Bon anniversaire Dalou !!!

J'espère que cet OS te plaira, ma chérie.

Inné et acquis par Ishtar205

C'est re-moi^^ Ce mois-ci je suis les contraintes de Dalou, puisque c'est son anniversaire.

Les contraintes étaient les suivantes : écrire une fic suivant le principe du mentor avec Severus en mentor. L'OS doit être très détaillé. Le filleul doit être quelqu'un d'autre que Harry et avoir rajeuni, suivant le principe souvent associé au mentor du de-aging. Je n'ai pas le droit de faire de Snarry mais Severus peut être en couple.

Normalement, j'ai tout respecté… Vous me direz ce que vous en pensez ;b

Petites précisions :

Rien à moi tout à JKR comme d'habitude.

D'autre part, cet OS se situe après le T7 et la victoire de Harry mais Severus Snape n'est pas mort… sinon, ce serait dur^^ et Remus non plus... ça c'est parce que je l'ai décidé, na ! lol

Attention, c'est du yaoi, même si le slash reste léger. C'est du T … pas de lemon mais j'ai pas pu m'empêcher de mettre mon Sevy d'amour avec Remychou^^ lol

Du K, du T… on m'aura tout fait faire dans ce groupe ! Ceci dit, j'ai adoré me lancer dans le mentor… J'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture !



Pensées de Severus

Dans le bureau de Minerva McGonagall, le 15 juillet 2009

- J'étais sûr que ça marcherait ! J'en étais sûr ! trépigna Harry.

- Tu veux dire que tu l'as fait exprès ? s'exclama Remus.

- Imbécile de gryffondor !

- Severus !

- Minerva, continua Harry sans se laisser distraire, où est-il ? Comment va-t-il ? Je peux le voir ?

- Avant tout, Harry, il faut que je vous dise quelque chose…

- Qu'est-ce qu'il y a ? Il va bien, n'est-ce pas ? Il va bien ?

- Oui, il va bien. Mais il n'est plus tout à fait lui-même…

- Ce n'est pas grave, je m'occuperai de lui, il…

- Harry, le coupa la directrice, il n'est plus celui que vous avez connu.

- C'est-à-dire ? demanda Remus qui avait de plus en plus de mal à conserver son calme.

Minerva poussa un profond soupir.

- Il a à peu près 5 ans, nous ne savons pas exactement.

- QUOI ?!

Severus grimaça à ce cri poussé en chœur par tous les gryffondors présents.

- Et il est amnésique.

- QUOI ?!

- Il sait qui il est, mais il n'a aucun souvenir d'avoir été adulte. C'est bien Sirius, mais Sirius enfant.

- Sait-il que toute sa famille est morte ?

- Oui, nous lui avons expliqué qu'il avait été emmené dans le futur. Il a eu l'air plutôt content.

- Avec sa folle de mère, pas étonnant, grommela Harry.

- Les médicomages sont tous d'accord. Sirius a apparemment laissé des années derrière le voile. Il est en parfaite santé et va recommencer à grandir normalement. Il…

- QUOI ?!

- Severus, calme-toi.

- Me calmer ! Me calmer alors que ce sale cabot va revenir me pourrir la vie ! A 11 ans, il ira à Poudlard et… Tu crois que j'ai pas déjà assez à faire avec les Weasley, les Weasley-Potter et les Weasley-Granger qui se préparent !

- Hé !

Remus se leva et embrassa son amant, sachant que c'était la seule façon à la fois de le faire taire et de le calmer. Ce n'était pas le moment de déclencher une crise diplomatique.

- Je veux le voir ! réclama Harry en réprimant une grimace de dégoût… Il ne savait pas s'il arriverait un jour à se faire à l'idée que le dernier Maraudeur était en… couple… avec la chauve-souris des cachots.

- Il attend dans la pièce à côté. Je lui ai dit que des cousins très éloignés allaient s'occuper de lui.

- Bien. J'avais préparé Ginny à cette éventualité depuis la mort de Voldemort.

- Je vais le chercher, dit Minerva en se levant.

Remus et Harry la suivirent du regard et ne quittèrent plus la porte close des yeux. Severus renifla dédaigneusement.

Quelques instants plus tard, la porte se rouvrit sur un petit brun au regard franc qui soutint sans faillir ceux des personnes présentes avant de se diriger sans aucune hésitation vers Severus et de se hisser sur ses genoux sans cérémonie.

Respire, Sev, respire. C'est un cauchemar et Black n'est pas sur tes genoux !

- Bonjour mon nouveau papa !

- Sirius ce n'est pas… commencèrent Minerva, Hermione, Remus et Harry dans une vaine tentative pour éviter…

- Je ne suis PAS ton papa !

- C'est moi qui… tenta Harry

- Sûrement pas ! le coupa Sirius. Je suis pas un nérissson moi. J'ai les mêmes cheveux que lui…

Je pleure, je ris ou j'enregistre ça pour avoir une preuve dans le futur ?

- …Et pis, continua le petit garçon, sous le regard ahuri de l'assemblée, t'es tout petit toi et les Blacks y sont… y sont… y sont pas petits ! Et pis, toi, papa, t'es rigolo quand tu fais tes yeux, là…

Mon regard glacial numéro 12, "rigolo" ! Tuez-moi tout de suite !

- … Et pis… Ah ! fit triomphalement Sirius.

- Quoi ?

- Ça, reprit le petit garçon en imitant maladroitement le geste de Severus qui venait de se pincer l'arrête du nez. Papa faisait le même. Et pis je t'aime, moi, et je veux que tu sois mon papa !

Et Sirius de mettre ses bras autour du cou de Severus et de lui faire un bisou suivi d'un câlin.

Je ne vais pas me trouver mal. C'est un cauchemar. Je vais fermer les yeux et quand je les rouvrirai…

Toute l'assemblée retint son souffle.

- Sirius ? dit doucement Remus en s'approchant à pas de loup. Je peux t'emprunter Severus un instant ? Avant qu'il ne nous fasse une crise cardiaque et/ou ne t'avadakedavre, ajouta-t-il mentalement.

Sirius le regarda un long moment, semblant le jauger puis finalement se détacha du serpentard figé et trottina vers la coupe de bonbons posée sur le bureau.

- Severus ?

- …

- Severus ?

- …

- Severus !

- Quoi, Lupin ?

- Severus, je sais que je n'ai pas le droit de te demander ça mais…

Le serpentard leva les yeux vers le sourire tremblant de son amant et frissonna.

- Non, Remus ! Tu ne peux pas envisager… Mais enfin, voyons !

- Je sais bien, mais c'est ce qu'il veut.

- Et évidemment il doit l'avoir ! Non, non et non ! Je refuse !

- Alors pourquoi chuchotes-tu ?

- Je… je… De toute façon, Potter ne sera jamais d'accord.

Sachant que ce serait l'accord le plus positif qu'il obtiendrait jamais, Remus embrassa Severus.

- Je m'en occupe.

- Je n'ai pas dit oui, Lupin !

- Je saurai te remercier comme il se doit.

Severus renifla dédaigneusement.

- Est-ce que tu vas être ma maman ?

Remus sursauta en s'apercevant que Sirius était revenu vers eux.

- Pourquoi dis-tu ça, Sirius ? Je suis un homme, je ne peux pas être une maman.

- Ben, pourquoi t'as fait un bisou d'amour à Papa alors ?

Niark niark niark

- Euh, Sirius, tu sais parfois un homme… Remus rougit. Réfléchit. Et capitula. Oui, Sirius, je vais être ta maman. Est-ce que ça t'ennuie ?

- Oh non. Je suis content d'avoir une maman avec des zolis yeux dorés.

- Heum !

- Oui, Harry ?

- C'est pas tout ça mais Ginny doit m'attendre. Donc Sirius on va y aller.

Harry tenta d'attraper le poignet du petit garçon mais celui-ci se cacha derrière Remus en criant :

- Non, je veux pas aller avec toi ! Papa !

Severus se leva, comme par réflexe, et vint se placer entre Harry et Remus.

- Potter, la situation ne me plaît pas plus qu'à vous mais que croyez-vous faire exactement ? Kidnapper votre parrain ? Vous comptez aussi l'obliger à vous aimer ? Cessez vos idioties et réfléchissez avant d'agir pour une fois. Remus s'en occupera très bien. Et vous viendrez ce week-end. Nous ferons le point à ce moment-là.

- Je suis désolée, Harry, intervint Minerva, mais Severus a raison. Sirius est assez traumatisé comme cela. Il faut d'abord penser à son bien-être.

- Et comment son bien-être sera-t-il assuré chez un bâtard qui le déteste ?

- Harry ! Je te rappelle que tu parles de l'homme que j'aime et avec qui je compte bien passer le reste de mes jours ! Les yeux de Remus flamboyaient de colère. Mais tu crois peut-être aussi que je ne saurai pas m'occuper d'un enfant ?

- Remus, je…

- Il suffit. Nous rentrons à la maison. Minerva, Hermione, Ron salua Remus. Sans un mot de plus, il jeta une pincée de poudre de cheminette dans le foyer en annonçant : Manoir Prince.

Il s'apprêtait à passer les flammes devenues vertes quand il sentit que Sirius ne lui emboîtait pas le pas.

- Sirius ? Tu ne veux plus venir avec nous ?

- Si… mais… Le petit garçon semblait au bord des larmes. Sev y veut pas être mon papa ?

Remus s'accroupit pour être à hauteur des yeux gris de son meilleur ami… enfin non, mais qu'est-ce que Sirius pouvait se ressembler ! Remus secoua la tête pour revenir au présent.

- Pourquoi dis-tu ça, mon chéri ?

- Il, lui… commença Sirius en montrant Harry du doigt.

- Imbécile de gryffondor ! gronda Severus avant de s'accroupir à son tour. Il a dit des mensonges, Sirius, mais je sais qu'il ne voulait pas te faire de la peine.

- C'est vrai ? demanda Sirius, les yeux gros de larmes.

- Mais oui.

- Alors tu veux bien être mon papa ? renifla Sirius.

- Mais oui, soupira Severus en lui tendant un mouchoir puis, voyant l'incompréhension dans les yeux de l'enfant, le plaça sur son nez, et dit : souffle.

Sirius se précipita dans ses bras et Severus referma les siens sur lui. Comme Sirius ne semblait pas décidé à le lâcher, il le souleva en se relevant et l'installa sur une de ses hanches avec précaution. Puis il darda un regard noir aux alentours, défiant quiconque de faire une remarque sur ce qui venait de se passer.

- Remus, on y va.

Lorsqu'ils passèrent devant Harry, qui n'en menait toujours pas large, Sirius le regarda et lança :

- C'est pas bien de mentir. Toi t'auras pas de cadeaux à Noël.

On entendit le ricanement de Severus même une fois que les flammes de la cheminée furent redevenues rouges.

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Au Manoir Prince.

- Sirius, viens je vais te montrer ta chambre et on la décorera comme tu voudras.

- Papa, moi c'est Siri. J'aime pas être sérieux.

Severus jeta un regard noir à Remus qui s'efforçait, mal, de ne pas rire.

- Hem… Bon, Siri alors. Mais moi, c'est…

- Severus.

- C'est ça, comme dit Remus.

- Mais t'es mon papa, pourquoi je t'appellerai Severus ?

- Bon, soupira Severus, on verra ça demain. Pour le moment, le plus urgent, c'est ta chambre et après on mange, qu'est-ce que tu en dis ?

- J'ai faim.

- Bon, alors on mange et après on s'occupe de ta chambre, capitula Severus qui devait bien s'avouer qu'il n'était pas encore prêt à affronter l'épreuve "décorons la chambre de Black".

Severus espérait qu'attablé devant le bon repas préparé par Yamy, l'elfe de maison  ravi, allez savoir pourquoi, mais les elfes avaient toujours été des créatures étranges, à l'idée que la vieille demeure allait être à nouveau pleine de cris d'enfants  le petit garçon allait se taire et lui permettre de réfléchir enfin à la façon dont il s'était fait encore une fois avoir et convaincre de faire quelque chose qu'il n'avait absolument pas envie de faire… et pourtant Dumbledore était mort… et rien n'avait changé… c'était bien la peine… Mais il n'en fut rien. Black restera toujours Black, un emmerdeur, à n'importe quel âge…

- Dis, Maman…

Niark, niark, niark

…ma chambre elle est où ? Elle est à côté de celle de toi et Papa ?

- Siri, tu ne peux pas m'appeler Maman. Je suis un homme. Tu ne veux pas plutôt m'appeler Papouni ?

Severus renifla dédaigneusement à ce nom ridicule et d'une poufsoufflerie à vomir.

- Hum…, fit Sirius qui semblait plonger dans une réflexion si intense qu'il en oubliait d'avaler sa cuillère de mousse au chocolat. D'accord Pamouni.

Severus vit les yeux de Remus se gonfler de larmes sans comprendre jusqu'à ce que… Moony !

- Papouni, Siri, Pou-ni, le reprit-il très vite.

- Vi, Papouni.

Remus renifla le plus discrètement possible, en souriant doucement à Severus pour le remercier et décréta :

- Je crois que tout le monde a fini. Alors, au lit !

- Papa a promis d'abord de décorer ma chambre !

- Oui, je suis sûr qu'il s'en rappelle, ricana Remus.

Severus soupira discrètement en fusillant son amant du regard.

Tout se paiera…

- Bon, alors à quoi tu veux que ta chambre ressemble ?

- A celle d'Oursin des étoiles.

Késaco ?

Severus rencontra le regard incrédule de Remus.

OK, moi qui cherchais du soutien…

- Il va falloir que tu sois un peu plus explicite Siri.

- Alors…

Deux heures, quelques dizaines de sortilèges, moult hurlements rentrés, de colère pour Severus et de rire pour Remus plus tard, Siri se couchait dans une grotte étoilée.

- Papa, tu me racontes pas une histoire ?

- Je vais le faire, si ça t'ennuie pas Siri.

- D'accord Papouni. Bonne nuit, Papa.

- Bonne nuit Siri.

Severus retrouva le refuge de sa chambre avec un soulagement qui lui coupa les jambes. Il s'effondra dans son fauteuil.

Comment je me suis retrouvé dans cette galère, moi encore…

Severus rumina un long moment en attendant Remus. Quand son amant rentra dans la chambre, il ne leva même pas les yeux, perdu dans ses pensées.

- Severus ?

- Mmm…

- Severus, c'est trop dur pour toi de l'avoir à la maison ?

- Non.

- Non ?

- Curieusement, non. En fait, j'étais en train de me rappeler la façon dont il s'est précipité dans mes bras.

- Severus, tu pleures ?

- Certainement pas ! C'est juste que jamais encore… la voix du serpentard s'amuit.

- Il est mignon, hein ?

- Je ne suis pas un Poufsouffle, Remus. Je suis simplement content d'avoir rivé son clou à Potter.

- Mais bien sûr.

- Il est si… confiant.

- Et il t'adore.

- Pff…

- Alors, Papa…

- Oui, Maman ?

- J'étais sûr que tu allais remettre ça sur le tapis ! Ça t'amuse, n'est-ce pas ?

- Je suis sûr que tu serais magnifique en robe du soir… ou en nuisette.

- Ah oui ? ronronna Remus.

- Après tout, tu as promis de me remercier…

- Est-ce que cela serait un remerciement satisfaisant ? demanda Remus en s'agenouillant devant son amant.

- Disons que c'est un début.

DDDDDDDDDDDDIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

- Qu'est-ce que c'est ?

- L'alarme de la chambre d'enfant, s'écria Severus qui passait déjà la porte en courant.

Remus le suivit aussitôt tout en se disant que son amant avait beau s'en défendre, il était fait pour être père. Lui n'avait pas pensé à protéger cet enfant, qui était pourtant son meilleur ami alors que Severus l'avait fait d'instinct. Même contraint et forcé, il avait endossé le rôle du père… Remus avait parié qu'il ne faudrait pas longtemps à Severus pour oublier que petit Siri avait été son ennemi d'enfance, mais il n'avait pas pensé que cela se ferait si vite… Et il l'admettait, il avait sous-estimé l'honnêteté intrinsèque de l'homme qu'il aimait. Il avait oublié que Severus ne faisait jamais rien à moitié même quand il détestait ce qu'on l'obligeait à faire. Il n'aimait peut-être pas encore l'enfant, mais il en avait accepté la responsabilité et cela impliquait de veiller à son bien-être, de jour comme de nuit. Severus était peut-être un terrible professeur, mais il ne serait jamais un bourreau d'enfant.

Ils étaient arrivés dans la chambre de Sirius en un temps record et avaient trouvé le petit garçon en plein cauchemar.

Severus lui passa la main sur le front et l'éveilla avec la même douceur qu'il utilisait jusque là exclusivement avec Remus.

- Siri, Siri, mon chéri, réveille-toi, chuchota-t-il.

- Papa ?

- Chut… c'est rien, c'est juste un cauchemar, tout va bien… chut…

- J'ai… j'ai… sanglota Sirius.

- Chut… calme-toi, respire, prends ton temps et tu me racontes d'accord ?

Sirius acquiesça et Severus le prit dans ses bras et lui caressa doucement le dos, en chuchotant des paroles apaisantes. Il tendit la main à Remus pour l'inviter à les rejoindre sur le lit. Remus ajouta ses bras à ceux de Severus et peu à peu Sirius se calma, le nez dans la chemise de Severus et la main de Remus dans ses cheveux.

Severus le redressa très légèrement, sans briser complètement leur étreinte pour que Sirius puisse rester contre lui s'il en éprouvait encore le besoin. Mais le petit garçon se laissa faire et renifla seulement doucement. Severus ressortit son mouchoir et, une fois le nez de Sirius mouché et ses yeux essuyés, il demanda calmement :

- Siri ? Tu veux nous raconter ton cauchemar ?

- C'était… Il faisait froid et tout noir et il y avait des bruits, des… voix. J'étais tout seul et elles voulaient… et il y avait du vent qui voulait m'attraper et…

Tout en parlant, Sirius dessinait dans l'air, sans paraître vraiment s'en rendre compte, une arche, encore et encore. Remus et Severus échangèrent un regard appuyé.

- Chut… C'est rien. C'est fini mon cœur… Rien ne peut t'arriver, tu le sais, n'est-ce pas ? Tu es avec Papa et Papouni maintenant.

- Voui.

- Rendors-toi mon chéri.

- Veux pas être tout seul.

- Non, bien sûr. Je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes d'accord.

- Merci Papa.

- Chut… Dors maintenant.

Severus jeta un regard à Remus, lui signifiant qu'il pouvait partir, mais celui-ci se contenta de s'asseoir dans la causeuse à côté du lit, prenant la main de Severus qui ne tenait pas celle de Sirius. Le serpentard soupira et s'installa le plus confortablement possible, remontant soigneusement les couvertures sous le menton du petit brun.

Quand la respiration du petit garçon redevint parfaitement régulière, Severus replaça une mèche derrière son oreille et se leva précautionneusement, entraînant Remus avec lui.

- Il rêve du voile.

- Je sais. Il reste à espérer qu'il oublie avec le temps.

- Severus…

- Remus, on ne peut rien faire de plus que lui faire un câlin si ça recommence. Il est bien trop jeune pour une Potion de Sommeil Sans Rêves et tous les médicomages sont d'accord pour dire que censurer les rêves des enfants est très mauvais pour leur développement psychique futur. Il faut qu'ils exorcisent leurs peurs. Les cauchemars sont cathartiques.

- Je vois que tu as longuement réfléchi à la question.

- Je…

- Je t'aime, Severus, conclut Remus en embrassant son amant.

- Alors prouve-le-moi.

Remus sourit et reprit là où ils en étaient avant d'être interrompus.

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Au Manoir Prince, 15 jours plus tard.

- Siri !

- Siri !

- Je suis reconnaissant à ce gamin d'avoir encore une fois envoyé bouler Potter, mais ce n'est pas une raison pour nous faire tourner en bourrique !

- C'est plus que de la reconnaissance que tu lui dois. Tu n'as pas arrêté de ricaner depuis une semaine.

- Siri !

- Siri !

- Mais où est passé ce gosse !

- Ouaf, ouaf, OUAF !

- Ouaf ?!

- Padfoot ? Padfoot !

- Regarde Papouni ! Je l'ai trouvé devant la grille. Je peux le garder ?

- Siri…

Severus arriva juste à temps pour voir Remus fondre en larmes et se laisser glisser à terre.

- Papouni ? Qu'est-ce qu'il y a ? Papa, pourquoi y pleure Papouni ? C'est ma faute ?

Sirius se mit lui aussi à sangloter, entourant Remus de ses bras en hoquetant qu'il était désolé.

Severus soupira et prit Sirius dans ses bras avant de relever Remus pour l'enlacer à son tour. Il répéta à Sirius que ce n'était rien, et que Remus ne pleurait pas à cause de lui, et le petit garçon se calma tandis que le chiot qu'il avait ramené tournait autour d'eux en jappant. Severus finit par reposer Sirius en lui disant d'aller dans la cuisine demander à Yami un repas pour son chien, en précisant qu'il n'avait pas encore décidé s'ils le garderaient ou pas. Puis, il serra Remus plus fort contre lui.

- Moony… Je sais ce que tu ressens, mais tu dois te rappeler que ce n'est plus Sirius. C'est Siri, et c'est un enfant.

- Je sais, Sev, je le sais. Là, répondit Remus en montrant sa tête. Mais là… continua-t-il en montrant son cœur.

- Je sais bien mon cœur, mais si tu recommences à pleurer pour rien, tu vas le traumatiser.

- Peut-être qu'on pourrait lui expliquer…

- Lui expliquer quoi ? Qu'en fait il est ton meilleur ami et mon meilleur ennemi mais qu'il ne s'en rappellera jamais ? Non, Remus, tu sais que c'est une mauvaise idée.

- Oui, c'est toi qui as raison. soupira Remus. La plupart du temps, j'oublie que c'est mon Sirius parce que… eh bien, c'est un enfant…

- Ce serait plutôt la preuve que c'est bien Sirius, mais passons…

- Severus ! le réprimanda Remus avec une tape sur le bras.

- Je comprends ce que tu veux dire. Parfois les réminiscences sont vraiment troublantes. Mais c'est notre petit maintenant. Notre louveteau.

- Voui… Tu veux lui faire un petit frère ?

- N'y compte même pas !

Remus ricana.

- Maintenant que tu as retrouvé le sourire, je crois qu'il est temps d'aller expliquer à Siri qu'on ne peut pas garder ce chien.

- Parce que tu crois vraiment que tu vas réussir à faire ça ?

- Non, soupira Severus, mais j'espère pouvoir au moins négocier un peu.

- On peut toujours rêver.

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Au Manoir Prince, le 5 juillet 2010.

- Papa, pourquoi tu mets des fleurs dans ta potion ?

- Ce ne sont pas des fleurs, Siri, mais des pétales de roses. Et c'est pour adoucir le mélange.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est un onguent contre les brûlures et qu'il doit être doux.

- Pourquoi ?

- Parce que ça permet d'avoir moins mal.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est le but de la potion.

- Pourquoi ?

- Siri, tu n'as rien d'autre à faire ?

- Non. Et pourquoi tu rajoutes de la poussière ?

- Ce n'est pas de la poussière, c'est de la poudre de corne de licorne.

- Pourquoi tu en mets ?

- Parce que c'est un ingrédient très puissant.

- Pourquoi ?

- Parce que les licornes sont des créatures magiques par excellence.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elles sont très pures.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elles se cachent des humains.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elles en ont peur.

- Pourquoi ?

- Parce que les humains peuvent être méchants.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est la nature humaine.

- Pourquoi ?

- Parce que.

- Pourquoi ?

- Parce que.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est comme ça !

- Pourquoi ?

- Tu ne veux pas aller embêter Remus ?

- Non. Alors pourquoi les hommes sont méchants et font peur aux gentilles licornes ?

- Pour permettre aux petits garçons de tester les limites de la patience de leur père.

- Pourquoi ?

- REMUS !!

Remus tu me dois des remerciements, longs, nombreux et variés !

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Au Manoir Prince, le 13 août 2011.

- REMUS !!

- REMUS !!

- REMUS !!

- Severus, mais que se passe-t… la voix de Remus mourut tandis que son regard tombait sur un tas de robes trop grandes autour de… eh bien… d'un Severus de 6 ou 7 ans à première vue.

- Ton imbécile de fils m'a fait rajeunir !

- Je suis sûr que Sirius ne l'a pas fait exprès. N'est-ce pas Sirius ? demanda-t-il en se tournant vers le jeune garçon qui arborait un grand sourire ravi.

- Mais si ! Je voulais que Papa joue avec moi. Et il a dit qu'il était trop vieux et que je devais me trouver un copain de mon âge. Mais maintenant Papa va pouvoir être mon copain !

- Severus… Calme-toi. Finite Incantatem. Finite Incantatem. Finite Incantatem !

- Remus, c'est de la magie infantile. Il n'y a pas de contre-sort.

Remus ne put que retenir son rire à la dernière minute en voyant un mini-Severus se pincer l'arrête du nez en soupirant à fendre l'âme.

- Siri ?

- Oui, Papouni ?

- Siri, tu veux bien rendre à Papa son apparence normale.

- Non.

- Siri !

- Non. Je veux jouer avec Papa.

- Mais Siri…

- Sirius, si tu ne me rends pas ma taille adulte tout de suite, je vais….

- Attrape-moi si tu peux ! cria Sirius en détalant en riant.

- Je crois bien que tu vas être contraint de jouer à chat… ou à cache-cache.

- Remus, tu ne ris pas, n'est-ce pas ?

- Mais bien sûr que non, Severus ! Pour qui me prends-tu ?

- Tu me le paieras ! Et Sirius aussi ! Je suis sûr qu'il n'est pas du tout amnésique et qu'il est revenu juste pour me pourrir la vie !

- Severus, ne dis pas de bêtises. Si j'étais toi, j'essayerais de le rattraper… Et qui sait, tu t'amuseras peut-être.

Severus renifla dédaigneusement et sortit le plus dignement qu'il put après avoir rétréci ses vêtements. Et voir un mini-Severus faire tourbillonner ses robes avant de se précipiter dans les escaliers en hurlant : "Siri, je vais t'attraper" fut la goutte d'eau pour Remus qui éclata de rire à s'en tenir les côtes.

Quand il se fut remis de son fou-rire, il rejoignit les deux enfants… enfin façon de parler… qu'il entendait dans le salon et recommença aussitôt à rire en voyant Severus à califourchon sur Sirius en train de le faire capituler à coups de chatouilles.

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Au Manoir Prince, le 5 août 2012.

- Sirius ?

- Oui, Papa ?

- Puis-je savoir pourquoi tu as mis mes robes ? Et par la même occasion, ce que tu fais devant mon chaudron à mélanger je ne sais quoi. demanda Severus d'une voix doucereuse qui ne présageait rien de bon.

Sirius déglutit. Il savait quand son père était fâché et là il avait l'air vraiment très fâché.

- J'ai mis de la poudre de corne de licorne et…

Il avait espéré que donner des informations aiderait mais au vu du froncement de sourcils de son père…

- Et ? dit Severus d'une voix glaciale.

- Du… du sang de vampire.

- QUOI ?! Sirius, éloigne-toi tout de suite de ce chaudron ! cria Severus en incantant un charme de bouclier sur le garçon et en se plaçant entre lui et la mixture juste au moment où celle-ci explosait.

…………………………………….

- Je t'assure, Remus, il n'est pas du tout amnésique et il est revenu pour me pourrir la vie !

- Severus, ne dis pas de bêtises. L'imitation est la forme la plus pure de l'admiration.

- Pff, renifla dédaigneusement Severus. Et c'est par admiration qu'il m'a transfiguré en satyre peut-être !

- Tu es très beau avec tes petits sabots, Severus, juré !

- Ne t'y mets pas, Lupin ! Ajoute plutôt les graines de pavot à la potion et tourne dans le sens des aiguilles d'une montre pendant une minute. J'ai hâte d'avoir retrouvé mes jambes pour mettre mon pied quelque part à ce garnement !

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Au Manoir Prince, 25 juillet 2014.

- Non, Sirius, tu n'auras pas de balai.

- Mais Papa !

- J'ai dit non.

- Papouni a dit oui.

- Ça ça m'étonnerait ! Et tu sais très bien que j'ai horreur que tu essayes de nous monter l'un contre l'autre.

- Eh ben je demanderai à Oncle Harry !

- Sirius Black Snape, je te l'interdis, entends-tu ! Si jamais j'apprends que tu es monté sur un balai seul, tu ne pourras plus jamais t'asseoir dessus de ta vie !

- Pour qui tu te prends d'abord, t'es même pas mon vrai père !

- SIRIUS !

- Papouni !

- Severus, ne t'en va pas.

Severus ne répondit pas et sortit de la pièce dans un tourbillon de robes. Mais Remus avait eu le temps de voir la douleur sur ce visage si impassible en dehors de chez eux.

- Sirius Black Snape troisième du nom, qu'est-ce qui t'as pris de dire une chose pareille !

- Papouni… Je suis désolé.

Sirius se sentait très mal. Il n'avait pas voulu aller si loin. Il était juste en colère. Et il avait fait de la peine à ses deux pères.

- Je crains que cela ne suffise pas cette fois. Et tout ça pour un balai.

Sirius ne savait plus où se mettre. Il aurait aimé que la terre s'ouvre sous lui. Il aurait préféré que Remus lui crie dessus plutôt que de le regarder avec une telle déception dans les yeux.

- Que dois-je faire pour que Papa me pardonne ?

- Je ne sais pas, Sirius. Tu sais pourtant par quoi il est passé pour t'adopter devant la loi. Il a dû affronter bien des rebuffades à cause de son passé, à cause de l'intolérance des gens, et tout ça il l'a fait pour toi. Parce qu'il t'aime. Et toi…

Sirius se mit à pleurer. Il était un grand garçon pourtant, il allait avoir 10 ans et les grands garçons ne pleuraient pas. Mais la voix de Remus était si calme… Il avait l'impression de les avoir trahis tous les deux.

- Mais je l'aime aussi, hoqueta-t-il.

- Alors il faut le lui prouver.

Sirius se dirigea vers sa chambre, la tête basse, semblant porter tout le malheur du monde sur ses épaules. Remus lui suivit du regard en soupirant et alla quant à lui à la recherche de son amant pour essayer de voir ce qu'il pouvait faire pour arranger les choses.

Mais il ne le retrouva nulle part. Severus avait quitté le Manoir.

Remus soupira et s'installa dans le salon pour attendre le retour de Severus. Il mit discrètement une alarme sur la chambre de Sirius… Il ne pensait plus avoir à le refaire mais deux précautions valaient toujours mieux qu'une, c'était le credo de Severus.

Lorsque Severus rentra, il avait le visage fermé et il passa devant Remus sans le réveiller pour monter à l'étage. Il s'arrêta devant la chambre de son fils et écouta. Il entendit le grattement de la plume sur le parchemin et décida d'entrer.

Sirius se tourna vers lui en entendant la porte grincer légèrement. Il savait que son père aurait pu entrer sans qu'il s'en aperçoive et se demanda pourquoi il tenait à se faire remarquer. Il vit ses traits tirés et sentit les larmes lui remonter aux yeux.

Sans un mot, ne faisant pas courage à sa voix, il lui tendit le parchemin qu'il avait posé sur le bureau.

Il n'y avait que deux phrases, sans cesse répétées, encore et encore sur des lignes et des lignes : Je suis désolé. Je t'aime.

Severus posa son regard sur le parchemin sans qu'un muscle de son visage ne tressaille. Puis, il s'avança et ouvrit les bras.

Sirius s'y précipita et s'accrocha à la chemise de Severus comme si sa vie en dépendait, en sanglotant comme l'enfant qu'il était encore. Severus referma ses bras sur lui et lui caressa les cheveux.

Remus s'arrêta dans l'encadrement de la porte, ému aux larmes par cette étreinte silencieuse qui lui en rappelait tellement une autre. Il s'avança pour embrasser lui aussi les deux amours de sa vie et laissa ses larmes se mêler aux leurs.

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Poudlard, Grande Salle, le 1er septembre 2015.

- J'en reviens pas, Severus, tu te rends compte, notre bébé rentre à Poudlard !

- Remus, tu n'arrêtes pas de répéter ça depuis ce matin, j'ai compris !

- Mais Severus !

- Tais-toi maintenant, tu es professeur je te le rappelle et la Répartition commence.

- Tu te rappelles ce qu'on a convenu, n'est-ce pas ?

- Je refuse de recommencer cette discussion. Mon fils ne finira pas à Gryffondor ! Et ne me ressort pas cette stupide théorie de l'innée et de l'acquis. JE l'ai élevé.

- Merci pour moi.

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

- Puisque tu es si sûr de toi, que dirais-tu de pimenter notre pari ?

- Parce qu'un dîner aux chandelles dans un grand restaurant ne te suffit pas ?

- Disons que j'aimerai ajouter une nuit entière de servitude pour le perdant, susurra Remus en se penchant à l'oreille de son amant

- Chiche ! rétorqua Severus en faisant de son mieux pour réprimer un frisson d'excitation à la pensée d'un Remus entièrement à sa merci.

- BLACK SNAPE Sirius, appela Minerva McGonagall.

- GRYFFONDOR ! fit le Choixpeau.

- Ne dis rien. Remus, surtout ne – dis – rien !

- POTTER James.

- GRYFFONDOR !

- Ouvre les yeux, Severus.

- Non.

- Tu rates les débuts de ce qui sera sûrement une belle amitié.

- Ne dis rien. Remus, surtout ne – dis – rien !

FIN



Alors, Dalou ?

Bon, j'avoue ça fait que 5500 mots, mais on a dit pas de contraintes de longueur pour les anniversaires et puis ça reste l'OS le plus long que j'ai jamais écrit.

Et les autres ? Mon premier mentor vous plaît ?