Chapitre trois, quelques mystères sur Freyja seront dévoilés, mais en rajouterons également une couche! D'ici trois chapitres, l'aventure de Skyrim commencera, j'espère que vous serez tous assez patient et passerez un bon moment! Mention toute spéciale à Adlyne et ses commentaires, toujours apprécier! Pour répondre à ta question, je suis l'auteur et mon amie n'est que ma correctrice et ma muse personnelle :) Bisou à toi, j'espère que ce chapitre-ci te plaira également!


Saga du Tigre-Dragon

Premier Arc: Préambule

-Chapitre 3-

Je me figeai à ces mots. La deuxième ère... Heu... Elle vient vraiment de parler de la deuxième ère, là? Elle ne m'a pas l'air folle, c'est déjà ça, mais quand même...! À moins qu'elle soit une adepte de Shéogorath, ses serviteurs ne semblent pas toujours fous, à première vue. Et ça ne fait pas si longtemps que ça que je la connais, alors...

-...En quelle année sommes-nous?! Me demande-t-elle, la voix de plus en plus hystérique.

Par les tous les Divins, faites qu'elle ne me fasse pas une crise de panique, je n'ai pas envie que mes parents posent trop de questions. Il me semble que les fameux secrets de Freyja sont de plus en plus dangereux, tout compte fait! Je ne suis plus certain de vouloir les connaître, je crois...

-Heu... Déjà, garde ton calme, ou mes parents vont t'entendre... Mais... On est à là... Quatrième ère.

Freyja étouffa un cri en mordant son poing. Elle semblait totalement en panique. J'essayais de garder mon calme et lui tapotai le dos en signe de réconfort. Mais cela ne fonctionna pas. Elle se dégagea et me fixa avec fureur :

-Si tu me mens, je te jure que même l'Oblivion et ses démons ne seront rien face à ma fureur, Nachael Draconis, fils de Lerexus Draconis!

Je hochai la tête, mais assurai que je disais la vérité. Elle ferma les yeux et respira. Efficace son truc, elle semble se calmer de plus en plus. Je repris une posture plus naturelle sur ma selle et fit à nouveau avancer ma jument, qui s'était arrêtée le temps que j'étais tourné vers Freyja. Nous avançâmes en silence pendant quelques minutes, puis elle murmura doucement, son front appuyé sur mon dos :

-... J'avais un léger doute... D'avoir traverser les âges... Lorsque tu m'as parlée, à mon réveil... Je n'ai rien compris. J'ai du lancer un sort de traduction sur moi-même, pour pouvoir te parler. Et puis ton père... Il a dit que les Draconis avaient perdu leur noblesse depuis longtemps mais... Pour moi, ils viennent à peine de trouver leur titre de nobles...

C'est vrai que de la deuxième à la quatrième ère... La langue a dû évoluer... Ah, ça fait vraiment trop étrange de penser ça! Et la famille de mon père... Elle est noble depuis le milieu de la deuxième ère, en effet... Ah mais... Attendez, mais alors elle n'a pas seize ans...?! C'est une vieille!

-Bordel, mais alors tu es une vieille femme? Dis-je en la fixant, surpris. Faut que tu me parles de ton truc pour paraître aussi jeune!

Elle me frappa dans le ventre et j'éclatai de rire. Mais un sourire vint fleurir sur ses lèvres.

-T'es pas effrayer de ça?

Je la regardai du coin de l'oeil, incertain de savoir de quoi elle parlait exactement. Elle se mordit la lèvre et continua, avec un peu plus d'hésitation dans sa voix :

-De... Du fait que je vienne du passé... Tu me crois? Et tu n'as pas peur?

-Ah, tu sais, moi et la magie... Fis-je distraitement, sans trop non plus en dire. Je préfère laisser ça aux autres qui s'intéressent à tout ce ramassis de problèmes. Si toi tu es à l'aise avec tout cela, alors il n'y a aucuns problèmes, pas vrai? Et puis, tu as réussi à faire un sort pas mal sous la glace alors que tu étais endormie, alors je n'ai aucune raison d'avoir peur que tu me fasses accidentellement exploser, ou un truc du genre?

Elle me fixa, avec ses grands yeux verts et hocha la tête.

-Alors tout va bien! Souriais-je. Enfin... Tant que tu me promettes que tu ne va pas replonger dans un sommeil millénaire et m'entrainer avec toi, je tiens à ma vie ici moi!

Freyja sembla sincèrement surprise, puis sourit et rit. Je souris à mon tour, c'est que c'est toujours plaisant de faire rire une jolie fille!

-Tu es vraiment bizarre comme garçon, toi!, fit-elle après son doux rire. Tu es sans doute le seul être au monde à ne pas être plus surpris que ça d'être en compagnie d'une fille qui est née il y a... Des centaines d'années!

-Quasiment un millénaire, si tu viens du début de l'ère deuxième, précisais-je.

Un autre silence se fit. Mais il était moins... Angoissant que le précédent. Plus détendu. Freyja parla après un petit moment, d'une voix moins désespérée, plus nostalgique :

-C'est... Déroutant. En me lançant ce sort, on m'avait dit que je dormirai des années, sans que le temps me touche... Mais je n'avais pas songé au fait que ce serait si long.

Alors elle savait qu'on allait lui lancer un tel sort? Ce n'était pas un sort jeté sur elle en profitant de sa surprise? Donc c'était peut-être prévu qu'elle dorme un millénaire et des poussières... Raah, je commence à voir des théories de complots un peu partout moi! C'est pas bon pour ma santé mentale tout ça!

-... T'as de la famille ou des amis qui sont... Restés derrière?, demandais-je.

-Non, répondit Freyja doucement. Je l'ai dit à ta mère hier soir, ma famille est morte... Pour moi, cela fait 3 ans mais en fait, ça fait un millénaire quasiment.

... Ça risque de devenir compliquer tout ça. Je sens que je vais me coucher avec une atroce migraine ce soir!

-Disons que ça fait trois ans. Ce serait moins bizarre pour tous.

Un autre silence. Bon... Visiblement Freyja ne sait plus quoi dire, alors j'amorçai moi-même la discussion en demandant avec curiosité :

-Et donc tu vivais vraiment dans une cabane dans la forêt ou...?

Je voulais quand même toujours savoir la vérité sur elle! J'en sais une partie, notamment le comment qu'elle a fait pour survivre et tout. (Magie!) Mais pour Freyja en elle-même, elle restait toujours une inconnue. Et puis cette histoire de fée... Ça m'intrigue vraiment.

-Non, me répondit-elle après une brève hésitation. J'ai été élevée au sein d'une des premières guildes de mages de Tamriel. J'y suis rentrée en l'an 327, six ans après son officialisation. J'étudiais déjà la magie auparavant, avec des bretons et des elfes, mais depuis que la guerre a secoué le continent, il était devenu difficile de correctement apprendre. Il me fallait un travail, ou sinon j'aurai été enrôlée dans une école de guérisseuses pour ensuite être envoyée dans les camps militaires derrière les armées pour soutenir ce massacre.

-La guerre sur tout le continent? De ce que je sais, les seules guerres qu'il y a eues durant cette ère, ce fut ceux contre le Thalmor, puis la première rébellion à Bordeciel.

-Bordeciel? Demanda-t-elle avec hésitation. Qu'est-ce que c'est? Un nouveau nom de pays?

-Ah, tu dois te référer aux anciens noms toi... Réalisais-je. Hum, attend que je me remémore... Je crois que c'est Skyrim... Ta patrie en fait est celle des Nordiques.

Je la sentis hocher la tête dans mon dos.

-Je vois, fit-elle. Les Nordiques donc, sont en rébellion. Autrefois, nous étions simplement les hommes du nord, les fils de Skyrim. Contre qui se rebellent-ils?

Ça y est, c'est parti pour une future migraine causée par des explications trop compliquées à mon goût! Papa, à l'aide! C'est toi le professionnel de l'histoire!

-En fait, après une énième guerre contre le Thalmor, qui sont du domaine Aldmeri, des haut-elfes quoi, la légion impériale a signé un traité de paix. Commençais-je à expliquer. Mais en échange, il fallait bannir le culte de Talos. Talos est considéré comme le neuvième divin et c'est un nordique qui, grâce à sa force et sa réputation, c'est élevé au rang de dieu.

-Impressionnant... Commenta Freyja. Il l'a fait de son vivant?

-Je crois que oui. Bref, comme tu es une nordique, tu dois faire attention avec ça. Les Thalmors ne sont pas trop en accord avec tout ce bazar autour de Tiber Septim, qui serait devenu un divin à sa mort et tout... Et donc, le culte de Talos est banni en Bordeciel. Le Haut-Roi de Bordeciel a accepté tout cela, sans doute par peur de déclencher une nouvelle guerre. Mais le peuple n'a pas aimé la décision du Haut-Roi, Torygg si je me souviens bien et Ulfric Sombrage, le chef de la rébellion et le Jarl de Vendaume, l'a défié en duel il y a un an environ. Il l'a vaincu, en utilisant un ancien pouvoir nordique, je n'en sais pas plus. Depuis lors, il n'y a plus de Haut-Roi, mais personne ne sait qui sera le successeur. La majorité des Nordiques réclament Ulfric comme Haut-Roi, d'autres demandent qu'Élisif, la veuve du Haut-Roi, devienne Haute-reine.

Je lui expliquai ensuite ce que je me souvenais des conflits en Bordeciel, et du Thalmor ainsi que du domaine Aldmeri, vu qu'à l'époque, celui-ci n'avait même pas encore été créé. Freyja m'écouta avec grande attention, demandant parfois des précisions et au fur et à mesure que je parlais, je lui décrivis les événements les plus marquant de l'histoire, de ce que je me souvenais du moins. Je lui confiai la catastrophe qui s'était abattue sur Fortdhiver, il y a presque 80 ans. Nombre de Nordiques avaient accusé les mages de l'académie et depuis lors, la nouvelle capitale est Solitude. De plus, les mages étaient dorénavant très mal vu en Bordeciel.

Après mon récit, Freyja me remercia de tout lui avoir dit et nous ralentîmes notre vitesse pour que mes parents nous rejoignent. Elle me demanda de ne rien dire à personne sur le fait qu'elle venait du passé et je lui promis de garder son secret.

C'était peut-être une erreur. Mais je ne sais pas... Il y avait quelque chose chez elle, dans son assurance mêlée à sa peur, qui me disait qu'elle n'était pas une mauvaise personne. Et puis, elle semblait sincère dans sa détresse d'avoir dormit aussi longtemps. J'avais un peu trop tendance à être gentleman moi... Dès qu'une fille en détresse passe à côté de moi, je bondis pour la sauver en mode chevalier servant.

-Tu avais des amis, autrefois? Lui demandais-je.

-J'avais quelques connaissances, mais aucuns n'étaient suffisamment proche de moi pour être appeler ami, me répondit-elle sobrement.

En gros, elle était une orpheline magicienne solitaire. Charmant. Dans d'autres circonstances, j'aurai déjà commencé à la séduire, elle était après tout vraiment belle, ses yeux sont attrayants, ses cheveux blonds semblent si doux et sa taille fine doit être facile à enlacer... Elle avait de la connaissance, de l'humour et une voix agréable. La femme parfaite à marier quoi! Mais quelque chose chez elle repoussait mon envie de la séduire. Le fait qu'elle avait vécu il y a des siècles? Son statut de magicienne? Ses nombreux secrets qu'elle me cache encore? Ou quelque chose d'autre, d'encore plus profond que ça...?

Je l'ignore, mais dans tous les cas, je n'éprouvais aucune envie de la séduire. C'est donc en toute amitié que nous conversâmes, alors que nous étions maintenant à la même hauteur que mes parents, riant des plaisanteries de mon père et du sérieux également comique de ma mère face à ses idioties.

Puis soudainement, quelques minutes de conversation plus tard, mère redressa la tête et fronça des sourcils.

-Quelque chose ne va pas, mon amour? Demanda père.

-... C'est silencieux... Beaucoup trop calme. Dit-elle en observant autour d'elle discrètement.

Nous stoppâmes nos idioties et observèrent également les alentours. Je vis Freyja agiter à nouveau sa main et une étrange brume en sortir. La brume devint de plus en plus transparente, tout en s'éloignant. Père fit le même geste, mais plus tard que Freyja et sa brume était plus opaque pour ensuite partir plus loin, en hauteur.

-... Une embuscade, droit devant, dit-elle, après avoir regardée quelque chose qu'elle était la seule à voir.

-Sais-tu combien ils sont? Demanda mon père sans poser de questions sur le sort de Freyja, qui était vraiment différent du sien.

-Une dizaine, peut-être plus, répondit-elle. Ils sont armés et nous attendent au prochain croisement.

Je posai ma main sur la garde de mon épée, imitant ma mère qui en fit de même et mon père serra les poings sur les rênes. Le chariot était lourd... Très lourd. Nous ne pourrons pas fuir avec lui.

-... Freyja, dans le chariot à côté des pots en terre cuite, il y a des sacs en cuir, dit soudainement mon père.

Freyja sauta de ma jument pour ensuite se mettre à fouiller sans un mot. Elle trouva facilement. Père n'attendit pas qu'elle ait trouvé pour poursuivre :

-Vide un ou deux d'entre eux et mets-y tout ce qui te semble utile. Outils, nourriture, vêtements. Ensuite, je veux que tu grimpes avec Nachael sur la jument et que vous partiez le plus vite possible dès que l'embuscade commence.

-Père...! M'écriais-je.

-Fils, ta mère et moi nous nous en sortirons. Mais toi et Freyja, vous êtes jeunes et légers, si vous pouvez vous enfuir, alors faites-le.

Je croisai le regard de mère. Il était hors de question que je fuis un combat en les laissant derrière! Mais son regard était aussi ferme que celui de père. Elle était d'accord avec lui. Dans le chariot, Freyja agissait rapidement. Elle glissa les ganses des deux sacs sur ses épaules, et sauta à nouveau sans hésitation sur ma jument. Cette fois cependant, je la pris devant moi, bénissant la selle de fortune qui n'était qu'une sorte de tapis de cuir bien plat. Elle pouvait ainsi s'asseoir confortablement devant moi. Je rapprochai le cheval du chariot et serra la main de ma mère très fort.

Bordel... C'était peut-être la dernière fois que je les voyais... Je ne voulais pas... Mais Freyja n'avait rien à voir avec nous... Et j'ai confiance en mes parents. Ils sont de grands guerriers, une Chantelame et un héros de guerre! Mais demander que je fuies le premier, ça signifie qu'il y a anguille sous roche.

Quelque chose cloche et j'ignore ce que c'est. Mais je sens que ce n'est pas bon du tout... Nous avançâmes encore quelques dizaines de mètres, puis soudainement un homme apparu devant nous. Il portait une armure de fer, avait un grand sourire qui se voulait innocent mais tenait solidement un marteau de guerre en fer rouillé dans ses mains.

-Bonjour voyageurs, si vous voulez bien descendre et me donn… Commença-t-il, mais je n'attendis pas la suite.

Je fis claquer les rênes et fonçai vers l'homme. Celui-ci fut si surpris de ma réaction qu'il ne fit aucuns gestes pour m'arrêter. Nous étions déjà à quelques dizaines de mètres plus loin lorsqu'il se mit à hurler des ordres de nous arrêter. Quelques sifflements de flèches se firent entendre, mais ma jument était rapide et nous nous éloignons suffisamment pour ne plus être des cibles faciles. Pourquoi avoir demander que moi et Freyja fuyions...?

J'eus ma réponse lorsque Freyja lança un autre sort, le même que tout à l'heure et regarda derrière elle. Elle hoqueta de surprise et dit avec une peur dans la voix :

-Une vingtaine d'hommes se sont rajoutés... Ton père a lui aussi lancé un sort de détection... Il a vu les renforts... À plus de trente contre quatre, avec le chariot à protéger c'est...

... Je vois... C'est du suicide d'essayer d'y aller à quatre contre une trentaine de bandits... Mais à deux, n'est-ce pas pire? Père à dit que moi et Freyja étions jeunes, voulait-il dire par là qu'il pensait qu'on ne pouvait pas mourir maintenant?

C'était troublant de penser ainsi. Maman et papa n'ont même pas encore atteints la quarantaine, ils leur restent bien des années de vie encore! Il faut faire demi tour et que je... Une main se posa alors sur mon bras, stoppant mes réflexions.

-C'était leur choix de te demander de partir maintenant, dit Freyja, sans me regarder.

... Avait-elle deviné mes pensées? Mais elle dit vrai... Aussi cruel que cela puisse être... C'était leur choix. Leur choix... Je n'avais pas le droit de faire demi tour, pas vrai...? Et Freyja... Elle était innocente... Elle avait dormi un millénaire... Elle ne pouvait pas mourir après s'être enfin réveillée!

Je ne dois pas faire demi tour. Respecter le choix de mes parents. Protéger Freyja. C'est la bonne chose à faire. La bonne décision.

Alors pourquoi avais-je aussi mal...? Pourquoi je tremblais autant...? Et pourquoi cette foutue larme coulait maintenant sur ma joue...?


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Prochain chapitre : 25 Avril 2016