Coucou,
Nouvelle contribution à cette histoire.

Guest= Je vais essayer de développer un peu l'intrigue avec David mais cela ne rallongera pas l'histoire de 5 chapitres.
Grrr, ça m'agace de laisser passer des fautes. Je crois qu'à force le nez dedans, je ne fais plus attention. Mais je vais essayer d'être plus vigilante. Merci pour l'info en tout cas.

Momo= Eric est le méchant que j'adore détester ^^.

Merci beaucoup pour vos retours encore nombreux. Vous assurez.

Merci pour les personnages.

Bonne lecture.

POV Tris

Je suis assise depuis presque 1h devant le bureau de Tobias et je ne m'en sors absolument pas. Je pose à côté de moi les lunettes que je porte quand je travaille et me frotte le visage.

« TOBIIIIIIIAAAASSSS ! » crie-je le plus fort possible. Je sais qu'il est dans l'écurie juste en dessous car je l'entends travailler.
Mon ami rapplique dans la pièce, essoufflé.

« Un problème ? » me demanda-t-il, un peu paniqué.
« Oui, un gros ! Je ne m'y retrouve pas dans tout ton bordel ! J'ai besoin d'un peu d'aide pour mettre de l'ordre. Sinon, cela va me prendre des mois pour tout classer et analyser. » répondis-je en levant les bras en l'air.

Il sourit et croise les bras sur sa poitrine avant de s'appuyer sur l'embrasure de la porte.

« C'est peut être un stratagème pour t'empêcher de partir d'ici... »
« C'est très généreux à toi de vendre ta comptable avec tes meubles. J'apprécie le geste. » dis-je en lui tirant la langue.

Il lève les yeux au ciel.
« Laisse-moi finir mes litières et je le fais. »
Je l'implore du regard.

« Okay » dit-il en soupirant. « je t'aide maintenant. »

C'est ainsi que nous commençons notre tri. J'organise des petits tas en fonction de ce que je trouve afin que nous n'ayons plus qu'à classer le tout par ordre chronologique.
Nous déambulons dans la petite pièce, manquant parfois de se bousculer ou en se frôlant sans le vouloir. Il n'en faut pas moins pour me perturber dans mon classement. Cet homme me perturbe et j'ai parfois l'impression que je n'arrive pas à réfléchir correctement quand il est proche de moi.
Je lis un papier que je viens de trouver tout en marchant vers le bureau donc je ne vois pas la caisse posée au sol et me prends les pieds dedans.
Je lâche la feuille au moment où je perds l'équilibre mais je sens un bras puissant me ceinturer pour m'empêcher de tomber. Tobias cale mon dos contre son torse. Je sens son souffle chaud dans mon cou et cela me fait frissonner.
Je me retourne dans ses bras et mon regard vont de ses yeux à ses lèvres. Nos respirations s'entremêlent et d'un même mouvement, nos lèvres se rencontrent. D'abord avec beaucoup de douceur puis petit à petit avec beaucoup plus de passion. Les mains de Tobias viennent encadrer mon visage puis ils les laissent glisser lentement le long de mes côtés, provoquant des frissons au passage.

J'aimerais pouvoir rompre ce contact car nous nous embarquons dans quelque chose qui me paraît impossible à gérer mais mon corps ne répond pas tant il semble aimanté par celui de ce cow-boy si particulier.
Je tire sa chemise rouge de son jeans afin de pouvoir être en contact direct avec sa peau. Il gémit instantanément quand je le touche et il dépose de doux baiser dans mon cou et sur ma clavicule après avoir écarté la large bretelle de mon débardeur.
Je déboutonne rapidement sa chemise et la fait glisser le long de ses épaules. Mes mains vont ensuite se promener sur son torse impeccablement musclé. D'autres vêtements finissent par tomber à leur tour, nous laissant dans nos sous-vêtements.

Tobias se détache un peu de moi.
« Tris ? Tu es sûre que c'est bien ce que tu veux ? » demanda-t-il en posant une main le long de mon cou.
« Plus que jamais... » dis-je dans un murmure.

….

POV Tobias

Je suis étendu sur le tapis du bureau et Tris est allongée tout contre moi, somnolant. Je ne pensais pas que notre cession de rangement prendrait cette tournure mais cela est loin d'être déplaisant.
J'espère juste que Tris ne va pas faire de nouveau machine arrière comme lorsque nous nous sommes embrassés.

« Comment allons-nous faire maintenant ? » demanda-t-elle doucement.

« A propos de quoi ? »
« De nous... » dit-elle en dessinant des cercles sur mon torse.

« On pourrait peut-être juste profiter de l'instant présent et voir au jour le jour ? »
« Même si je dois finir par partir ? »

« Je préfère avoir le cœur brisé plutôt que des regrets... Tu es aussi l'exact opposé de Lauren et je crois que c'est ce que j'aime chez toi. Tu me plaît Tris... Bien plus que tu ne peux l'imaginer.»

« Je me sens bien avec toi. » avoua-t-elle en resserrant son étreinte autour de mon torse.

Je l'embrasse sur le front puis je capture ses lèvres tendrement.

« Nous devrions nous rhabiller, j'ai encore beaucoup de travail avec ta compta. »

Je hoche la tête. Tris se redresse et attrape ses vêtements. Je profite un instant de la vue puis fait la même chose.
A mon plus grand regret, nous passons chacun notre journée à travailler sur nos tâches respectives.

….

Je pénètre dans le bureau avec deux cafés dans les mains. Tris est entrain de soupirer en s'étirant au moment où je franchis le seuil de la porte.

« Je me suis dis que tu aurais besoin d'un peu de carburant... Mais je te préviens, il n'est pas aussi bon que le tien. » dis-je en posant les tasses sur le bureau avant de faire le tour pour l'embrasser.
« Hum, je prends quand même, j'en ai grandement besoin ! » répondit-elle en souriant.

Je lui donne le précieux breuvage et m'assoie sur le rebord du bureau.

« Tu arrives à y voir clair ? »
« Plus ou moins. Effectivement, il y a beaucoup de changements dans les tarifs entre l'époque où ta mère gérait le ranch et maintenant. Seulement, je vois que tu as eu beaucoup de réservation pour les chambres d'hôtes et que cela suffirait à renflouer la partie agricole de ton activité pour les mois où il est plus difficile de rentrer de l'argent. »

« Oui, mais il y a le salaire de Shauna à prendre en compte et le prêt pour les travaux de rénovation de la grange que nous avons transformé pour les chambres ! »
« Je sais mais pour moi, cela devrait fonctionner malgré tout... Tu ne roulerais pas sur l'or, pas encore, mais avec cette activité complémentaire, tu devrais au moins faire opération nulle. »

« Qu'est-ce qui cloche alors ? »
« Je dois encore regarder certaines choses pour te le dire. »

Je saisis l'une de ses mains et l'embrasse.
« Merci pour ce que tu fais Tris. Tu es en quelque sorte ma lueur d'espoir. »
« Ne cries pas victoire trop vite. »

« Non mais je me dis juste que grâce à toi, j'ai peut être une chance de rester ici... Car entre nous, je ne sais pas faire grand chose d'autre... J'étais nul à l'école parce que je passais tout mon temps dans les prés. Je ne suis pas fais pour travailler derrière un bureau ou tout simplement enfermé dans un bâtiment. »

Tris se lève et vient se placer entre mes jambes, ses mains entrelacées dans mon cou.
« Je pense que tu es un garçon plein de ressources. Tu trouveras une solution dans tout les cas. »
« Merci. »

Je l'embrasse tendrement.

« Tes parents doivent être fiers d'avoir une fille aussi géniale que toi. »
Elle hausse les épaules.

« Disons que j'espère qu'ils le sont de là où ils sont... »
« Excuse-moi Tris, je ne voulais pas... »

« Tu ne pouvais pas savoir. Un bête accident de voiture avec un chauffeur ivre... » expliqua-t-elle en jouant avec le tissus de ma chemise.
« Mon père aurait pu être ce chauffeur et cela a toujours été ma hantise que l'on vienne nous annoncer qu'il avait tué quelqu'un après avoir trop bu... »

« Où est-il ? »
« Je ne sais pas... Sûrement quelque part dans le pays entrain de dessoûler à l'arrière d'un bar. La boisson a toujours été sa faiblesse et quand ma mère est tombée malade, il a préféré mettre les voiles. Je ne l'ai jamais revu depuis. »

« Tu as bien su gérer les choses. De là-haut, ta mère doit être fière de l'homme que tu es devenu. »

Je plante mes yeux dans les siens et j'y vois de la fierté. Même Lauren ne m'a jamais regardé avec autant d'admiration dans les yeux et puis je repense à tout ce que je risque de perdre si Tris n'arrive pas à trouver ce qui cloche.

« Hey, je te promets que l'on va trouver une solution. Je vais tout calculer jusqu'au moindre centime s'il le faut. » dit-elle
« Je te fais confiance pour ça. » Je dépose un baiser rapide sur ses lèvres. « ça te dit une petite balade en tête-à-tête ? »

Elle grimace.

« J'adorerais mais j'ai encore mal de partout. »

Je rigole mais elle me tape sur l'épaule.
« Ce n'est pas drôle ! »
« Pourtant, tu n'as pas eu mal pour te mettre à cheval sur moi ce matin. » dis-je amusé.

« Le plaisir était largement supérieur à la douleur. » répondit-elle avec un regard espiègle mais les joues rosées.
« Dans ce cas, je vais aller travailler l'un des chevaux. Viens me chercher quand tu estimes avoir fini ta journée et à défaut de balade à cheval, je te ferais un massage pour atténuer tes courbatures. »

« Merci. »

Elle m'embrasse tendrement puis nous retournons à notre travail.

…..

POV Tris.

Après une dernière caresse à Fast et Sweet Candor, Tobias et moi marchons vers la maison, mon bras autour de sa taille .
Une énorme voiture de luxe s'engage dans l'allée et fonce vers nous à grande vitesse.

« Tu attends du monde pour tes chambres d'hôtes ? »
« J'aurais préféré... C'est David Carter. » m'éclaira-t-il en serrant la mâchoire.

L'homme gare sa voiture juste devant nous sans même daigner atteindre le parking, nous coupant ainsi la route. Il coupe le moteur et descend dans la foulée, lunettes de soleil sur le nez et un look général qui montre bien qu'il est très aisé financièrement. C'était le genre de gars que mon supérieur avait souvent en rendez-vous lorsque je travaillais à Chicago. Heureusement, en étant qu'une simple assistante-comptable, je n'ai jamais eu à traiter directement avec eux et c'est tant mieux.

Il s'approche de nous et tend sa main à Tobias.
« Bonsoir Tobias ! Comment allez-vous ? »
Ce dernier préfère croiser les bras sur sa poitrine plutôt que de serrer cette main tendue. L'homme tente de cacher son malaise mais il n'y arrive pas.

Il me regarde ensuite et me sourit.
« Je suppose que vous êtes Trissia, la nouvelle petite-amie de Tobias ? Lauren m'a parlé de vous. »
« C'est Tris ! » dis-je en lui lançant un regard noir.

« Que voulez-vous David » l'interrompt durement Tobias.
« Et bien, je vous ai laissé jusqu'à hier pour me donner votre réponse concernant ma proposition de rachat. J'ai été attristé quand ma secrétaire m'a indiqué que vous n'aviez pas répondu. Je m'inquiétais alors j'ai préféré venir vous voir par moi-même. »

« Je vous ai déjà dit qu'il était hors de question de vous vendre le ranch. Votre proposition ne m'intéresse pas. »

« J'ai quand même rapporté une autre offre pour vous. » Il se penche à l'arrière de sa voiture pour en sortir une autre feuille.

Tobias la prend mais ne la lit pas.

« Vous devriez la regarder. »

Mon ami la regarde rapidement et laisse échapper un rire. Je jette un œil rapide par dessus son épaule. L'offre présente sur cette feuille est un tiers moins élevée que la précédente.

« Remontez dans votre voiture David. Je ne suis pas intéressé. » déclara-t-il fermement.

« Dommage... ça serait tellement moins de tracas pour vous... Plus de dettes, d'animaux à nourrir ou de clôtures à réparer... C'est que cela revient cher d'acheter des barbelés aussi régulièrement. » énuméra-t-il avec un petit sourire satisfait.

J'ai presque peur de comprendre son allusion... Est-ce que les vaches ont eu de l'aide pour se sauver la dernière fois ?!

« Espèce d'enfoiré ! » Tobias s'avance avec force vers lui, les poings serrés. Je le retiens au dernier moment. Frapper cette homme empirerait sa situation actuelle.

« J'arrive toujours à avoir ce que je veux Tobias. Et ce ranch est la dernière barrière qui me gêne dans mon projet. » répondit-il avec un peu plus de venin dans la voix.

« Quittez ma propriété dès maintenant ou j'appelle la police. »siffla Tobias entre ses dents serrées. Il est pas loin d'exploser pour de bon. « Vous ne gagnerez pas cette fois-ci David. »

« L'avenir nous le dira. Mais une chose est sûre, nous nous reverrons. A bientôt Tobias... Mademoiselle... »

L'homme remonte dans sa voiture aussi vite qu'il en ait descendu puis repart en laissant un nuage de poussière derrière lui.
Nous restons quelques secondes figés et sans rien dire. Je glisse ensuite ma main dans celle de Tobias et lui caresse le dos de la main avec mon pouce.

« On va trouver ce qui cloche au niveau financier et ensuite, nous nous occuperons de ce type. Tu vas t'en sortir Tobias. »

« Cet homme est intouchable... »

« Pas pour quelqu'un qui connaît comment fonctionne les magouilles de ce genre de type. Et je pense savoir qui appeler pour nous aider à ce niveau.»

Il me sourit tendrement.

« J'ai bien fait d'écouter cette petite voix qui me disait que je devais m'arrêter pour t'aider. Merci Tris. »
« Je te propose de venir me masser pour te changer les idées. »

« Avec plaisir. »

…...

Jeudi après-midi

J'ai passé les deux jours suivant à travailler sur le dossier du ranch. Tantôt dans le bureau, tantôt assise dans l'herbe pour profiter du soleil et de Tobias.
Je dois avouer qu'entre nous, tout semble si simple. Comme si nous étions ensemble depuis des mois. Tellement simple que j'ai parfois peur de savoir où notre aventure pourrait nous mener.
C'est reposant de vivre une relation aussi sereine avec un homme. Tobias me laisse être moi-même, chose que je n'avais jamais expérimenté avec Eric. Il est comme le rayon de soleil qui chasse les nuages qui ont trop longtemps gâché ma vie. Malgré tout, nous gardons une certaine distance. Je n'ose pas utiliser de petits surnoms pour l'appeler même si l'envie ne me manque pas. Je ne sais même pas si je peux dire qu'il est mon petit-ami...

Je tapote sur la calculatrice puis sur l'ordinateur portable. Je ne m'y connais pas trop en comptabilité agricole alors j'ai dû faire quelques recherches et il s'avère que mon intuition était correcte.

« J'ai trouvé! J'ai trouvé! » dis-je à qui veut l'entendre en me levant frénétiquement. J'embarque quelques feuilles et je sprinte vers le rond de longe où Tobias travaille un cheval. Je saute sur la barrière en bois, effrayant un peu l'équidé qui fait un écart en me voyant. Heureusement, cela ne désarçonne pas Tobias.

« Tris... Fais attention stp. » me réprimanda-t-il, un peu agacé.
« Oh excuse-moi Cheval, je ne voulais pas te faire peur ! » dis-je en tordant ma bouche et en regardant le cheval. « J'ai trouvé Tobias ! J'ai trouvé ce qui n'allait pas ! » continue-je avec beaucoup d'enthousiasme en lui tendant la feuille à travers la barrière.

Son cheval ronfle et piétine sur place signe qu'il n'est pas à l'aise.

« Calme-toi Tris sinon il va me faire bouffer la poussière. » demanda-t-il en retirant ses étriers pour descendre.

Il s'approche de la barrière pour l'ouvrir et sortir de la zone de travail. Je lui tends la feuille.

« Il faut que tu m'expliques car c'est encore du charabia pour moi. »

Je m'approche de lui et lui montre avec mon doigt les divers éléments.
« Tu vois les deux tableaux ? »

« Oui. »

« Celui de gauche, c'est ta situation actuelle. Celui de droite, la situation dans laquelle tu aurais dû être si ton comptable avait travaillé correctement. »
« Tu veux dire qu'il y a une différence de 64 460€ entre les 2 ?! Mais c'est énorme ! »

« Pour faire simple, on va dire qu'à l'époque de ta mère, c'était une très grosse entreprise avec un statut fiscal en adéquation... Quand tu as repris le ranch, ton activité a baissé car j'imagine que tu ne pouvais pas tout gérer seul. Ce n'est pas gênant en soi sauf si on ne te prévient pas qu'en changeant de taille, tu dois changer de statut fiscal. »

« J'ai donc continué à payer de grosses sommes à l'Etat alors que je n'aurais pas dû... »

« Exactement ! Il aurait dû te prévenir que tu allais avoir un chiffre d'affaires moindre et te proposer de changer pour pouvoir continuer à t'en sortir mais il ne l'a pas fait. »

« Tu veux dire qu'il y a une possibilité de m'en sortir ? » demande-t-il surpris .
« Si tu fais les démarches dans ce sens, oui. Tu ne récupéreras pas ce que tu as perdu pendant ces années mais tu devrais voir le bout du tunnel d'ici quelques mois. En étalant les paiements que tu dois et en continuant à travailler s'arrache pied, ça va le faire. »

Tobias me colle contre lui avec fermeté et m'embrasse langoureusement.
« Merci énormément... Tu viens de me rendre doublement heureux ! »

« Doublement ? »

« J'ai dans mes bras, la plus belle femme que je n'ai jamais croisé et en plus de ça, je ne vais pas perdre cet endroit... grâce à toi. »

Il m'embrasse furtivement.

« On peut remplir les papiers pour demander le changement de statut dès que tu le souhaites. »

« Je crois que pour la première fois de ma vie, je vais être ravi de faire de la paperasse. »

« Et tu me feras le plaisir de stopper ta collaboration avec ton comptable... On ne peut pas prouver réellement qu'il y a un lien entre lui et David Carter pour l'instant mais il t'a fait perdre beaucoup d'argent et tu ne l'as pas payé pour ça. »

« Je prends rendez-vous dès demain. » Il remet une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Tu m'aides à rentrer Mister Erudite ? »

Je hoche la tête puis glisse ma main dans la sienne.

….

J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu! :)