Ah, bonjour tout le monde! Joyeux Noel (en retard) pour ceux qui le fêtent et bonnes année 2013 et bonne santé à tous!
ça fait plaisir d'avoir des vacances, j'en avais réellement besoin! Maintenant me voilà revenue, à peu près plus en forme qu'avant. Parce que je n'ai pas chômé et que j'ai avancé de deux chapitres. Donc, le prochain sortira peut-être un petit peu en avance.

Mais bon, pour l'instant, profitez de celui-là et de l'avancement considérable dans la relation de notre petit couple et amusez-vous en le lisant!

Crédits: fanfic originale de Manny Heatlook et manga de Shungiku Nakamura

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La parole contre un baiser

Misaki, qui s'était levé dans l'idée de partir au boulot, se souvint qu'il ne travaillait que de nuit. Et de toute façon, il se rendit compte qu'on était lundi, et donc qu'il faudrait aller au lycée. Ça ne le démotiva pas : il alla dans la cuisine, se prépara un solide petit-déjeuner et en profita pour préparer aussi son déjeuner. Qui allait être délicieux, assurément. Tout en préparant son sac, il alla jeter un œil dans la chambre de son frère depuis la porte, pour le découvrir finalement enroulé dans ses draps. Génial, il dormait encore ! L'adolescent laissa échapper un soupir de soulagement et décida de laisser une partie du déjeuner au microondes avec une note sur un post-it.

Avant de sortir de l'appartement, il fit un dernier tour dans sa chambre et aperçut le lapin en peluche assis sur le lit, le dos contre le mur. Misaki le regarda fixement, pensif. Est-ce que la possibilité de le laisser ici tout seul était vraiment une bonne idée ? Surtout en sachant qui c'était et, surtout, ce que c'était … Une bonne idée, ça ? Misaki secoua vivement la tête, bizarrement il n'était pas de cet avis.

-Usagi-san. – lui dit-il en prenant la peluche dans ses bras. – Euh … - il réfléchit un moment en fixant le lapin blanc. – Tu sais quoi ? Je ne vais pas aller en classe, aujourd'hui. Et tu vas venir avec moi, ok ? – dit le garçon sans recevoir de réponse.

Sûr de sa décision, il fourra le lapin dans son sac et, le temps de retirer son uniforme pour mettre ses propres vêtements, ils étaient partis. Où ? Misaki n'arrêtait pas de se demander qu'est-ce qu'il devait faire, exactement. Sans qu'il s'en rende compte, ses pieds l'avaient emmené au parc où il avait rencontré Usagi-san. Le châtain passa son regard sur l'entendue déserte, sentant qu'il n'y avait personne d'autre que lui et Usagi-san. Avec le sac tenu fermement contre son torse comme l'autre fois et à moitié ouvert pour voir la peluche, Misaki passa la porte en fer forgé et soupira en observant le lapin. – Tu crois qu'on va trouver quelque chose ? – demanda-t-il au visage cousu de la peluche. – Je vais essayer de trouver des indices sur le passé que tu as oublié, ok ? – dit-il en rougissant légèrement comme s'il venait de lui poser une question. – Même si je commence à penser qu'on ne trouvera rien ici. – marmonna-t-il en s'asseyant sur le banc d'en face.

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Ça faisait quatre heures qu'il était dans ce fichu parc, à demander à chaque personne qui passait si « vous avez déjà vu ce lapin ? » en leur montrant ladite peluche. La plupart des gens répondait que non, mais Misaki eut une lueur d'espoir quand un petit garçon lui répondit que oui, avant de l'emmener à une boutique de jouet qui avait dans leur vitrine une bonne douzaine de peluche, identiques à Usagi-san, si ce n'est qu'elles n'avaient pas les lettres U.A. gravées dans les boutons de leur gilet. Ça n'avait pas avancé Misaki et Usagi-san à grand-chose, et ils étaient finalement retournés au parc.

- J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. – lâcha Misaki, assis sur le même banc que quatre heures auparavant, Usagi-san assis à coté de lui.

Le silence, quasi sépulcral, qu'il y avait autour d'eux, fut rompu par le grognement bruyant de l'estomac du châtain, qui se mit à rougir légèrement en entendant trois petites vieilles, qui passaient près de lui, rire doucement. Misaki jeta un coup d'œil à sa montre pour se rendre compte qu'il était déjà midi et demi, et que ça n'avait rien de surprenant : c'était déjà l'heure du déjeuner. – Bon, eh bien je vais manger maintenant ! – dit-il en sortant son bento fait maison de son sac à dos. Rien qu'a voir la boîte carré, il avait déjà l'eau à la bouche, et il pouvait même savoir où était les aliments dans la boîte tellement elle sentait bon … - C'est tellement dommage que tu ne sois pas sous ta forme humaine, Usagi-san. – s'exclama-t-il en regardant le lapin - …, je t'aurais donné un peu de mon déjeuner que j'ai fais moi-même, oui monsieur, de mes propres mains ! – Silence. A quoi il s'attendait ? Personne ne répondra, qu'il le veuille ou non.

Même si c'était dans le silence, Misaki décida de commencer à manger. Pour dire vrai, c'était vraiment tranquille, un vrai moment de relaxation et de sérénité mais, comme d'habitude, Misaki s'énerva. Il s'énerva de ne jamais avoir de réponse. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, il entendit son téléphone portable sonner dans sa poche et le fit sursauter. Le plus rapidement possible, il posa son bento à coté de lui, sur le banc et il essaya de faire sortir son téléphone. Et il y arriva, mais avec tant de force que le téléphone lui sauta des mains et atterrit plus loin, au milieu de la chaussée.

Sans réfléchir plus que ça, Misaki se leva et courut pour retrouver son portable. Qui sait, si ça se trouve, il était tellement concentré par son portable qu'il ne se rendit pas compte de ce qu'i allait lui arriver, mais c'était trop tard. Quand Misaki se releva, il ne vit que l'énorme camion qui arrivait droit sur lui et ses pensées firent place à un immense vide où il entendit son nom être hurlé faiblement.

- MISAKI ! – entendit-il hurler en sentant deux bras entourer son corps frêle.

Quand le jeune ouvrit les yeux pour estimer les dégâts, il se retrouva dans les bras de l'homme avec qui il avait partagé les trois dernières nuits. Il ne le lâchait pas, au contraire, le maintenait fortement contre son torse pendant que le châtain sentait les larmes mouiller ses joues sans qu'il rien faire pour arrêter ça. Grâce au ciel, il n'était pas loin. C'était ce que Misaki voulait crier alors que l'étreinte du plus âgé diminuait, mais il n'y arriva pas. Il n'arrivait pas à parler parmi ses sanglots. C'était simplement trop pour lui. – Je suis heureux que tu ailles bien. – affirma Usagi-san en passant sa grande main chaude dans les cheveux du jeune avec douceur. – Je t'en prie, ne me fais plus une peur pareille.

- Je-je suis désolé. – murmura le châtain, le visage rouge et humide de larmes, en tremblant dans les bras du plus âgé.

Calmement et délicatement, Usagi-san prit Misaki par les épaules et le ramena sur le banc qu'il venait de quitter. Le garçon n'avait pas la force de protester alors qu'il pensait qu'il aurait dû le rabaisser en cet instant même… Il ne le fit pas. Usagi-san laissa Misaki sur le banc et se plaça devant lui, un genou à terre, avant de se mettre à parler. – Comment tu te sens ? – lui demanda-t-il.

- Bien. Un peu secoué… - admit-il - …mais bien.

L'adulte poussa un soupir de soulagement. – s'il t'était arrivé quelque chose, je … - il ne continua pas sa phrase, le silence parlait pour lui. Avant que Misaki ne réagisse, le plus âgé continua sur sa lancée. – Misaki, - l'appela-t-il – Je dois te protéger. – annonça-t-il avec une telle détermination que le jeune sentit le rouge lui monter aux joues.

- U-Usagi-san … - commença-t-il nerveusement. – T-tu ne dois pas … Je ne veux pas que tu fasses des choses pour moi par obligation. – dit Misaki en détournant le regard.

- Par obligation ?

Même si ça sonnait mal, c'était comme ça que réfléchissait Misaki. Pourquoi faisait-il ça ? Qu'est-ce que ça aurait pu être d'autre, sinon de l'obligation ? Il ne voulait pas accepter que, s'il pensait à quelque chose de bizarre, ça pouvait ne pas être son imagination : il s'était convaincu comme ça une infinité de fois. Parce que, pour lui, il ne pouvait pas penser autrement que comme : ça, ça n'arriverait jamais à quelqu'un comme moi. En revanche, Usagi-san était indigné. Cette phrase revenait sans cesse dans esprit, Comment peut-il penser comme ça ? Mais c'était la façon la plus facile de penser qu'ils avaient, « ceci, c'est ceci et cela, c'est cela ». C'était leur réalité.

A sa grande déception, Usagi-san rompit ce silence blessant pour changer de sujet, et passer à un autre moins douloureux. – Pourquoi est-ce que tu veux connaître le passé dont je ne me souviens pas moi-même ? – demanda-t-il avec curiosité. Cela confirma que, comme il lui avait dit la veille, il pouvait entendre le jeune qu'il soit un lapin ou pas.

- Oh, euh- mmh – Il ne savait pas par où commencer mais, de nouveau, les mots s'écoulèrent de sa bouche sans qu'il y pense – Je trouve juste injuste que quelqu'un ne se connaisse pas soi-même.

-Oh. – lâcha le plus âgé. – Tu penses vraiment ça ? – demanda-t-il en se mettant debout.

- Bien sur ! – lâcha Misaki, irrité. – Quoi ? Tu ne me crois pas ?

- Non, non, je n'ai pas dis ça. – répondit-il dans un rire faible.

De nouveau, un grand silence envahit l'endroit. C'était tellement difficile de continuer, comme si les deux voulaient être muets à jamais, même s'il y avait des tonnes de choses qu'ils voulaient se dire. Misaki ne comprenait pas toutes les émotions qui le submergeait quand Usagi-san était à ses cotés. Il n'y avait qu'un seul moyen de les définir : énervantes. Agaçantes, elles l'énervaient tellement qu'il lui suffisait qu'Usagi-san lui parle pour qu'il se sente agacé, et à cause de ça il paraissait énervé, et à cause de ça il disait une montagne de chose sans aucun sens quand Usagi-san lui posait une question. C'était énervant de savoir qu'il pouvait dire tout ce qu'il pensait si facilement quand l'adulte était dans les parages. Comme si c'était la raison pour laquelle le plus âgé lui posait justement des questions. – A quoi tu penses ? – demanda Usagi-san, sortant Misaki de ses pensées.

- Hein ? – lâcha le jeune, confus.

- C'est que, depuis un petit moment, tu me fixes du regard sans me parler. – lui expliqua-t-il. – C'est pour ça, j'aimerais bien savoir à quoi tu penses.

Encore une réponse, il en voulait tout le temps une, c'était énervant ça aussi … Misaki ne savais pas quoi faire. Pire, il sentait un sentiment de panique monter en lui et, comme auparavant, il entendit des mots sortir de sa bouche. – ç-ça me dérange – commença-t-il – que tu ne puisses pas me répondre quand tu es une peluche. – lui annonça-t-il en le regardant dans les yeux.

- Oh. – lâcha le plus âgé en haussant les sourcils. – C'est vraiment ce que tu veux ? Que je te réponde même sous la forme de lapin ?

Au début, Misaki resta muet, parce que la première chose qui lui passa à l'esprit fut « Mais dans quel mouise je me suis mis ? » pourquoi, à chaque fois qu'Usagi-san lui demandait quelque chose, Misaki sortait quelque chose qu'il ne pensait pas vraiment ? C'était tout simplement très agaçant, la manière dont le garçon ne pouvait pas empêcher son inconscient de répondre à sa place, c'était véritablement très énervant. – Oui. C'est ce que je veux. – répondit-il finalement. Les mots étaient encore sortis sans qu'il y pense.

Usagi-san eut un sourire malicieux. C'était suffisant pour que Misaki décide de bouger un peu sur le banc pour pouvoir s'éloigner un peu, mais l'adulte, d'un mouvement rapide, emprisonna le jeune dans ses bras, les mettant de chaque coté de sa taille. Il le força ensuite à s'asseoir sur le banc avec lui, pour avoir le visage de Misaki à sa même hauteur que le sien. – En fait, il y a bien un moyen pour me permettre de parler même en étant une peluche.

- C'est vrai ? – demanda le garçon, les yeux légèrement brillants. Il était tellement mignon que l'argenté ne put s'empêcher de sourire en voyant une si bonne réaction de la part du jeune.

- Oui, il y en a un. – dit-il calmement. – Mais, il va falloir que tu m'aides. – déclara-t-il.

- Qu'est-ce que je dois faire ?

- M'embrasser. – dit-il d'un sourire coquin en pointant ses lèvres du doigt.

Automatiquement, les joues de Misaki prirent une belle couleur rouge, de même que ses oreilles qui, elles, devinrent d'un joli rose. Le garçon avait complètement baissé sa garde. Il n'aurait jamais imaginé que ce soit ça qu'il devrait faire pour qu'Usagi-san acquière un nouveau talent. Et, bien sur, comme avant, il ne sut quoi dire, et laissa les mots sortir touts seuls de sa bouche. – P-pourquoi ?

- Tu veux que je parle, non ? Eh bien c'est quelque chose que je ne peux obtenir qu'à travers un contact buccal. – expliqua-t-il avec beaucoup de calme.

- Tu parles en ce moment même, non ? – répliqua le jeune.

- Je te parle de quand je suis une peluche. – dit-il en souriant. Rouge de colère, le garçon reprit son déjeuner et se leva, suivi par Usagi-san et s'éloigna rapidement, laissant l'adulte seul. – Hé ! – l'appela-t-il. – Où vas-tu ?

- Là où tu n'es pas là ! – annonça l'adolescent, visiblement en colère quand il se rendit compte que l'homme le suivait.

- Mais pourquoi est-ce que ça te fâche autant ? – demanda-t-il, préoccupé.

- Tu peux pas être plus subtil dans tes demandes ? – contre-attaqua le garçon, indigné.

Ils se remirent à courir. Ce genre de chose n'arrivait qu'a chaque fois qu'ils se voyaient. Misaki, sûr qu'Usagi-san ne pouvait pas voir son visage, marmonna. – Mais c'est quoi mon problème ? Pourquoi je réagis comme ça ? – pensa-t-il. Pour Misaki, ne pas comprendre ses sentiments, c'était comme être en plein dilemme, on pourrait qualifier ça par un mot cher au jeune garçon :énervant.

Ils s'étaient suffisamment éloignés du parc pour finir par marcher, dans le centre-ville, même si ça restait évident que l'un poursuivait l'autre. C'était tellement évident que les passants ne faisaient même pas attention à eux, pensant qu'il s'agissait d'un jeu entre eux. Misaki, qui fuyait Usagi-san, essaya de mettre un peu plus de distance entre eux, traversa la rue et continua de marcher sur le trottoir d'en face. Mais il trébucha et, quand il se releva, il se retrouva emprisonné dans les bras de l'argenté. – T'es sérieux, là ?! – lâcha l'adolescent. – Arrête ça ! – dit-il en sachant bien que, si l'adulte ne faisait que jouer avec lui, c'en était trop pour son petit cœur.

Usagi-san, avec un petit rire amusé, se rapprocha de lui dans l'intention de le taquiner. Même si Misaki pensera qu'il allait l'embrasser, Usagi-san ne pouvait simplement pas. Parce que, comme il l'avait dit, Misaki devait lui-même lui donner ce baiser, mais le garçon ne savait pas quoi faire en voyant l'homme s'approcher de lui avec des intentions inconnues : il paniqua.

- Eh. – entendit-on derrière eux. – Qu'est-ce que tu n'as pas compris quand il t'a dit « arrête » ? – Misaki ouvrit les yeux et se trouva nez à nez avec celui auquel il s'attendait le moins. Le bras d'Usagi-san était retenu par la main de son nouveau collègue : Hiroki.

- Hiroki-san ? – laissa échapper le garçon, surpris. L'intéressé, voyant que Misaki allait bien, repoussa Usagi-san pour prendre le jeune le jeune par le bras, avant de l'emmener avec lui le plus rapidement qu'il put en criant cours.

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Misaki, haletant et confus, se rendit compte qu'il se trouvait devant La Pequeña Cafetera, avant de se tourner vers son supposé sauveur, qui était dans la même situation que lui, haletant. En le regardant bien, le garçon déduisit qu'il essayait de dire quelque chose, mais il n'arrivait pas à reprendre son souffle. – Assis-toi. – dit Misaki en se rendant compte de l'état de l'autre.

- Tu-tu vas bien ? – demanda enfin le plus âgé, sans faire cas de l'ordre que lui avait donné Misaki.

Pendant un moment, Misaki ne comprit pas jusqu'à ce que, enfin, il percuta. – Hein ! Oui ! Je vais bien. – dit-il, sûr de lui.

- Tant mieux. – laissa échapper l'homme d'un sourire forcé avant de se redresser. – Misaki … C'est ça ?

- O-oui.

- Misaki … Tu ne devrais pas être en cours ? – demanda-t-il en fronçant les sourcils.

La question le déstabilisa, mais la réponse vint d'elle-même, de la même façon qu'il avait répondu aux dernières qu'on lui avait posée. – J'avais quelque chose d'autre à faire.

- Oh. – En fait, Hiroki se fichait un peu de la raison, mais le fait que le garçon puisse se mettre dans des situations qui le mettaient en danger, ça oui, ça le préoccupait. – Au fait – dit-il en attirant l'attention de Misaki -, c'était qui ce harceleur ? – demanda-t-il d'un ton irrité.

- Un harceleur ? – demanda Misaki, sans trop comprendre, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que l'autre parlait d'Usagi. – Ah !- S'exclama-t-il, surprenant Hiroki. – Où il est ? Il nous a suivis ?

Hiroki cligna un moment des yeux sans comprendre. – Peut –être que ce garçon est encore effrayé. – pensa-t-il. En réalité, il était tout simplement très confus. – Ne t'inquiète pas, on l'a semé il y a un petit moment – dit-il en posant ses mains sur les épaules de Misaki pour le calmer. Mais c'était pire, il s'agitait de plus en plus, il était préoccupé.

- J'espère qu'il va bien … - dit le jeune en regardant du coté d'où lui et Hiroki étaient venus, au cas où il l'apercevrait au loin.

- Moi non, j'espère qu'il recevra ce qu'il mérite, à harceler des enfants comme toi. – s'écria Hiroki, énervé.

- Me harceler ? – s'exclama Misaki, confus – Mais il n'était pas en train de-

-Peut-être que je devrais appeler la police. – réfléchit Hiroki en interrompant et entra dans la Pequeña Cafetera.

- Eh ! – s'écria Misaki. Il avait peur de ce qu'allait faire Hiroki et sa réaction fut de la suivre à l'intérieur de la boutique. – Hiroki-san !

Au moment où il entra dans le café, il se retrouva face à face avec Miyagi, le patron, dont le sourire s'agrandit au moment où il vit l'étudiant. – Ah, Misaki-chan ! Qu'est-ce que tu fais ici. Tu ne devrais pas être en cours ? – lui demanda-t-il joyeusement. Misaki se sentait comme bombardé par les questions de Miyagi, il paniqua et la seule chose qui sortit de sa bouche fut « J'avais quelque chose d'autre à faire. ». Le brun laissa échapper un petit rire nostalgique, comme s'il se rappelait de vieux souvenirs. – Toi et Shinobu, vous êtes des bosseurs, hein ? – lui dit-il en lui ébouriffant les cheveux. – Très bien. Si tu veux, tu peux mettre ton uniforme et commencer à travailler. Nous avons pas mal de clients et Nowaki ne fait pas aussi bien la cuisine que toi. – affirma l'homme.

Rapidement, Misaki enfila son uniforme et rejoignit Nowaki en cuisine, qui ne s'arrêtait pas de lui avouer à la joie qu'il avait de la voir venir l'aider, et se mit au travail. Comme attendu, les plats servis à partir de là furent bien meilleurs que ceux préparés par Nowaki, qui s'en fichait un peu puisqu'au départ, le brun n'était que serveur. Hiroki, lui, était en train de s'habiller quand son portable sonna. Il sortit derrière la boutique pour prendre l'appel quand il entendit une voix derrière lui. – Eh. – lança un homme vêtu d'un costume noir, accompagné d'un deuxième. – On peut te poser une question ?

- Non. – répondit sèchement le châtain.

- Allez, ce sera rapide. – affirma l'homme en souriant. – Tu sais ? Hier soir, on a essayé de « parler » avec le nouvel animal de compagnie de You. – lança –t-il d'un air distrait. Au début, Hiroki ne compris pas, mais quand le mot nouveau lui passa à l'esprit, il pensa aussitôt à Misaki. – Et, tu vois, on se demandait si ce garçon travaillait aussi le matin.

- Ça ne vous regarde absolument pas. – cracha Hiroki en essayant de sortir de la ruelle.

- Hé, on n'a pas terminé de parler. – lui lança-t-il en lui attrapant fermement le bras.

- Lâchez-le ! – leur ordonna une voix.

Hiroki se retourna, pour se retrouver nez à nez avec rien de moins que le harceleur de Misaki. – Toi ! – lâcha-t-il, surpris.

- Eh, je te connais, toi, non ? – annonça un des deux hommes.

- Je ne crois pas, non. – répondit Usagi-san en s'approchant d'eux. – Vous avez trois secondes pour partir ! – déclara l'argenté en les foudroyant du regard.

- Ha, j'aimerais bien voir ça – se mit à rire un des hommes.

- Un.

- Hé, tu n'as pas à faire- commença Hiroki.

- Deux.

- Tu l'auras voulu. – lança un des hommes en noir en sortant un couteau à cran d'arrêt de sa poche intérieure.

- Un.

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Pour la plus grande surprise de Misaki, ce dernier commença à entendre des bruits vers l'arrière de la cuisine. Il paniqua et n'hésita pas deux secondes. – Miyagi-san ! Miyagi-san ! – hurla-t-il depuis la cuisine. Le susnommé laissa tomber les clients à qui il prenait la commande pour courir à la cuisine, attirant l'attention de Nowaki et de Shinobu qui étaient à la caisse enregistreuse.

- Qu'es-ce qui se passe, Misaki-chan ? – demanda-t-il, angoissé par les cris de l'adolescent.

- Il y a une bagarre derrière la cafétéria. – dit-il, pas très rassuré.

- Quoi ? – s'exclama-t-il, visiblement énervé – Encore eux ! – dit-il en sortant un couteau de boucher d'un des tiroirs de la cuisine. – Comment osent-ils troubler la paix de mon établissement ? – Misaki, nerveux, se sentait un peu faible, et il se serrait surement écroulé si Nowaki n'était pas apparu juste derrière lui.

- Misaki-kun ! – dit le brun. – Reste avec Shinobu.

Quand Nowaki et Miyagi ouvrirent la porte de derrière, ils ne s'attendaient pas vraiment à ce qu'ils y trouvèrent : une bagarre, certes, mais dans laquelle Hiroki et un argenté griffaient deux hommes en costume. Miyagi, le visage rouge de colère, se mit à hurler. – LAISSEZ-MOI CES ORDURES ET RENTREZ IMMEDIATEMENT ! – leur ordonna-t-il. Obéissants, les deux hommes rentrèrent dans la boutique en laissant les hommes en costume évanouis derrière eux.

Misaki, en voyant qui entrait dans la cuisine, ne put éviter de rougir et s'avança vers eux. – Usagi-san ! – s'exclama-t-il en enlaçant le plus âgé.

- Désolé de t'avoir inquiété. – lui répondit l'argenté en retournant l'embrassade du jeune.

- Tu le connais ? – demanda Miyagi à Misaki d'un ton ennuyé.

- Oui. – affirma le jeune châtain.

Avant que Miyagi ne puisse dire quoi que se soit, Hiroki prit la parole. – Il m'a sauvé, tu sais ? – dit-il en désignant Usagi-san. Ce dernier haussa les épaules et passa son bras autour des épaules de Misaki pour le rapprocher de lui, mais l'adolescent se sépara de lui et partit se cacher à coté de Shinobu.

- Ah – lâcha le gérant. – Dans ce cas, je dois vous remercier pour avoir aidé un des mes employés. – dit-il tout souriant. C'était quand même impressionnant avec quelle facilité Miyagi pouvait changer d'humeur. Autant il pouvait être très gentil et très aimable, autant il pouvait être absolument terrifiant. – Misaki. – Appela-t-il. Celui-ci sursauta.

- O-oui ? – demanda-t-il, caché derrière Shinobu qui lui servait de bouclier.

- Prépare-lui le déjeuner, c'est la maison qui offre. – lui ordonna-t-il joyeusement.

- Bien sûr ! – s'exclama en se mettant au travail, au moment où tout le monde sortait de la cuisine.

- Dites-moi, comment vous vous appelez ? – demanda Miyagi à Usagi-san en lui proposant de s'asseoir à une table.

- Euh … - Il allait répondre, mais il lui vint à l'esprit que si Misaki s'était énervé de ne pas connaître son véritable prénom, alors que dirait ces autres personnes ? Tout en réfléchissant profondément à cet épineux problème, il jeta un coup d'œil à sa manchette, qu'il frottait nerveusement, et dont les boutons arboraient fièrement les initiales U.A. Alors, comme pour tout le monde dans cette fanfiction, les mots sortirent touts seuls de sa bouche. – Je m'appelle Usami Akihiko. – déclara-t-il, les yeux dans le vague.

Miyagi sourit après l'avoir écouté et l'invita à s'asseoir avec lui. – Alors, Usami-san, d'où est-ce que vous connaissez Misaki-chan ? – lui demanda-t-il pour commencer la discussion.

- Eh bien, en fait … je vis avec lui. – confia-t-il calmement.

- Ah bon ? – Même si Miyagi ne le montrait pas, il était inquiet que quelqu'un comme lui traîne avec Misaki. S'il se souvenait bien de ce qu'avait écris Misaki dans leur contrat, le jeune garçon avait clairement précisé qu'il ne vivait qu'avec son frère ainé, et personne d'autre. – D'accord, j'aimerai vous remercier personnellement pour ce que vous avez fait pour Kamijou.

-Kamijou ?

- Le châtain que vous êtes venu aider. – dit-il en éloignant un peu sa chaise de la table.

- Oh. – lança-t-il en s'en rappelant. – C'était rien. En fait j'étais tout simplement en train de le suivre parce qu'il avait cru que nous nous disputions Misaki et moi, et l'avait emmené avec lui. – expliqua l'argenté.

- C'est vrai ? – s'étonna Miyagi en levant un sourcil. C'était bizarre, en temps normal Hiroki ne s'occupait pas des affaires des autres. Il était, en règle générale, quelqu'un de plutôt réservé. Qu'est-ce que ça voulais dire ?

- Bien, Usami-san – dit le gérant en se levant -, il faut que j'y aille. Mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez appeler un des serveurs. – lui dit-il en s'en allant.

- Je peux aussi appeler Misaki ? – demanda Usagi-san tout à fait sérieusement, mais Miyagi le pris comme une blague et s'éloigna de lui pour se diriger vers la cuisine.

- Misaki-chan ! – appela-t-il en chuchotant. L'interpelé se retourna après avoir fini de cuisiner son omelette. Il s'essuya les mains sur son tablier et alla voir ce que lui voulait son patron.

- Qu'est-ce qui se passe ? – demanda l'adolescent tout aussi discrètement.

- Il y a quelque chose avec cet Usami-san.

- Usami-san ? – demanda-t-il, confus.

- Oui, l'homme avec les cheveux gris. – dit-il, tout aussi confus de la réponse du jeune.

Usami-san = Usagi-san – se dit Misaki. – Ah. – lâcha-t-il – excuse-moi, je suis habitué à l'appeler par son surnom.

- Son surnom ? – s'étonna Miyagi.

- E-eh, oui. Je l'appelle Usagi-san par gentillesse. – expliqua-t-il.

- Alors, c'est vrai qu'il vit avec toi et ton frère ? – demanda-t-il, un sourcil plus haut que l'autre.

- Ah, euh, oui. – dit-il en riant nerveusement. – Oui, c'est exact.

- Bon, d'accord. – lâcha Miyagi, nettement plus calme. Dans ce cas, il n'y a pas à s'en faire, normalement.

Une fois seul, Misaki poussa un soupir assez lourd. Il n'arrivait pas à y croire. Usagi-san avait donné un nom ? Pour l'instant, il ne connaissait que le nom de famille, Usami. Misaki ne put pas s'empêcher de sourire en pensant qu'il venait de découvrir quelque chose sur lui. C'était réconfortant, très réconfortant.
Il se mit à préparer le déjeuner pour l'invité, avant de s'arrêter brusquement, pris de panique. Il n'avait pas découvert grand-chose d'Usagi-san, sinon qu'il n'avait jamais gouté sa cuisine. Ça lui faisait peur et il sentait que son cœur battait fort, suffisamment pour pouvoir sortir de son cœur et le faire mourir de bonheur.

- Du bonheur ? – pensa Misaki. – Alors ce serait ça ? Ce que me fait ressentir Usagi-san ? – pensa-t-il en se rendant soudainement compte qu'il avait eu un blanc et qu'il se tenait devant Usagi-san, une assiette à la main.

- Ah, Misaki. – salua l'autre en le regardant. – L'uniforme de cuisiner te va très bien. – dit-il avec beaucoup de calme, un regard séducteur. Misaki pouvait très bien sentir comment Usagi-san le dévorait du regard. C'était tellement … énervant. Avec précaution, le garçon se pencha pour déposer l'assiette bien remplie sur la table. Il pouvait très bien le sentir respirer fortement l'odeur de ses cheveux. Misaki était tellement rouge qu'il paraissait avoir de la fièvre.

- Tiens, le voilà. – balbutia-t-il en posant l'assiette devant lui. – je l'ai fait moi-même. – dit-il fortement avant d'essayer de se redresser, mais Usagi-san l'en empêcha.

- Ça a ton odeur. – affirma l'homme en s'approchant encore plus du cou de Misaki, pour le sentir en respirant fortement, obligeant le garçon à se faire violence pour ne pas laisser s'échapper de sa bouche les gémissements que provoquaient les lèvres d'Usagi-san contre sa peau. Il pouvait sentir cette chaleur quasi-addictive se transmettre des lèvres du plus âgé à tout son corps. C'était trop pour son petit cœur, Misaki se sentait partir.

- Ahem ! – entendirent-ils derrière eux. Automatiquement, Misaki se sépara d'Usagi-san d'un seul mouvement. Ce dernier lança un regard mécontent à celui qui les avait interrompus : Hiroki. – Je vous prierais de ne pas vous montrer trop intime avec les employés. – dit-il à Usagi-san en lui servant un café.

- Je tacherais de m'en souvenir. – répondit l'argenté en sucrant son café. Il mit plus de trois morceaux de sucre dans son café. Hiroki et lui passèrent l'après-midi à se lancer des regards assassins.

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Vers 16 heures, Miyagi décida de rendre à Misaki sa liberté, lui disant qu'il avait suffisamment fait d'heures supplémentaires. Son tour de travail étant normalement de nuit, il eut le droit de rentrer chez lui avec la prime dans la main. Alors, Usagi-san et Misaki s'en allèrent ensemble.

- J'ai un peu peur de les laisser tout seuls. – confia Hiroki à Miyagi.

- Oui, moi aussi … - répondit le gérant.

Calmement, Misaki et Usagi-san rentraient à la maison dans un silence sépulcral. – Ta cuisine est très bonne. – lui dit Usagi-san d'un ton neutre, brisant ce silence.

- M-merci beaucoup. – lui répondit Misaki en rougissant. Il devait admettre que ça faisait un moment qu'il voulait qu'Usagi-san goûte sa cuisine, et encore plus qu'il l'apprécie. – Bon, il est j'heure de rentrer à la maison.

- Hé, qui a dit qu'il fallait rentrer à la maison ? – demanda joyeusement le plus âgé. – C'est à peine l'après-midi et je doute que Takahiro soit déjà rentré, tu ne penses pas ?

- Euh, oui, j'imagine, mais … - répondit le garçon, pensif. – Qu'est-ce que qu'on pourrait faire ? – demanda-t-il, résigné.

- On peut, je ne sais pas moi, se promener, faire les courses, aller à la bibliothèque, voir les animaux de l'animalerie, au parc, à la plage, dans la roseraie pas loin … - commença l'argenté en énumérant un bon nombre de choses sans s'arrêter. Misaki était surpris, il se savait pas qu'Usagi-san connaissais si bien la ville. – Alors – finit-il dans un soupir – Qu'est-ce que tu aimerais faire ?

Au départ, Misaki ne répondit pas, il gardait sur son visage le sourire qu'il avait eu en entendant Usagi-san faire sa liste avec autant d'assurance. A un moment, on aurait pu croire que Misaki était quelqu'un de particulièrement lent, parce qu'en se moment, alors que son sourie nerveux restait ancré sur son visage, ses pommettes et se joues se colorèrent d'un rouge très tendre. – Tout me va. – lui dit-il, un peu nerveux.

- D'accord. – fit Usagi-san-san en en traînant Misaki avec lui, en l'arrachant quasiment de là où il était.

Ils sen promenèrent un peu partout, prouvant qu'Usagi-san connaissant réellement la ville comme sa poche. Misaki ne s'était jamais promené si tard, jusqu'à voir les lampadaires s'allumer dans la nuit noire et les boîtes de nuits allumer leur musique en promettant une nuit mouvementée. Tout semblait être en parfaite harmonie pour que la nuit soit parfaite, tellement parfaite que Misaki aurait pu jurer qu'il s'agissait d'un rêve. Juste un rêve. Quand il se rendit compte que non, ils étaient assis sur un banc dans un parc, suffisamment en hauteur pour voir la ville qui, illuminée, projetait son éclat jusqu'à surement très loin.

- Merci beaucoup, Usagi-san. – fit Misaki, les joues rouges, en jouant avec la paille de la boisson qu'il avait prise pendant leur ballade.

- Pour ? – demanda-t-il, innocemment, en se tournant pour le voir.

- Pour la promenade. – répondit-il en détournant le regard. – c'était amusant. – dit-il, faisant sourire l'argenté, en tout cas, jusqu'à ce que ses pensées se noient à nouveau dans son esprit. – Usagi-san. – l'appela-t-il, pensif.

- Dis-moi.

- Comment ça se fait que tu n'es pas transformé en lapin ? – demanda-t-il en le regardant fixement.

- Je le serais au moment adéquat. – fit-il en souriant en coin, qui fit rougir Misaki.

- Précise un peu – contre-attaqua-t-il.

- Aujourd'hui, tu as faillis te faire écraser par un camion. – lui dit-il calmement. – Je ne laisserais jamais quelque chose comme ça t'arriver encore un fois. – continua-t-il en commençant à caresser du pouce la joue de Misaki.

- C'était un accident … - A nouveau, comme la dernière fois, Misaki pouvait sentir contre lui cette chaleur qui le rendait fou, si bien qu'aucune fois l'idée de se séparer de lui ne lui vint à l'esprit. A cause de cette chaleur, il se sentait anxieux et il perdit l'esprit, suffisamment pour que son corps agisse de lui-même et, comme pour le prouver, il fut trop tard quand il s'aperçut qu'il enlaçait Usagi-san avec force, ses bras autour de son cou et une jambe repliée sous ses fesses, enjambant à moitié le banc. – Comment j'ai finis comme ça ? – se demanda Misaki, dont les pensées étaient trop faibles pour ne pas être détruites par les yeux violets d'Usagi-san.

- Misaki … - soupira l'homme, promenant ses lèvres le long du cou de Misaki. Comme si c'était un ordre, Misaki resserra leur étreinte pour mieux sentir ce contact en se surprenant lui-même de ses propres actions. Où est-ce qu'il avait trouvé la force de faire monter autant de sang à son visage et son cou, le faisant ressembler à une grosse pomme rouge ? Pourquoi est-ce qu'il faisait ça ? Pourquoi lui ? Pourquoi Usagi-san ?

- Non … - fit Misaki, vidé de ses forces, en sentant Usagi-san passer sa langue sur sa peau.

- Non ? – demanda l'argenté en le regardant dans les yeux.

- Pas comme ça. – répondit-il en s'éloignant de l'autre, montrant un peu de volonté. Usagi-san ouvrit grand ses yeux, surpris par la déclaration du jeune, avant de se calmer, enorgueilli par la réponse.

- Je comprends – dit-il finalement en se redressant. – C'est juste que j'aime beaucoup ton cou. – fit en caressant sa pomme d'Adam du bout des doigts.

- Arrête ça. – dit Misaki en retirant sa main et se rassit un peu mieux sur le banc. – Je ne veux pas que tu profites de moi. – lui dit-il d'un ton de reproche.

- Jamais je ne te ferai ça. – assura le plus âgé, un peu indigné.

- Prouve-le-moi. – le défia le châtain.

- Ça te va si je te promets de ne rien te faire cette nuit, si tu m'embrasses maintenant ? – lui demanda-t-il malicieusement en se rapprochant du jeune.

- Je n'ai pas autant confiance en toi. – répondit Misaki en fronçant les sourcils.

- Tu peux toujours essayer. – répliqua Usagi-san en souriant.

Ils se regardèrent dans les yeux et une lutte de regard fut lancée, calme, mais intense pour Misaki, suffisamment pour le faire transpirer. Ça, ou il était très nerveux. Puis il en eu assez, il avait l'impression de l'avoir sous-estimé. – Bon, d'accord ! Mais rapidement, OK ? – dit-il en fermant les yeux en face d'Usagi-san qui se couvrit la bouche pour étouffer un petit rire. Il était bien trop beau… C'était dangereux. Alors, avec toute la délicatesse dont il put faire preuve, il prit le visage du châtain entre ses mains pour poser ses lèvres sur les siennes le plus délicatement possible. Misaki, de manière automatique, presque instinctive, enroula ses bras autour du cou de l'argenté avec force pour se coller à lui. Cette chaleur envahit rapidement son corps à travers le baiser dans lequel Misaki était en train de se perdre.

Soudain, la chaleur disparut, et Misaki rouvrit complètement les yeux. La surprise fut assez intense quand il aperçut le lapin en peluche qui reposait à présent dans ses bras. – Usagi-san ?

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Ah, désolée d'arrêter là, mais c'est la dure loi de la fanfiction et l'auteur originel en a profité. Mais allez, haut les coeurs, je réponds à vos gentils commentaires. ^^

Yonokaze: Ahaha, j'espère que DPstream sera aussi en panne aujourd'hui, comme ça se sera bien ^^ Pour le chapitre 5, ce n'est aucune des trois propositions. Quoi qu'il y en a une qui pourrait bien marcher. Mais je te laisse le loisir d'attendre. C'est sadique, totalement, je sais, mais la découverte de la vérité n'en sera que plus savoureuse.

Mia: MERCI BEAUCOUP, J'ADORE TES COMMENTAIRES, MÊME SI JE NE SAIS TOUJOURS PAS CE QUE VEUT DIRE "ghhh". Non, je plaisante (pour les majuscules, hein) ça fait toujours plaisir de recevoir des commentaires comme ça, merci. Pour le chapitre 5, regarde le commentaires de Yonokaze et la réponse que je lui ai faite. Peut-être que vous arriverez à trouver à deux ...

Rikka Yomi: Bon bah .. Bon anniversaire en retard à toi aussi :P
Moi, c'est justement la langue que je suis la plus à même à comprendre vu que la plus grosse partie de ma famille est espagnole et que j'ai 4 h de cours d'Espagnol par semaine. (Crois moi que je suis blindée maintenant XD)
En fait, dans l'original, Misaki est plus violent envers les autres et envers lui-même: il n'hésite pas à frapper ou à insulter Usagi-san et s'en veut énormément. J'essaie de le rendre un petit peu plus désemparé, pas très sur de lui. Je sais bien que les personnalité sont plus pâlichonnes que dans le manga ou l'anime, mais j'aime bien faire Misaki comme ça, ça le rends plus fragile que dans la version espagnol. Par contre, je ne touche pas trop à Usagi, mais il est peut-être un peu plus je-m'en-foutiste chez moi que dans la version originale.

Hello3: Merci. Je ne sais pas trop quoi te dire, mais un gros merci quand même. Ne t'inquiète pas, je continuerais de la traduire, surtout qu'elle prend un tournant particulièrement interressant ;)

Miyabie-chan: Merci à toi aussi. J'espère que tu continuera à me suivre, ça me fait vraiment plaisir de savoir que cette fic est aussi appréciée et commentée.

Xiaping: Merci. Ne t'inquiète pas, je continue. J'espère que tu aimeras aussi la suite ^^.

Katia27: Awh, c'est vrai? Mmh, je ne sais pas s'il va le rester, certain sont très bien aussi. Pour tes espoirs citronnés, je ne vais quand même pas tout te dire, non? Si? bon, tout que je peut te dire, c'est qu'il y a pas mal de lime ... surtout après ce chapitre. C'est vraiment une charnière, maintenant qu'on a passé ce stade, c'est là que les choses sérieuses vont commencer ;P

Hyria: Merci beaucoup. Je lis moi-même beaucoup de livre (ou d'extrait) traduit professionnellement, et j'essaie de faire pareil. Je suis plus que contente de voir que mes efforts n'ont pas servi qu'à rien ^^. Quant à l'idée, elle m'avait semblée tellement originale que je l'ai tout de suite adorée et je pense que ça fera vraiment plaisir à l'auteur originel de le savoir aussi. Merci pour ce si sympathique commentaire

Enfin, j'ai reçu un commentaire venant de Manny Heatlook, qui n'est autre que l'auteur originel de l'histoire. donc ...
Manny heatlook: bien sur que non, je ne te laisserai pas tomber ^^ Tu peux compter sur moi pour continuer la traduction jusqu'à la fin ! besazos !