Super Cyborg
Auteur : Angelscythe
Genre : Aventures, Sentai, romance, homosexuel, hétérosexuel (parce que c'est bien !), UA
Couple : Vous verrez ! ©
Disclaimers : Tout appartient à Blizzard (et a peu importe qui les as fait dans Blizzard) je… ne devrais pas y toucher vu la déconne présente
Chapitre 4 : Découvertes
La Bugatti Chiron jaune citron de Tracer s'arrêta devant le parking de l'école. Comme Genji, elle portait encore des pansements par-ci, par-là. Ils étaient tellement amochés qu'il n'était pas possible d'avoir été soigné d'un seul coup. Néanmoins, Lynx Seventeen ayant estimé leurs blessures à moins de cinq pour cent, il n'y avait rien de bien gênant. Hana trouvait même que ça leur donnait un certain look d'avoir des cicatrices et des sparadraps ci et là.
Lena tapotait ses mains sur le volant.
- Qui n'a pas envie d'aller en cours ?
Genji leva la main alors que son amie faisait de même. Hana regarda son téléphone en mâchant son chewing-gum à la cerise.
- Amélie a mis une sorte de bikini aujourd'hui. Dit-elle.
- Je vais en cours !
Tracer ouvrit la portière et sortit directement.
- Oubliez pas de verrouiller ! Lança-t-elle avec joie.
Genji regarda la jeune fille à l'avant. Elle souriait alors qu'elle attachait ses cheveux en une tresse. Elle sortit de la voiture et verrouilla manuellement, obligeant le garçon à faire de même. Il passa ses mains derrière son crâne et avança dans la cour. Hana allait directement rejoindre ses amis alors que Lena allait vers sa salle de cours. Ou allait voir si elle pouvait trouver Amélie, qui était une classe au-dessus de la sienne. Elles n'avaient presque jamais cours ensemble mais la jeune femme était connue. Assez connue pour que Lena puisse faire plus que rêver d'elle.
Il baissa les yeux sur la montre que Hana lui avait faite, verte. Dedans, il trouvait tout ce qu'il voulait sur les crimes en cours, sur les possibles monstres. Mais aussi sur les informations relatives à leurs cours.
C'était l'objet parfait pour eux.
D'autant plus qu'elle et Lynx Seventeen essayaient de synthétiser les armures pour qu'ils puissent les revêtir sans devoir tout le temps les transporter avec eux…
µµµ
- Il faudrait des bandages, du désinfectant… et cinq laisses.
Le rire de Lynx Seventeen résonna alors qu'iel cherchait dans les rayons après ce que Jack avait demandé.
- Je ne suis pas sûr que ce soit légal.
- J'expliquerai à la cour que mes enfants sont insupportables et ils comprendront.
- Enfants ?
Le cœur de Jack rata un battement de stupeur. Il se tourna en serrant les dents sous le couvert de ses lèvres. Il n'avait pas réalisé qu'ils n'étaient pas seuls. Enfin… qu'il y avait quelqu'un qu'il connaissait à proximité.
Le problème, c'est qu'il n'arrivait pas à se souvenir de qui c'était.
- Oui, mes enfants.
- Je suis content de savoir que vous les considérez comme ça, finalement. J'espère qu'ils vous apporteront beaucoup de bonheur.
- Papa ! On peut prendre de l'Ice Teaaa ?
Jack tourna la tête vers la personne dans le caddie. Il semblait âgé alors que faisait-il au milieu des courses qui faisaient du bruit à chaque fois qu'il bougeait ?
- Ouaip, on va aller en chercher. Jack, je vous présente mon grand bébé, Jesse.
- Bonjour !
- Bonjour. Répondit l'homme sans bouger.
L'Omnic s'avança immédiatement.
- Enchanté de vous rencontrer. Lynx Seventeen. Se présenta-t-iel en serrant une main puis l'autre.
- Gabriel Reyes.
Gabriel ! Bien sûr, il aurait dû le reconnaître !
- J'ai hâte d'être à la prochaine séance. Lui dit-il alors que Lynx Seventeen reculait.
- Tant mieux ! Je donne cours tous les jours, si ça vous intéresse.
- Je n'ai pas les moyens de m'offrir ça.
- Papa t'invites !
- Jesse…
- Ben quoi ? T'es plein de pognon.
- Sors de ce caddie. Dit Gabriel.
- Maiiiiis !
Le professeur de danse mit une petite tape derrière le crâne de son fils puis passa sa main dans ses longs cheveux qui retombaient le long de son dos. Quand il l'avait rencontré hier, ils étaient attachés en chignon serrés. Plus pratique pour danser.
- Par contre, il n'a pas tort. Je ne fais pas ça pour l'argent. Si vous voulez venir danser tous les jours, pourquoi pas. Vous deviendrez rapidement un très bon danseur.
- Je ne pense pas, tout le monde me dit que je ne sais pas danser. Et hier, vous avez dû souvent me reprendre.
- Héhé.
- Jesse, sors de ce caddie ou je le renverse. Menaça Gabriel.
- Je ne voudrais pas déranger.
- Ce serait un plaisir, vraiment. Certifia le professeur.
- Alors… d'accord.
- Tous les jours, à dix-sept heures ? Proposa-t-il en lui tendant la main.
Jack hocha la tête mais il se sentait bizarre. Pourquoi avoir accepté ? Il était nul en danse, il ne sentait pas la musique et ça lui ferait perdre du temps pour s'occuper des enfants. Et s'il était occupé, il pourrait aussi moins facilement les entraîner.
Et s'il n'avait vraiment pas envie de les voir aller sur le champ de bataille compte tenu d'hier, il voulait aussi les rendre meilleur. Avoir moins peur pour eux.
Et pourtant…
Lynx Seventeen aidait Jesse à descendre du caddie, ayant visiblement du mal puisqu'il tentait de ne pas écraser les affaires.
- On continue un peu nos courses ensembles ? Proposa Gabriel.
- Avec plaisir.
Avec plaisir ? Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Pourquoi est-ce qu'il marchait à côté de lui pendant que l'Omnic poussait le caddie ? Pourquoi est-ce qu'il discutait avec cette petite famille et qu'il ne ressentait pas autant le besoin de fuir ? Alors qu'on parlait quand même d'un homme qui se collait à lui. Et qui le referait souvent. Sans qu'il le paie pour.
Tout ça devenait beaucoup trop bizarre.
Il aurait dû dire qu'il devait y aller. Mais il restait avec eux… Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
- Jesse ?
- Ouip ? Dit l'intéressé.
Ils venaient de rentrer dans l'allée des chips, après que Lynx Seventeen ait fait le plein de pansement, et il avait les bras chargés de paquets.
- Tu portes une prothèse ?
Il lâcha les sachets dans le cadet puis regarda sa main gauche.
- Ouais.
- Mes deux enfants ont des prothèses.
Les oreilles de Lynx Seventeen s'agitèrent.
- Je suis navré. Dit Jack.
- C'est rien. Ça a certains avantages. Répondit Jesse. Et de nos jours, c'est ne pas en porter qui est bizarre. Hein 'Pa ?
Il enfonça son coude dans le flanc de son père qui lui ébouriffa les cheveux.
- En effet…
- Toi pas ? Demanda le jeune homme en se penchant sur le caddie.
Son père prit un sac hermétique et alla vers les surgelés. Jack secoua la tête.
- Je n'en ai pas besoin.
- D'aaaacc'.
- Jesse n'a pas eu le choix. Sombra non plus.
- Que s'est-il passé ? Demanda Jack.
Son souffle était plus court. Il allait sur un chemin houleux.
- Le coup d'état lors de la Guerre Omniaque…
Lynx Seventeen rabattit ses oreilles en arrière. Iel n'avait pas encore été créé à l'époque mais c'était connu. Tant des Omnics que des Humains. Pour pousser les Omnics dans leurs retranchements, il y avait eu de nombreuses explosions, des mouvements de foules, des accidents tant dans un camp que dans l'autre. Là où les robots avaient été détruits, beaucoup d'Humains avaient perdus la vie, des membres, des facultés…
Néanmoins, chaque camp avait compris qu'ils étaient prêts à tout. Alors ils avaient été encore plus loin et avaient tentés un armistice. Voir leurs similitudes et non plus leurs différences.
- L'immeuble dans lequel nous vivions a été une des cibles. J'étais sur le front mais pas les enfants. Ni ma femme.
- 'Man est morte sur le coup. Sombra a eu la colonne vertébrale brisée, j'ai perdu un bras et j'ai eu l'estomac perforé.
Jesse devait avoir l'habitude d'en parler parce qu'il souriait en tapant un plastron métallique sur son torse.
- On a besoin de ses prothèses pour vivre normalement. Mais on s'y habitue bien au final.
- Je suis désolé pour vous malgré tout. Je… comprends.
- Bah ! Sourit Jesse.
- Et je suis sincèrement navré au nom des Omnics de l'époque, que vous deviez vivre ainsi. Dit Lynx Seventeen en s'inclinant.
- Y a pas de quoi, c'est pas ta faute ! Pis ça va…
Il ne se souvenait pas de sa mère, à vrai dire. Et ça faisait quinze ans qu'il vivait comme ça, alors bon. Treize ans qu'il avait une technologie qui lui permettait de vivre vraiment et plus de survivre.
C'était ces mêmes destructions qui avaient faits que des gens comme Tracer s'étaient retrouvés seuls dans la nature, à avoir besoin qu'on leur tende une main secourable.
- Et si vous nous disiez comment vous êtes passé du front à la danse ? Demanda Lynx Seventeen pour changer de sujet de conversation.
Ils allaient dans les rayons pour la boisson afin de prendre le fameux Ice Tea.
- Passion. J'adore la danse. J'en avais assez de me battre et je voulais faire quelque chose d'autre.
Il raconta comment il avait eu envie de donner le sourire aux gens. Comment il avait trouvé la passion qui était souvent perdue. Humains et Omnics aimaient la danse et ça les détendaient.
C'était ce qu'il voulait.
Jack se sentait détendu et heureux en l'entendant parler comme ça. Ça lui donnait encore plus envie de suivre ses cours.
Et peut-être de le laisser s'approcher de son espace vital.
µµµ
Ça y était.
Le corps de Gabriel était tout contre celui de Jack. Ses hanches contre les siennes. Il sentait son souffle contre sa gorge.
- Pardon.
- C'est toujours mon espace personnel.
- Oui, mais c'est mon tapis de danse qui est derrière vous.
- Je ne peux pas me déplacer, vous êtes contre moi.
- Je pensais que vous deviez m'aider à tout installer. Sourit Gabriel.
- C'est ce que je tentais de faire.
- Pas de façon très douée. Se moqua-t-il.
- Poussez-vous et je pourrais déplacer le tapis de danse.
Jack avait proposé d'aider Gabriel à tout installer. C'était la moindre des choses s'il lui donnait des cours gratuits. Il était encore tôt mais l'homme avait beaucoup de séances de danse à partir de quatorze heures et ce jusque vingt-deux heures. C'était un métier assez harassant. Même s'il aimait danser.
- Est-ce que j'ai envie de me pousser ?
- Et si vous ne le faites pas, je vais devoir le faire moi-même.
Il posa ses mains sur ses pectoraux et le repoussa. Mais le danseur serra la sienne contre le mur.
- Je pourrais vous faire mal.
- Mais, de toute évidence, vous préférez me tripoter.
- Peut-être. Même si je trouve que c'est vous qui êtes souvent dans mon espace vital.
Gabriel lui prit la main.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Vous vous souvenez des pas d'hier ?
- Bien sûr.
- Nous pouvons les tenter ensemble.
Il entremêla leurs doigts puis lui prit l'autre main pour la mettre sur son épaule. La sienne glissa sur sa hanche. Il souffla des chiffres et instilla le mouvement. Jack tentait de le suivre, les hanches de Gabriel frottaient contre les siennes lorsqu'il n'agissait pas assez vite. Ça donnait envie d'être plus lent. De profiter. Du souffle. De l'espace personnel violé. Ou peut-être pas si violé que ça…
µµµ
- Eh !
Une bande de malfrats chiquait des chewing-gums et se préparaient à faire de nouveaux méfaits. On les avait appelés et ils avaient tous tournés la tête vers la personne qui se tenait là.
Et qu'est-ce qu'elle était ridicule !
Pour qui se prenait-il avec sa cape sur la moitié de son corps ? Son masque, son écharpe et son chapeau.
Il fit sauter le bouton de sa manche et la redressa ensuite, révélant un tatouage.
- Y a des gamins qui rôdent dans les parages. Ça m'arrangerait beaucoup que vous alliez vous en occuper.
- Contre quoi ? Demanda un malfrat, crachant son chewing-gum vers lui.
Il recula d'un pas.
- Talon ne vous tuera pas. Et ne tuera pas vos familles.
Il continua d'exhiber son tatouage.
- Mais si vous avez besoin d'une récompense… Disons que sans ces crétins dans les environs, vous pourrez faire quelques casses avec les compliments de Talon, bien sûr.
Il plongea sa main dans la poche de son jeans et jeta quelques billets.
Les malfrats s'empressèrent de les récupérer puis ils firent de même avec leurs lourdes armes afin de s'éloigner. L'homme masqué rabaissa sa manche sur sa peau puis saisit sa propre arme qui semblait peu compétente…
Mais si ces larbins se débarrassaient des cinq justiciers pour lui, ce serait parfait.
