Disclaimer : Je tient à préciser que les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à leur créateur, Masashi Kishimoto.
Pour ce chapitre 4, qui semble assez attendu, je vous souhaite une agréable lecture, même si ma fatigue a du se sentir sur mes fautes et la qualité de texte. Mais je tenais à respecter mon engagement et à poster cette suite, comme promis, aujourd'hui.
CHAPITRE IV : Je ne t'ai jamais ignorée
Temari était furieuse. Elle ne savait vraiment pas comment réagir face à ce qu'elle venait de vivre et dans un sens, elle se sentait blessée par le comportement de Shikamaru. L'ignorer totalement après l'avoir embrassée ... comment avait-il osé ? Et d'ailleurs, pourquoi l'avait-il embrassée, alors qu'il passait son temps à la considérer comme une femme galère qui ne méritait même pas le peu d'attention qu'elle demandait silencieusement malgré son caractère de cochon ? Se dirigeant rageusement en direction de l'appartement du Nara, la jeune femme fut cependant interrompue dans son action par une présence discrète qui semblait la suivre. S'arrêtant subitement, Blondie d'apprêta à se retourner pour frapper son poursuivant avec une force surhumaine, lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait de la douce et timide Hinata. Arrêtant alors net son geste, la kunoichi fit face à son amie en souriant maigrement, le cœur anormalement gros : Temari était beaucoup plus perturbée qu'il n'y paraissait par le comportement du Chuunin de Konoha et comptait bien le lui faire sentir. Mais pour l'instant, elle se demandait pourquoi la jolie Hyuga l'avait suivie jusqu'ici, à quelques mètres de chez les Nara.
— « Ohayo Temari-chan ... » Fit doucement Hinata en souriant. « Je ... j'ai remarqué que quelque chose avait perturbé ton chakra et je ... je voulais t'en faire part ... » La jolie brune ne disait que la moitié de la vérité, de peur de blesser son amie.
Cette dernière la gratifia d'un petit sourire contrit, sachant pertinemment la raison de cette perturbation. Invitant finalement l'Héritière Hyuga à s'asseoir sur un banc à proximité, Blondie jugea opportun de lui parler un peu : cela l'aiderait un peu, d'autant plus qu'aux dernières nouvelles, la timide Hinata avait réussi à se confier à cet imbécile de Naruto, qui n'était pas resté de marbre devant la confession de la jeune femme.
— « C'est à cause de cet imbécile de Shikamaru. » Dit-elle sèchement, sa colère revenant au grand galop lorsqu'elle pensait au brun qui la chamboulait tant. « Il n'est même pas foutu de se rendre compte à quel point il peut me rendre folle. » Maugréa-t-elle, ne précisant pas si c'était folle de lui ou folle tout court.
— « Alors c'est Shikamaru la raison de ces perturbations ? Mais Temari ... pourquoi ne pas lui dire tout simplement ce que tu ressens pour lui ? »
— « Parce que c'est un sale flemmard macho qui passe son temps à essayer de m'énerver le plus possible pour ensuite m'ignorer ou m'envoyer balader comme un vieux torchon usagé. » Blondie était fâchée et comptait bien le faire savoir.
— « Je doute qu'il t'ignore Temari ... » Confessa Hinata, à demi-mot. « Il ... il est très doué pour masquer ses émotions, mais certainement pas pour te faire passer un message. »
— « Un message ? » Temari était interloquée.
— « Oui. Il m'a fait promettre de ne rien te dire, mais ton chakra est tellement perturbé ... que j'ai pensé qu'il serait préférable que je te mette au courant ... »
La jeune Hyuga parlait de façon détendue sans que les mots ne s'entrechoquent lorsqu'elle les prononçait. De même qu'elle ne bégayait absolument pas, sûre de ce qu'elle avançait. Mais après tout, n'était-elle pas assez proche du Nara pour avoir deviné certaines choses ?
— « Ne lui en tiens pas rigueur Tema ... il ne sait juste pas comment s'y prendre ... »
— « C'est facile à dire Hina ... mais comment tu réagirais si jamais Naruto t'embrassait dans ton sommeil après t'avoir limite supplié de t'allonger à ses côtés ? Comment tu réagirais si après t'avoir embrassé en pensant qu'il ne t'a pas réveillé, il t'envoyait balader comme une vieille chaussette ? » Plus la conversation avançait et plus la jolie blonde se rendait compte à quel point elle avait été blessé. À quel point elle avait apprécié le baiser que le Nara avait déposé sur ses lèvres. Mais elle était trop fière pour l'admettre, à haute voix tout du moins.
— « Je lui dirais que je ne dormais pas et je lui demanderais pourquoi il m'a embrassée. Enfin ... j'essayerais. » Et un petit rire gêné s'échappa des lèvres de la brune, qui se retourna soudainement, surprise. « Je dois te laisser, il arrive. Tu as le temps de rentrer si tu le désires. A plus Tema. »
Et la jolie Hyuga disparu aussi vite qu'elle était apparue, laissant place à un petit nuage qui s'estompa rapidement. Se décidant finalement à rentrer, Temari pénétra dans le petit jardin qui entourait l'annexe où elle résidait avec Shikamaru, où elle eut un moment d'arrêt. Puis, se décidant enfin à bouger, la jeune femme s'allongea dans l'herbe, à l'endroit exact où s'était allongé le brun la veille. Observant le ciel durant quelques courts instants, la blonde ferma finalement les yeux, préférant se laisser emporter par ses pensées, repensant à chacun des événements qui avaient marqué cette matinée, qui touchait maintenant à sa fin, laissant peu à peu place à la chaleur de l'après-midi naissant. Combien de temps avait-elle dormi dans la clairière, avant que Shikamaru ne décide brutalement de l'embrasser sans raison apparente ? Poussant un soupir, la jeune femme laissa échapper un mot, un seul.
— « Galère ... »
— « C'est bien la première fois que je t'entend parler ainsi, Femme galère. » Fit la voix du Nara, non loin d'elle.
Ouvrant subitement les yeux, la jeune femme se redressa sur les coudes, pour planter ses prunelles émeraude dans le regard sombre de son ami. Mais aucun sourire ne lui vint, tellement elle avait envie de lui crier combien il l'avait blessée.
— « C'est peut être que je prends tes mauvaises habitudes, Flemmard. » Dit-elle, sèchement.
— « Peut-être. » Et le brun s'installa à ses côtés, s'assoyant seulement en levant la tête, clope à la bouche.
— « T'étais où ? » Il lui avait manqué, malgré tout.
— « Rendre visite à Kurenai. Elle attend l'enfant d'Asuma-sensei. »
La nouvelle tomba, comme une douche froide. La compagne de son sensei disparu attendait un enfant ? Réfléchissant quelques secondes, Blondie se rendit compte que la raison pour laquelle il l'avait envoyée vaquer à ses occupation était qu'il était allé voir la future mère. Gardant le silence, la jeune femme baissa la tête, ne sachant trop que dire, ni quoi ajouter. La présence de Shikamaru la perturbait et la proximité qu'il avait instaurée entre eux en s'assoyant aussi près d'elle la mettait mal à l'aise, bien plus que ce qu'elle n'aurait pu imaginer.
— « Je peux te poser une question ? » Demanda-t-elle subitement en brisant le silence de plomb qui régnait en maître depuis trois bonnes minutes déjà. Il acquiesça en silence, d'un signe de tête. « Tu as vraiment cru que je dormais ? » Elle l'avait piégé.
Surpris, le jeune homme tourna la tête vers sa compagne, ses yeux sombres cherchant les siens, tandis qu'il voyait un sourire un peu rêveur s'afficher sur les lèvres qu'il avait enfin osé embrasser. Déglutissant de travers, il manqua de s'étouffer, tandis que tout un tas de réponses naissaient dans sa tête. Devait-il lui mentir ou lui dire la vérité ?
— « Oui. » À contrecœur.
— « Pourquoi tu m'a embrassée ? » Elle voulait savoir.
— « Je ne sais pas, peut-être que j'en avais envie. »
Il ne pouvait pas lui dire, elle ne pourrait pas comprendre. Puisqu'elle ne partageait décidément pas ses sentiments, Temari ne pouvait pas comprendre combien il s'était attaché à elle et combien il pouvait la trouver belle. Mais surtout, s'il lui disait qu'il l'avait embrassée parce que l'instant présent l'avait fait craquer, il risquait de se prendre une nouvelle correction. Poussant un soupir, le jeune homme se leva sans un mot, tourna les talons et pénétra dans l'appartement, bien décidé à clore cette conversation gênante. Mais Blondie l'avait suivie, elle bien décidé à en savoir plus.
— « Pourquoi m'a tu embrassée Nara ? »
— « J'en sais rien moi ! » S'exclama le brun, quelque peu excédé.
— « Menteur. »
— « Sangsue. »
— « Flemmard. »
— « Femme galère. »
— « Macho. »
— « T'es chiante. »
— « T'es qu'un montre. »
— « Ah ouais ? C'est qui qui passe son temps à me crier dessus ? » Il se retourna, fixant Temari dans les yeux, le visage dur, fermé. « Qui est ce qui réagit mal à chaque fois que j'essaye de me rapprocher de toi ? »
S'arrêtant net de parler, le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, jusqu'au sang. Il en avait trop dis. Son cerveau travaillant à vitesse grand V, le génie au QI de 200 ferma les yeux pour se concentrer, poings serrés.
— « Imbécile. Aveugle. Débile. Couillon. Sourdingue ... » Murmura la jeune fille, avant de le dépasser en trombe, pour aller s'enfermer dans la salle de bain, histoire de bien lui signifier qu'elle faisait la gueule.
— « Soit, comme tu voudras. » Visiblement, le génie n'avait toujours pas compris.
Se dirigeant finalement vers la petite cuisine ouverte sur le faux salon, le jeune homme ouvrit un placard et en sortit une bouteille de saké, un verre, avant d'aller s'installer sur la terrasse, pour se boire tranquillement quelques verres. Après plus de deux heures à boire, le Nara se retrouva bien vite totalement saoul, si bien qu'il manqua de s'écrouler de tout son long sur le plancher lorsqu'il rentra, ses idées lui semblant pourtant totalement claires. C'était à croire qu'il avait une bonne résistance à l'alcool, qui le rendait cependant un peu trop euphorique. Deux heures que Temari s'était enfermée dans la salle de bain. Décidant finalement de s'allonger sur le canapé dont il ne se servait d'ordinaire jamais, Shikamaru ferma les yeux et s'endormi légèrement, pour ce qu'il croyait quelques petites minutes.
Lorsqu'il se réveillé, l'après-midi était déjà bien avancé et Temari était assisse à côté de lui, les bras croisés et le regard dur. Surpris, il la dévisagea en silence, un sourcil relevé. Elle était tellement craquante ainsi ...
— « Tu as une bonne raison pour te bourrer la gueule, Nara ? » Visiblement, la jeune femme n'avait pas apprécié de le découvrir endormi avec une bouteille de Saké à la main. Oups.
— « Ça te regarde ? » Il voulait la provoquer.
— « Ouais, puisqu'on vis ensemble depuis hier soir, rappelle-toi. »
— « Hm ... pas le moindre souvenir. Quoi qu'il en soit ... » Et sans prévenir, il lui attrapa le bras et l'attira à lui, ce qui leur fit perdre l'équilibre. L'alcool le rendait déjà un peu amoureux de base, mais comme il s'était déjà épris de la kunoichi du désert ... « ... tu voudrais pas m'accorder un second baiser ? » Ils étaient maintenant sur le sol, la jeune fille allongée sur le dos et lui par-dessus, ses doigts enroulés autour des deux poignets de Blondie.
Dans un premier temps surprise, cette dernier ouvrit de grands yeux surpris, avant de froncer les sourcils, mécontente.
— « Non, tu es saoul Nara ! Tu ferais mieux d'aller te coucher. »
— « Mais ... je veux un baiiiiiserrrr ... » Se lamenta alors le brun, dans un état second.
— « Non. »
— « S'il te plaiiiiiit ... »
— « Non, Shikamaru. » Mais plus elle était ferme, plus le jeune homme devenait craquant, avec son visage suppliant.
— « Mais pourquoiiii ? »
— « Je n'embrasse pas un mec qui m'embrasse et m'ignore ensuite. »
Ce fut comme une claque pour Shikamaru, qui eut l'impression de se prendre une douche froide. Douche virtuelle qui le tira totalement de son reste d'ébriété. Se redressant subitement, il se retrouva debout en quelques secondes, juste assez pour permettre à son cerveau d'analyser les mots de la kunoichi.
— « C'est faux. »
— « Comment ? »
— « C'est faux, je ne t'ai jamais ignorée. » Il en avait une nouvelle fois trop dis. Mais qu'importe, puisqu'elle ne partageait pas ses sentiments. « Tu portes toujours des conclusions hâtives, Temari. »
La jeune femme accusa le coup, se relevant difficilement, les yeux rivés sur son hôte, sourcils froncés. Que voulait-il donc dire par là ?
— « Si j'avais tiré des conclusions hâtives, je ne serais pas là à essayer de ... » Mais elle se tut rapidement, avant d'en dire trop à son tour, alors qu'une rougeur lui montait à nouveau aux joues.
— « Arrêtes de mentir Temari. »
— « Non, toi arrête. Tu n'as jamais été capable de chercher plus loin que le bout de ton nez. Ça fait à peine deux jours que je suis arrivée à Konoha et on est déjà en train de se disputer, alors qu'on se connaît depuis de nombreuses années. Tu ne crois pas qu'il serait temps de grandir, Shikamaru ? Ouvre les yeux bon sang ! »
Il ne voyait absolument pas où elle voulait en venir. Peut-être était-ce trop simple pour ses 200 de QI ? Serrant les dents, il attendit que la blonde termine sa tirade avant de s'y mettre lui aussi, bien décidé à en découdre.
— « Peut-être que c'est toi qui ne te rend compte de rien. J'ai tout fait pour que tu cesses de me considérer comme un flemmard macho et inutile. Mais tu continues à me traiter d'emmerdeur, quoi que je fasse. Tu me gaves, Temari. Tu me gaves autant que tu m'attire. »
Il l'avait plaquée contre le mur, agissant seulement par automatisme, n'écoutant plus que son instinct d'homme. Il en avait assez.
— « Alors non, je ne t'ai jamais ignorée. C'est plutôt toi qui m'ignore, qui me snobe. Mais soit. Restons en ici. De toute façon, demain j'aurais oublié toute cette conversation, puisque je suis "saoul" . »
Et sans prévenir, il pencha la tête et déposa ses lèvres sur celle de Temari, lui arrachant un baiser doux et passionné, auquel elle répondit, pour qu'il comprenne enfin à quel point elle pouvait s'être entichée de lui. Ignorant totalement si il mentait ou non lorsqu'il disait qu'il aurait tout oublié le lendemain. Déposant alors ses deux mains dans les cheveux du shinobi, elle déposa à son tour un baiser sur ses lèvres, quelques secondes après qu'il ait interrompu le contact qu'il avait lui-même instauré entre eux.
— « Même si tu auras oublié ça demain, sache cependant une chose : je suis tombée amoureuse de toi depuis longtemps déjà. »
Surpris, le Nara plongea son regard dans celui de la jeune femme, comme s'il hésitait. Gardant finalement le silence, il attendit quelques instants avant de poser lui aussi ses mains sur elle, mais pas sur sa tête. Il lui détacha les cheveux, et descendis peu à peu ses mains jusqu'à ses hanches, tandis qu'il gardait le front posé sur le siens. Fébrile, Temari ferma les yeux, le cœur battant la chamade.
— « Tu es saoul Shikamaru. » Murmura-t-elle doucement en le repoussant légèrement.
— « Et ? »
— « Tu ne sais pas ce que tu dis, ni ce que tu fais. »
— « Menteuse. »
Elle souriait, tandis qu'il commençait à l'embrasser dans le coup, descendant peu à peu à la base de ce derniers, ses doigts détachants lentement le vêtement qu'elle portait, désireux d'en avoir plus. La jeune femme, les mains posées sur le torse du Nara, ne savait plus quoi penser. Devait-elle céder à la tentation au risque d'en souffrir demain alors qu'il aurait tout oublié ou devait elle le repousser et s'en mordre les doigt plus tôt que prévu ? Parce que dans les deux cas, elle allait souffrir. De son côté, le brun continuait à l'embrasser de plus en plus sensuellement, remontant parfois jusqu'à ses lèvres, lui volant un baiser, puis deux, tous aussi passionnés les uns que les autres.
Mais avant même que chacun des deux ninjas ne puisse décider de quoi que ce soit, la porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit à la volée, sur la mère de Shikamaru. Ouvrant la bouche de stupeur, la mère de famille se racla finalement la gorge, avant de taper du pied mécontente.
— « Shikamaru Nara. » Fit-elle, pour rappeler son fils à l'ordre.
Surpris, ce dernier arrêta net ce qu'il était en train de faire et se tourna vivement vers sa mère, manquant de perdre l'équilibre au passage. Il allait se faire assassiner. Déglutissant difficilement, il garda le silence.
— « Ton père veux te parler. »
— « Fais chier ... »
— « Pardon ?! »
— « Rien, rien ... »
Yoshino était bien la seule personne à qui le brun n'osait jamais désobéir. Emboîtant le pas à sa mère en traînant les pieds, il laissa la une Temari soufflée, ne sachant trop comment réagir. Etait-ce un rêve ? Une fois que la mère et le fils eurent disparus, elle plia les genoux et se laissa glisser le long du mur, le cœur battant la chamade. Pour la première fois, la No Sabaku était totalement perdu et ne savait plus quoi penser. S'était-il fichu d'elle ? Était il réellement saoul ou avait-il choisis se prétexte pour lui confier ses sentiments ?
— « Tu dérailles ma pauvre, jamais il ne s'est intéressée à toi, ce n'était que l'effet de l'alcool »
Déçue, certaine de ce qu'elle venait d'affirmer, Temari se releva et se dirigea vers son futon, dans lequel elle se glissa toute habillée, éreintée. La journée n'était pas encore terminée que Blondie était déjà en train de dormir ...
Haha, je vous ai bien eu hein ? Vous y avez cru, non ? Et bien je suis au regret de vous annoncer que vous allez devoir attendre le prochain chapitre pour connaître la suite. Encore désolée pour les fautes ^^. Je m'excuse aussi pour l'accès de gaminerie de Temari qui est partie s'enfermer dans la salle de bain :p
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