NdA :

Pardon pour l'attente, mais j'avais mes exams puis fallait que je rentre chez moi que je visite plein de monde et que je trouve l'inspiration

Je voudrai remercier quelques personnes :

Tous ceux qui me laissent des reviews, ça fait très plaisir !

Anders qui m'a aidé à trouver l'inspiration.

Ma mère qui m'apprend à tricoter (peut-être qu'un jour je pourrai faire une peluche comme Gwendal !

Je sais pas quand viendra la suite, mais ce sera de nouveau une Conrie...

Bonne lecture !

Chapitre 4

Après le petit déjeuné, Wolfram était parti se réfugier dans un coin sombre du jardin. Il ne pleurait pas, mais c'était limite. Il s'était assis par terre et enserrait ses jambes de ses bras, se retenant de perdre le contrôle et de se mettre à hurler. A crier son désespoir pour se libérer de sa peine. Il savait qu'il devait aller rejoindre ses troupes pour s'entrainer à l'épée, mais il ne pouvait pas y aller dans cet état la. Il devait se calmer d'abord. Cesser de penser à Yuuri, Conrad et Günter. Mais c'était peine perdue. Des images de son ex embrassant son frère envahissaient son esprit lorsqu'il ne revoyait pas les yeux tristes du conseillé ou qu'il se l'imaginait nu comme dans son rêve. C'était à en devenir fou. Il avait l'impression de perdre la tête, il ne contrôlait plus rien, il allait… il allait se mettre à pleurer !

Finalement, un cri le sorti de sa torpeur. Ça venait du quartier des servantes. Le devoir lui remit ses idées en place et il se releva et se dirigea en courant vers l'origine du son. Là, il trouva Lazania perchée en haut d'une chaise en pleine crise d'hystérie. Devant l'urgence, le blondinet avait retrouvé ses esprit et il chercha à savoir où était le problème : « Qu'y a-t-il ?

- Un… un… la… lapin, bégaya la servante.

- Où ? demanda l'adolescent sortant son sabre de son fourreau.

- Il, il était dans le cellier, mais… mais il s'est enfuit par là ! » expliqua la jeune femme. Yuuri avait raconté à Wolfram que dans son monde, les lapins étaient des créatures toutes mignonnes qui servaient souvent d'animaux de compagnie aux enfants. A Shin Makoku en revanche, ils étaient de redoutables prédateurs, s'attaquant parfois aux humains et pouvant causer de grandes pertes au bétail. Le prince se mit donc en chasse, il fallait à tout prix qu'il arrête cet animal avant qu'il ne cause de sérieux dégâts.

Il parti dans la direction que lui avait indiqué Lazagna, mais la bête était rapide et il ne pu la rattraper de suite. Il réussit tout de même à la suivre grâce aux gens qu'elle effrayait ou aux dommages qu'elle commettait.

L'animal avait parcouru tout le jardin, arrachant des plantes sur son passage, plongeant dans une fontaine et se nourrissant des piranhas qui nageaient tranquillement dedans – qu'ils reposent en paix. Il avait même quitté l'enceinte de château pour faire un tour en ville, et c'est là que Wolfram vit l'affiche : « Un lapin c'est échappé du 'Cirque troubadour', la créature est bien dressée et n'est pas dangereuse. Si vous l'apercevez contactez le cirque ou tentez de l'attraper et de la mettre en cage pour nous la rapporter. » Le garçon fut soulager de savoir que le lapin était apprivoisé mais il commençait à perdre patience à force de courir partout. Pourtant lorsqu'il faisait ça, il ne pensait plus à ses soucis, Günter, Yuuri, Conrad, ils n'existaient plus, il n'y avait que ce fichu lapin qu'il avait à peine entre-aperçu durant sa poursuite.

La bête n'était pas restée longtemps en ville mais s'était empressée de retourner au château pour faire peur aux servants. Le blond rassura ces derniers lorsqu'il les croisait et le vent de panique qui avait commencé à se lever retomba. Le prince continuait toujours sa poursuite et failli foncer dans un Günter en pleurs. Il n'eut malheureusement pas l'occasion de s'attarder pour lui demander ce qui n'allait pas, le lapin était si proche cette fois, il allait bientôt l'attraper. Le conseillé semblait ne pas avoir remarqué la petite boulle de poils dont il avait forcément croisé le chemin, pourtant elle était bien là ! Pourquoi une si petite chose courrait si vite ? Et pourquoi pouvait-elle se cacher dans des recoins inaccessibles ?

Wolfram passa la matinée à courir littéralement après la bestiole, en revanche, l'après midi, il perdit patience et à l'aide des servants, il se concentra pour trouver un moyen de piéger l'animal. Ils y passèrent tout l'après midi, mais ils finirent par arriver à leur fin. L'un de leur piège se referma au bon endroit au bon moment et le lapin se retrouva en cage. Tout le monde était content et fier de leur exploit. Le prince promit une récompense aux servants pour les remercier de leur aide et alla rendre la bête à ses propriétaires. Ceux-ci furent à la fois soulagés, reconnaissants et embarrassés. Ils avaient honte d'avoir perdu l'animal, mais étaient heureux de l'avoir enfin retrouvé. Les gens du cirque remercièrent Wolfram chaleureusement et lui présentèrent milles excuses. Le garçon pourtant était trop fièr d'avoir enfin attrapé le lapin pour se rappeler à quel point il avait été agacé tout au long de la journée et ne leur fit pas subir sa colère. Yuuri devait avoir déteint sur lui plus qu'il ne l'imaginait.

Ça y est, il pensait de nouveau à son ex fiancé. Sa déprime le reprit d'un coup, venant se poser sur ses épaules comme un manteau de plomb, l'étouffant, l'écrasant. Il prit congé des propriétaires du lapin fugueur et reprit la route du château dans un silence pesant, lourd de sa solitude ainsi que de son remords. Le soleil se couchait, tentant de l'emprisonner dans les ténèbres de la nuit en plus de celles de son esprit. C'est complètement démoralisé qu'il arriva au château juste à l'heure du dîner, et il était au bord du gouffre lorsqu'il se tint devant les portes de la salle à manger, craignant plus que tout de rencontrer les trois personnes qui hantaient toutes ses pensées.

Cette impression disparut pourtant lorsqu'il ouvrit les portes et se perdit dans les yeux rougis de larmes de Günter. Son regard emplis de désespoir reflétait tant le sien qu'il en oublia son propre chagrin, n'ayant plus qu'à l'esprit de consoler le pauvre conseillé. Il alla s'installer aux côtés du Mazoku aux cheveux d'argents pour lui changer les idées, ne laissant en rien transparaître de ses propres sentiments. Il lui parla de banalités, le distrayant lorsque Yuuri fit son enfin entrée, l'empêchant de lui lancer des regards durant le dîner et de se torturer par la même occasion. Il lui raconta son aventure avec le lapin dans les moindres détails et fut heureux de constater que le conseillé l'écoutait même s'il montrait un peu moins d'enthousiasme qu'il l'aurait fait en temps normal. Tout ce passait bien jusqu'à ce que sa majesté décide une nouvelle fois de n'en faire qu'à sa tête.

Juste avant le dessert, le japonais avait annoncé qu'il souhaitait se fiancer à son frère. Comment pouvait-il être aussi insensible ? Ils avaient rompu il y avait quelques jours à peine, sans compte que l'annonce avait fait perdre connaissance à Günter. Sa mère évidemment était ravie, mais les autres étaient tous choqués. Gwendal avait probablement remarqué leur attirance mutuelle, mais pensait qu'ils étaient tous deux trop dense pour le remarquer d'où sa surprise à la nouvelle. Même Conrad était gêné au plus haut point ! Wolfram fulminait, Greta arrivait à peine à l'apaiser, ne réussissant qu'à l'empêcher de se lever pour sauter à la gorge de son souverain.

Le nouveau couple finit tout de même par quitter la salle et le bond reprit peut à peu son calme. Tout le monde se regardait sans rien dire, trop abasourdi pour dire quoi que ce soit et le silence était pesant. Lazania arriva avec un gâteau sur un plateau pour le dessert, mais l'atmosphère tendue de la pièce lui fit comprendre que le repas était terminé et elle repartit donc avec la pâtisserie. Cherri prit finalement la parole pour annoncer : « Je vais ramener Greta dans sa chambre » avant de quitter la pièce avec la petite fille.

Wolfram s'était à peu près calmé, tout du moins le rouge avait quitté ses joues et il ne pensait plus qu'il allait se mettre à hurler. Son frère ainé vint le rejoindre et lui proposa : « Tu m'aides à le monter dans sa chambre ? » en désignant le Mazoku inconscient. Le blondinet ne dit mot mais se leva pour faire ce qu'on attendait de lui. Toujours en silence, ils le conduisirent dans ses appartements et le déposèrent sur son lit. Juste avant de repartir, Gwendal se retourna vers le conseillé et lâcha un soupir puis s'empressa de sortir, faisant retentir ses pas précipités dans le couloir. L'adolescent lui jeta également un dernier regard et la beauté du Mazoku inconscient le paralysa. On aurait dit le beau au bois dormant. Sa peau blanche, sa crinière argenté, ses traits fins, ses membres parfaits. Cette impression de paix dans ce corps abandonné, fragile, séduisant. Le prince ne pu résister, ses jambes bougeaient d'elles mêmes, il s'approcha de l'homme qui dormait. Son visage l'hypnotisa d'avantage et il se pencha sur lui. Près, de plus en plus près, jusqu'à ce que, jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent. C'était doux, si doux… mais c'était mal ! Wolfram se rendit compte de l'énormité de l'acte qu'il venait de commettre et ses yeux verts grands comme des soucoupes, il se remit droit, regarda une dernière fois le Mazoku toujours endormi – grâce en soit rendu à Shinou – et fit demi tour pour s'enfuir une nouvelle fois en courant, ne prenant même pas la peine de refermer la porte de la chambre.

N.d.A. :

J'ai envie de me lancer un petit défit pour mon prochain chapitre. Dans vos reviews, laissez moi un ou deux mots que je devrai placer dans ma fic.

J'essaierai peut-être d'ajouter une petite intrigue dans l'histoire, genre un grand méchant complètement débile qui veut tuer quelqu'un pour une raison quelconque.

Je voudrai également savoir quel est votre personnage préféré de Kyou Kara Maou et celui que vous trouvez le plus beau. Pour moi, Günter est le plus beau, mais Conrad est le meilleur personnage...