La sonnerie de 8 heures retentit dans tout l'établissement. Tout semblait indiqué une journée comme les autres. Le premier cours de la matinée à savoir celui de politique allait pourtant démontrer le contraire au grand dam du professeur. Les élèves se mirent à leurs places dans un brouhaha dont on ne sortait rien d'incompréhensible et qui dura encore un peu après le debout de la leçon avant que soudain un hurlement retentit qui fit taire tout le monde.

"Enfin on peut avoir un peu de silence pour commencer le cours !" s'exclama le professeur, dans la quarantaine, le crane qui commençait à se dégarnir bien qu'il tentait de le cacher le plus possible.

Prenant la craie blanche entre ses doigts, il s'approcha du tableau noir afin d'inscrire dessus l'intitulé de la leçon du jour. Il appuya dessus pour tracer un 'L' mais rien ne s'inscrit sur le tableau. Il recommença et toujours rien. Interdit, il fit un pas en arrière pour voir que le tableau semblait plus noir que d'habitude et dégageait une faible odeur de peinture. Quelqu'un avait peint le tableau en noir. Des rires se firent entendre dans la salle de classe. L'enseignant se retournant pour faire face à ses élèves. Certains ne disaient rien, d'autres roulaient des yeux tandis et certains riaient aux éclats. Trois plus en particulier. Le trio infernal, aucun doute que ce furent eu les responsables. Ils étaient plus connus sous le nom du 'Bad Friends Trio'.

"France, Espagne et Prusse ! Une heure de retenue cet après-midi, ça vous passera peut-être l'envie de faire des blagues de ce genre !"

Enfin, il n'était pas vraiment persuadé que cela marcherait vu que ces trois-là n'en étaient pas à leur première retenue. Aucun d'eux.

Vu qu'il ne pouvait rien marquer, le professeur dicta tout le long du cours laissant mal aux doigts à la majorité des étudiants dont la plupart n'avait rien à se reprocher. Au moins ce cours risquait de dissuader d'autres personnes de reproduire le méfait commis.

Une fois la journée terminée, le trio se retrouva donc dans l'une des salles de retenue situées au second étage. Leur punition : une dissertation à rédiger sur les différents types de systèmes politiques. Malgré cela ils furent loin, mais alors très loin de se mettre à écrire une seule ligne. Pourtant, ils ne restèrent pas bien longtemps les seuls à occuper la salle.

En effet, la porte s'ouvrit pour laisser apparaître un jeune homme blond avec des yeux verts, mais ce qui était le plus frappant était la taille de ses sourcils. Rien que cela permettrait à n'importe qui de reconnaître Arthur Kirkland ou le représentant de l'Angleterre. Ce qui paraissait des plus surprenant de la voir dans cette pièce, qui plus est qu'il se trouve qu'il s'agit de Président du conseil des élèves.

"Honhonhon que nous vaut la visite de Monsieur le Président du conseil ~ ? " sorti le français avec une pointe de moquerie dans la voix.

" Shut up you bloody git ! Je n'ai pas d'explications à te donner ! "

L'espagnol et l'allemand se mirent à écouter la conversation avec un certain intérêt. Après tout, qui n'aurait pas été curieux de connaître la raison de la présence de l'anglais dans la salle et surtout d'assister à une 'bataille' France-Angleterre.

"Tu peux bien nous le dire, on ne le répétera à personne n'est-ce pas Antoine, Gilbert ?"

Tous deux répondirent par un oui dans leurs langues natales, soit 'Si' et 'Ja'.

Lâchant un soupir, Arthur alla se posa à une place située plus loin du trio. Hors de question qu'il leur révèle qu'il a récolte une colle pour avoir répondu à un professeur.

" Même cela ne vous regarde pas !"

"Rho tu n'es décidément pas amusant Artychou ~ ! "

Après quelques instants, Francis se leva pour se pointer juste devant l'anglais. Ce dernier visiblement concentré sur le devoir qui lui a été assigné de faire, contrairement aux autres présents dans la salle.

"Honhonhon "

" Leave me alone you stupid frog ! "

"Tu ne pourrais pas me le redire en français cette fois-ci ~ ?" Il se pencha pour lui dire ces glisser ces quelques mots à l'oreille de l'autre avec un sourire charmeur avec un brin d'arrogance. Ce qui fit prendre des rougeurs à l'anglais qui s'empressa de rétorquer.

" N... Never ! I will never speak in French ! "

" Come on Arthur ! One word, in French pleaseee "

Il était inutile de dire que la phrase chuchotée par le français fut ponctuée d'un accent des plus prononcés. Comme assez souvent, lorsqu'il se mettait à parler dans la langue natale du britannique.

Pendant ce temps, Antonio et Gilbert observait la scène en ricanant.

" Kesese la merveilleuse personne que je suis te paris 5 dollars qu'il réussie à lui faire dire au moins un mot en français ! "

" Pari tenu amigo ! "

Ils se tapèrent dans la main de l'un de l'autre afin de conclure leur marché. Juste après, ils se concentrèrent de nouveau sur la scène anglo-francaise. Le visage du vice-président toujours à quelques centimètres de celui du président, un sourire sur ses lèvres afin de bien l'embêter comme il en avait tellement l'habitude.

"Allez, tu peux bien dire un tout petit mot dans ma langue Artychou ~ "

Les joues de l'anglais devinrent encore plus rouge face à cette phrase qui venant du latin pouvait très bien posséder un double sens.

" Stop it you fucking pervert ! " Hurla-t-il avant de laisser échapper dans la langue de Molière "Va plutôt manger une de ces affreuses grenouilles que vous adorez tant chez vous !"

Le visage de l'autre s'illumina sur le moment.

" Honhonhon je savais que tu allais finir par le faire !"

Ils continuèrent leur manège tout le long de l'heure de colle. Tandis qu'à l'autre bout de la salle.

" Tu me dois 5 dollars Anton ! "

Sur ce, ce dernier s'exécuta et sorti un billet de la somme indiquée avant de le tendre à l'allemand.


Hetalia ne m'appartiens toujours pas

Shut up you bloody git ! (anglais) : Tais toi imbécile !

Leave me alone you stupid frog ! (anglais) : Laisse moi tranquille stupide grenouille !

N... Never! I will never speak in French ! (anglais) : J... Jamais ! Je ne parlerais jamais en français !

Come on Arthur ! One word, in French pleaseee (anglais) : Allez Arthur ! Un mot en français s'il teeee plaiiiit

Amigo (espagnol) : ami

Stop it you fucking pervert ! (anglais) : Arrête ça sale pervers !

Anton : dérivé allemand d'Antonio

Je précise que je ne fais pas référence à Gilbert comme 'prussien' pour la bonne et simple raison que la Prusse n'existe plus depuis 1947 et donc Gil est né dans l'Allemagne de nos jours.

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