Ça commence à devenir intéressant antre nos deux pirates ^_^

J'ai été très surprise de voir que le temps de faire la remise en page des chapitres 2 et 3 et de les envoyer, 12 personnes avaient déjà lu le chapitre 1, et je ne l'ai envoyé que ce matin ! Je sais qu'il ne se passe rien de bien folichon des les premiers chapitres, j'y vais crescendo dans cette fic (à la base je l'ai écrite rapidement pour une amie qui aime que ça commence doucement avant "d'exploser" à la fin)

Bref je me dépêche de poster les chapitres 4 et 5 (surtout le 5, c'est le dernier, donc le plus croustillant...et le plus long XD)

Bonne lecture, en espérant que ça vous plaise ^_^


Une blessure qui rapproche

Ainsi ils reprirent leur exploration dans le but de trouver la sortie. Ils suivirent la rivière comme l'avait suggéré Sanji et marchèrent toute la journée. En fin d'après-midi, ils arrivèrent en vue d'une grotte au loin et décidèrent qu'ils y passeraient la nuit.

Le chemin pour y accéder longeait une portion de la rivière en une pente escarpée et parsemée de pics rocheux saillant, coincé contre une falaise d'où tombaient régulièrement des pierres plus ou moins énormes. La marche jusqu'à l'abri choisi allait être particulièrement périlleuse.

Le danger était tel qu'à plusieurs reprises les deux hommes durent éviter de peu des rochers plus importants, si bien qu'ils commençaient à s'épuiser à force d'esquiver à la fois les pierres qui leurs tombaient dessus, les pics rocheux éparpillés sur le sol et le fait d'avoir marché toute la jurné n'arrangeait rien à leur état.

Arriva ce qui devait arriver, un énorme rocher tomba sur les deux hommes qui réussirent à l'esquiver de justesse mais un second le suivait de près et arrivait droit sur Zoro, qui, toujours à terre à cause du premier roc, dégaina ses sabres dans un réflexe et coupa le rocher comme il put, le divisant en dizaines d'autres plus petit mais tout aussi dangereux. Voyant que cette fois son compagnon ne pourrait rien faire, Sanji se précipita devant Zoro et le protégea de ses deux bras. Ses os craquèrent et une douleur fulgurante lui traversa les membres supérieurs mais malgré cela, il tint bon et protégea son ami jusqu'au bout. L'avalanche rocheuse terminée, le cuisinier se tourna vers le sabreur :

- Daijobu ? fit-il le regard plein d'inquiétude. Yokatta !

Et à bout de force il s'effondra, évanouie sur le sol. Zoro se releva d'un bond :

- Mais qu'est-ce que t'as foutu ku sot tare !

Mais le cuistot ne pouvait l'entendre, inconscient, étendu sur lui. Et tout en l'insultant et l'engueulant, le pirate aux cheveux vert prit Sanji dans ses bras pour le porter jusqu'à la grotte. Sa légèreté ne le surpris qu'à moitié vu le gabarit de celui-ci et cela lui rendit la tâche plus facile. Esquiver ces foutus rochers n'était pas évidant mais il devait faire vite et traverser cette partie dangereuse de la rive pour enfin atteindre celle nettement moins risquée devant la grotte repérée plus tôt.

Une fois arrivé, il déposa délicatement le blond contre l'une des parois de la caverne et entreprit de le soigner. Il défit la chemise de Sanji, rougie par le sang de ce dernier. Constatant l'étendue des blessures, il alla à la rivière y tremper des bandes de tissus prélevées sur le bas de son kimono pour laver les plaies.

La fraîcheur de l'eau sur sa peau réveilla le cuisinier qui laissa faire son ami en l'observant en silence.

- Je t'ai soigné comme j'ai pu, lui dit son médecin improvisé, il faudra montrer ça à Chopper en rentrant. Je ne suis pas aussi doué que lui mais j'en sais suffisamment pour dire que tes os sont soit fêlés, soit cassés. Les coupures sont superficielles, le saignement ne durera pas.

Cassés? Vu la douleur qu'il ressentait cela ne faisait aucun doute. Le cuisinier garda le silence, un goût amer dans la bouche. Comment allait-il pouvoir continuer de cuisiner s'il ne pouvait plus utiliser ses bras ? Qu'allait-il devenir s'il ne pouvait plus être le maître coq du Sunny ? Voyant la mine morne et triste de Sanji, Zoro lui dit :

- Fait pas cette tête, Chopper te soignera. Mais tu ne vas pas pouvoir utiliser tes bras pour un moment. Quoi qu'il en soit, ce soir c'est moi qui vais devoir m'occuper du repas. Je te garantis pas que ça sera aussi bon que tes plats, mais je ferais de mon mieux pour que ça reste mangeable.

Disant cela, il s'éloigna pour se rendre à la rivière afin d'en rapporter quelques poissons pour le dîner. Sanji, immobile, le suivit des yeux quand il réalisa soudain : Zoro venait de lui faire un compliment là non ?