Hey ! Voilà enfin la suite. Je sais, j'en ai mi du temps. Mais bon je me suis longtemps prise la tête pour des détails. Je voulais que ça colle un maximum, bref, après treize jours d'attente voilà le résultat. Si vous avez la moindre question n'hésitez pas. Et bien sûr, j'aimerais vos impressions constructives, ça me motive plus que n'importe quelle drogue ["non", je ne me drogue pas ;)]. Vraiment hâte de lire vos commentaires, alors bonne lecture ! :D

# # #

Cela faisait maintenant deux jours qu'elle attendait. Et plus le temps passait, plus elle se disait que Charles Kawalsky ne tiendrai pas sa part du marché. Il était pourtant raisonnable : elle lui racontait de quelle façon Maybourne s'était arrangé pour assassiner Jack sans en porter la moindre responsabilité, et de son côté il devait l'intégrer dans son plan de vengeance.

Pourtant plus les heures défilaient plus la jeune femme perdait espoir. Il lui avait demandé de ne pas essayer de le contacter, ce qui pouvait être un moyen comme un autre de la laisser sur le banc de touche. Pourquoi ne l'avait-elle pas suivit ?! Elle aurait put tout plaquer afin de s'assurer qu'elle aussi se retrouverait face à l'homme responsable de son malheur.

Charlie lui avait donné sa parole. Mais que valait la parole d'un homme comme lui ? … D'un criminel ? Si elle lui avait fait confiance, c'était uniquement parce qu'il avait eu celle de Jack avant qu'il ne disparaisse.

De plus elle lui avait quand même avoué sa part de culpabilité. Et même si il n'avait pas réagit, la rage qu'il devait ressentir envers elle était non négligeable.

- Chérie ?

Samantha cligna des yeux et se retrouva face à Joseph, attablait dans un des restaurants les plus coté de la ville. Elle se revoyait une heure plus tôt, acceptant ce dîner afin de se changer les idées, ainsi que par respect pour son époux qui n'avait toujours pas eu l'occasion de lui parler de la nuit qu'ils avaient passés ensemble.

- Excuse-moi, tu disais quelque chose ?

- Ça va ? Tu m'as l'air préoccupée, observa Joe avec certitude.

Elle baissa les yeux vers son assiette.

Bien sûre qu'elle l'était, mais si il y avait bien une chose que son mari devait ignorer, c'était l'intention qu'elle avait de venger la mort de son amant.

Afin de rassurer son vis-à-vis, celle-ci mentit donc en affirmant qu'elle hésitait simplement à reprendre la vie active en acceptant l'offre d'emploi que lui avait faite son père. Joseph la considéra un instant avec compréhension avant de lui prendre la main.

- Si il te faut plus de temps ton père comprendra Sam, mais je pense que ça te ferais du bien de te replonger dans l'astrophysique.

- Tu as sans doute raison, consentit Sam alors que ses pensées étaient toujours tournées vers son entrevue avec Kawalsky.

Sans vraiment s'en rendre compte elle retira sa main de celle de Joseph et s'entreprit à découper la viande irrésistiblement tendre qui trônait dans la porcelaine. L'appétit était loin d'être là mais pour le prix que Joe allait débourser pour ce repas elle se devait de manger.

Le sénateur se contentait de l'observer sans un mot. Il aimait tout chez sa femme. Son physique avantageux bien sur, mais aussi son tempérament, son intelligence, sa bonté naturelle… Alors oui elle l'avait trahi mais c'était tout de même lui qui avait de la chance de l'avoir au près de lui. Et tout ce qu'il espérait désormais, c'était aller de l'avant.

- Reviens à la maison, laissa-t-il échapper.

Samantha laissa tomber ses couverts. Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne s'y était pas attendu, pourtant cette proposition avait surgit si soudainement qu'instinctivement sa réponse fut « non ».

Le visage de Joseph sembla se décomposer. Il n'avait jamais voulu la brusquer ainsi, mais au moins il avait obtenu la réaction la plus sincère qui soit. Au plus profond d'elle-même, elle ne se voyait pas vivre à nouveau avec lui. Et bien qu'il la sentait crouler sous le poids des remords à présent, il ne pouvait oublier ce « non », tranchant, qu'elle avait prononcé.

- Excuse-moi, murmura-t-elle finalement… C'est trop tôt c'est tout.

- Je comprend, glissa le politicien avant de se concentrer sur le contenu de son assiette.

- Vraiment ?

- Non, avoua-t-il dans une imitation parfaite du ton empruntait par la jeune femme peu avant.

Il laissa à son tour tomber ses couverts et fixa la magnifique femme assise en face de lui.

- Je connais la vérité, je l'ai accepté, et tout ce que je voudrais c'est pouvoir t'aider, mais tu es sans cesse en train de fuir.

- Je sais mais

- Tu ne peux pas rester indéfiniment chez Jacob, l'interrompit-il, non sans reproche.

- Joe je n'y arriverai pas !

- Pourquoi ?! C'est à moi de t'en vouloir et pourtant tu

- Mais justement ! Le reprit-elle soudainement. Tu ne m'en veux pas ! Je t'ai trompé et tu es là à me demander de reprendre ma vie avec toi !

Certains clients avaient arrêté leur conversation pour se concentrer sur l'échange électrique du couple. Seulement ni l'un ni l'autre ne semblait l'avoir remarqué.

- Alors qu'est-ce que tu veux Sam ? Que je te hais pour ce que tu nous a fait ?

- Peut-être oui ! Je me sentirais moins coupable comme ça.

Joe la dévisagea avec une pitié qu'il s'efforçait de cacher. Si il devait l'emmener au bout du monde pour qu'elle oublie les mois qui venaient de s'écouler, Dieu sait qu'il le ferait. Mais ce n'était pas aussi simple.

Il lui prit alors la main qu'elle avait laissé sur la table et plongea son regard dans le sien.

- Je ne te laisserai pas briser notre couple quelque soit la culpabilité que tu ressens. Je t'aime Sam, et tu sais au fond de toi qu'un jour tu te sentiras prête pour continuer cette histoire où tu l'as laissé. Je veux juste m'assurer que ça n'arrive pas trop tard Laisse moi t'aider.

La jeune femme repensa à la nuit qu'ils avaient passés ensemble, à l'apaisement qu'elle avait ressentit pendant quelques heures… Elle savait que Joe avait suffisamment d'amour pour deux mais elle l'avait constaté elle-même : le jour s'était levé et tout ces sentiments s'étaient évaporés face à la dure réalité. Elle ne méritait pas son pardon… Mais peut-être qu'avec le temps… ?

- D'accord, concéda-t-elle subitement.

Joseph afficha un sourire radieux, croyant que son cœur allait exploser de joie.

- Vraiment ?

- Oui, confirma l'astrophysicienne tout en ayant l'impression que des grilles se refermaient autour d'elle. Mais laisse moi une semaine ou deux.

- Une, négocia le sénateur avec charme.

La jeune femme allait à nouveau obtempérer lorsqu'elle sentit son portable vibrer dans la poche de son jean. Une décharge d'espoir la traversa alors de part en part. Le fait qu'il s'agissait peut-être de Kawalsky lui fit l'effet d'une bombe. Elle en oublia Joe, ainsi que sa proposition, et se contenta d'accepter l'appel sans s'excuser au préalable.

- Carter, informa-t-elle à son interlocuteur.

Pendant quelques secondes elle n'entendit rien d'autres que le son de sa propre respiration, lente, presque insuffisante ; avant que la voix du militaire résonne enfin à ses oreilles : 14h30. MMB Lincoln Square. Terminé.

Et c'était tout.

Joe la détaillait, inquiet, alors qu'elle gardait l'appareil collait contre sa joue. Elle ne parlait pas. A vrai dire il ne pensait pas qu'une personne était encore au bout du fil, ce qui rendait son attitude troublante. Que lui cachait-elle qu'elle ne lui avait pas encore avoué ? Allait-il toujours douter d'elle maintenant qu'elle l'avait déçut une fois ? Il ne le voulait pas. Mais une étrange lueur était apparu une fraction de seconde dans le regard de la jeune femme. Une note d'espoir qu'il ne lui connaissait plus. Et maintenant qu'elle était là, les yeux rivés sur un point invisible, vraisemblablement en pleine réflexion, il ne ressentait qu'une chose : une haine incontrôlable contre cette personne qui lui avait redonné un sentiment trop longtemps oublié.

Ses mains se crispèrent. Sam ne le voyait toujours pas. Il était pourtant là lui.

- Qui c'était ? Interrogea-t-il en dissimulant au mieux ce qu'il avait sur le cœur.

Un léger spasme traversa le visage de la jeune femme avant que ses yeux se tournent enfin vers ceux de son mari. Elle glissa alors l'appareil dans sa poche, avant de se lever.

- Un faux numéro. Je dois y aller, tu m'en veux pas ?

- Tu ne vas pas me dire que quelque chose t'empêche subitement de prendre le dessert ? Qu'est-ce qui se passe Sam ? Lui donna-t-il une chance de s'expliquer.

Celle-ci ne sut quoi répondre. Elle détestait mentir, pourtant elle avait recours à cette pratique de plus en plus souvent en ce moment.

- Rien je t'assure. Seulement j'ai encore beaucoup de chose à voir avec mon père si je veux commencer à travailler pour lui.

Joseph sentit un afflux sanguin battre contre sa tempe. Comment pouvait-elle lui dire tout ça sans sourciller ? Elle ne lui faisait pas assez confiance pour lui dire la vérité ou ne l'aimait-elle pas suffisamment ?

Il réfléchit un instant avant de regarder sa montre. Il devait en avoir le cœur net.

- Tu as de la chance j'ai rendez-vous avec le Premier Ministre dans moins d'une heure.

- Si t'appelles ça une chance de sauter le baba au rhum, répliqua-t-elle avec humour… Bonne après-midi.

- A toi aussi.

Elle lui déposa un bref baiser sur la joue et le laissa seul.

# # #

Samantha venait d'entrer dans le Lincoln Parc, une boule d'angoisse brulant au creux de son estomac. Le parc était quasiment vide, hormis un groupe de jeunes dissimulaient à moitié par les arbre qui s'étendaient sur une centaine de mètre et bordaient un large couloir central. Quelques chemins étroits convergeaient des arbres vers ce lieu, couvert successivement de carré de gazon et de gravier. La jeune femme distinguait déjà l'Emancipation Mémorial qui lui tournait le dos à quelques mètres de là, statue dédiée à la proclamation qu'avait faite Lincoln en 1863. Il était le premier des différents mémorials de la ville honorant l'ancien président, et le mettait en scène avec un noir, après l'abolition de l'esclavage.

La jeune femme contourna la statue et se dirigea vers celle qui lui faisait face une trentaine de mètre pus loin : Le Mary McLeod Bethune Memorial. Là où Kawalski lui avait donné rendez-vous en lui précisant les initiales de l'éducatrice et activiste afro-américaine. Et elle fût soulager de constater que le militaire l'y attendait déjà, bien qu'elle avait un bon quart d'heure d'avance.

Elle franchit les deniers mètres qui les séparaient avant de le saluer d'un simple signe de tête.

Charles semblait épuisé, et affichait le même air désemparé que lors de leur dernière entrevue.

- Ecoutez je ne sais pas pourquoi vous tenez tant à m'aider, commença-t-il sans préambule, et pour vous dire la vérité ça m'est complètement égal Seulement j'ai besoin de savoir pourquoi Maybourne a prit la décision d'éliminer Jack avant de me lancer dans quoi que ce soit...

Il fit une pause et déglutit difficilement, comme si les paroles qu'il s'apprêtait à prononcer allaient lui écorcher la langue.

- Et malheureusement vous êtes la seule qui pourrait en avoir une idée, lâcha-t-il finalement, avant de l'observer avec une gêne certaine.

Sam fouillait déjà dans sa mémoire, se repassant la scène de sa rencontre avec Harry Maybourne. Enfermait dans sa cellule, elle l'avait frappé d'un coup de poing lorsque celui-ci s'était approché d'elle, acte qui avait dû plaire à Jack, seul spectateur au moment des faits. Sa réponse avait été douloureuse ; prenant quatre de ses doigts, il les avaient tirés vers le bas jusqu'à ce qu'ils soient à la limite de céder. Jack avait abattu sa droite sur le visage de son supérieur, sans même évaluer les conséquences de son acte…

Conséquences qui allaient lui être fatale ?

- Ils se haïssaient, je croyait que c'était évident, répliqua soudainement Carter, qui sentait une vague de chagrin la submerger.

- Si vous croyiez que Maybourne prendrait ce risque pour une simple animosité vous fêtes erreur Il y a forcement autre chose, décréta-t-il, à sa propre intention.

Sam acquiesça, quelque chose lui avait échappé elle le savait.

Il y avait bien cette dispute que les deux militaires avaient eu avant que Maybourne ne pénètre dans sa cellule. Jack lui avait reproché son retard, avant que ça ne tourne vers un tout autre sujet.

« Ce dont j'ai le plus besoin c'est d'un vrai supérieur, pas de quelqu'un qui passe son temps à lustrer son insigne derrière un bureau.

- Faites attention à ce que vous dîtes colonel, à moins que vous souhaitiez qu'on se passe de vos services… Et vous savez ce que ça signifie dans votre cas ?

- Mais allez-y Maybourne, relevez moi de mes fonctions ! Après tout je suis peut-être le seul à savoir à quoi les Black OPS servent véritablement de nos jours. »

La jeune femme redressa vivement la tête, pensant avoir mi le doigt sur quelque chose.

- Jack avait découvert quelque chose. Apparemment certaines de vos missions n'étaient pas fondés et

- Aucunes de nos missions le sont, c'est d'ailleurs pour ça qu'on les appelles les black ops, ironisa froidement le militaire.

- Ce que j'essaye de vous dire c'est qu'au vue de la réaction de Maybourne, Jack semblait le mettre directement en cause ! Quelques minutes plus tard il était menacé de perdre son travail et forçait de rester avec moi pendant que vous autres partaient en missions.

Charles gardait le silence. Il ne pourrait jamais avoir confiance en la femme qui avait construit la bombe qui avait ôté la vie de son meilleur ami, mais elle semblait vouloir découvrir autant que lui ce qu'il s'était passé. Et bien qu'il prenait ça pour une tentative désespérer de comprendre pourquoi ils l'avaient enlevé elle et personne d'autre, cela lui était bien utile. De plus son raisonnement était le seul plausible. Maybourne avait dû se sentir personnellement menacé.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- On ? La reprit Kawalsky.

- On avait un accord !

- Et il vient de se concrétiser. Merci pour votre aide mais il est temps pour vous de rejoindre votre cher sénateur.

Il s'apprêtait à la quitter lorsque celle-ci lui barra la route.

- Je viens avec vous, vous ne pourrez pas m'en empêcher.

La détermination qu'il lue alors dans ses yeux le troubla plus qu'il ne l'aurait voulu. Pourquoi dégageait-elle la même hargne qui bouillonnait en lui ? Jack avait été son agresseur !

A moins que…

Nan, c'était impossible, et surtout pas venant de Jack O'Neill.

Il la scruta donc avec un air menaçant, espérant ainsi l'intimider.

- Il en est hors de question.

- Vous me sous-estimez, une fois de plus.

Une douleur fantôme atteignit Kawalsky dans les côtes, lui remémorant le coup que lui avait envoyé la jeune femme deux mois auparavant, alors qu'il s'apprêtait à la frapper. Elle l'avait envoyé au sol avec une facilité déconcertante pour un si beau brin de femme.

« Je t'avais dit de lire son dossier Charlie… lui avait alors lançait son meilleur ami.

- Qu'est-ce que j'ai manqué ? Elle prend des cours de catch à mi-temps ?

- Mieux… Elle a suivi une formation niveau trois des combats à mains nues pendant ses études à l'académie de l'US Air Force, où elle est sortie première de sa promotion.

- Rien que ça.

- … Tu me dois vingt dollars, avait rappelait Jack, un sourire dans la voix. »

Charles essaya de se reprendre en main. Chacune des pensées qu'il avait de Jack le détruisait de plus en plus. Et si il y avait bien une chose qui le maintenait debout, c'était son désir de vengeance… Ce que la jeune femme semblait avoir elle aussi.

- Très bien, concéda-t-il alors.

Il continua son chemin sans lui prêter la moindre attention, avant qu'elle ne se décide à le suivre.

- Où allons nous ?

- Chez Sara, c'est elle qui a ses affaires désormais.

Samantha crut que ses poumons allaient exploser. La dernière chose dont elle avait envie, c'était d'être confrontée à l'ex-femme de l'homme dont elle était récemment tombée amoureuse… Sara avait eu au moins la chance de vivre à ses côtés pendant des années, alors qu'elle-même n'avait eu le droit qu'à une pincée de jours.

Mais si elle voulait aller plus loin elle devait garder le silence. Elle lui emboita donc le pas jusqu'à son véhicule, avant de prendre malgré elle place au côté du criminel.

# # #

Sam se réveillait difficilement, la nuque endolorie après un si long trajet. 16h40. Cela faisait donc plus de vingt-six heures qu'ils avaient quittés Washington… Elle jeta un œil sur son téléphone portable, avant de se rappeler qu'il n'avait plus de batterie depuis longtemps déjà. Charles quant à lui conduisait toujours, les yeux concentraient sur la route.

La jeune femme ressentit un élan de compassion face au désarroi manifeste du militaire. Quinze heures plus tôt, ils s'étaient garés dans un quartier de Chicago, devant une maison bleue ciel, portant le numéro 842. Leurs attentions avaient été alors momentanément attirées vers une femme aux courts cheveux de couleur châtain clair qui s'occupait d'entretenir le jardin. Charles s'était alors tourné vers Sam et lui avait demandé de rester dans le véhicule le temps qu'il s'entretienne avec Sara. La scientifique en avait été immédiatement soulagée. Elle se souvenait comme si c'était hier du sourire épanouie, des yeux bleues marine, ainsi que de l'air « garçonne » qu'avait l'ex-femme de Jack sur un cliché qu'il lui avait montré lors de sa captivité. Elle l'avait trouvé très belle à ce moment là, sans ce douter un instant qu'elle serait un jour à quelques mètres d'elle.

Kawalsky était revenu une demie heure plus tard, les yeux rougis après avoir passé un moment en compagnie de Sara à l'intérieur de la demeure. C'était au moment de partir que le regard des deux femmes s'était croisé…

Miles bornes plus tard Sam n'arrivait toujours pas à l'oublier. Au début vraisemblablement étonnée par la présence d'une femme dans la voiture de son visiteur, celle qui avait eu un jour l'honneur d'être madame O'Neill lui avait alors adressé un léger sourire, comme si elle avait comprit le lien qui l'avait unie avec Jack et l'encourageait à être forte.

Du moins c'était l'interprétation qu'elle s'en était faite. Kawalsky lui avait ensuite informé qu'ils prenaient la direction de Colorado Springs, là où Jack avait vécu avant sa mort. Celui-ci n'avait jamais songé à changer les papiers testamentaire après son divorce et avait donc légué ses biens à Sara. Celle-ci n'y avait pas touché, ne se sentant pas la force de découvrir le lieu où son ex mari était partit vivre lors de leurs séparations. Elle n'avait donc pas hésitait quand Charles lui avait demandé les clefs.

- On y est, la tira Charles de ses pensées.

Sam fut parcouru d'un frisson. Ils venaient de s'arrêter devant une jolie maison en bois, disposant de larges baies vitrées.

Pendant tout le temps qu'ils avaient passés sur les routes, pas une fois elle ne s'était demandée à quoi pouvait ressembler le lieu où Jack se réfugiait entre chacune de ses missions. Quand elle pensait à lui, elle le voyait toujours vêtu d'un uniforme, s'apprêtant à risquer sa vie dans des opérations toutes aussi douteuses. Alors l'imaginer dans cette maison, discutant avec Kawalsky une bière à la main lui était tout aussi déstabilisante qu'insupportable.

Mal à l'aise, elle se tourna vers son chauffeur, qu'elle soupçonnait d'être en prise à une vision similaire lorsqu'elle reconnu le regard vide qu'il affichait. Elle sortit alors sans attendre du véhicule et fut heureuse de voir qu'il la suivit instantanément.

Plus vite ils auraient quittés cette maison mieux ça sera.

Sans hésiter une minute de plus, Charles introduit une des clefs dans la portière mais s'immobilisa en découvrant qu'elle était déjà ouverte.

Il jeta un regard inquiet à la jeune femme, sortit l'arme dissimulait sous sa veste et passa devant elle afin de la couvrir. Prudemment, il passa dans chacune des pièces, les examinant avec soin…

Rien n'était à signaler.

Revenant dans l'entrée, il se tourna alors vers la jeune femme.

- Assez perdu de temps, répliqua Kawalski. Si Jack disposait de dossier quel quel soit contre les Black Ops, il les a forcement planqué ici.

- Et il a fallu que tu te mêles de ça Charlie

Samantha s'immobilisa au son de cette voix qui semblait provenir de quelques mètres derrière elle. Pourtant rien était plus impossible ! Elle avait halluciné, c'était l'explication la plus vraisemblable qui soit. Néanmoins elle se refusait de bouger, si elle s'autorisait à le vérifier par elle-même son absence lui serait insupportable.

- Jack ?!

La voix de Kawalsky parvint distinctement à ses oreilles alors qu'elle était en proie à un dilemme sans précédant. Comprenant qu'ils n'avaient pas pu avoir la même impression, elle fit volte-face et sentit son cœur s'arrêter dans sa poitrine lorsque son regard croisa ces mêmes yeux chocolat qu'elle essayait désespérément d'oublier depuis deux longs mois.

→ A SUIVRE

P.S. Encore merci à mes lectrices anonymes, que je ne peux remercier qu'ici : Lalyloula, Cathou & Equigate. (Pour te répondre Equi' , je n'ai pas vraiment de rythme pour les posts de mes chapitres, ça dépend de beaucoup de choses. Jamais plus de deux semaines en tout cas. Enfin j'espère ne jamais dépasser ce délais).

P.P.S. Si il y a des fans de Veronica Mars parmi mes lecteurs je tiens juste à leur passer un petit message :: ON VA ENFIN L'AVOIR NOTRE CHER FILM ! :D LoVe.