à la porte.

-J'arrive, répondit-elle en enfilant son masque.

En ouvrant la porte, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir une personne plus petite qu'elle aux longs cheveux noirs, le visage couvert par un masque entièrement blanc. Kitsune ?

-Que veux-tu ? Demanda-t-elle d'un ton neutre en terminant de sécher ses cheveux.

-Pourriez-vous m'apprendre votre mouvement, Hanoko-sempai ? Demanda Kitsune.

C'était bien la première fois que Yugao entendait le son de sa voix. À présent elle en était sûre, même si sa voix était encore un peu aigüe, Kitsune était bien un garçon.

-Non.

-Bien, se contenta Kitsune en repartant comme il était venu.

C'est tout ? Il avait pris la peine de la déranger et accepté si facilement d'être refoulé ? Drôle de type. Hanoko referma sa porte.

Le lendemain, même heure, quelqu'un frappa de nouveau à la porte de Yugao. Elle qui était habitué à ne jamais avoir de visite, elle était assez surprise. Elle ouvrit la porte et retrouva Kitsune.

-Que veux-tu ?

-Que vous m'appreniez votre mouvement, répondit-il simplement.

-J'ai dit non hier.

-Une personne que j'aimais bien disait toujours « demain est un autre jour ».

-Eh bien ce n'est pas pareil pour ma réponse d'aujourd'hui. Et ne reviens plus.

Hanoko lui claqua la porte au nez et espérant que cette fois il avait compris le message s'allongea dans son lit, ôta son masque et ferma les yeux.

Le lendemain, sa patience fut mise à rude épreuve suite aux intenses épreuves qu'elle avait subie toute la journée. On frappa à nouveau. Hanoko se demanda si il ne serait pas plus judicieux de le prendre par la peau du cou et de lui flanquer une fessée et l'envoyer illico dans sa chambre, mais elle ne savait pas où Kitsune dormait. Et à nouveau ces toc toc à la porte. Hanoko leva les yeux au ciel et ouvrit la porte.

-Non, laisse-moi.

Et elle referma aussitôt avant de pousser un gros soupir.

Il revint le lendemain, elle le refoula à nouveau. Le jour suivant aussi. Ce manège durait maintenant une semaine. Elle finit par ne même plus se lever et crier à la porte :

-Dégage !

Mais Kitsune insista. Retenant ses pulsions de meurtre, Hanoko se leva, ouvrit la porte et le toisa de haut.

-Si j'accepte de t'expliquer, tu me ficheras la paix ?

-Oui.

-Bon, entre, céda-t-elle en s'écartant de la porte.

-Pas maintenant, je dois rentrer. À demain, Hanoko-sempai.

Et il s'en alla après s'être brièvement incliné. Yugao fulminait. Elle claqua la porta avec force. Ça faisait une semaine qu'il la dérangeait sans aucun scrupule et quand elle accepta enfin, Monsieur annonçait qu'il devait rentrer à la maison ! Les gosses… si absolus.

En rentrant chez elle, elle se dit que ça ne pouvait pas être pire… elle se trompait. Le lendemain alors qu'elle se préparait pour sortir et se rendre dans l'Under-hell, sa mère au rez-de-chaussée l'appela.

-Yugao, il y a quelqu'un pour toi.

-J'arrive.

Elle descendit, se demandant bien de qui il s'agissait. Ce n'était pas une de ses amies, sa mère l'aurait précisé. Elle se figea au beau milieu des escaliers. Sur le pas de la porte, un petit garçon aux longs cheveux noirs attachés, aux yeux noirs et habillé en noir avec le col en cylindre. Yugao n'en croyait pas ces yeux, même sans masque, sa morphologie le trahissait, c'était Kitsune ! Mais que faisait-il ici ? Il n'y avait qu'une explication : il savait qu'elle était Hanoko.

-Bonjour Yugao-sempai. Je m'appelle Itachi et je suis venu pour que vous m'appreniez…

-Te fatigue pas, j'ai comprise, coupa Yugao en soupirant.

Elle le saisit vivement par les épaules et l'entraîna dehors.

-Je sors, annonça-t-elle à ses parents en poussant le garçon jusqu'à un lieu tranquille.

Elle le regarda sévèrement les mains sur les hanches. Lui se contentait de la regarder, attendant qu'elle parle.

-Non content de me harceler dans l'Under, tu as le culot de venir jusque dans MA maison. Et comment as-tu su ? Tu m'as suivit ?

-Non.

-Alors comment as-tu découvert ma vraie identité ?

-Tu me l'as montré, répondit-il le plus simplement du monde.

-… p…pardon ?

-Tu n'avais pas ton masque quand tu m'as ouvert hier.

Son masque ! Elle était tellement furieuse hier qu'elle a oublié de l'enfiler avant d'ouvrir la porte, quelle idiote !

-Eh bien oublie le, oublie moi, oublie ma maison, oublie tout ce qui me concerne.

-Non.

-Si !

-Vous aviez dit être d'accord pour m'apprendre votre technique hier.

-Et tu as refusé en t'en allant comme un voleur, petit malin.

-Je n'ai pas refusé, j'ai dit que je viendrai demain.

-Tu aurais dû préciser que c'était dans MA maison, j'aurai refusé !

-Vous m'apprenez ?

Yugao soupira fortement.

-Je t'explique et après tu ne reviens plus me harceler, d'accord ?

-Oui.

-Bien.

-Et juste comme ça, pourquoi étais-tu si pressé de partir hier ?

-Mon petit frère m'attendait, répondit-il le plus simplement du monde.

Ils descendirent dans l'Under-hell, enfilèrent leur uniforme et leur masque. Ils entrèrent dans une salle d'entraînement vide avec toute sorte d'arme blanche accrochées aux murs. Hanoko prit deux katana et en donna un à Kitsune avant de se mettre en position.

-Attaque.

Kitsune s'exécuta avec le même mouvement d'il y a une semaine, il se retrouva à terre de la même manière.

-As-tu comprit pourquoi tu t'es retrouvé par terre ?

-Non.

-Eh bien en fait c'est plus un mouvement qu'une technique, mais un mouvement parfaitement synchronisé. Un apprenti-ANBU comme toi n'a pas besoin que je lui rabâche ce qu'il y a a savoir que le kenjutsu au niveau du conscient, je vais donc passer directement à la face cachée des mouvements.

Kitsune hocha la tête, attentif. Il n'avait jamais entendu parlé de sa vie d'une face cachée de mouvements mais si Hanoko en parlait, c'est que cette face cachée existait bel et bien.

-C'est ce que nous-même on ne perçoit pas ni ne sentons pas lors de l'exécution d'un mouvement, c'est dans le domaine de l'inconscient. Avant de donner un coup de poing, peux-tu me dire ce que tu fais ?

-Je le pense ? Répondit Kitsune.

-Dans l'ordre du physique, que se passe-t-il ?

-Mon corps se prépare à donner le coup.

-Oui et plus simplement, répondit Hanoko en ramenant son poing vers l'arrière, tu bandes le bras. C'est ton conscient qui provoque ce mouvement. Derrière ça, ton inconscient qui fait imprimer une rotation à ton corps une légère rotation au niveau du bassin de sorte que face à ton adversaire, tu es de profil.

Pour illustrer, Yugao banda son poing, en même temps la partie supérieure de son corps s'est tournée de profil.

-Comme ce n'est pas exécuté par ton conscient et que dans ta tête tu ne penses qu'à la trajectoire que vas suivre ton bras et ton poing, tu ignores ce détail, pourtant il a son importance, car ce mouvement inconscient déplace ton centre de gravité. C'est ça que je vise. Ça ne dure qu'un bref instant alors il faut être très rapide, sinon, il aura la puissance d'un coup normal.

-Puis-je vous poser une question ?

-Oui ?

-Puisque vous êtes si habile avec une lame, pourquoi est-ce que vous n'en possédez pas une qui vous est propre ?

-Bonne question. Je n'ai pas de katana mais je pratique le kenjutsu. Rien ne m'oblige à faire de ça ma spécialité, je trouve juste que ces armes sont encombrantes. Il me faudrait une bonne raison pour en porter une. À mon tour, pourquoi te surnommes-tu Kitsune ?

-C'est un hommage.

-À qui ?

-Au Coeur de Konoha.

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Ces souvenirs étaient remontés en Yugao en transperçant le cœur d'Itachi sans qu'elle ne puisse en contrôler le reflux. Des gouttes de son sang avaient giclé sur son masque.

-Supériorité dis-tu ? Demanda un autre Itachi dans son dos.

Un clone ! Elle retira sa lame et s'écarta le plus vite possible. Le corps de l'Itachi pourfendu s'écroula lentement au sol. Dès qu'il faut pleinement allongé, il se divisa en plumes noires qui prirent la forme de corbeaux qui s'envolèrent dans le ciel rouge sang. Depuis quand le ciel était-il devenu rouge ? Yugao comprit enfin, elle était sous l'influence d'un genjutsu.

-Kai !

Mais rien ne se produisit. Itachi marcha vers elle.

-Tu n'es pas dans un genjutsu ordinaire, tu es dans l'illusion du Magenkyo Sharingan. Ici le temps et l'espace sont sous mon contrôle absolu. Tu es prisonnière d'un cauchemar, comme si tes paupières s'étaient collées dans ton sommeil. Je peux entrer dans les tréfonds de ton âme et te faire revivre des scènes de ton passé comme tu viens d'en faire l'expérience. Le terme exact serait « notre passé commun ».

-C'est une jolie histoire que tu racontes là, surtout que je ne te savais pas si voyeur et sadique.

Yugao agrippa fermement son katana des deux mains et repartit à l'assaut mais au moment où elle abattait sa lame, elle se stoppa. Itachi avait disparu, à la place il y avait un jeune homme brun avec des cernes sous les yeux, pâle, malade.

-Ha… Hayate…

-Alors c'est lui la raison pour laquelle tu t'es encombré de ce katana, son katana.

Itachi était à sa gauche, regardant lui aussi Hayate Gekko. Ce dernier fixait le vide d'un air ébahi, figé telle une statue de chair. Le masque de Yugao se défit tout seul et vola jusqu'à la main d'Itachi. Il le regarda avant de se tourner vers la jeune femme. Celle-ci tremblait, effarée.

-Tu souffres suffisamment chaque jour qui passe, inutile de mettre un terme à ton calvaire maintenant. Cependant, tu as quelque chose que je veux. Bonne nuit, Yugao-sempai.

Itachi avait enlevé son manteau de l'Akatsuki pour revêtir la tenue de Yugao, la laissant dévêtit près d'un bosquet, inconsciente. Il modifia le masque pour qu'il ait la forme d'un renard et l'enfila, cela faisait au moins huit ans qu'il n'avait pas enfilé cet uniforme, mais il était toujours aussi léger et solide, épousant son corps comme si c'était une seconde peau. Il prit le garçon sous le bras et s'élança vers Konoha.

L'entrée secrète qu'il connaissait bien échappait à la vigilance de la bulle invisible entourant constamment Konoha, il la prise et sauta de toits en toits en plein jour à grande vitesse. Même si quelqu'un était assez habile pour le remarquer, son uniforme d'ANBU trompera la vigilance de 90% des soupçonneux. Il cherchait la trace de Sakura. Si il se souvenait bien, sa maison se trouvait à quelques rues de sa position actuelle. Il se retrouva un instant plus tard devant la maison des Haruno mais aucune trace de la jeune fille.

-Cherches-tu quelqu'un, Kitsune ?

Itachi se retourna. Tsunade en personne lui faisait face.

-Où devrais-je dire Itachi Uchiwa ?

-Moi en revanche je n'attendais pas le Cinquième Hokage. Je suppose que quelqu'un vous a prévenu de ma visite prochaine, mais que vous veniez en personne…

-J'ai certaines choses à dire qui ne regardent que nous. Mais avant tout, relâche cet enfant.

-Je n'ai pas le temps de parler d'elle, vous m'en voyez navré. Et je crains devoir garder ce garçon encore un peu.

-Penses-tu qu'elle est fière de toi de là où elle est ? S'énerva Tsunade. Et ce masque, c'est comme si tu l'insultais au lieu d'honorer sa mémoire.

-Quelle mémoire ?

-Celle qui est gravée dans ton cœur, mais peut-être n'en as-tu plu.

-Qui a le moins de cœur ? Demanda posément Itachi. Ceux qui ont oubliés le Cœur de Konoha ou ceux qui ont fait en sorte de l'effacer ? Konoha elle-même est peut être dénuée de cœur depuis sa mort.

-Non, même si elle est morte, un jour un nouveau Cœur du village naîtra, aussi sûrement que les Hokage se succèdent.

-Est-ce une raison pour oublier ? Je vous laisse méditer là-dessus.

Itachi allait pour tourner le dos à Tsunade pour se diriger vers la maison quand des serpents jaillirent de terre. Une lame en métal et un kunai menacèrent soudain le cou d'Itachi. À l'unisson, Lightning et Anko étaient sorties de leur cachette souterraine. Yugao ne répondant plus, Tsunade en avait conclu qu'il y aurait bientôt des problèmes et qu'Itachi n'y serait pas étranger.

-Tu as entendu ce qu'a dit l'Hokage, le traître ? Demanda Anko.

-Lâche cet enfant, répéta Lightning d'un ton glacial.

-Traître ? Cela te va bien de dire ça, répondit calmement Itachi, nullement impressionné.

-Ne traite pas de traître, enfoiré ! S'emporta Anko.

-Ne te laisses pas emporter, Anko. Itachi, cet enfant n'a rien à voir avec toi, lâche-le.

-Au contraire, mais puisque vous insistez.

Itachi n'était pas dupe, Sakura était omniprésente dans la mémoire d'Homura mais il le lâcha quand même. Un gros serpent apparut de la manche de l'ample veste d'Anko et entraîna le genin loin d'Itachi.

-Maintenant tu vas te tenir tranquille, prévint Lightning.

Celle-ci lui tournait le dos, menaçant son coup d'une épée rétractable. Anko lui ôta son masque et passa un bandeau sur les yeux pour lui éviter de se servir du Sharingan. Curieusement, Itachi se laissa faire, ne montrant strictement aucune résistance. Les serpents d'Anko le surveillaient étroitement, prêts à mordre ses jambes. Restant sur ses gardes, Tsunade se pencha et souleva Homura, que le gros serpent lui avait apporté, dans ses bras.

-Passe tes mains dans le dos, ordonna Lightning.

Itachi s'exécuta et la mère de Sakura lui attacha solidement les poignets, Anko se chargea d'apposer un sceau sur les liens.

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Homura se réveilla lentement. C'était comme si tous les muscles de son corps étaient rouillés mais le pire était se mal persistant dans sa tête, comme si des mains puissantes la compressait. Il gémit en ouvrant les yeux. Il était dans une chambre de l'hôpital de Konoha. Heureusement que la première chose qu'il vit était la jolie jeune fille assise à son chevet, la douleur en était plus supportable.

-Hmm… grande sœur…

-Chuuut, ne t'agite pas, murmura Sakura. Comment te sens-tu ?

-Mal au crâne.

-Il ne t'a pas loupé.

Homura avait du mal à voir de qui elle parlait avant de se souvenir de l'Uchiwa qui avait une classe de tous les diables.

-… l'est naze ton beau-frère, même si il sait se fringuer.

-Ne le sous-estime pas, si tu es encore vivant c'est uniquement parce qu'il l'a voulu.

Homura le savait déjà. Alors c'était ce gars qui avait tué toute sa famille et la raison pour laquelle Sasuke était parti ? Pour Itachi, Homura n'était guère plus fort qu'un bébé. Et Sasuke voulait dépasser un type pareil ? Autant croire au Père Noël. Ce n'était sûrement pas demain qu'Homura aura un niveau pareil.

-Repose-toi.

-… dis, quelqu'un est venu ?

-Oui, Kurenai-sensei, Hanabi, Hoshi et Shikamaru. Il t'a d'ailleurs apporté ces fleurs. Ainsi que Naruto et Hinata qui sont venus ensembles et Tsunade-sensei.

-Hey, je commence à être populaire, se vanta Homura.

-Il faut croire, sourit Sakura.

-… et la dame masquée ?

-Qui ça ?

-… non rien, j'ai divagué.

Homura préféra le garder pour lui, mais il était partiellement conscient lorsqu'Itachi le portait, le ne voyait pas mais il avait entendu Itachi la nommer « Yugao-sempai » et elle était de l'ANBU, ils étaient tous masqués. Il préféra changer de sujet.

-Et Hanabi a dit quelque chose ?

-Juste « la chance n'est pas de son côté ».

-Je veux bien le croire, à ma deuxième mission je me retrouve face à un super killer psychosomatique.

-Tu veux dire psychopathe ?

-Ouais. Bref, j'ai la classe ! Mission S !

-Baka…

Elle était rassurée qu'il en riait mais en même temps elle ne pouvait s'empêcher de craindre sa trop grande confiance en lui-même.

-Y'a quand même un truc nul. Ça a pas marché son jutsu à la mèche ! Il m'a été aussi utile qu'une brindille, et encore j'insulte la brindille parce qu'elle peut être très utile quand on pique les yeux de quelqu'un avec.

-Non, c'est juste que tu as visé trop haut…

-Hey minus.

Une jeune femme venait d'entrer. Elle avait les cheveux améthyste et attachés, les yeux marrons, avec un bandeau de Konoha sur le front et une tenue en côte de maille foncée mais cruellement transparente sous un ample manteau beige.

-Anko-sensei…, soupira Sakura.

-Anko-sempai ! Précisa-t-elle avec un clin d'œil. Je ne suis la sensei de personne et j'en suis fière !

-C'est moi que tu traites de minus, l'exhib ? Se vexa Homura. Tu t'es regardée avec ta tenue ? Autant te promener avec une grosse pancarte avec marqué dessus « Accro à la crac crac attitude » !

-Et en plus il est marrant, ce petit bouchon, répondit-elle avec un joli sourire avant de saisir son visage de ses doigts avec la vitesse d'un serpent fondant sur sa proie. Écoute bien, minus. T'as rien vu et rien entendu, ok ?

-Hey ! Protesta Sakura en faisant lâcher Anko. Ménagez-le, il ne va pas bien.

Homura grogna avant de tirer la langue à la jeune femme.

-Tu es aussi venimeuse qu'une vipère, lança-t-il.

-Vas-y, répète ça et je te fais ressortir tes intestins par la bouche !

-Anko-sempai ! Gronda Sakura.

-Parles à ma main, l'exhib !

Tous deux se firent face en grognant, Sakura allait intervenir quand Anko sourit et tapota la tête d'Homura, ce qui lui fit encore plus mal que lorsqu'il s'était réveillé.

-Aie !

-Dis rien sur Itachi, ordre de Tsunade, inutile de se vanter de sa capture. Il y a pas mal de personnes qui ont une certaine position qui seraient ravies d'un tête à tête avec lui, si tu vois ce que je veux dire. Certaines ne seraient pas dérangées si il était égorgé comme un porc et que ses yeux soient arrachés.

Homura se rappela alors de sa petite discussion avec Hanabi sur les dojutsu, des yeux qui ne se transmettaient que par le sang, sauf si on en étudiait librement une paire. Il se massa la tête pour atténuer la douleur tout en abordant une expression grave.

-… c'est vraiment pitoyable, y'a des ninjas assez cruels pour arracher les yeux d'autres personnes pour se les greffer… beaucoup seraient ravis de tuer un Hyuga pour avoir son Byakugan… si quelqu'un voulait tuer Hanabi pour cette raison minable, je sais pas ce que je lui ferai.

-Bienvenue pour ton retour sur Terre, minus. Bon je vous laisse, reposes-toi bien, crevette.

Homura lui tira la langue.

-Comptes-y vipère ! Dis Sakura, elle serait pas la sœur aînée de Naruto ?

-Non, il n'a pas de sœur.

-De caractère ils sont un peu pareils. Ils pètent plus haut que leur cul ! Précisa-t-il en éclatant de rire.

-Tu sais Homura, le pouvoir attire bien des convoitises.

Homura s'arrêta de rire pour regarder ses jambes masquées par la couverture.

-Ouais… tu peux t'allonger avec moi ?

Sakura lui sourit et le rejoignit après avoir enlevé ses sandales et son bandeau. Homura ne se gêna aucunement pour bien se lover contre sa poitrine en ronronnant, heureux comme un pacha. Elle caressa ses cheveux pour qu'il soit bien.

-Allez, ferme les yeux, je veille sur toi.

-Oui ma Sakura, dit-il avant de bailler. Si le frère cadet est aussi violent que l'aîné, je te préviens tu l'épouses pas.

Homura succomba vite au sommeil, Sakura eut un sourire amusé et veilla sur lui en le gardant contre elle.

ooooooooooooo

Deux jours plus tard, seule une poignée de personne était au courant de la présence d'Itachi dans Konoha. Il subissait sans broncher les interrogatoires d'Ibiki Morino, il se montrait même courtois avec son geôlier.

Dans un effort surhumain, Naruto ouvrit la porte de son appartement, fourbu et épuisé par cette journée d'entraînement. Maîtriser l'élément vent en utilisant plus de mille clones à la fois l'avait vidé, néanmoins il avait progressé. Mais en découvrant la ravissante jeune fille souriante qui arrivait à la porte, il atteignit le septième ciel.

-Okairi, accueillit Hinata. (Bienvenue à la maison)

-Hinata !

Elle venait dès qu'elle le pouvait pour entretenir l'appartement de Naruto ou prendre soin de lui. Elle lui enleva sa veste et l'invita à entrer. Le blondinet ne voyait pas comment il pouvait être plus heureux, sauf si Sasuke revenait au village bien sûr.

-Installe-toi, je prépare le dîner.

En fait c'était un peu comme si ils étaient déjà mariés, ça faisait plaisir à Hinata de prendre soin de son homme mais lui était quand même parfois gêné d'abuser du temps libre de sa petite amie. La fatigue s'en fit moins sentir. En plus elle cuisinait comme une reine !

oooooooooooooooo

Oroshimaru avait du mal à respirer, il était en sueur et haletant.

-Oroshimaru-sama ! S'inquiéta Kabuto. Il va falloir préparer le rituel plus tôt que prévu.

-Non, pas encore..., articula-t-il entre deux quintes de toux.

-Mais vous ne tiendrez pas longtemps à ce rythme ! Le corps dans lequel vous vous trouvez a atteint ses limites !

-Je n'ai pas fini avec Sasuke… ce corps peut tenir encore un peu.

-… bon, dans combien de temps pensez-vous être prêt ?

-Quelques jours.

-Bien, alors je vais commencer à tout préparer et vous donner un remède de niveau supérieur.

Kabuto sortit de la chambre, confiant. Après tout, Oroshimaru était un des trois ninjas légendaires de Konoha, il avait survécu à des souffrances et des affrontements de rare violence, il avait même presque réussit à faire tomber Konoha et Suna et tué deux Kage, sa puissance était illimitée. Il survivra le temps qu'il faudra pour fusionner avec Sasuke.

Ah enfin, j'ai cru qu'il ne sortirait jamais, ce péteux.

Soudain la porte de la chambre vola en éclat et une lance rouge à deux pointes fila comme une flèche sur Oroshimaru, celui-ci la bloqua de son bras entre les deux pointes mais la violence du choc le repoussa jusqu'au mur et les pointes s'incrustèrent au mur.

-Tu ne pouvais pas frapper de manière plus modérée ? Ironisa Oroshimaru.

Sur le pas de la porte, une jeune femme sensuelle aux longs cheveux noirs, vêtue d'une toge bleue et d'un maillot de corps noir épousant ses formes gracieuses, laissant son bras et son ventre à nu. Elle souriait d'un air suffisant.

-L'heure a sonné pour toi, annonça-t-elle tranquillement.

-Que racontes-tu là, Sasuke ?

-Il n'y a pas que toi qui sois pressé par le temps.

-Alors apparemment tu veux en finir maintenant.

-Nous sommes tous les deux tombés d'accord sur ce point. Seulement, en ce moment il se repose alors je prends le relai. Ainsi, il n'aura pas les mains sales quand tu seras crevé comme un chien, responsabilités de l'aînée obligent.

-Tss, ne soit pas aussi sûre de toi, pâle copie d'Uchiwa.

De sa main libre, Oroshimaru saisit la lance, la déplanta du mur et la jeta sur Fang. Cette dernière s'en saisit juste avant que les pointes de sa propre arme ne se plantent dans sa gorge. Elle s'approcha tranquillement. Des serpents jaillirent alors de nulle part et se jetèrent sur elle. Nullement impressionnée, Fang exécuta des moulinets avec sa lance avant de se débarrasser avec grâce et aisance des nuisibles. Elle fit apparaître du tatouage sur son épaule nue une dizaine de shuriken qu'elle lança sur son adversaire.

Un autre jour, Oroshimaru les auraient tous esquivés mais étant très affaiblit, il s'en reçut un dans l'épaule et gémit de douleur. Fang ne cessa de s'approcher telle la Mort prenant son temps pour aller chercher sa prochaine victime. Oroshimaru décrocha le shuriken de son épaule et l'envoya sur la jeune femme qui le stoppa net entre deux des doigts de sa main libre puis enfin à portée, abattit sans état d'âme sa lance sur Oroshimaru, transperçant sa poitrine. Le ninja légendaire déchu cracha du sang dans un bruit étouffé. Fang bondit en arrière.

-Doton, Iwa vado kuzuchi (Destruction des roches)

Les murs et le plafond explosèrent de toute part provoquant un éboulement uniquement dirigé contre Oroshimaru. Cette technique était interdite car fortement dangereuse aussi bien pour son utilisateur que pour son entourage si l'utilisateur était dépassé par le déchaînement de puissance sismique, mais Fang garda le contrôle sur son jutsu. Lorsque le fracas prit fin, la pièce était à ciel ouvert. Le repaire étant souterrain, les gravats avaient submergés la pièce. Fang était sortie de la pièce juste à temps. Néanmoins elle resta aux aguets.

-Non, il n'est pas mort.

La tête d'un serpent géant et blanc surgit de sous terre et sa puissante mâchoire se referma sur la taille de Fang, ce qui fit gicler... de la boue. Fang fondit en une flaque de boue, un clone d'argile. La véritable femme surgit et planta fermement sa lance sur sa queue. Le serpent poussa un cri de douleur avant de cracher un écran de fumée noire. Fang retint sa respiration tandis que le serpent se mutila la partir entravée de sa queue et s'enfuit sous terre.

-Hm… j'ai échoué… partiellement du moins. Il est mortellement blessé, il ne va pas tarder à mourir.

Sur ce, Fang disparut, laissant place à Sasuke. Kabuto revint en courant, et découvrit le terrible spectacle. Sasuke se tourna vers lui.

-La seule raison pour laquelle je ne te tue pas, c'est que tu es pathétique.

Sur ce, Sasuke passa à côté de Kabuto et se dirigea vers le laboratoire secret, il avait quelqu'un à voir, un type arrogant et puéril nommé Suigetsu.

ooooooooooooooo

Anko n'était décidément pas faite pour assister aux interrogatoires. Elle trouvait ça ennuyeux à mourir, pesant dans une salle à peine éclairée et avec de sales odeurs qui lui coupaient même l'appétit. Elle s'étira à l'air libre, elle sentit alors quelque chose se frotter contre sa jambe. En baissant les yeux, Anko s'aperçut qu'il s'agissait d'un serpent blanc, elle eut un hoquet de surprise. Blanc, comme…

Le serpent s'écarta d'elle et rampa au sol, sa tête s'agitant comme si il l'invitait à la suivre. Anko sentit sa marque que sa nuque lui brûler. Si c'était bien Oroshimaru, que lui voulait-il ? Quelles étaient ses intentions ? Sans penser à prévenir qui que ce soit, elle suivit le reptile. Il l'amena à l'extérieur du village, elle eut l'horreur de le découvrir, lui, celui qui fut son maître, un trou béant sur la poitrine, assis contre un arbre, se vidant de son sang.

-Oh non… non, c'est une blague… non c'est pas possible…

-Je sais… que je ne mérite rien… mais… j'avais besoin… de te revoir…, dit-il faiblement.

Le cœur d'Anko rata un battement, ce n'était pas une illusion ni un genjutsu, elle sentit des larmes lui brûler les yeux. Ressentait-elle de la peine ? De la haine ? Elle-même ne le savait pas. Elle avait cru réussir à tourner la page mais en réalité, elle n'y était jamais parvenue. Elle se ressaisit et lui tourna le dos.

-Et pour dire quoi ? « Je regrette » ? « Je ne voulais pas » ? « Je t'aimais bien » ? Tout ce que tu dis n'est que du vent ! Du vent et du poison !

-Tu es la seule que j'ai regretté de perdre. Tu peux koff koff me haïr, je m'y suis fait… te revoir… me suffit…

-C'est toi qui m'a abandonné en me disant que j'étais faible ! Ton cœur est mort ! À supposer que tu en aie eu un.

-Je ne voulais pas… que tu aies l'idée de me suivre…

Anko serra les dents, toute tremblante. Ces satanées larmes s'obstinaient à couler, pourquoi ? En tout cas, elle n'avait pas l'intention de se retourner pour lui faire face, il ne méritait que son mépris.

-Jamais je ne t'aurais suivit ! Tu enlevais et tuais des gens pour ton seul plaisir de faire des expériences sordides, tu as tué le Troisième Hokage, tu as failli détruire Konoha… mais que te faut-il de plus ? Me mentir ? Jiraya-sama t'as supplié de revenir, tu ne l'as pas fait et moi, tu m'as jeté à la poubelle quand je t'étais devenue inutile, tu m'as juste laissé ça !

Anko pointa du doigt sa nuque, à l'endroit où était sa marque.

-Juste pour que le monde entier sache que je suis ta chose !

Lorsqu'elle se retourna, de nombreuses émotions contrastaient son visage. Haine, détresse et tristesse se mêlaient parmi ses larmes coulant le long de ses joues. Mais le pire fut quand elle eut le courage de regarder Oroshimaru dans les yeux, il pleurait aussi. Ses forces l'abandonnèrent et elle tomba à genoux. Pourquoi ? Mais pourquoi était-elle si facilement vaincue par ces larmes ? Elles étaient fausses, tout était faux chez lui.

-C'est vrai, je hais ce village et tous ces habitants, tous sauf toi.

-Mais pourquoi es-tu parti ? Pourquoi m'as-tu abandonné ?

-Un monstre ne peut vivre parmi les humains, répondit simplement Oroshimaru.

-Jamais personne ne t'as haï ! C'est ta putain de peur de vieillir et de la mort qui t'as poussé loin de nous !

-Il ne serait rien resté de moi si je n'avais pas fait ce que j'avais fait, comme j'ai peur aujourd'hui de laisser le néant me happer.

-Tu as tout faux ! S'exclama Anko en martelant ses poings sur le sol. Même mort, tu aurais continué d'exister, dans la mémoire de ceux qui t'auraient respecté et aimés ! Mais aujourd'hui personne ne te pleurera ! Nawaki a eu au moins la chance de mourir sans te connaître tel que tu étais ! Tu ne te souviens pas ? Quand nous sommes devenus tous les deux tes genin avant qu'il ne meure brutalement sur le front ?

-À part Tsunade, personne ne pourrait mieux s'en souvenir que moi…

Il s'approcha et effleura sa main de la sienne. Anko réagit en se reculant vivement.

-Non ! Tu ne m'auras pas ! Et en plus je ne pleure pas, j'ai juste une saleté dans l'œil.

-Je voulais changer les choses, cette paix si glorieuse instaurée à la fin de la troisième grande guerre ninja n'était qu'un leurre.

-Ça suffit, ne te justifie pas ! S'écria Anko en se bouchant les oreilles.

-Et pourtant c'est vrai. Des hommes au pouvoir étaient corrompus, des familles se brisaient à cause de clans rivaux qui continuaient leur guerre, les dons héréditaires faisaient si peur qu'un père n'hésitait pas à supprimer son enfant. Des villages aux frontières entre deux grands pays souffraient de famine, certains étaient rayés de la carte. Au sein même de Konoha l'intolérance envers ceux qui étaient différents et la discrimination utilisée pour les luttes de pouvoir. Au sein même des pays riches des enfants fouillaient des poubelles pour se nourrir, mendiaient dans les rues, des petites filles allaient même jusqu'à donner leur corps pour un peu de nourriture, est-ce ça la paix ? Certes j'ai fait des choses ignobles mais parce que je voulais changer tout ça, ne pas faire comme l'Hokage qui ne faisait rien pour arranger ça.

Les pleurs d'Anko redoublaient, elle qui s'était promit d'être forte quand il était parti, quand il l'avait abandonné… pourquoi est-ce qu'elle l'écoutait ? Elle ne pouvait pas dire que tout ceci était faux mais ses paroles poignardaient son cœur déjà meurtri encore et encore. La réalité du monde dans toute son horreur avait d'autant plus d'impact sur elle racontée par son maître.

-Une vie entière d'un mortel n'aurait pas suffi à changer ce monde de chaos, alors oui, j'ai enfreint jusqu'aux lois de la nature pour me rendre immortel dans le temps.

-Non, non ! Contra Anko en secouant la tête. Apprendre tous les jutsu du monde au détriment de tous, faire des expériences sordides sur tes propres camarades, j'appelle pas ça chercher la paix !

-Tu crois que je l'aurais eu par la simple parole ? Tu crois qu'en étant conforme aux lois des hommes j'aurai pu changer les choses ? Combien de naïfs ont cru en l'homme et sont mort dans leurs belles valeurs ?

-Ta soif de pouvoir allait au-delà de cet idéal ! Avoue au moins que tu voulais être à la tête de ce « monde meilleur » que tu aurais amené !

-Si ça avait été mon intention, je serai resté dans l'Akatsuki… kof kof ! J'ai compris très vite qu'ils ne valaient pas mieux, mais j'ai quand même essayé de m'emparer d'Itachi, je n'ai pas réussi, je suis parti. Ce monde est violent et sanglant.

-Moins que durant les guerres…

-Et quels buts avaient ces guerres ?

-… s'emparer de plus de terrain possible, avoua Anko.

-Et pourquoi ?

-… pour dominer les autres.

-Je n'ai jamais cherché ça.

-Ça n'explique pas cette volonté de tuer jusqu'au dernier habitant de Konoha ! Le Kazekage, le Hokage, ton propre maître !

-Ils ne savaient que parler et proposer des impasses.

-Arrête ! S'il te plaît arrête !

-Combien kof kof sont mort par leur incompétence ? Beaucoup plus que de mon fait ! Tous sont morts parce qu'ils n'ont jamais fait que déplorer les choses et martyriser ceux qui ne voyaient pas le monde comme eux !

-Arrête d'être cruel ! S'écria Anko. Tes paroles m'empoisonnent, elles me vident, elles me détruisent…

-… excuses-moi, je ne parlerais plus alors…

-Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi reviens-tu encore une fois me hanter ?

-C'était juste mon dernier caprice, te revoir une dernière fois, tu seras libérée de moi.

-Une dernière fois ? Répéta Anko sans comprendre.

-Je suis en train de mourir.

Tout à coup le cœur d'Anko cessa de battre. Oui elle avait vu cette plaie béante sur la poitrine d'Oroshimaru mais elle avait nié, il ne pouvait pas mourir, cette blessure allait se refermer, il allait muer dans un autre corps intact. C'était impossible, il ne pouvait pas lui faire ça, pas juste après qu'elle avait cru le revoir tel qu'il était avant qu'il ne l'abandonne. Elle se jeta sur lui et l'enlaça de toutes ses forces.

-Non ! Tu n'as pas le droit, tu m'as dit que tu ne mourras jamais !

-Je n'ai pas pu tenir cette promesse, c'est celui qui devait être mon corps ultime qui a mit fin à mon unique vie.

-… ne meurs pas… maître.

-Anko…

-Je dis ça mais… il y a trois ans… j'étais jusqu'à vouloir qu'on meurt ensemble.

-Je ne t'aurais jamais laissé te suicider.

-C'est pour ça que je me suis ratée… et c'est pour ça que je suis toujours là…

-Je veux que tu vives, dit-il sincèrement.

-Comment peux-tu oser me demander ça ?

-Parce que tu es la seule chose que j'ai réussi dans ma vie.

-Réussit ? Mais regarde-moi ! J'ai un caractère puéril, je fonce toujours tête baissée sans réfléchir et je suis toujours célibataire alors que je vais sur mes trente balais…

-Tu t'encombres de beaucoup de choses, sourit Oroshimaru, tu es comme tu es.

Anko blottit son visage contre celui de son maître, elle sentait comme il se refroidissait, comme son souffle ralentissait et les battements de son cœur se raréfiaient. Sans le regarder, la jeune femme prit une décision.

-… prends mon corps.

-Hein ?

-Prends mon corps, il t'en faut bien un pour que ton âme puisses vivre, non ?

-Oui, mais je m'y refuse.

-Pourquoi ? Tu ne voulais pas changer le monde ? Une fois mort, tu ne le pourras plus.

-Je sais, mais si pour ça je dois mutiler ma dernière part d'humanité âme, ça n'en vaut plus la peine.

-… alors… tu as hélas bien été sincère du début à la fin… j'aurai vraiment aimé que tu me détrompe, que tu me plantes un poignard dans le dos…

Il sourit avant que son corps ne s'allonge de travers, n'ayant plus la force de se maintenir assis.

-Oroshimaru ? Maître ? Appela fébrilement Anko.

-Vis… pour moi…

Qu'étais-je sensée répondre ? Tu m'étais revenu que pour mieux me quitter de nouveau et cette fois définitivement. Que ce soit ton meilleur ou ton pire, ta mémoire perdurera en moi. Pour tout ce que tu m'as apporté, merci.

Son torse venait de se soulever une dernière fois, son dernier souffle filtra ses lèvres. Il avait fermé les yeux de lui-même avant le grand sommeil. La dernière page de l'histoire d'Oroshimaru était achevée et le livre de sa vie se referma. Anko refusa tout d'abord de croire que c'était finit, elle l'appela, le secoua avec l'énergie du désespoir, le supplia de lui répondre, aucune réponse ne vint. Alors elle s'époumona à crier sa rage, sa douleur et sa peine aux cieux rouge à cause du soleil couchant. Ses larmes semblaient intarissables. Elle avait admis la vérité, ce qui la fit se sentir encore plus seule, elle avait froid, si froid…

oooooooooooooooooooo

Shizune entra en trombe dans le bureau de l'Hokage.

-Tsunade ! On a un gros souci !

-Lequel ? Itachi s'est évadé ?

-Non, c'est Oroshimaru, il…

-Il quoi ? Qu'a-t-il encore fait ? S'exclama Tsunade. Mais répond enfin !

-Il vient de mourir.

La souffrance d'Anko et celle de Tsunade n'étaient pas comparables, mais comme l'ancienne élève d'Oroshimaru, le dernier espoir de Tsunade de le voir revenir un jour s'envola.

Tu n'auras été qu'un idiot aussi irrécupérable que Jiraya...

-Je suis allé voir ce pourquoi Anko est sortie du village sans prévenir personne et… elle pleurait sur son cadavre avant de le soulever.

-Où allait Anko ?

-Vers la stèle des héros de Konoha je crois. Dès que je l'ai vue partir, je suis revenue ici.

-Tu as essayé de lui parler ?

-Elle ne m'écoutait pas et elle semblait ne pas me voir…

-Allons-y !

Tsunade se précipita séance tenante à l'endroit des trois poteaux suivit de près par Shizune. Allongé par terre recouvert par la veste d'Anko, il était là. Devant la stèle, accroupit au sol, Anko creusait à s'en écorcher les doigts. Elle avait une affinité particulière avec l'élément Terre mais elle n'utilisa que ses mains. Tsunade se pencha sur le corps allongé et découvrit le visage de son ancien ami et vérifia tout de même si il n'y avait vraiment plus aucun espoir. En effet, il n'y en avait plus. Elle resta forte mais ne put s'empêcher de lui dire :

-… te voilà bien punit…

Elle se leva et se dirigea vers Anko. Ne sachant que faire, Shizune se contenta de les regarder. Anko l'entendit venir.

-Non, je ne m'arrêterai pas. Je l'enterrerai ici, qu'importe si personne ne le sait et si vous n'êtes pas d'accord.

-Mais Anko… des gens vont se poser des questions et si on sait qu'il est enterré ici, ce sera évident qu'il sera déterré, prévint Shizune. Jamais les familles des héros sacrifiés ne voudront…

-Pour un temps, même si court, il sera parmi ceux avec qui il aurait dû être ! Répliqua Anko fermement.

-Anko il ne mérite pas ta compassion…

-Ce n'est pas de la compassion, c'est mon amour qui parle.

-Tu l'aimais ? Demanda Shizune, abasourdie.

-C'était mon maître, mon père.

-Et mon ami, dit Tsunade.

-Et mon meilleur ami, intervint Jiraya qui se rapprochait, même si c'était frustrant d'entendre le vieux rabâcher qu'il était meilleur que moi, mais ce qui dans un sens n'était pas si faux.

Il posa sa main sur l'épaule d'Anko, celle-ci s'arrêta et se leva pour rejoindre son maître, Tsunade rejoignit Jiraya.

-Mais il est revenu, pas comme nous l'aurions espérés mais il est là, dit Tsunade en armant son poing.

Jiraya créa un Rasengan dans sa main. Shizune était surprise, que comptaient-ils faire ?

-IDIOOOOOOOOOOT ! ! ! ! S'écria Tsunade en abattant son poing au sol, ce qui fit un énorme trou.

Anko descendit en portant le corps d'Oroshimaru et le déposa au centre du trou avant de remonter. Jiraya pressa sa sphère au sol, ce qui provoqua un tourbillon de terre qui recouvrit le trou.

-FRIMEUUUUUUUUR ! ! ! ! !

Anko s'agenouilla et joignit ses mains sales et saignantes.

-Adieu maître.

-Anko, tu saignes. Viens je vais te soigner, dit Shizune.

Anko hocha la tête et se releva.

-Rien n'a été enterré ici aujourd'hui, dit Tsunade.

Shizune acquiesça et emmena Anko dans un lieu où elle pourra la soigner en toute tranquillité. Jiraya décrocha la bouteille de sa ceinture et arrosa de saké la terre retournée.

-À la tienne, dit-il en se servant une coupe avec le bouchon de la bouteille et en buvant. Et à la vôtre maître.

Tsunade lui prit la bouteille.

-Fais pas ton radin.

-Ce n'est pas une boisson pour les femmes.

-Macho.

L'Hokage but ce qu'il restait cul-sec dans la bouteille.

ooooooooooooooooo

C'était un jour d'été, celui d'une époque où le soleil brillait, où les fleurs s'épanouissaient et où le ciel était sans nuages. Joueuse, la petite Anko s'était cachée derrière un buisson en se retenant de rire. Son maître la cherchait.

-Anko ? Anko ! Mais où est-elle passée ? Soupira-t-il. Si jamais je te trouve, ça va barder pour toi.

Hihi, causez toujours maître, je suis trop maline pour vous, en plus vous ne pouvez pas résister à mon joli sourire.

À peine avait-elle cligné des yeux que son maître avait disparu.

-Et je te trouve, susurra Oroshimaru derrière elle.

Anko sursauta, elle ne l'avait même pas sentit venir.

-Oh… vous m'avez trouvé ?

-Je te trouve toujours, petite.

-Hey ! Je suis plus petite ! J'ai grandi de trois millimètres ! Clama-t-elle fièrement. Dites Oroshimaru-sensei.

-Oui ?

-Vous resterez toujours avec moi ? Demanda-t-elle en exécutant le fameux sourire qu'elle savait irrésistible.

Ce n'était pas faute d'essayer de résister à ce sourire de petit ange mais hélas il ne put que soupirer et céder.

-Bien sûr.

-Ah ! Vous l'avez dit, vous ne pouvez plus revenir en arrière ! Clama-t-elle, malicieuse.

Elle sortit de son buisson et se mit à courir en riant.

-Ne vas pas si vite, tu vas tomber.

-Mais non, je tiens parfaitement sur mes jaaaaaaaaaambes !

Elle buta contre un caillou et se ramassa par terre, les fesses en l'air, dévoilant sa petite culotte blanche à fraises.

-Ouille ouille ouille…

-Tu disais ? Soupira Oroshimaru.

Elle se redressa vivement en s'éclaircissant la gorge, tentant à grands peines de rester digne.

-Que je tiens parfaitement debout SAUF quand je butte sur un caillou en pleine course.

ooooooooooo

-Que se passe-t-il, Anko ?

Anko gifla Itachi dans sa cellule. Ce dernier l'encaissa sans broncher.

-Ça c'est ta dette envers lui, pour le reste ne t'en fait surtout pas, ton frère te présentera la facture.

-Est-ce que par hasard Sasuke se serait enfin débarrassé d'Oroshimaru ? Demanda-t-il.

-Ouais.

-C'est une bonne nouvelle, cela veut dire que Sasuke se met enfin en chasse.

Finalement, il arrivera à temps.

-Maintenant arrêtes ça, dit Anko.

-Quoi donc ?

-De me faire revivre mon passé.

-Je ne suis pas différent de lui.

-Il faudra le prouver ! Ton jugement est demain.

Sur ce, elle franchit la porte et sortit de l'Under-hell.

-Gardiens, demanda poliment Itachi.

Les deux gardes qui encadraient la porte de sa cellule se tournèrent vers lui. Ses yeux étaient bandés et scellés, il ne pouvait pas se servir de genjutsu. Cependant, Itachi claqua discrètement du doigt, ses mains toujours attachées dans son dos et tous les deux s'abîmèrent dans la torpeur.

-Tout est prêt.

-Pssst.

Itachi se tourna dans la direction d'où venait la voix.

-Ah te voilà.

Il sentit qu'on tranchait ses liens comme ils étaient en papier alors qu'ils étaient en métal renforcé. Il défit tout seul le seau apposé sur son bandeau et le retira.

-Il m'a bien fait marrer ton petit message. « Ne t'inquiètes pas, je ne compte pas me rendre, je calcule tout. Viens dans deux jours à la tombée de la nuit dans l'Under-hell par un passage connu seulement de moi ». Très pratique le plan que tu m'as laissé.

-Je pense toujours à tout, dit-il en enlevant ses vêtements de prisonnier pour enfiler les sien et son manteau de l'Akatsuki.

Itachi souleva ensuite une petite dalle décrochée sur laquelle il était assis depuis sa détention et y découvrit la boîte de ses pilules qu'il rangea sous son manteau. Il y avait autre chose sous la dalle mais Itachi la rabattit avant que Kisame n'ait pu vraiment voir ce que c'était.

-Hâtons-nous, j'ai eu vent d'une bonne nouvelle. Il ne devrait plus tarder.

-T'as de la boue sur la joue.

-Oui, je n'ai jamais été doué avec les femmes, plus particulièrement celles aux cheveux violets.

Et par le tunnel où Kisame était arrivé, sans que personne ne s'en aperçoive, ils partirent.

ooooooooooo

Nicolas : Et voilà, Sasuke est en route, il devra se constituer l'équipe Hebi comme tout ceux qui ont lu le manga ou vu les épisodes le savent.

Homura : Ouais ouais, mais j'ai perdu!

Nicolas en giflant le crâne d'Homura : Plains toi, tu crois vraiment que tu avais UNE chance de battre ITACHI?

Homura : Ben c'est moi le héros...

Naruto : Ouais ben pour l'instant le "héros" est au stade larvaire, et puis c'est MOUA le véritable héros, Naruto ça vous dit rien?

Homura : Ca aurait été plus explicite d'appeler cette fic "Homura".

Nicolas : Je déteste ce genre de simplicité. A tous les lecteurs, à bientôt pour la suite.