Note de l'auteur : Après réflexion, ce chapitre a été allongé. En espérant que cela vous plaise. Je souhaite également remercier les reviewers pour leurs gentils messages qui me donnent des ailes pour continuer la suite de cette fiction. Un remerciement particulier à MugenHagane qui m'a gentillement fait remarquer mon erreur sur le mari de Fleur ... Il s'agit en effet de Bill et non Charlie Weasley ... Mea Culpa ! Trop de garçons dans cette famille ahah ! La modification sera bientôt faite, ainsi que la correction de l'orthographe et des quelques coquilles des quatres premiers chapitre. Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 4. Trahison et confessions.


Drago et Pansy étaient installés dans le canapé du salon, elle couchée sur le côté et la tête sur les genoux du jeune homme pendant que celui-ci lisait tranquillement un livre et caressait les cheveux de Pansy de ses doigts fins. Pansy releva la tête et déposa un baiser sur la joue de Drago.

- « Plus j'y pense, plus je me dis qu'il serait peut-être temps de lui trouver un nom à notre fille ? »

- « Tu as raison ma douce, tu as des idées ? »

- « Aucune. Ou trop en fait. Et toi ? »

- « J'ai pas mal réfléchit également Pansy et j'aimerai beaucoup que notre fille s'appelle Jane. Qu'en penses-tu ? »

- « Jane ? »

- « Oui. Ce n'est pas commun pour une sorcière je te l'accorde. Mais c'était le prénom de la mère d'Hermione. »

- « La mère d'Hermione ? Tu n'es pas sérieux ? » S'offusqua Pansy.

- « Allons, Pansy, calme-toi, la colère ne te va pas du tout au teint ! »

- « Tu te rends compte de ce que tu me demandes Drago ? » lui demanda-t-elle, la voix plus brisée par la tristesse que par la colère.

- « Je souhaiterai rendre hommage à une personne sans qui je ne serai pas là où je suis actuellement en prénommant notre fille comme la personne à laquelle elle tenait le plus. Ce n'est pas si insensé que ça ! »

- « Non mais c'est au-dessus de mes forces. Je ne gagnerai jamais face à elle, j'ai perdu la guerre avant même que la bataille ne commence. »

- « Pansy, tu n'as jamais été en concurrence avec Hermione. Elle mon amie, et toi la mère de ma future fille. Rien ne pourra changer ces faits. »

- « Tu te trompes Drago, sur toute la ligne. »

Pansy pointa sa baguette sur son ventre et le sort d'illusion qu'elle prenait soin de formuler sur elle-même chaque matin pris fin et son ventre redevint aussi plat qu'il y 4 mois.

- « Je n'ai jamais été enceinte Drago. »

Le visage de Drago se ferma. Pansy vit son regard gris acier la transpercer. Il s'approcha d'elle avec une telle rapidité qu'elle ne put rien faire et se retrouva bloquée contre le mur, le bras de Drago au niveau du cou. Impassible, Drago appuya un peu plus fort sur la gorge de la jeune femme. L'air vint à lui manquer et elle commençait à s'évanouir au moment où Drago la relâcha. Elle resta à genoux sur le sol, en larmes. Sans un regard vers elle, il se rassit dans le canapé et mis sa tête entre ses mains.

- « Ne va pas croire que je t'épargne parce que je ressens quelque chose pour toi. »

- « Drago, laisse-moi m'expliquer … »

- « Ne m'appelle plus jamais par mon prénom. » siffla-t-il entre ses dents. « Ne m'adresse plus jamais la parole. »

Pansy voulut s'approcher de lui mais le vit poser ses mains sur le canapé et enfoncer ses doigts dans le tissu. Il prenait énormément sur lui pour se contrôler alors elle resta prostrée à l'autre bout du salon, essayant de calmer son corps qui tremblait de peur. Au bout de quelques minutes de silence total. Drago ouvrit à nouveau la bouche.

- « Je te laisse 5 minutes pour récupérer tes affaires et disparaitre de ma vie. Si je te recroise un jour, je ne promets pas de pouvoir me contrôler à nouveau. »

Pansy se releva difficilement. Elle ouvrit la bouche pour prononcer quelque chose mais se ravisa. D'un coup de baguette elle rassembla ses affaires et se dirigea vers la cheminée. Elle posa un dernier regard sur l'homme qu'elle avait toujours aimé, sur l'homme qu'elle avait trahis, sur l'homme qu'elle avait blessé. Drago ne releva la tête qu'une fois Pansy disparut dans les flammes vertes. Lentement il se dirigea vers la chambre d'ami où avait vécu Hermione pendant des mois et à présent transformée en chambre pour enfant. Il resta là, immobile pendant de longue heure revoyant défiler les souvenirs de ces derniers mois. Ces souvenirs d'un bonheur qui venait de partir en fumée et qui lui laissaient maintenant un goût amer. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas la personne s'approcher derrière lui. Il fût particulièrement surpris en se retournant et en découvrant le visage de la femme qui lui faisait face. Surpris, mais rassuré de la voir devant lui, de ne pas être seul pour affronter sa douleur.

- « Maman … »

Elle ouvrit ses bras protecteur en direction de Drago qui se précipita à l'intérieur. Tendrement Narcissa referma son étreinte autour de lui et lui caressa doucement les cheveux.

Drago resta cloitré pendant des jours dans sa chambre. Narcissa était restée à l'appartement pour prendre soin de lui. Ses journées alternaient entre la chambre de Drago et l'autre chambre de l'appartement. Elle avait emballé toutes les affaires destinées à la fille de Pansy et Drago. Elle était en train de fermer le dernier carton quand elle aperçut Drago dans l'ouverture de la porte. Il traversa la pièce et se posta devant la fenêtre, sans un regard sur la pièce qui l'entourait. Narcissa s'approcha de son fils et posa une main sur son bras.

- « J'ai pensé que tu n'aurais pas le courage de le faire alors j'ai pris l'initiative de tout ranger et de replacer les anciens meubles. »

- « Merci. »

- « Comment te sens-tu ? »

- « Je … »

- « Drago, je m'inquiète énormément pour toi. Pourquoi n'as-tu pas contacté tes amis ? Ils s'inquiètent énormément aussi tu sais. »

- « Maman ? »

- « Oui Drago ? »

Drago déposa un tendre baiser sur le front de sa mère avant de plonger son regard dans le sien.

- « S'il te plait, pardonne-moi. »

Narcissa n'eut pas le temps de lui demander pourquoi que Drago avait déjà transplané.

Des heures sans nouvelle. La nuit passa, puis la journée et Drago n'était toujours pas revenu à l'appartement. Narcissa tournait en rond dans le salon, comme un lion en cage, en priant pour que Drago n'ai pas fait de bêtises. Elle n'avait pas aimé apercevoir la lueur dans ses yeux juste avant qu'il ne disparaisse. Il semblait si perdu. Des flammes vertes apparurent dans la cheminée en fin de journée et Narcissa pria de toutes ses forces pour voir apparaitre la chevelure blonde de son fils mais ce fût une tornade rousse qui débarqua dans le salon, suivie de près par Harry.

- « Ginny ! Harry ! Alors ? »

- « Rien Narcissa. Nous avons fouillé l'intégralité de Pré-au-lard et de Poudlard mais il n'y est pas. Nous avons prévenu le professeur McGonagall qui nous contactera de suite si elle l'aperçoit. »

- « Mon dieu, j'espère que … »

Ginny s'approcha de Narcissa et l'aida à s'assoir sur un fauteuil.

- « Calmez-vous Narcissa, je suis sûre que nous allons le retrouver. Blaise et Hermione ne sont pas encore revenus ? »

A peine peut-elle finit sa phrase que les deux intéressés apparurent au milieu du salon. Blaise regarda Harry et hocha négativement la tête. Ils avaient fouillés tous les recoins sorciers et moldus où Drago avait l'habitude de se rendre mais personne ne l'avait vu. Hermione s'assit à côté de Narcissa et lui prit délicatement la main.

- « Vous devriez vous reposer Narcissa, vous allez tomber de stress et de fatigue. »

- « Non Hermione, je ne serai pas capable de trouver le sommeil tant que je ne saurai pas si il est toujours en … »

Hermione coupa Narcissa, releva la main de la mère de Drago et la porta contre son corps.

- « Que ressentez-vous ici Narcissa ? Faite confiance à votre instinct et votre amour maternels. »

- « Vous avez raison. Il va bien. En tout cas physiquement. »

- « Je vais vous accompagner dans la chambre d'amis et Ginny va vous donner une potion de sommeil dont elle seule a le secret. Un goût immonde mais une efficacité redoutable. »

- « Merci, Hermione. »

Les deux femmes se dirigèrent vers la chambre d'amis. Ginny lui apporta la potion et Hermione installa Narcissa confortablement. Elle allait quitter la chambre quand Narcissa l'interpella.

- « Hermione ? »

- « Dormez tranquillement, nous allons le retrouver. Je vous le promets. »

Hermione referma doucement la porte et allait se diriger vers le salon quand son regard se posa sur le pot vert posé sur la commode de l'entrée. Elle en examina le contenu avant de le reposer et courir vers ses amis.

- « Je sais ! Je sais où est parti Drago ! »

- « Super Hermione ! » s'exclama Blaise. « Dis-nous tout et allons le chercher. »

- « Non. »

- « Pardon ? »

- « Hermione a raison Blaise » intervint Harry. «Drago a fui et je ne pense pas qu'il sera ravi de nous voir tous débarquer comme ça. »

- « Je suis d'accord avec Harry » Acquiesça Ginny. « Si nous y allons tous, il risque de prendre la fuite à nouveau… »

Elle s'approcha d'Hermione et lui attrapa les mains.

- « … mais il ne fuira pas si c'est toi. »

Hermione serra son amie dans ses bras et rassura les autres : elle ne reviendra pas sans lui et leur donnerait des nouvelles dès que possible. Elle attrapa le premier objet qui lui passait sous la main et le transforma en portoloin. Elle sourit en se rendant compte qu'il s'agissait d'un cadre posé sur la cheminée contenant une photo de Drago et elle prise le jour où elle avait accepté de devenir officiellement sa colocataire. En posant son regard sur le meuble de l'entrée de l'appartement, elle s'était souvenue qu'elle oublié de reprendre le double des clefs du cottage où elle avait vécu en Irlande quand elle avait déménagé. Quand elle s'était aperçut de leur disparition, elle avait tout de suite compris où Drago avait fui.

Hermione poussa la porte du cottage. La pièce qui servait de salon et salle à manger était vide. Elle suivit la piste des vêtements qui trainaient par terre et ouvrir la porte de la chambre. Elle découvrit Drago allongé sur le lit, le bras tombant sur le côté. Une bouteille de whisky vide gisait sur le tapis. Elle la ramassa et la déposa sur la table de nuit avant de s'assoir délicatement à côté de Drago. Elle déplaça une de ses mèches de cheveux qui couvrait son visage et sentit la fraicheur de sa peau. On était au début de l'automne et le cottage n'avait pas été chauffé depuis un long moment. Hermione alluma un feu dans la petite cheminée de la chambre avec sa baguette et déposa une couverture sur Drago. Elle l'embrassa sur le front et sortit de la chambre en refermant délicatement la porte.

Drago se fit réveiller par les notes de pianos provenant du salon du petit cottage. Il sentit la chaleur de la pièce et constata que quelqu'un était l'avait couvert. Il se leva difficilement, le cerveau encore engourdit par l'alcool et se dirigea vers l'autre pièce. Hermione cessa de jouer quand elle l'aperçut s'assoir sur le canapé. Elle s'approcha et s'assit à côté de lui. Drago se laissa tomber sur les genoux de la jeune femme. La tête posée sur les cuisses d'Hermione, il attrapa son visage dans ses mains et laissa son chagrin s'exprimer. Hermione ne dit pas un mot, elle se contentait de caresser les cheveux de Drago. Ils restèrent ainsi toute la matinée puis les larmes de Drago finirent par se tarirent. Il se leva et se dirigea vers la cuisine.

- « Thé au citron ? »

Hermione acquiesça et se leva pour refermer le couvercle du piano avant de rejoindre Drago dans la cuisine.

- « Je ne t'ai jamais demandé où tu avais appris à jouer ? »

- « Ma mère. »

- « Elle te manque ? »

- « Chaque jour. Mais le temps passe, et j'apprends à vivre avec son absence. Je tenais tellement à elle. »

Hermione tourna la tête de Drago vers elle et plongea son regard dans celui du jeune homme. Son regard était triste et perdu. Il lui faisait penser à son propre regard quand elle se regardait dans le miroir après le décès de sa mère. Hermione comprit alors la souffrance qu'endurait son ami et se promit à elle-même de toute faire pour l'aider à traverser la perte de son rêve de devenir père.

- « Et je ne supporterai pas de perdre à nouveau une personne à qui je tiens. Alors je vais rester ici, à tes côtés, et je vais t'aider à affronter ce que tu vis. »

- « Tu ne me forces pas à rentrer ? »

- « Non, je sais trop bien que parfois, prendre de la distance est le meilleur des remèdes. »

- « Merci. »

- « Et si je te ramène dans cet état, ta mère ne le supporteras jamais ! » dit-elle avec un sourire en coin en observant Drago de haut en bas.

Drago baissa également les yeux sur lui. Avec ses cheveux en bataille, son halène de lendemain alcoolisé et sa chemiser complètement débraillé, il faisait peur à voir. E til se sentait honteux du soucis qu'il avais du faire endurer à sa mère et ses amis.

- « Comment va-t-elle ? »

- « Paniquée et soucieuse, comme toute mère. »

- « Je m'en veux tellement de lui faire subir ça. »

- « Je vais aller en ville faire des courses et lui écrire pour la rassurer. Ne te préoccupes pas d'elle, occupe-toi de toi. C'est tout ce qui compte pour l'instant. Quand tu iras mieux alors nous rentrerons et tu iras t'excuser. »

Drago s'avança vers Hermione et la pris dans ses bras.

- « Merci. »

- « Tu l'as déjà dit ça. »

Hermione se détacha de Drago, qui fût légèrement surpris.

- « Fais-moi plaisir Drago, va prendre une douche. Tu pues le whisky. »

Drago afficha un franc sourire. Malgré son attitude envers Pansy, la peine qu'il avait fait à sa mère et la panique que sa disparition avait dû engendrer auprès d'elle et ses amis, sans parler de l'état dans lequel Hermione l'avait trouvé, cette dernière se comportait normalement avec lui. Pas une seule fois il n'avait vu de pitié ou de colère dans son regard, uniquement de la tendresse et du soutient. Il se dirigea vers la salle de bain, et se retourna une dernière fois sur Hermione, qui s'était installée sur l'unique table de la pièce pour rédiger la lettre à sa mère. Il soupira, non pas de douleur cette fois mais d'apaisement, se rendant compte que la présence d'Hermione auprès de lui rendait un peu moins effrayant les démons intérieurs qu'il allait devoir affronter.

Une semaine passa. Hermione avait informé Narcissa ainsi qu'Harry de là où Drago et elle résidaient. Elle les informa également qu'elle reviendrait passer quelques jours à Londres pour récupérer des affaires et prévenir Fleury et Bott qu'elle prolongeait son congé. Si Drago n'avait pas retouché à une goutte d'alcool depuis qu'elle l'avait rejoint au cottage, son état ne s'était pas amélioré. Il alternait entre tristesse et colère, souvent dans la même journée et pargois dans la même heure. Pour comprendre la détresse de son ami, Hermione tentait tous les jours de le faire parler sur ce qu'il s'était passé mais Drago se renfermait à chaque fois. Un soir, ne supportant plus son silence, elle entreprit de passer aux choses sérieuses. Si la méthode douce ne fonctionnait pas, elle était prête à monter un peu le niveau.

- « Parle-moi. Explique moi ce qui te ronge autant et t'empêche d'avancer Drago, je te connais assez pour savoir qu'il n'y a pas que la perte de cette enfant qui te fait souffrir. »

- « Comment peut-on perdre quelque chose qui n'a jamais existé Hermione ? »

- « Tu m'as très bien comprise, ne cherche pas à fuir cette conversation une nouvelle fois. Tu dois en parler à quelqu'un et si tu ne veux pas m'en parler à moi, très bien ! J'envoie un hibou à ta mère et demain je lui laisse carte blanche pour te tirer les verres du nez, que tu le veuilles ou non ! »

- « C'est quoi ce chantage ? Tu n'oserais pas. »

- « Tu ne me laisses pas le choix Drago. Le silence n'est pas la solution. »

Drago baissa les yeux. Il savait qu'Hermione avait raison. La colère et ce qu'il avait ressenti ce soir-là étaient en train de le pourrir de l'intérieur alors dans un murmure, il avoua à Hermione ce secret qui l'empêchait de respirer et le réveillait chaque nuit.

- « J'ai failli la tuer Hermione. »

Hermione eut un recul de surprise. C'est vrai que personne ne savait vraiment ce qui c'était passé ce soir-là. Drago avait juste raconté le mensonge de Pansy à sa mère, sans entrer dans les détails et Narcissa n'avait pas insisté à la vue de la douleur de son fils. Et ce n'était surement pas Pansy qui allait leur expliquer les faits. Hermione vit la souffrance de Drago sur son visage et comprit les réelles raisons de son mal-être : la trahison de Pansy l'avait fait souffrir et la perte de son avenir paternel n'avait pas non plus dû être facile à encaisser mais ce qui faisait souffrir Drago depuis ce fameux soir était une chose beaucoup plus ancienne : la peur d'être foncièrement mauvais.

- « Tu étais blessé et trahis. N'importe qui aurait réagi comme toi face à elle. Tu dois te pardonner ton geste. »

- « Ce qui me ronge et me tue à petit feu Hermione, ce n'est pas ma violence de ce soir-là, c'est de me rendre compte à quel point j'avais réellement envie de lui faire mal, quitte à lui ôter la vie. »

- « Mais tu ne l'as pas fait. Tu dois te concentrer sur ça Drago, pas le reste. »

- « Encore une chose que je te dois. »

Hermione souleva un sourcil interrogatif. Elle n'était pas présente ce soir-là. Si ça avait été le cas, elle serait intervenue évidement, bien que Pansy mérite une bonne leçon pour sa trahison, mais elle n'aurait jamais laissé Drago commettre une erreur qu'il ne se serait jamais pardonné. Drago s'expliqua.

- « Plus j'appuyais mon bras contre sa gorge, plus la manche de ma chemise remontait, jusqu'à laisser apparaitre mon bracelet. L'espace d'une seconde, ton visage m'est apparu et j'ai relâché ma prise. Je n'aurai jamais supporté de croiser ton regard si … »

Drago baissa à nouveau la tête, Hermione ressenti la peine et la honte de Drago, mais il n'avait pas à s'en vouloir pour quelquechose qu'il n'avait pas fait.

- « Écoute-moi bien. Peu importe ce qu'il s'est passé ce soir-là, c'est du passé. Les faits sont là ! Pansy est bien en vie et très certainement confortablement installée dans son canapé… »

Le regard d'Hermione s'illumina avant d'avoir terminé sa dernière phrase. Elle attrapa la photo portoloin et la main de Drago.

- « Viens avec moi. »

- « Où ? »

- « Fais-moi confiance ! »

Une fois de retour à l'appartement de Drago, Hermione les fit transplaner directement. Un peu chamboulé par tous ces voyages, Drago mit du temps à reconnaitre l'endroit où ils étaient. Pansy ouvrit la porte et n'eut pas le temps de voir le coup de poing lui arriver en pleine figure. Drago non plus et en resta bouche bée de surprise.

- « Elle ne souffrira jamais autant que ce que tu as pu souffrir, mais c'est déjà un bon début. »

- « Hermione … »

- « Elle le mérite. Et ça fait du bien honnêtement ! »

- « A moi aussi. »

Hermione emmena Drago dans un pub. Ils étaient un peu éméché et cela faisait plaisir à Hermione d'entendre à nouveau le rire de son ami.

- « Franchement Hermione, je ne te savais si violente. »

- « Pourtant tu as toi-même eut le droit à mon fameux crochet du droit ! »

- « C'est vrai ! Je t'ai maudit pendant longtemps d'avoir osé abimer un si joli visage ! »

- « Bonjour la modestie ! »

Drago afficha un sourire et haussa les épaules. Il avait toujours été très sûr de lui concernant son physique. Hermione ne pouvait pas le nier, Drago était bel homme mais plutôt s'étouffer avec sa bière que de lui avouer son attirance pour lui !

- « Plus sérieusement Hermione, pourquoi as-tu fait ça ? »

- « Pour t'enseigner une chose Drago : personne n'est tout blanc ou tout noir, ombre ou lumière. Le monde, et nous, toi y comprit, sommes faits de nuances. »

- « Mais cette part d'ombre en moi, je n'arrive plus à la supporter. Parfois, j'aimerai m'endormir et me réveiller dans un autre monde où mon passé n'existerait pas. »

- « Si tu n'avais pas vécu toutes ces choses, serions nous là ce soir ? Rien n'est moins sûr et si il y a des parts de mon passé dont je ne suis pas fière, je ne regrette pas de les avoir vécues car elles m'ont menée exactement là où je souhaite être. »

- « J'envie ta sagesse, Hermione. J'espère avoir un jour aussi la même vision de ma vie que toi. Je ferai tout pour en tout cas. »

- « C'est déjà ça ! Et je suis tellement bon professeur que cette bourrique a également appris une leçon ce soir. »

Drago leva un sourcil interrogatif.

- « On ne blesse pas une personne que j'aime sans avoir affaire à moi par la suite ! »

- « J'en prend bonne note ! »

Après avoir trinqué et vidé un dernier verre, les deux amis rentrèrent à l'appartement. La dose d'alcool qu'ils avaient ingurgité ce soir ne leur permettait pas de rentrer au cottage alors ils décidèrent de passer la nuit à Londres avant de retourner en Irlande. Les effets de l'alcool se faisant sentir, ni l'un ni l'autre n'eut le courage d'atteindre les chambres et ils s'endormirent dans le salon. Depuis le fauteuil, Drago observait Hermione allongée dans le canapé. Il n'avait pas tout de suite réalisé la dernière phrase de la jeune fille au pub et c'est l'esprit plein de questions qu'il s'endormit à son tour : Hermione lui avait-elle avoué à demi-mots les sentiments qu'elle ressentait pour lui ou ses propres sentiments le poussaient-ils à espérer qu'elle puisse un jour voir en lui plus qu'un ami ?


Fin du quatrième chapitre.


J'espère qu'il vous a plu tout de même et vous donne envie de connaître la suite. Je vous remercie d'avance pour vos reviews. Tous les retours, bon ou mauvais, me permettront d'évoluer et d'améliorer mon style d'écriture et l'évolution de l'histoire.