Et voici le quatrième chapitre ! De tous ceux que j'ai écris, c'est mon préféré.


Scène 4 : Promenade au village

Un Salazar très énervé avec une Rowena très amusée marchent dans un village où la neige tombe.

SALAZAR, ronchon — Pourquoi sommes-nous parmi ces... Moldus ? Beurk. Ils sont dégoûtants et purulent de maladies ! Comment peut-on s'intéresser à ces êtres abjects ? Je ne comprendrai jamais Godric. Il est complètement fou !

ROWENA, ironique — Vous semblez d'une humeur magnifique, mon cher ! Rappelez-moi de ne jamais vous accompagner nulle part, je vous prie. Je serai sans doute mieux accompagné par un Détraqueur. D'ailleurs, vous n'êtes supposément pas en droit de vous plaindre puisque vous avez accepté de plein gré de venir ici. Je vous avais prévenu : vous cela ne vous plait pas, il était inutile de venir.

SALAZAR — Et laissez ma fille dans ce village de Moldu ? Jamais ! Déjà, je ne comprends pas son intention d'accepter de passer ses vacances d'hivers avec ce bâtard de Gray Gryffondor et sa famille ! Pourquoi Godric est-il venu chez sa maudite moldue de femme au lieu d'aller dans son manoir ? L'amour le rend aveugle et bête, ma parole.

ROWENA, soupire — Ha ! Ne cesserez-vous donc jamais de vous plaindre ?

SALAZAR — Mmh... Non.

ROWENA — Rappelez-moi donc pourquoi j'ai accepté de vous épouser ?

SALAZAR, lui offre un sourire charmeur — Car je vous ai envouté par mon amour, et que votre passion pour moi est sans limite.

ROWENA, sceptique — Mmh. Je ne suis pas sûr que cela soit ça.

SALAZAR, grimace — Bon, d'accord, j'arrête de vous agacer avec mes complaintes. Vous n'allez pas m'en vouloir pour si peu, n'est-ce pas ?... n'est-ce pas ?

ROWENA, sourit — Nous verrons cela. Ne vous en faites pas, je suis certaine que vous saurez vous faire pardonner votre odieux comportement. Après tout, j'ai l'habitude.

HOMME, qui passe par là — On voit qui tient la culotte !

SALAZAR, furieux — MAUDIT PAYSAN ! VILAIN ! ESPECE DE VEULE, VIENT ME REDIRE CELA ! JE VAIS T'ENVOYER LE PLUS PUISSAND DOLORIS QUE JE PUISSE ET...

ROWENA — Mon cher, calmez-vous.

SALAZAR — Mais vous avez entendu ce que ce prolétaire vient de dire ?

ROWENA — J'ai dit : calmez-vous.

SALAZAR, penaud — ... Bien. Je ne peux même pas lui envoyer un Doloris ? Juste un petit ? Pour me venger ?

ROWENA — Non.

SALAZAR, boudeur — D'accord...

ROWENA — Contente de vous voir revenu à la raison. Maintenant, si vous avez fini de vous énervé contre le monde entier, pourquoi ne pas nous rendre à la demeure des Gryffondor ? À moins que vous ne désirez pas voir si votre fille va bien...

SALAZAR — HELENA ? Nous y allons, maintenant ! Venez ma chère, accélérez le pas, vous êtes au ralenti ! Dépêchez-vous ! Je veux m'assurer que notre fille va bien ! Si ce bâtard lui a fait quoi que ce soit, je vais le... doloris...mort...torture...

ROWENA, surprise — Je ne l'ai jamais vu aussi... pressé. Tellement qu'il n'arrive pas à parler. Cela est surprenant.

Salazar et Rowena continuent de marcher dans le village jusqu'à arriver devant une maison à deux étages près d'une place. Alors que Rowena s'apprête à appeler les maitres de maison, Salazar se place devant la porte et frappe violement dessus.

SALAZAR — Godric ! Ouvrez, brigand ! Maintenant ! Vous ne désirez pas laisser vos chers amis dehors avec un tel temps, n'est-ce pas ? Quel hôte déplorable êtes-vous si vous nous laisser ici, au palier de votre demeure !

ROWENA — Quel entrain... Vous savez, mon cher, ce n'est pas en hurlant qu'il vous ouvrira. Si un dément se présentait à ma porte et hurlait comme vous, je n'ouvrirais pas.

SALAZAR — Je m'en moque ! GODRIC ! Ouvrez ! Je veux voir ma fille !

Des bruits de pas dans des escaliers se font entendre à l'intérieur alors qu'une voix résonne.

GODRIC, ouvre la porte — Qui est le fou qui vient démolir ma maison ? Je vais appeler la garde et... Oh, Salazar, Rowena ! Mes chers amis ! Je ne vous attendais pas si tôt ! Me suis-je trompé quand je vous ai invité à souper ? Ma langue a-t-elle fourchée avec le déjeuner ?

SALAZAR, bombe le torse — Sachez que...

ROWENA, l'interrompt — Non, vous n'êtes pas dans l'erreur, mon cher. Ce n'est que nous qui, avec une folle impatience de revoir notre fille, sommes venu en avance. Toutes nos excuses si cela dérange. Si cela pose problème, nous pouvons repasser plus tard.

SALAZAR, choqué — Quoi ? Hors de question ! Je reste et...

GODRIC, l'interrompt — Non, non ! Ne partez pas ! Ne vous en faites pas, je suis tout à fait disposer à vous accueillir ! Qui suis-je si je mets à la porte deux chers amis ? Venez, entrez !

SALAZAR — Y a-t-il quelqu'un qui aurait un tantinet de respect pour moi et me laisserait parler sans m'in...

ROWENA — Je vous remercie. Venez mon cher, au lieu de parler dans le vide.

SALAZAR — Oh, que Merlin vous maudisse tous les deux.

ROWENA, doucement — Avez-vous dit quelque chose ?

SALAZAR, tendu — Absolument rien ! Entrons !

Ils pénètrent dans la maison de Godric et arrivent dans le salon, constitué d'une grande table, d'un escalier menant à l'étage, d'une porte menant à la cuisine et un salon composé de canapés et d'une cheminée allumée.

GODRIC — Prenez place, je vous prie. Je vais avertir ma tendre femme que vous êtes ici, qu'elle vienne vous saluer.

Il quitte la salle.

SALAZAR, grommèle — Et ma fille dans tout cela ? Je n'en ai rien à faire de sa tendre femme moldue...

ROWENA, chuchote — Enfin, mon cher, un peu de tenue. Je suis certaine que notre fille est entre de bonnes mains avec le fils de Godric.

SALAZAR — C'est justement cela que je crains. Notre douce et tendre Helena, avec ce bâtard égoïste et prétentieux de Gray Griffondor ? Mmh !

ROWENA — J'apprécie beaucoup votre répondant. Dois-je vous rappeler que ce même garçon est le meilleur élève de Serpentard, votre maison. Soyez-en plutôt fier, au lieu de vous en plaindre. Vous avez la gloire d'avoir dans votre maison le fils d'un des fondateurs, qui plus est cela va à l'encontre de son père. Après tout, Godric ne fut pas ravi de voir son fils aller à Serpentard, lui qui conteste tant vos idées.

SALAZAR, sourit — Oui, vous devez avoir raison ma chère. Quelle plus belle revanche sur Godric que d'avoir son fils dans ma maison ? De plus, le fait que ce bâtard soit mon meilleur étudiant prouve encore une fois la supériorité de talent des Serpentard.

ROWENA, secoue la tête — Je suppose qu'il en faut peu pour le faire changer d'avis quand cela concerne son orgueil. Enfin, je ne devrais pas m'en plaindre. Grâce à cela, il est facile de le faire arrêter de grogner.

SALAZAR — Avez-vous dit quelque chose, ma chère ?

ROWENA, faussement surprise — Moi ? Absolument rien. Vous avez rêvé, mon cher.

SALAZAR — Je suppose... Bon, quand est-ce que Godric revient ? Je ne peux décemment pas m'aventurer plus dans cette demeure sans le contentement de ses propriétaires et Merlin sait que je suis impatient de revoir ma fille pour s'assurer de son bien-être !

Godric entre avec sa femme. Susan Gryffondor est une jolie femme d'une vingtaine d'années avec des cheveux châtains et un grand sourire illuminant son visage.

SUSAN, joyeusement — Alors voilà enfin Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard dont j'ai tant entendu parler de la part de mon mari ! C'est un plaisir de vous rencontrer, je suis Susan Gryffondor.

ROWENA, sourit — Tout le plaisir est pour nous. N'est-ce pas, mon cher ?

SALAZAR, d'un air absent — Grr... Mmh ? Quoi ? Ah oui, c'est un...beurk... plaisir de vous rencontrer. Dites-moi, pourriez-vous m'indiquer où est ma fille ? Je ne veux pas paraitre impolie mais je suis un père très soucieux de sa fille.

ROWENA, pense — Dit-il alors qu'il tente surtout d'échapper à une conversation avec une moldue...

GODRIC — Bien sûr, cher ami ! Je vous en prie, faites comme chez vous. Gray et Helena sont à l'étage.

Salazar ne perd pas de temps et se lève pour prendre les escaliers, nullement attristé de devoir quitter ses hôtes et laisser Rowena en leur compagnie.

SUSAN, souriante — Mon mari m'a souvent parlé de vous. Comme lui, vous et votre époux êtes enseignants ? À Poudlard, c'est bien cela ?

ROWENA — En effet. Nous y enseignons depuis de nombreuses années, n'est-ce pas Godric ?

GODRIC — Je confirme. Cela doit bien faire plus d'une vingtaine d'années que Poudlard fut créée et pourtant, aujourd'hui encore, je n'ai pas l'impression que les années passent si vite ! Il faut dire que Poudlard est un endroit si agréable qu'il est difficile de s'y ennuyer. Tiens, quel est ce bruit ?

Ils se taisent subitement alors qu'un cri résonne dans la maison, depuis l'étage. Salazar dévale les escaliers.

SALAZAR, avec rage — MALHEUR, DRAME ! QUE MERLIN SOIT MAUDIT !

GODRIC, surpris — Enfin, cher ami, que vous arrives-t-il ? Y a-t-il mort d'homme ? On dirait que vous venez de voir la dame blanche, ha, ha !

Rowena se lève et force Salazar hors de la maison, afin de ne pas provoquer de scène avec leur hôte.

ROWENA, tentant de l'apaiser — Mon cher, calmez-vous ! Que vous arrive-t-il ? Parlez lentement, je ne comprends rien à ce que vous racontez. Et arrêtez de jurer sur la tête de votre ancien élève Merlin, je vous prie. Cela est très irrespectueux.

SALAZAR, bassement — Je crois que vous ne vous rendez pas bien compte de ce qui se passe, ma chère ! Notre fille, Helena, n'est pas en haut ! Et l'autre bâtard non plus ! Il l'a enlevé, j'en suis sûr ! Je savais qu'il ne fallait pas lui faire confiance ! Je le savais ! Quand je retrouverai ce bâtard, IL LE PAYERA !

ROWENA, sèchement — Silence, mon cher ! Vous voulez vous attirez les foudres de nos hôtes ? Au lieu de vous énerver ainsi, allez calmement leur demander s'ils ne sauraient pas où se trouve leur fils. Là où est Gray Gryffondor, notre fille est. Alors je vous prie de vous calmez et d'aller paisiblement pardonner votre excès de colère auprès de nos hôtes et vous assurez du bien-être de votre fille. C'est entendu ?

SALAZAR — ... Mmh.

ROWENA — Je n'ai pas entendu.

SALAZAR, avec amertume — Arg ! Bien ! Je vais le faire ! Mais je refuse de retirer ce que j'ai dit. S'il est arrivé quoi que ce soit à notre Helena, ils le payeront tous les trois pour leur... leur... leur négligence !

Godric sort de sa maison et se retrouve face à face avec les deux sorciers.

GODRIC, inquiet — Allez-vous bien, Salazar ?

ROWENA, sourit — Il va mieux. N'est-ce pas, mon cher ?

SALAZAR — Oui, oui, c'est cela. Dites-moi, Godric, sauriez-vous où se trouve ma fille ? Et avant que vous ne le demandiez, non elle n'est pas ici avec votre fils. Alors... Où est-telle ?

GODRIC, surpris — Vraiment ? Ils ne sont pas là-haut ? J'étais pourtant sûr que... Oh ! Mes excuses pour ce malentendu mes amis ! En effet, les jeunes ne sont pas ici ! Je l'avais complètement oublié !

SALAZAR, agacé — Que c'est étonnant... Où sont-ils ?

GODRIC — Ils sont près de la forêt voisine, en train de se promener à cheval.

SALAZAR, s'exclame — À CHEVAL ? DANS LA FORÊT ? Mais vous êtes un inconscient, Godric Gryffondor ! Elle n'est jamais montée à cheval de sa vie et dans les forêts, il y a des loups ! Vous désirez la mort de ma fille ou quoi ?

GODRIC, tente de l'apaiser — Calmez-vous, Salazar. Il ne peut rien arriver à Helena. Nous connaissons parfaitement la région et il n'y a plus d'attaque de loups depuis de nombreuses décennies. De plus, Gray est là pour veiller sur elle.

SALAZAR — C'est justement ce que je crains.

GODRIC, termine — Il fera tout pour la protéger s'il devait arriver quoi que ce soit.

ROWENA, curieuse — Reviendront-ils pour le déjeuner ?

GODRIC — Non. Ma femme leur a donné de quoi pique-niquer dans les bois. Je suppose qu'ils seront de retour en début d'après-midi. Mais, si cela peut vous rassurer, Salazar, je peux envoyer un Patronus à Gray pour lui dire de revenir dès qu'ils auront fini de déjeuner. Qu'en dites-vous ?

SALAZAR, grognon — Cela est mieux que rien, je suppose. Faites.

GODRIC, sort sa baguette — Je vous remercie. Expecto Patronum !

Un lion apparait sous une forme fantomatique et, poussant un rugissement, s'élance à travers les rues du village sans que quiconque ne le remarque.

GODRIC, joyeusement — Bien, maintenant que cela est fait, que diriez-vous de revenir à l'intérieur ? Susan commencera à l'inquiéter de ne pas nous voir.

Les quatre déjeunent sans qu'aucun souci n'arrive, sauf Salazar qui continue à râler. Dès le déjeuner fini, ils se réunissent sur les canapés autour de la cheminé. Sauf Salazar, qui fait les cents pas derrière.

SALAZAR, énervé — Où sont-ils ? Où sont-ils ? Ils devraient déjà être de retour ! En plus, il commence à pleuvoir ! Merlin est-il vraiment contre nous ?

ROWENA, amusée — Mon cher, cessez cela, vous allez abimer le parquet de nos hôtes. Venez plutôt prendre une tasse de thé en notre compagnie, cela vous détendra.

SALAZAR — COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE ME DETENTE EN SACHANT MA FILLE POTENTIELLEMENT EN DANGER DE MORT ?

GRAY — Père ! Y-a-t-il un monstre dans la maison en train de vous égorger vif ?

Tous se retournent et voient Gray Gryffondor et Helena Serdaigle sur le palier de la maison. Ils sont tous deux mouillés et les habits de Gray sont déchirés comme s'il vient de se battre contre un ours.

SALAZAR, fou de joie — Helena ! Ma chère enfant ! Allez –vous bien ? Votre mère et moi nous faisons un sang d'encre pour vous ! Il ne vous est rien arrivé, j'espère ?

ROWENA — Je ne suis pas concerné par ce que dit votre père, ma fille.

SALAZAR, roule des yeux — N'écoutez pas votre mère, mon enfant.

HELENA, gênée — Je viens bien, père. Ne vous en faites pas pour moi, je me porte parfaitement bien. Mais je ne puis en dire autant pour Gray, qui m'a vaillamment défendu contre un monstre de la forêt.

GRAY, bombe le torse — Voyons Helena, ce n'était rien. Je n'ai fait que mon devoir en vous protégeant de ce loup.

SALAZAR, choqué — Vous avez été attaqué par un loup ? Godric nous assurait qu'il n'y en avait plus dans les environs depuis des années.

GODRIC, honteux — Euh, il se peut que je me sois trompé. Mes excuses.

GRAY, raille — Mais ne vous en faites pas, vieillard. J'ai courageusement défendu votre fille, comme tout Gryffondor digne de ce nom l'aurait fait.

SALAZAR, serre les dents — Grr...

ROWENA, sourit — C'est sa façon à lui de vous dire merci, Gray.

GRAY, sourit moqueusement — Je n'en doute pas. J'accepte humblement vos remercîment, directeur.

SUSAN — Puisque tout cela est régler, que diriez-vous de venir avec moi, mon fils ? Nous allons panser de vos blessures et vous trouver un habit plus correct que ces haillons.

GRAY — Bien mère. M'attendrez-vous, dame Helena ?

HELENA — Evidemment, sir Gray.

SAZALAR, à part — Arg, ils s'appellent par leurs prénoms ! Oh Merlin, pourquoi tant de haine ? Qu'ai-je fait de si mal dans cette vie pour que vous décidiez d'ainsi me punir ?

ROWENA, bas à Salazar — Vous savez, mon cher, si vous voulez la réponse, allez demander directement à Merlin. Je vous rappelle que votre ancien élève est encore de ce monde. Mieux encore, parlez à votre fille. Je suis certaine qu'elle vous expliquera toutes les raisons de son affection pour votre futur gendre.

SALAZAR, choqué — Mon... futur... gendre ?... JAMAIS ! Plutôt me faire embrasser par un Détraqueur !

Il sort de la demeure en claquant violement la porte.

HELENA, surprise — Mère, qu'arrive-t-il à père ?

ROWENA, sourit — Rien de bien grave, ma fille. Ne vous en faites pas, il se calmera. Le jour où il acceptera cette terrible vérité.

HELENA — Quelle terrible vérité ?

ROWENA — Rien de bien important pour le moment. Nous verrons cela dans les années futures.

Au loin, on entend Salazar crier « Vous pouvez toujours épouser une licorne si vous croyez que ça arrivera ! ».