Note de l'auteur:

Voilà le chapitre 3.

La dernière fois que j'ai vérifié, ni Harry Potter ni Sirius Black and the Heir to Slytherin ne m'appartenaient. Le premier est à J. K. Rowling et le second à SiriusFan13.

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Sirius Black et l'héritier de Serpentard

Chapitre 3: Une place pour tout et tout à sa place

La petite excursion au Chemin de Traverse fut pour le moins intéressante. Sirius n'était jamais allé faire les boutiques où que ce soit, sauf un passage rapide dans l'Allée des Embrumes pour aller chercher sa vieille baguette quand il avait six ans. Cette fois-ci, il eut le temps d'être émerveillé par tout ce qu'il voyait, au grand amusement du professeur McGonagall.

Ils s'étaient d'abord rendus à Gringotts, où il avait discrètement changé le nom sur le coffre #711 pour « Sirius Black ». Puis, après y avoir pris de l'argent (pour la plus grande stupéfaction du garçon, il était rempli, entre autres, de Gallions, et était situé dans la section de haute sécurité), le professeur et lui commencèrent leurs achats.

Leur dernier arrêt fut la boutique de baguettes d'Ollivander. Le professeur McGonagall l'envoya acheter une baguette pendant qu'elle allait prendre un livre chez Fleury & Bott. C'est avec hésitation qu'il entra, seul, dans la boutique de baguettes.

Dès que la porte fut fermée derrière Sirius, un homme aux yeux brillants surgit de nulle part. Le garçon supposa qu'il devait s'agir de Mr Ollivander.

« Bonjour », dit l'homme. « Entrez, laissez-moi vous voir de plus près ».

Sirius s'approcha timidement. Deux rubans à mesurer le suivirent, prenant ses mesures. Au bout d'un moment, Ollivander sembla satisfait et prit aussitôt une boîte sur la troisième étagère.

« Crin de licorne et bois d'érable. Vingt-neuf centimètres. De quelle main tenez-vous votre baguette? »

Sirius tendit sa main gauche et Ollivander lui passa la baguette.

« Essayez-la ».

Ça n'était pas la bonne; Sirius le sentit immédiatement. Il n'était pas assez pur pour du crin de licorne, supposait-il. Il agita la baguette quand-même et cinq autres baguettes foncèrent sur lui. Il eut tout juste le temps de se baisser pour les éviter et elles allèrent frapper le mur derrière lui.

« Pas tout à fait », soupira Ollivander en récupérant la baguette. Il prit une boîte plus longue sur la première étagère. « Ventricule de cœur de dragon et ébène. Trente-cinq centimètres ».

Sirius prit la baguette avec une grimace de peur intérieure. Elle était presque identique à celle que Voldemort lui avait donnée.

Il l'agita. Une fenêtre cassa.

« Non, ça ne va pas non plus. » Ollivander reprit cette baguette-là aussi et se mit à la recherche d'une nouvelle.

Sirius fixait la fenêtre brisée, stupéfait et soulagé. C'était comme si le rejet de cette baguette-là venait de briser un lien de plus avec Voldemort. C'était d'un grand réconfort.

Il revint à la réalité lorsqu'une troisième baguette fut placée dans sa main. « Ventricule de cœur de dragon et chêne. Trente-deux centimètres et demie », annonça Ollivander.

C'est avec davantage de précaution que Sirius agita la baguette cette fois. De la lumière argentée et rouge en sortit: la baguette l'avait choisi. Curieux, se dit-il. Sa baguette précédente avait lancé des étincelles argentées et vertes.

Ollivander sourit. « Voilà qui est mieux, Mr...? »

« Oh – euh – Black. Sirius Black. » Sirius tendit la main pour serrer celle du propriétaire de la boutique, ce qu'il fit.

« Ce sera six Gallions et quatre Mornilles. »

Sirius le paya et attendit pendant que sa baguette était emballée.

Finalement, Ollivander lui rendit son change et sa baguette avec un commentaire: « Cette baguette sera particulièrement bonne pour la protection, Mr Black. Peut-être en ferez-vous bon usage. »

Sirius se contenta de hocher la tête et quitta la boutique. Il avait soudain la chair de poule. La protection, hein? Curieuse coïncidence. Cela lui laissait un drôle de pressentiment. Il fut soulagé de trouver le professeur McGonagall rapidement pour qu'ils retournent à Poudlard, où il espérait qu'il n'aurait pas un besoin aussi aigu des pouvoirs spéciaux de sa baguette.

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Quatre semaines s'écouleraient encore avant que les autres élèves n'arrivent à l'école par le Poudlard Express. En attendant ce moment, Sirius dormait dans la Tour de Gryffondor et restait généralement seul, parcourant souvent et en vain la bibliothèque à la recherche d'une mention quelconque du Patrono Sangre.

La journée de l'arrivée des autres étudiants, Sirius traina ses quelques possessions hors de la salle commune de Gryffondor et jusqu'au vaste hall d'entrée de l'école. Le professeur McGonagall, qui, avait-il appris, était la directrice de Gryffondor, lui avait donné une brève explication du déroulement de la Répartition. Apparemment, les première année, lui compris, seraient répartis entre les différentes maisons pendant le banquet ce soir-là. Il espérait être réparti à Gryffondor, mais en vérité, n'importe quoi serait mieux que Serpentard, l'ancienne maison de son père.

Sirius se tenait debout au milieu du hall d'entrée quand le reste des première année se répandit dans la salle tout autour de lui. Il se tenait aussi immobile qu'une statue et évitait d'entrer en contact visuel avec qui que se soit. Le grand groupe le rendait nerveux et il se sentait trop exposé, d'autant plus qu'il avait au moins une tête de plus que la plupart des autres. Plusieurs élèves lui jetaient des regards curieux et il pouvait entendre des commentaires murmurés tout autour de lui.

« Qui est-ce? »

« Je ne sais pas. Il n'était pas dans le train. »

« Comment est-il arrivé ici? »

« C'est un première année? Il a l'air d'être en troisième ou quatrième! »

« Il est plutôt mignon... »

Au plus grand soulagement de Sirius, le professeur Nocturna, la directrice adjointe et directrice de Serpentard, apparut au sommet des escaliers à ce moment-là pour les saluer, détournant de lui la plus grande partie de l'attention. C'était une sorcière grande et élancée avec des cheveux argentés et des yeux inexpressifs tout aussi argentés. Ces yeux froids balayèrent les première année. Quand ceux-ci se calmèrent, elle leur donna à tous le même discours au sujet de la Répartition que Sirius avait reçu de McGonagall, si bien qu'il l'ignora et en profita pour observer les autres étudiants. Bien que la plupart fussent maintenant occupés à écouter le professeur, plusieurs continuaient à le dévisager.

Sirius remarqua un garçon maigre et pâle aux cheveux brun clair qui regardait tout autour de lui comme s'il n'arrivait pas à croire qu'il était vraiment à Poudlard. Sirius connaissant le sentiment.

Un petit garçon aux cheveux sombres et portant des lunettes rondes se tourna vert Sirius et sourit largement. « J'aimerais juste qu'elle nous laisse entrer pour qu'on soit répartis. Cette attente est une torture, pas vrai? »

Sirius acquiesça.

Avant que le garçon ne puisse en dire plus, Nocturna termina son discours et les première année furent conduits dans la Grande Salle. Les autres étudiants étaient déjà assis selon leur maison, attendant que la cérémonie commence. Sirius avait les yeux partout à la fois. Le plafond ressemblait à un ciel étoilé et des chandelles flottaient au-dessus de leurs têtes.

Pendant qu'ils remontaient l'allée centrale, Sirius remarqua les professeurs, tous assis à la table du fond. Le professeur Dumbledore occupait la place centrale et le professeur McGonagall était installée près d'une extrémité. Devant la table se dressait un petit tabouret solitaire sur lequel était posé un vieux chapeau à l'air très défraichi.

Les nouveaux élèves échangèrent des regards perplexes tandis que Nocturna s'avançait jusqu'au chapeau. Comme elle s'arrêtait juste à côté, le chapeau se redressa et Sirius réalisa que, comme tout dans cet endroit, il était enchanté, certains de ses plis et déchirures servant apparemment d'yeux et de bouche.

Et comme si tout cela n'était pas déjà assez étrange, le chapeau se mit à chanter.

Oh, il y a longtemps quand je fus fait,

Quatre sorciers braves et forts

Mirent leurs pouvoirs en commun

Et Poudlard vint à naître.

Il y eut quelques désaccords

Lesquels créèrent quatre maisons.

Dans chacune différentes forces furent cultivées;

Différentes faiblesses aussi.

Ceux de Godric Gryffondor

Étaient braves et forts et honnêtes,

Alors qu'avec Rowena Serdaigle

Sagesse et apprentissage prévalaient.

Helga Poufsouffle croyait

Que valait mieux persévérance et travail acharné

Et Salazar Serpentard mettait l'accent

Sur l'ingéniosité et la pureté du sang.

Maintenant longtemps après sa création,

Cette école est divisée,

Chaque élève dans une maison différente

Avec une règle d'or différente.

Moi, moi-même, le Choixpeau magique

Ai reçu l'intelligence pour juger

De quels étudiants une maison devrait s'enrichir

Et desquels elle devra se passer.

Trois critères guident mon choix

Pour décider où tu iras.

L'une est ton talent naturel,

Les diverses qualités qui te définissent.

Une autre est le choix que tu fais,

Je dois écouter ta requête.

Mais le dernier critère

Est le plus fort des trois:

Si tu es de la lignée d'un fondateur,

Ta place est déjà définie,

Ta maison déjà choisie

Sans interférence des autres conditions.

Alors, assieds-toi et ne crains rien.

Sois reconnaissant de pouvoir savoir

Que je n'ai jamais fait le mauvais choix;

Je vais te placer là où tu dois aller.

La chanson se termina et le silence se fit un moment dans la Grande Salle, puis Nocturna sortit un rouleau de parchemin et commença à appeler des noms.

« Anderson, Aramea. »

Une fille blonde, très nerveuse, s'approcha et reçut l'instruction de s'assoir sur le tabouret pendant que Nocturna ramassait le Choixpeau. Dès qu'elle fut assise, le chapeau fut placé sur sa tête. Après un moment d'hésitation, il cria d'une voix forte: « SERDAIGLE! »

Aramea courut joyeusement rejoindre sa maison et Nocturna lut le nom suivant.

« Bannister, Jacob. »

Bannister devint un Gryffondor.

« Black, Sirius. »

Les murmures discrets des première année se turent tandis qu'il avançait vers le Choixpeau. Sirius s'assit sur le tabouret et le chapeau fut placé sur sa tête. Presque aussitôt, il entendit une voix parler dans sa tête. Il dut réprimer un élan de panique, la situation réveillant des souvenirs brumeux de l'Imperium. Il ferma étroitement les paupières et repoussa ces pensées cauchemardesques. C'était juste un chapeau stupide. Il devait relaxer.

« De sombres images, celles-là », murmura le chapeau. « Tu aurais pu être un étudiant difficile à répartir, mais tu es Sirius Black, hein? » Le chapeau gloussa. « Je te connais, tu ne peux pas me tromper. Tu as le sang d'un fondateur en toi. »

« Gryffondor. Gryffondor. S'il vous plait », supplia Sirius.

« Alors, tu veux être à Gryffondor? Normalement, j'honorerais ce souhait: tu as certainement la bravoure et la force nécessaires. Mais j'ai bien peur que cette fois, ce ne soit pas possible. Pas avec le sang de Salazar Serpentard dans tes veines. Non, il faudra bien que ce soit... SERPENTARD! »

Le chapeau hurla le nom de la maison pour que tous puissent entendre. La table de Serpentard applaudit. Les épaules de Sirius s'affaissèrent. Il soupira profondément en se rendant jusqu'à la table de sa maison, l'impression qu'il ne pouvait être tellement meilleur que son père pour avoir atterri à Serpentard le taraudant.

Il s'assit à côté d'un garçon blond plus vieux que lui. Un fantôme effrayant couvert de sang argenté dériva près de lui et lui jeta un coup d'œil vaguement intéressé. Une fille blonde bâtie comme une armoire à glace l'identifia comme étant le Baron Sanglant. Le garçon assis à côté de Sirius se tourna vers lui et lui sourit d'un air affecté.

« Sirius Black, hmm? J'avais deviné que tu serais à Serpentard. Tu avais l'air d'être du bon type pour. Je m'appelle Lucius. Ma famille passe par Poudlard depuis des générations même si l'école ne montre pas autant de fierté à l'égard de ses sang-purs qu'il le faudrait, mais le dernier directeur a été... utile. Puis il a fallu que Dumbledore devienne directeur... c'est un amoureux des Moldus, tu sais. Mon père dit que si je n'étais pas déjà en sixième année, il m'aurait transféré à Durmstrang. »

« Ma mère est allée à Durmstrang », commenta Sirius d'un ton léger.

« Vraiment? Est-ce qu'elle a aimé ça? Je parierais que c'est bien meilleur que Poudlard. Ce sont presque tous des sang-purs, là-bas, et j'ai entendu dire qu'ils enseignent même la magie noire. »

Sirius haussa les épaules. « Elle n'en parlait pas beaucoup. »

Lucius haussa un sourcil. « Je vois. Alors, ta mère est une sorcière. Est-ce que ton père en est un aussi? Je te pose la question seulement parce que je me demande si toi, tu es un sang-pur. « Black », ça sonne tellement comme un nom moldu... Je connais seulement une autre famille de sorciers qui ont ça comme nom de famille. »

« C'est un sorcier », répondit Sirius au plus court. Il n'aimait pas vraiment ce garçon, mais il ne pensait pas non plus qu'il allait vraiment apprécier qui que ce soit dans sa maison. Il faudrait quand-même qu'il essaie de se faire quelques amis s'il voulait survivre sept ans ici.

Un moment s'écoula avant que Lucius parle à nouveau. « Celui-là donne l'impression qu'il ne survivra pas jusqu'à sa deuxième année », dit-il avec un rire, pointant le garçon qui s'apprêtait à être réparti. C'était le garçon pâle que Sirius avait remarqué plus tôt. Le professeur Nocturna l'avait appelé Remus Lupin, Sirius l'observa avec intérêt, espérant qu'il serait à Serpentard. Sa maison serait plus tolérable avec au moins un visage gentil...

« SERDAIGLE! »

Zut. Pas de chance.

« Murdock, Marnie. »

« POUFSOUFFLE! »

« Perkins, Charlie. »

« SERPENTARD! »

« Pettigrow, Peter. »

« POUFSOUFFLE! »

Cela devenait répétitif et ennuyant. Le garçon aux cheveux sombres qui l'avait salué dans le hall d'entrée était apparemment nommé James Potter et était maintenant un Gryffondor.

Finalement, la fin de la Répartition arriva, pour le plus grand soulagement de Sirius, avec un grand garçon aux cheveux graisseux du nom de Severus Rogue, qui fut réparti à Serpentard, et un robuste garçon noir nommé John Stebbins, qui se retrouva à Poufsouffle.

Après quelques commentaires bizarres de la part du directeur et un avertissement qu'il fallait rester éloignés du saule cogneur nouvellement planté à moins de vouloir perdre des membres, ils purent enfin manger. C'est durant le festin que Sirius apprit finalement le nom de famille de Lucius.

« Hé, Malefoy! » cria Jules Flint, un quatrième année solidement bâti. « J'ai entendu dire que tu as un des nouveaux Nimbus 1001. Quand est-ce qu'on va pouvoir le voir? »

« Pas avant l'entraînement, bien sûr. Je ne veux pas risquer qu'il soit démoli avant une partie », répliqua sèchement Lucius Malefoy.

Sirius avait momentanément cessé de manger pour fixer Malefoy du regard. Oh mon Dieu, pensa-t-il, horrifié. Comment avait-il pu ne pas le remarquer avant? Lucius Malefoy était le fils d'Abraxas Malefoy. Et Abraxas était un Mangemort. Sirius retourna à son dîner. Maintenant, il picorait, se sentant un peu malade. Et si Lucius mentionnait le nom « Sirius » à son père? Et si Abraxas transmettait l'information à Voldemort? Ce n'était pas très probable, les Mangemorts n'étant pas vraiment les meilleurs communicateurs qui soit, mais ça pouvait arriver.

Pourquoi est-ce qu'il fallait que je sois à Serpentard, songea Sirius, l'appétit complètement coupé par l'inquiétude.

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NdT:

J'ai tenté de traduire la chanson du Choixpeau du mieux que j'ai pu, mais malheureusement, elle a perdu de son élégance pendant la traduction. Voici donc, pour ceux qui seraient intéressés, la version originale.

Oh, years ago when I was made,

Four wizards brave and strong

Together sent their powers forth

And Hogwarts came along.

There were some disagreements

From which four houses grew.

In each house, different strengths were praised;

Different weaknesses, too.

Those of Godric Gryffindor

Were brave and strong and true,

While with Rowena Ravenclaw

Wisdom and learning grew.

Helga Hufflepuff believed

The best work hard and try.

And Salazaar Slytherin put stock

In those both "pure" and sly.

Now years since its creation,

Divided is this school,

Each student in a different house

With a different golden rule.

I, myself, the Sorting Hat

Was given wits to choose

Which students that a house should gain

And which a house shall lose.

I've three considerations

In choosing where you'll go.

One is your raw talent;

The different strengths you show.

Another is the choice you make.

I'll listen to your plea.

But the last consideration

Is the strongest of the three.

If you're of a founder's blood,

Your place is already set;

Your house already chosen,

Without the first conditions met.

So, sit back and relax.

Be glad that you can know

I never once have chosen wrong.

I'll sort you where you ought to go.