Note de l'auteur: Bonjours à tous! J'ai choisi se titre de chapitre car j'adore la chanson de Pippin dans le retour du roi et que ses paroles représente bien la position dans lequel l'héroïne se trouve. Ce n'est pas un très gros chapitre, mais j'espère que vous aimerez. J
CHAPITRE 4: Home is behind...
Le soleil c'était levé depuis peu et ses rayons s'infiltraient timidement entre les rochers qui m'avaient servi de cachette. Lentement, ils atteignirent les fenêtres de ma voiture, me tirant petit à petit loin du monde des rêves. Alors que je commençais à ouvrir péniblement les yeux, je tentais de me rappeler où j'étais et comment j'y étais arrivé.
La veille, après avoir réussi à passer la frontière, j'avais dû rouler pendant près de 5 heures droit devant moi, mes phares allumés à leurs minimums dans l'espoir d'attirer le moins possible l'attention et tenue éveillée uniquement grâce à l'adrénaline et le stresse de me faire prendre. Je n'avais même pas osez mettre de la musique dans la voiture, seul le son de la pluie contre mon pare-brise, du moteur et des battements de mon cœur brisaient le silence qui m'entourais. Enfin, dans les alentours de 3 h 30 du matin, le ciel c'était complètement dégagé et la lumière de la lune me révélait distinctement la beauté du paysage qui me faisait face. Une grande arche formée de deux chaînes de montagnes s'ouvrait face à moi alors que la végétation ce faisait de plus en plus rare et que de grands rochers pointus s'élevaient ici et là. J'étais arrivé à la partie volcanique de la réserve autrefois appelé Mordor.
Considérant que j'étais maintenant à une distance acceptable de tous êtres humains mais ne voulant toujours pas prendre de risque (oui je sais, parano!) j'ai garé Simone à l'ombre de rochers où poussaient trois arbres d'allures fragiles, aux branches crochus et très pauvres en feuillages, avant de descendre complètement le dossier de mon siège et d'installer mon sac de couchage pour récupérer un peu de repos bien mérité. Je n'avais pas réalisé alors à quel point j'étais fatigué et pourtant, après seulement quelques minutes, j'étais déjà profondément endormie.
Je regardai ma montre, il était maintenant 7 h 37 du matin et nous étions le 19 Août. Toujours un peu endormie, je m'étirai douloureusement avant de prendre mon livre pour y écrire la date et les événements de la veille. J'avais avec moi un peu de nourritures fraîches dans une petite glacière pour le début de mon voyage et donc, après avoir allumé un petit feu, je me prépara de délicieux pains dorés avec du sirop d'érable et du bacon. Je dû rester dans ma cachette au moins jusqu'à 9 heures juste à apprécier d'être là, assise sur un une pierre, à regarder tout autours de moi et à dessiner se que je voyais dans le livre. Enfin, après un petit " Je suis toujours vivante!" sur le net, je retourna à mon volant.
-En route Simone! Faut pas oublier qu'on à un horaire à respecter.
Le ciel était magnifique et malgré l'état cahoteux de mon trajet et les rochers qui devenaient plus gros et menaçant à mesure que j'avançais, Simone était dans son élément et semblait à toutes épreuves. Si bien, qu'avant même que le soleil ne commence à s'endormir, j'étais arrivé à la fameuse "montagne du destin" qui, si l'on en croit le livre, fut le berceau et la tombe de l'anneau unique.
Je sortie lentement de la jeep regardant tout autour de moi. Bien qu'il est dû se passer plus de mille ans depuis qu'un être humain est osez poser le pied en cet endroit, les vestiges de la guerre qui avait eu lieu ici étaient demeuré presque intacts. Apparemment personne n'avait éprouvé le désir de récupérer ces terres pour s'y installer...quoi que je ne peux que leur donner raison pour cette décision. Aussi magnifique était cet endroit à mes yeux, autant il ne semblait pas des plus chaleureux et accueillant pour y vivre. Malgré tous, trop heureuse d'être arrivé aussi loin en si peu de temps, je m'empara de mon sac à dos pour ensuite commencer à escalader l'ancien volcan espérant arriver à son sommet avant la nuit tombé.
La pente était un peu escarpée mais je ne me suis pas découragé. À défaut d'atteindre le sommet j'arrivai à se qui dû être autrefois l'entrée d'une sorte de passage sculpté dans la montagne, probablement pour atteindre son centre. Hélas le passage avait été bouché par l'éruption volcanique qui eux lieu à l'époque et donc je ne pu rentrer mais, alors que le soleil commençait tranquillement à se coucher au loin, je pu me reposer un moment au pied de la porte tout en admirant un peu mieux les environs.
L'ont pouvait voir, éparpillé un peu partout, des morceaux de murs qui durent appartenir jadis à un gigantesque bâtiment dont il ne restait aujourd'hui que des fondations en ruines à moitié ensevelis par l'éruption. Et là bas, encore plus loin vers le nord, mes jumelles me laissait voir se qui restait des portes noirs du Mordor ainsi qu'un étrange monument pâle et long qui lui faisait face.
-Et bien je sais se que je vais aller visiter demain!
Je prit le livre des Hobbits et commença à dessiner un rapide brouillon de se qui me faisait face d'une main tout en grignotant une barre repas de l'autre jusqu'à se que le soleil de disparaisse complètement. Une fois ma maigre collation terminé, je rangea le livre pour entreprendre ma descente vers la terre ferme. Descendre fut beaucoup plus long que de monter, l'absence de lumière rendant la tâche bien plus difficile, si bien qu'une fois à terre j'étais tellement fatigué que j'alla directement m'installer pour la nuit bien en sécurité à l'intérieur de ma jeep verrouillé à double tour. Malgré l'épuisement je ne dormi pas très bien. Le vent qui s'engouffrait entre les montages sifflait de façon effrayante sans parler qu'à la nuit tombé les lieux prenait un aspect encore plus lugubre.
-Demain je dormirai de l'autre côté des portes...Me dis-je à moi même.
...
Cette fois si se ne fut pas le soleil qui me réveilla mais plutôt un grand bruit de fracas. Je me levai d'un bon avant de me coller le nez contre le pare-brise pour repérer l'endroit d'où pouvait venir le bruit. Ne voyant rien, je repris mon sac à dos et remonta sur le volcan espérant trouver la cause de mon réveille en prenant un peu de hauteur. Je n'eus pas à monter bien haut heureusement apercevant, plus loin vers l'ouest, un grand nuage de poussière qui redescendait au sol là où d'énormes rochers c'étaient écrasé après s'être détaché de la chaîne de montagnes.
-Et merde! Heureusement que je me suis pas stationnée près des chaînes de montagnes, cet endroit tombe en morceaux!
Je pris mes jumelles pour avoir un meilleur aperçu de la situation et c'est là qu'à environs une dizaine de mètres de la petite avalanche j'aperçus un vieil escalier de pierre, en piètre état, montant vers une sorte de grotte.
-Umm...Je pourrais peut-être aller jeter un coup d'œil plus tard...
Un étrange grognement me tira de mes pensés me rappelant que je m'étais précipité ici sans le moindre petit déjeuner, au plus grand damne de mon estomac. Je redescendis donc aussi rapidement qu'il m'étais possible pour ensuite allumer un feu et me préparer de quoi manger. Alors que la délicieuse odeur du bacon chassait peu à peu mes angoisses, j'envoyais à ma famille et amis un autre petit mot tout en lisant rapidement leurs encouragements. J'avais encore du mal à croire que je me trouvais bien là, en plein milieu d'un territoire hostile loin de tous, et pourtant cela me semblais si...naturel! D'accord se n'était que ma deuxième journée mais malgré tous je me sentais réellement à ma place ici, au milieu de nul part. Je pouvais sentir le stresse de toutes les questions stupides quotidiennes partir loin de mon esprit et c'était merveilleux.
Un fois mon repas terminé je jeta ma vaisselle salle dans un sac, faute de point d'eau pour la laver, avant de repartir au volant de Simone vers l'entrée du Mordor, contournant sur mon chemin les débris de se qui dû être un jour Barad-Dûr, la tour sombre.
La route ne fut pas bien longue et pour se qui restaient des portes, soit deux gigantesques tours délabrés, les restes d'une sorte d'énorme mécanisme rouillé par l'âge, qui avait sûrement servi jadis à ouvrir les portes, et les portes elles-mêmes qui avaient été arraché de leurs gonds avec une partie des murs qui les soutenaient et gisaient maintenant presque entièrement sous la lave durcie, c'était vraiment impressionnant. Dans ses heures de gloires cette porte avait du être tout un monument! Mais malgré la grandeur de celui-ci, mon regard et mes pas furent attirés par un autre édifice beaucoup plus petit mais au combien plus beau et surtout en meilleur état.
Il s'agissait d'une tour ronde faite de pierres blanches rappelant un peu un phare ou une vigie. Tout autour, sculptés à même les parois de l'édifice, se trouvaient des personnages se tenant droit comme des sentinelles. Il y avait deux hommes, un elfe, un nain, un magicien et deux autres hommes de petites tailles. Ce pourraient être les membres de la communauté de l'anneau...mais dans se cas il en manquait deux. Il y avait aussi des mots sculptés dans la pierre sous chacun des personnages mais malheureusement il s'agissait d'une langue que je ne connaissais pas.
Timidement, je poussa la porte de la tour, se trouvant du côté opposé à l'entrée du Mordor, avant de m'engouffrer à l'intérieur. Là, il y avait un grand escalier de pierres en colimaçon que j'entrepris de monter avec prudence. Je n'avais pas vraiment envie que l'une de ces marches s'effondre sous mon poids comme à l'abbaye, cette fois il n'y aurait rien pour amortir ma chute. Arrivé enfin tout en haut je me retrouva face à une trappe. Bien heureusement celle-ci n'était pas verrouillé...j'aurais eu beaucoup à m'inquiéter si cela avait été le contraire, après tous j'étais supposé être seule ici. La petite pièce circulaire me rappelait un peu l'un de ces kiosques de jardin mais en plus solide avec ses neufs piliers de pierres. Alors que mon regard balayait l'endroit, j'aperçus contre le mur une sculpture des deux personnages manquent. Deux petits hommes, Sam et Frodon qui tenait l'anneau et je fus surprise de voir à leur côté une étrange créature maigrichonne à l'air grotesque...Gollum. Je suis resté planté là plusieurs minutes, émue à regarder l'œuvre faisant glisser mes doigts délicatement sur celle-ci, retirant un peu de la poussière qui l'avait recouverte. Il y avait aussi deux escaliers, opposé l'un à l'autre et qui se rejoignait au centre pour atteindre une plate-forme un peu plus haut. Là, au dessus de ma tête, se trouvait un dôme magnifiquement travaillé de fresques sculptés et soutenue par les neuf piliers. Au centre de la pièce ce tenait comme un grand foyer de fer remplie de pailles sèches.
-Ils ont sûrement construit cette tour pour surveiller le Mordor et prévenir les autres royaumes en cas de danger... Pensais-je à voix haute.
De là haut, je pouvais facilement voir vers le sud la silhouette d'une ville blanche. Mon cœur se mit à battre à toute allure réalisant qu'il s'agissait sans doute de Minas Tirith. Je dû m'asseoir un moment à cause de l'émotion. J'avais l'impression d'être en plein rêve, se ne pouvait pas être possible, tous ce qui était écrit dans ce livre, tous était réel! Bon d'accord, j'étais consciente que certains éléments de ce livre étaient à prendre avec un grain de sel comme, par exemple, le dragon mais tous de même ces héros avait belle et bien existé! Comment était-il possible que les habitants de mon pays es vécu si longtemps à côté de tous ces trésors? Mon esprit vagabonda vers le conservateur qui m'avait harcelé quelques mois plus tôt. Je suis certaine qu'il vendrait sa mère pour être à ma place. Cette idée me fit rire. Moi Cynthia simple dessinatrice, j'étais là où des milliers plus "professionnels" et plus "hauts placés" que moi ne pourraient jamais venir même en rêve. Je n'avais qu'un seul regret...ne pas pouvoir partager ce moment avec qui que ce soit.
J'ai bien dû rester plusieurs heures dans cette tour à dessiner et observer les alentours de mes jumelles...je ne voulais plus redescendre. Je pris donc la décision de dormir dans la tour pour cette nuit et lorsque le soleil se coucha enfin, je resta encore bien des heures éveillées à observer le ciel parsemé d'étoiles. Ce n'est pas en ville que l'on peut voir un spectacle aussi beau!
...
Un autre jour se levait à l'est mais je m'en fichais. J'avais tous le temps du monde pour partir explorer, j'étais en vacance non? Tous ces monuments qui m'entourais étaient resté immobiles pendant des milliers d'années, c'est pas aujourd'hui qu'ils allaient se pousser. C'est donc dans cet état d'esprit que j'entrepris de faire la grâce matinée jusqu'à 11 heures. Pour ma défense, lorsque j'avais enfin fini par m'endormir hier soir il devait être 3 heures du matin. J'avais passé la nuit trop absorbé et émerveillé par la beauté nocturne que m'offrait le ciel. J'avais même osez envoyer une photo du ciel sur le net. Après tous c'est pas ça qui allait dénoncer où je me trouvais.
Enfin, lorsque mon estomac décida que j'avais suffisamment dormi, je descendis de la tour pour aller manger.
-Bon matin Simone! M'exclamais-je en arrivant à ma jeep. Qu'es ce qu'on a de prévue pour aujourd'hui?
Je prit me plan de route sur le banc d'en avant et un peu de nourritures dans la glacière avant de commencer à préparer mon repas tout en regardant mon planning.
-Mmm...On auraient dû partir hier soir pour Minas Tirith et j'avais noté que je voulais aller explorer la grotte près de l'éboulement d'hier...Je suppose que c'est pas trop grave, il n'est même pas midi. Je vais aller voir cette grotte vite fais et ensuite on part pour Minas Tirith! Faudra juste faire attention aux marais des morts...je ne crois pas que tu es amené ton maillot de bain Simone! Non?
Je me mis à rire. Parler à ma jeep pouvait avoir l'air étrange, mais j'étais seule donc peu importe. De plus cela me faisait du bien de parler à quelqu'un, même si ce quelqu'un était constitué de quatre roues et d'un moteur.
Une fois mon repas terminé, je fis marche arrière retournant à l'escalier dissimulé dans la montagne. L'éboulement était bien plus gros que se que je ne l'avais imaginé, certains des rochers étaient plus gros que Simone, mais étonnamment cela ne me découragea pas. Je pris mon matériel d'escalade pour plus de sécurité et commença à monter. Mon ascension me paru interminable, l'escalier étant très étroit et escarpé, mais je réussi malgré tout à rejoindre la grotte. Celle-ci était suffisamment grande pour permettre à Simone de s'y tenir. À peine avais-je marché une minute qu'elle se divisait en une multitude de tunnels mais heureusement ceux-ci étaient loin d'être étroits. C'était un vrai labyrinthe et dieu sais combien j'adore les labyrinthes...oui je sais je suis bizarre. Néanmoins je pris ma corde d'escalade, attacha solidement une extrémité à l'entrée pour ensuite accrocher l'autre à mon harnais de sécurité afin de pouvoir facilement retrouver ma route, et je pris l'un des chemins au hasard, curieuse de ce que j'allais bien pouvoir y découvrir. Malheureusement, mon bonheur fut de courte duré. Plus j'avançais dans ces dédales, plus les tunnels devenaient froids, humides et lugubres. Sans parler de l'odeur qui y régnait et qui n'était pas des plus agréable. Quelque chose entre la moisissure, la terre et un animal crevé. À chacun de mes pas l'angoisse s'emparait un peu plus de moi.
-Qu'es ce que je suis venu foutre ici...murmurais-je pour moi même...Qu'es que...HIIIP!
Reculant vivement contre la paroi de la grotte, la lumière de ma lampe torche éclairait le squelette d'un guerrier en armure, enrobé dans une sorte de cocon sur lequel je venais de marcher. Mes mains contre ma bouche je me retint de hurler lorsque, promenant le faisceau lumineux dans cette sorte d'antichambre spacieuse, je découvra que mon nouvel ami avait beaucoup de compagnons d'armes, tous dans le même triste état que lui. Je me souvient alors de mon livre à l'abri dans mon sac et de l'un de ses personnages: Arachnée!
- Tabarn...
Une seule idée me vient à l'esprit, COURIR! Aussi vite qu'il me serait possible! Mais avant même d'avoir pu me retourner, je glissa et me retrouva à plat ventre au milieu de la joyeuse bande de cadavres alors que ma lampe revola un peu plus loin. Je me relevé rapidement, m'éloignant autant que je pu des corps poisseux couvert de toiles d'araignées, avant de repérer ma lampe et de me précipiter sur elle pour la récupérer. Puis, me redressant, celle-ci me montra quelque chose de bien plus horrible que les macchabées gisants à mes pieds. La bête elle-même ce trouvait là, devant moi à moins de deux mètres, totalement immobile dans son trou, cloué au sol part d'immenses rochers sur son dos.
Elle avait dû se faire écraser dans l'éboulement de la veille ou peut-être même bien avant. Malgré le choc, je recommença peu à peu à retrouver mon souffle mais mon soulagement fut de courte duré. La créature que je croyais morte se mit à se réveiller, agacé par la lumière qui était pointé sur sont visage et qui l'aveuglait. Réalisant qu'elle n'était plus seule elle se débattit contre son fardeau avec toute la force du désespoir qu'elle possédait mais plus elle se démenait, plus les rochers l'écrasait glissant petit à petit vers sa tête. Moi, je m'étais reculé aussitôt qu'elle s'était remise à bouger mais j'étais trop terrifié pour la quitter du regard et courir pour ma vie. Alors je restais là à la dévisager, retenant mon souffle pendant qu'elle grouillait comme elle pu, tentant de se libérer tout en poussant des cris aigus frustrés. Puis, ses cris de rage se changèrent en étranges suppliques, comme si elle appelait à l'aide. C'était une gigantesque et répugnante araignée qui suppliait qu'on la délivre et ses cris étaient tellement déchirant que, sans réfléchir, j'avais commencé à m'avancer vers elle dans le but de l'aider. Heureusement mon instinct de survie m'arrêta avant que je ne passe la limite des deux mètres de distance. Que devais-je faire maintenant? Tous cela était impossible, se ne pouvait être qu'un cauchemars! Arachnée c'était un peu calmé, me voyant en conflit contre moi-même. Combien de créatures c'étaient démené dans sa toile, appelant à l'aide? Ne méritait-elle pas sa douleur aujourd'hui? Et même si je l'aidait, quels étaient les chances qu'elle ne me dévore pas aussitôt libre? Enfin, perdu dans mon débat intérieur, une pensée bien plus inquiétante traversa mon esprit...Et si ce n'était pas à moi qu'elle s'adressait? Si il y en avait d'autres comme elle et que c'était eux qu'elle appelait à l'aide. Mon regard s'élargit d'effroi et Arachnée compris que je ne l'aiderait pas. De plus belle elle ce mit à crier encore plus fort qu'auparavant, s'agitant comme une folle furieuse pour se libérer.
-...Je suis désolé...murmurais-je avant de courir plus vite que je n'avais jamais couru de ma vie.
Derrière moi je pouvais toujours entendre les cris de l'araignée jusqu'à ce qu'il y eu un grand bruit de pierres qui tombent. Je m'arrêta un instant pour tendre l'oreille alors que, plus loin, les hurlements étouffés d'Arachnée devenaient de plus en plus faibles...puis plus rien.
Cela ne pouvait dire qu'une chose...mais il était hors de question que je fasse demi-tour pour vérifier. Je me remis donc à courir apercevant enfin, tout près, la lumière de la sortie. Une fois à l'extérieur je ne pris même pas la peine de reprendre l'escalier, je descendis la paroi rocheuse en rappel, grâce à ma corde et mon harnais avant de courir vers Simone et de m'y enfermer à double tour. Tremblante je réussi, après plusieurs essais ratés, à démarrer la voiture avant de partir en fou vers la tour de garde en tentant désespérément de me calmer.
Malheureusement, une fois de retour auprès de la tour blanche, la panique était toujours présente, je n'arrivais pas à croire ce qui c'était passé. Sans un mot, je sortie de la voiture, prit une grande respiration et me mis à hurler à plein poumons. Peu m'importais que quelqu'un m'entende, je voulais juste sortir de moi cet épouvantable sentiment de terreur qui mon poignardait le cœur. Je hurlai ainsi pendant ce qui me paru une éternité, jusqu'à en perdre le souffle et m'écraser tremblante à genoux sur le sol. Mes deux mains sur le visage je réalisa que j'avais pleuré mais de peur, d'épuisement ou de pitié je n'en savais rien.
Après avoir réussi à reprendre une respiration descente et un rythme cardiaque presque normal, je grimpa à nouveaux dans ma jeep et alluma le lecteur CD pour me détendre un peu plus. Que faire maintenant? Rentrer chez moi ou continuer? J'avais tellement envie de faire ce voyage mais avec ce que je venais de voir était ce raisonnable? Puis cette chanson commença...
Home is behind, The world ahead.
And there are many paths to tread.
Through shadow to the edge of night,
Until the stars are all alight.
Mist and shadow,
Cloud and shade,
All shall fade,
All shall fade...
Je pris une autre grande respiration puis posa mon doigt sur le bouton de sélection aléatoire de chanson de mon lecteur CD.
-Alors Simone qu'es-ce que tu pense qu'on devraient faire? On rentre ou on continue? Je te laisse choisir...
J'appuya sur le bouton "play" et la réponse de Simone fut instantanée avec "Best Day Of My Life" par American Authors.
...
I'm never gonna look back!
Woah, never gonna give it up!
No, please don't wake me now...
Je me mis à rire, ça faisait du bien.
-Au moins ça a l'avantage d'être directe! Et bien qu'il en soit ainsi! M'exclamais-je, avant de redémarrer Simone et de me diriger vers ma prochaine destination: Minas Tirith!
Ma maison était derrière moi et le monde s'ouvrait devant. Quittant le Mordor, je réussi à me persuader que j'y laissait là le pire de mon aventure.
