... Je suis vraiment désolée de tout ce retard que je prends mais c'est monstrueux la tonne de boulot que j'ai et je gère très mal les deux : l'écriture plus les calculs de force, les inéquations, les dissertations, les compositions...(ok, ok je m'arrête ici !). Bref parlons de ce chapitre... une petite mademoiselle qui se reconnaîtra n'arrêtez pas de me dire : PLUS DE KLAINE. PLUS DE KLAINE ! J'espère que ce chapitre te plaira et qu'il y'aura assez de Klaine à ton goût ! :D
Bon, je vais pas parler pendant 107 ans, je vais juste vous laissez lire et m'excuser une fois de plus ! :(
Je tiens juste à remercier ma correctrice NoodleGleek et zut quoi, elles se reconnaitront mais vive les KIWIS ! *okay, okay*
PLEASE ! Laissez des petites reviews qui font plaisir, j'en ai pas eu sur le dernier chapitre, ça donne vraiment l'impression que ce qu'on écrit est pas terrible ! Bref... Hope you enjoy !
Lya.


Kurt avait passé une soirée des plus exécrable qu'il soit. Il avait tout d'abord attendu plus d'une heure à attendre un pauvre message d'un crétin, puis avait laissé tomber. Il avait ensuite redécouvert son appartement en long, en large et en travers, découvrant qu'une petite cuillère avait donc immigré à côté d'une plante. Il n'avait vraiment aucune idée de comment elle avait pu se retrouver ici. Se résignant, il avait été se coucher mais tournait depuis une bonne demi-heure dans son lit quand son portable vibra sur sa table de chevet. Le cœur battant à tout rompre et la tête pleine d'espoir il ouvrit le message. La petite lueur qui l'animait s'éteignit aussi vite qu'elle était arrivée. Ce n'était que le père de l'adolescente rebelle qui lui posait tant de problèmes.

From Blaine Anderson (père d'Alayna) :
Désolé de vous déranger à une heure pareille, mais j'aimerais vous parler d'Alayna demain. Elle m'inquiète de plus en plus, se mure dans le silence. Avez-vous une idée du pourquoi, ou vous cause-t-elle toujours du souci pour parler ? (23h18)

Il avait envie de lui répondre que ce n'était pas grave. Qu'il tournait dans son lit depuis une heure, alors qu'un peu de compagnie, même virtuelle. Mais il se devait d'être professionnel et de ne pas lui parler de ses soucis personnels, c'était lui le psy et pas ce magnifique père de famille aux yeux dorés. Oui, il avait remarqué ses yeux. Ses magnifiques yeux mordorés dans les quels on avait envie de se noyer. Non, non… il divaguait. Il ne pouvait pas penser à ça. Il se décida et envoya une réponse.

To Blaine Anderson (père d'Alayna) :
Bonsoir Mr Anderson. Votre fille est toujours muette avec moi et je ne peux quasiment rien lui soutirer chaque samedi, ou alors quelques petits détails inutiles. Je sais très bien que vous ne voulez pas me parler de son passé et de sa mère mais j'en aurais vraiment besoin pour la comprendre. D'ailleurs ce message me surprend vraiment. (23h24)

D'accord, il avait probablement trop parlé dans ce message mais bon il avait réellement besoin de plus d'informations si Blaine voulait que sa fille aille mieux et redevienne une meilleure personne et peut être la gamine qu'il avait connu. Visiblement ce message avait fait un petit effet, car la réponse du brun ne se fit pas attendre.

From Blaine Anderson (père d'Alayna) :
Je vous propose de se voir demain, je pourrais venir à la place de ma fille, elle n'en serait que ravi. (23h27.)

To Blaine Anderson (père d'Alayna) :
Il n'y a pas de soucis, je pense que cette idée est judicieuse et me sera très utile si toute fois vous parlez. Je vous propose de se voir à 9 heures ? J'aimerais juste voir Alayna dans la semaine quand même. (23h31)

From Blaine Anderson (père d'Alayna) :
Ca me convient et je vous l'enverrai dans la semaine si vous le souhaitez. Merci beaucoup et bonne soirée Mr Hummel. (23h35)

Il avait vraiment des doutes sur la conviction du trentenaire mais bon, il ne perdait rien à essayer de le faire parler. Cela ne pouvait pas faire de mal de toute façon.

Il tourna encore une bonne demi-heure dans son lit, portable allumé sur sa table de chevet, et finit par s'endormir la tête remplies de toutes ses pensées néfastes et les yeux vides. Quelques minutes après qu'il ait sombré au pays des rêves, l'écran du cellulaire s'alluma et afficha un message non lu.

Blaine se réveilla le lendemain matin un petit peu trop tard, se rappelant qu'il avait rendez vous avec le psy de sa fille. Il avait envoyé un message à sa fille le soir pour la prévenir. Elle avait été fort désagréable la veille et ne voulait pas parler. Encore un de ses piques de mauvaise humeur, il y était habitué. Les messages étaient son seul moyen de communication et il trouvait ça simplement désespérant.

Il s'habilla et se prépara en vitesse, prit une pomme dans la corbeille à fruit et sortit en claquant la porte. Il allait être en retard alors il se mit à trottiner dans les rues de la grosse pomme. Il allait beaucoup plus vite à pied qu'en voiture, les routes étant bondées d'automobiles. Après dix minutes de course, il arriva un peu essoufflé dans l'appartement de l'association.

- Bonjour Blaine ! chantonna la jolie blonde.
- Bonjour Quinn, comment vas-tu ? demanda le brun.

Elle lui répondit que tout allait bien. Ces deux là avaient énormément parlé, de banalités certes mais ils s'aimaient bien, pendant les séances plus ou moins longues de sa fille. Alors du coup le samedi quand ils se voyaient ils se racontaient vaguement leurs semaines et ça faisait vraiment plaisir à Blaine d'avoir un peu de contact humain, d'autant plus que Quinn était vraiment une personne adorable et très agréable, douce et intelligente. Quinn était réservée avec les personnes qu'elle ne connaissait pas, tout comme Blaine et c'est pour cela qu'ils s'entendaient si bien.

Ils n'eurent pas le temps de converser plus longtemps car Kurt sortit de son bureau habituel en panique, cellulaire dans les mains. Blaine trouvait qu'il passait beaucoup de temps avec son téléphone. Le châtain lui fit signe de le suivre dans le bureau et ferma la porte derrière lui. Blaine n'avait jamais vu la pièce auparavant et la détailla jusqu'à ce que son vis-à-vis lui propose quelque chose à boire, il accepta le café proposé.

Bizarrement l'atmosphère dans la pièce était un petit peu tendue et vraiment silencieuse. Pourtant Kurt savait que c'était une occasion d'en savoir plus sur sa protégée rebelle. Mais non, ils restaient là à se regarder comme deux idiots. Il finit par se racler la gorge et lâcher :

- Vous aviez des choses à me dire Mr Anderson ?

Blaine se redressa à cette question et répondit d'une voix peu sûre :

- Vous aviez des questions je crois, Mr Hummel.

Kurt fut surpris de l'audace de Blaine. Il espérait vraiment qu'il ne serait pas comme sa fille et qu'il lâcherait simplement quelques petits renseignements qui pourraient l'aider. Même si il savait que l'adulte était vraiment réticent à parler.

- Je ne vous forcerai pas à parler vous savez, rajouta le châtain d'une voix compréhensive. Je veux juste que vous me disiez ce que vous pouvez dire. Parler moi de sa mère, ça m'aiderait énormément vous savez.

Blaine sourit timidement. D'habitude on qualifiait toujours la mère de sa fille de « sa femme » alors cela lui faisait plaisir qu'on ne l'associe plus à lui, mais à Alayna. Il était tendu, il ne savait pas par où commencer. Par le commencement ? Cela ferait beaucoup trop cliché mais avait il vraiment le choix. Kurt le regardait réfléchir sans dire un mot car il ne savait que trop bien que raconter sa propre histoire ne pouvait pas être très simple.

Dans ce court moment de blanc, le portable de Kurt se mit à vibrer et ce dernier se tendit, faisant des petits bruits qui signifiaient qu'il était vraiment gêné que son foutu téléphone ne cesse de sonner, ce qui lui valu un regard intrigué de la part de Blaine mais il ne fit pas de remarque.

- Dites moi la chose la plus basique sur elle que votre fille n'a même pas daigné de me dire : son prénom ? Et comment vous vous êtes rencontrés ? demanda Kurt comme s'il avait lu dans les pensées de Blaine : le commencement.
- Elle avait un prénom magnifique, et c'est une des nombreuses choses qui m'a fait craquer chez elle. Elle s'appelait Hailey. Elle était vraiment angélique, continua le trentenaire les yeux dans le vide. Elle était d'une beauté divine et je pense que ce n'était pas humain d'être aussi magnifique. Elle avait des yeux bleus perçants. Le genre qui vous tuerait sur place, vous voyez ?

Il s'arrêta quelques secondes, regarda le plafond et fixa Kurt. Il respira un grand coup et continua. Il ne parlait jamais de ces choses là, elles étaient bien trop douloureuses. Mais étrangement aujourd'hui, il avait juste un pincement au cœur et la gorge serrée, peut être que c'était encore trop mais il voyait que le temps améliorait les choses.

- La première fois que j'ai croisé son regard c'était au lycée, nous avions quinze ans seulement. Dès que son regard s'est planté dans le mien elle m'a lacéré le cerveau. Elle m'a envoûté, ensorcelé, tout ce que vous voulez mais j'ai su au premier regard qu'il fallait que je sois avec elle. Pourtant ce n'était pas évident. Mais pas du tout. Le premier jour où j'ai croisé son regard c'était en cours de français. On avait prit la même option je m'en souviens très bien. J'essayais de répondre à la question que le prof m'avait posé et après qu'elle se soit retournée pour voir l'idiot que j'étais à bégayer quelques formules, je n'ai plus rien pu dire. Le prof m'a collé ce jour là. J'avais lâché un « putain de merde » à voix haute.

Kurt rit doucement à l'anecdote et observa Blaine qui semblait être en transe, les yeux dans le vide, une esquisse de sourire sur ses lèvres.

- Vous voyez avant ce jour là, je ne l'avais jamais vu et pourtant je ne l'ai plus jamais quitté. Sa peau pâle la faisait ressembler à une poupée de porcelaine, ses longs cheveux bruns étaient toujours lâchés et ondulés dans son dos. Je ne lui parlais pas, elle me faisait bien trop peur. Et un jour, je bavardais beaucoup trop, le professeur m'a déplacé à côté d'elle sans savoir qu'il venait faire quelque chose de très important. On a commencé à parler en dehors des cours, on se voyait de plus en plus. Elle était méfiante. Tellement méfiante, elle ne me disait rien du tout. Il s'est passé une année avant qu'elle ne commence à se confier à moi. C'était long, un an, mais pour elle ça valait le coup d'attendre. On a vraiment commencé à se connaître à ce moment là et ensuite tout est allé très vite, peut être un peu trop. Je me souviens très bien de la première fois où on s'est embrassé.

Il marqua une pause essayant de calmer sa respiration qui devenait saccadé et reprit après avoir prit une grande inspiration :

- Elle était venue chez moi pour des devoirs de maths. Sauf que ce jour là nous étions physiquement trop proches pour pouvoir résoudre des équations et travailler consciencieusement. Je la regardais s'énerver pour rien et elle a tourné la tête. Ses yeux ont croisés à nouveau les miens mais je ne les avais jamais vus comme ça. Je décelais une once de tendresse, elle qui d'habitude me tuait avec son regard bleu glacial… mais si beau. Je me souviens de ce moment comme si c'était hier même si c'était il y a seize ans maintenant. On s'est rapprochés doucement et nos souffles ne formaient plus qu'un. Et là ce fut la révélation, le choc, la collision de nos lèvres, nos langues se sont croisées et j'ai bien cru que ce jour là, nous allions nous étouffer. C'était l'explosion dans mon cerveau. La joie, la peur, l'amour : tout s'est emmêlé pour ne former qu'une masse parfaite de confusion. J'étais amoureux.

Kurt fixait toujours la personne qui se livrait à lui. Son histoire était vraiment touchante et très belle. Deux adolescents amoureux et inconscients s'aimant plus que la nature ne le permettait. Deux enfants patients et naïfs qui ont su s'attendre. Oui, cette idylle faisait rêver. Mais en voyant le brun se tordre les mains dans tout les sens et en l'entendant s'arrêter de parler il sut que la suite de l'histoire n'allait probablement pas être aussi merveilleuse.

- On s'est trop précipité et tout a été trop vite entre nous deux mais on se connaissait par cœur. Alors très rapidement, on s'est littéralement mit à nu l'un et l'autre pour se dévoiler plus qu'on ne l'avait jamais fait. On ne s'était pas protégés, grave erreur. Hailey a tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. Nausée, vomissements, fatigue. Quand elle a prit conscience qu'elle avait du retard elle a fait un test, qui était positif. On a pu se poser toutes les questions nécessaires. Avorter aurait été trop dur pour elle, elle ne voulait pas, alors j'ai respecté ce choix. Elle m'a dit « Alors maintenant tu vas partir c'est ça ? C'est l'ordre logique des choses dans des situations comme ça. ». Je lui ai répondu que non, je ne partirais pas, jamais. On avait fait cette connerie à deux et on devait l'assumer. C'était vraiment la première que je la voyais faible, elle pourtant si forte et dure. On s'est juré d'aimer cet enfant et de ne pas lui faire subir nos remords et nos regrets. On ne s'est jamais autant aimé qu'en cette période. On a tout affronté. Fermé les clapets des autres. Laissé passer leurs regards. Affronté nos parents et leurs réactions. Quand on a su que c'était une fille, son prénom est venu naturellement sans qu'on ne sache pourquoi. On était vraiment connectés. Neuf mois plus tard, notre enfant naissait. Et… et…

Blaine n'arriva pas à continuer, sa voix se cassant, s'éraillant et se dérobant à chaque mots qu'il essayait de prononçait. Les larmes lui étaient montées aux yeux. Cela commençait probablement à lui rappeler trop de mauvais souvenirs. Pile à ce moment, comme si le sort s'acharnait sur Kurt, son portable vibra de nouveau. Il jura et le sortit de sa poche pour l'éteindre.

- Pardonnez-moi pour… ça, grimaça-t-il en désignant son smartphone. Mr Anderson, rajouta-t-il en voyant le brun butter sur ses mots, je pense qu'il serait préférable de s'arrêter là pour aujourd'hui. Ce que vous m'avez dit est déjà énorme et fait remonter en vous bien trop de souvenirs qui vous bouleversent.
- Ce n'est pas grave, je pense que je vais y aller…, balbutia Blaine en agitant ses bras vers la porte et se levant.
- Est-ce que ça vous direz d'allez prendre un café avec Quinn et moi ? Vous étiez le seul rendez vous de la matinée, ça pourra peut être vous changer les idées, proposa timidement Kurt.

Ce qui était bien dans le fait qu'il ne soit pas qualifié en tant que psychologue, c'est qu'il pouvait faire ce genre de chose. Blaine accepta, il avait vraiment besoin de caféine pour se donner de l'énergie. Ils sortirent, la chaleur du moi de mai se diffusant dans tous leurs organismes. Le trio arriva dans un café où les deux intervenants avaient visiblement leurs marques car ils s'assirent et commandèrent les cafés sans hésitation.

Quelques minutes après ils bavardaient tout les trois des choses les plus banales qui soient en sirotant leurs cafés. Blaine se sentait bien, vraiment bien. Comme hier, il respirait et il avait juste peur de la retombée. Le moment où il allait se sentir mal de nouveau. Ou sa fille l'emmerderait comme elle savait bien le faire. Oui, il avait peur mais il se sentait tellement bien qu'il profitait et puis tant pis. Kurt était quelqu'un de charmant, il était vraiment drôle et son rire cristallin animait tous les sens de n'importe quelle personne. Quinn était adorable, sa bonne humeur était contagieuse, Blaine l'appréciait vraiment. Il les appréciait. Et tout cela lui faisait tellement bizarre, il n'avait jamais de contact humain.

Pendant que le trentenaire était perdu dans ses pensées en riant aux blagues de Kurt, il n'avait pas vu un homme s'installer en face de lui, à côté de l'homme aux yeux bleus. C'était un homme assez grand, plutôt bien fichu physiquement. Il mit sa main sur celle de Kurt mais ce dernier la retira rapidement.

- Qu'est ce que tu fais là ? s'exclama Kurt.
- On s'amuse bien à ce que je vois, clama le grand homme. Bah alors Kurt, tu nous présente pas ?

Il parlait bien évidemment de Blaine, qui ne comprenait absolument pas ce qu'il se passait. Il avait qu'une envie c'était de détaler loin pour éviter tout conflit. Quinn avait quant à elle l'air gênée pour son ami.

- Est-ce que tu veux bien dégager s'il te plait, tu me gaves ! Tonna Kurt doucement pour ne pas affoler tout le monde. Tu t'en vas, ce n'est pas le moment et tu vois très bien de quoi je parle. Alors arrête de faire croire que tu es gentil alors que tu es un fumier, hier soir le prouve encore !

Et pourtant l'homme resta là, planté à côté de Kurt à le caresser dans le dos, lui prendre la main, à essayer de lui voler des baisers et ce dernier protesta jusqu'à ce qu'il lui décolle une claque. Il se senti soulagé même si il secoua sa main de douleur. Mais le receveur de la claque n'apprécia pas et voulu le taper. Blaine se sentit pousser des ailes, il ne savait d'ailleurs d'où elles sortaient mais Kurt avait tant fait pour lui aujourd'hui qu'il s'interposa entre les deux et bloqua le poing de celui qui devait faire deux têtes de plus que lui.