De retour de vacances, j'espère que l'attente n'a pas été trop longue et que vous n'avez pas oublié ma fic ! C'est un chapitre encore une fois assez long, j'espère qu'il vous plaira !
Tout d'abords merci pour les reviews : Coquelina, KatnissLjay, Anonymette, Caroline, Estellech, StElia, Hime-Amande et la guest qui ne m'a pas laissé de nom =)
Ensuite, merci pour les followers, et les ajouts en favoris, ca fait vraiment très plaisir. =D
J'ai eût 2 reviews me disant qu'apparemment Peeta ne pensait pas assez à Katniss. Je tiens à m'expliquer la dessus : c'est tout a fait normale, c'est voulu ! Dans les autres Hunger Games du point de vu de Peeta (dont « Le garçon des pains » qui évidemment est géniale et que je conseille si vous en avez marre de ma fic xD), Katniss est omniprésente dans toutes les pensées de Peeta. Eh bien comment dire, c'est… typiquement féminin. Ce n'est donc pas vraiment réaliste (pour moi). Un garçon, autant amoureux soit-il, ne pense pas à une fille H24, comme je pense que les filles le font (mais je ne suis pas dans vos têtes, hein^^). Lorsque j'ai décidé de faire cette fic, je voulais me démarquer des autres Peeta's POV en donnant un vrai point de vue de garçon. C'est pour ca que, pour l'instant, Peeta pense pour l'instant a se sauver lui, et non Katniss, mais ne vous en faite pas il prendra conscience qu'il doit la sauver assez rapidement ^^. Bref je suis peut-être pas assez sensible ou romantique, donc je vois les choses comme ca, ou bien, parce que je n'aime pas spécialement Katniss, j'essai de la gommer de l'esprit de Peeta, je sais pas, …^^ En tout cas, dans ce chapitre, j'ai essayé de faire en sorte qu'il pense plus à elle, que certaine chose lui évoque Katniss, j'espère que ce sera suffisant ! =)
Hime-amande : Tu as enfin trouvé ma chambre ?! Il était temps haha =) merci pour les reviews, t'inquiète je les aimes longue, continu de m'écrire des romans ! ^^ (vaiselle, ménage ? C'est mort, mais cuisine, je veux bien =P)
Bref, bonne lecture !
Chapitre 4
Une fois le train parti, Effie commence à parler dans un flot ininterrompu d'information plus ou moins importante. J'essaye d'en retenir le maximum : le train roule à une vitesse de 400 Km/h, c'est un bijou de technologie et de luxe. Effie nous dis donc, à Katniss et à moi d'en profiter au maximum. Le trajet durera moins d'une journée. Etant parti en fin d'après midi, nous arriverons au Capitole demain dans la matinée, sûrement peu avant midi. Arrivé là-bas, nous serons, selon l'expression d'Effie, « remis à neuf ». Je grimace à cette idée : je sais très bien de quoi il s'agit. Une équipe de préparateurs, composés d'esthéticiens et de maquilleurs, vont tenter de gommer toute les imperfections qui composent notre corps. Entendre une bande d'idiot du Capitole pointer du doigt tout mes défauts, n'est bon, ni pour mon humeur, ni pour mon ego. Enfin bon, je sais que je pourrais me contenir et ne rien laisser paraître de mon énervement… Puis, tandis qu'Effie continue de parler, mes lèvres s'étirent dans un léger sourire, lorsque je regarde furtivement Katniss. Elle est le genre de fille qui est magnifique, mais sans le vouloir. Elle n'essaie jamais de « s'améliorer », car elle n'en tire aucun profit. Elle possède en quelques sortes une beauté « sauvage » que ses préparateurs vont tenter de dompter. De plus, elle possède un sacré caractère. Mon sourire s'élargit. Ils n'auront pas la partie facile, elle va leurs en faire baver… Effie continue son monologue, imperturbable. Après cela, nous serons présentés à nos stylistes respectifs. Ils seront chargés de nous habiller pour la cérémonie des défilés des tributs dans laquelle nous serons présentés au Capitole. Le but est de faire forte impression aux sponsors et de leurs plairent physiquement. S'ensuivra 3 jours d'entrainement dans lesquels nous seront formés à la survie dans l'arène : le maniement des armes, le camouflage, la reconnaissance des plantes comestibles… Je tremble imperceptiblement : c'est là que je serais en contact direct avec les tributs des autres districts. C'est là que je verrais leurs forces, leurs faiblesses. Je me demande quelle stratégie je vais employer : est-ce que je dois montrer mes talents, afin que mes concurrents me craignent avant d'entrer dans l'arène, ou bien dois-je, justement, ne montrer que lacunes et faiblesses, afin de les prendre par surprise une fois dedans ? Il va falloir que j'en discute avec Haymitch… Le 3è jour, chaque tributs passera devant les juges et devra leurs montrer de quoi il est capable. Chacun recevra une note sur 12, qui sera diffusé dans tout Panem, afin de guider les sponsors par rapport à nos aptitudes physiques. Le surlendemain, nous passerons en direct à la télévision et chaque tribut sera alors interviewé à tour de rôle par Caesar Flickerman, le présentateur vedette du Capitole. Ces interviews n'auront d'autres buts que de faire en sorte que les sponsors cernent nos personnalités. Il s'agira donc de nous faire aimer du public. Le jour entre la révélation des notes et l'interview sera d'ailleurs consacré à un apprentissage du comportement télévisuel avec Effie et Haymitch, afin de mener à bien ce passage obligatoire et incontournable des jeux. Puis le jour qui suivra l'interview sera marqué par notre entrée dans le jeu… Les Hunger Games commenceront, et les tributs, parmi lesquels Katniss et moi, seront lâchés dans l'arène, afin de nous entre-tuer…
Alors qu'elle a finit d'énoncer le programme de notre séjour au Capitole, Effie marque un temps d'arrêt, et Katniss et moi pensons en avoir finis avec elle. Elle brise rapidement tous nos espoirs en nous faisant le détail de notre soirée. Je lève brièvement les yeux au ciel, et Katniss pousse carrément un énorme soupir d'exaspération, ce qui n'empêche absolument pas Effie de jacasser : elle va tout d'abord nous montrer nos quartiers respectifs, puis nous aurons 1 heure afin de faire ce que l'ont veux dans nos chambres. Après cela, nous dînerons. Lorsque nous en aurons finis avec le repas, nous terminerons cette journée en regardant la rediffusion des Moissons à la télévision.
Ceci étant dit, elle me prend par les épaules, et entreprends de me guider à travers le train et de me montrer ma chambre. Je crois qu'elle a préféré commencer par moi, parce que contrairement à Katniss, je ne lui jette pas un regard noir au moindre de ses dires…
Lorsque nous entrons dans mes quartiers, j'en ai le souffle coupé. C'est juste… Wahou ! Plus que ce que je n'aurai jamais imaginé ! Tellement beau, tellement élégant… Cette chambre est le luxe à son paroxysme. La maison de Delly, qui est, avec la maison du Maire, la plus belle et luxueuse du District 12 passerai pour un taudis à côté de cette chambre !
Ravie de l'effet que produit cet endroit sur moi, Effie me glisse à l'oreille : « Et ce n'est qu'un avant-goût de ce que tu verras au Capitole… », avant de sortir, un demi-sourire aux lèvres. Je reste d'abord en plan sur le pas de la porte, interdit. Puis je m'avance doucement, et inspecte ma chambre : le sol est recouvert d'une moquette douce et épaisse, dont je ne saurais deviner la matière. Un grand lit à baldaquin se trouve au centre de la pièce, avec une couette portant ma couleur préférée : l'orange, mais un orange particulier, comme celui d'un soleil levant, un matin d'été. C'est parfait. Contre le mur droit se trouve une grande armoire dans un bois sculpté que je pense être de l'acajou. Le mur gauche comporte une fenêtre vers l'extérieur du train, avec un rideau léger et fin, presque comme de l'eau, également de couleur orangé. Enfin, au fond de la pièce se trouve une petite porte.
D'un coup, j'abandonne toute prudence et me précipite dans tous les coins de la pièce. Je touche tout : les murs, les rideaux, les tissus du lit à baldaquins…, puis je me précipite sur l'armoire et en ouvre tout les tiroirs. Encore une fois, je suis époustouflé. Des habits, plus beaux et raffinés que ce que je pouvais rêver, des bijoux d'argent et d'or qui scintillent… Moi qui ai toujours aimé les belles choses, je suis gâté ! Puis j'ouvre la petite porte et me trouve nez-à-nez avec une splendide salle de bain, où tout est en marbre, et qui comporte une douche gigantesque. Ni une, ni deux, sans réfléchir, je me déshabille et me jette dedans, les yeux fermés. Lorsque j'actionne l'eau, à ma grande surprise, celle-ci est chaude et agréable. C'est vrai que je ne suis plus dans le District 12, je n'ai pas l'habitude. Tandis que l'eau coule sur moi, mes muscles, crispés par la tension des derniers jours, se détendent peu à peu. J'ouvre alors les yeux. Je me trouve face à une sorte de tableau de commande où se trouvent de nombreux boutons, actionnant les différentes options de la douche. Tel un enfant découvrant un jouet à Noël, j'appuis un à un sur chacun des boutons. Bain moussant, jet de savons, de shampoings, de parfum… Je me retrouve bientôt au milieu de bulles multicolores un large sourire sur le visage. Je me dis que tout compte fait, la situation n'est pas si horrible qu'elle n'en à l'air : la chambre est parfaite, luxueuse à souhait, les habits sont classes, et je suis sûr que la bouffe est extra. Et enfin pour finir en beauté, je suis seul (si on omet cette casse-pieds d'Effie, ce boulet d'Haymitch, ainsi que quelques larbins du Capitole, présent pour le service) avec la fille de mes rêves : Katniss Everdeen. Maintenant que nous sommes tributs ensemble, je vais enfin pouvoir lui parler, nous allons pouvoir discuter et je pourrais enfin m'excuser… Et enfin de compte, nous deviendrons peut-être amis. Après tout, tout le monde au lycée dit que je suis « gentil » et « adorable » et nombreux sont ceux qui veulent être parmi mes amis proches… Il n'y a pas de raison qu'après avoir fait ma connaissance, elle pense autrement que les autres… Et peut-être qu'en apprenant à me connaitre, elle va se rendre compte que je suis quelqu'un de bien. Peut-être qu'elle va finir par bien m'aimer, et que nous nous rapprocherons… Et peut-être que… Inconsciemment je continu à appuyer sure les différents boutons, et soudain, c'est la douche froide. Au sens propre, comme figuré.
Alors que je suis désormais sous un torrent d'eau glaciale, mes idées se remettent en place. Evidemment que Katniss ne voudra pas devenir amie avec moi… Si la vie la endurcit après le mort de son père qui à entrainé la dépression (passagère) de sa mère, elle n'en est pas devenue cruelle. Devenir amie avec moi, puis tenter de me tuer quelques jours après, ce n'est sûrement pas dans ses principes… J'espère du moins que nous aurons une relation cordiale durant l'entrainement…
Triste et extrêmement dégouté, je coupe l'eau, et sort de la douche. Pourquoi a-t-il fallut que je sois tiré au sort avec elle ? Pourquoi la vie s'acharne-t-elle sur Katniss, elle qui a déjà eût une vie tellement dure pour un si jeune âge ? Et pourquoi la vie est-elle injuste envers moi ? Je n'ai pourtant pas l'impression de mener ma vie d'une mauvaise façon… Je m'exclame avec véhémence :
« Karma de merde ! »
Ces mots résonnent dans la salle de bain quelques instants. Je décide alors de m'habiller, ça, ça m'occupera quelque temps…
Je me dirige vers l'armoire en acajou, et effectivement, mon cerveau est rapidement monopolisé par le choix impressionnant d'étoffe et de couleur. Après de longues minutes à regarder les habits sans oser les toucher, je prends d'abord un T-shirt à manche longue, blanc-gris, ayant un col en V. Lorsque je le touche, je suis émerveillé. Le tissu est ultra-léger et fin, comme de l'eau, et d'une douceur extrême. La qualité en est tellement supérieure à mes habits, pourtant luxueux provenant du District 1, que je n'ai aucun doute quand à la provenance de la matière : le tissu est assurément du Capitole. Je remarque qu'au niveau de la poitrine est finement brodé un P. Je regarde l'étiquette et y voit inscrit «P-Design ». Je ne connais pas… Je regarde rapidement les autres habits et ils portent tous cette même griffe. Si la marque m'est inconnue, j'aime beaucoup. Je ne pensais pas, après avoir vu les horribles tenues pimpante d'Effie, qu'au Capitole, un ou une styliste puisse produire quelque chose classe et, surtout, d'aussi SOBRE. Je mets le t-shirt et choisi un jean noir, au tissu également très léger, et tellement plus agréable à porter que ceux que l'ont trouve dans le 12. Ainsi vêtu, j'ai comme une sensation étrange : si les habits me tiennent suffisamment chaud, ils sont tellement légers et fin que j'ai l'impression de ne rien porter. Une fois la fausse sensation de nudité passée, je chausse de simple chaussure en toile et m'éloigne de la commode. Je vais dans la salle de bain et ramasse mes vêtements et mon dessin que j'avais jeté à terre avant de prendre une douche. Je plis délicatement les vêtements et les posent sur mon lit, tandis que mon dessin trône désormais sur ma table de chevet, qui est en vu de tout les coins de ma chambre. Ainsi, je me dis en souriant, que où que je sois dans cette pièce, si j'en ai le besoin, je pourrais avoir la vision réconfortante de Delly à mes côtés…
Alors que je m'apprête à sortir de ma chambre, le tiroir à bijoux, qui est entre-ouvert, attire mon attention. Après un moment d'hésitation, puis emporté par un élan de coquetterie, je l'ouvre et me saisit rapidement d'un mince et simple bracelet en argent. Je le mets face à la fenêtre et joue quelques instants avec les rayons du soleil couchant qui se reflète dans l'argent du bijou. Les éclats que lance le métal gris me rappellent les yeux de Katniss… Je me décide à le prendre et je l'accroche à mon poignet. Après un dernier coup d'œil dans un miroir pour vérifier que j'ai une allure correcte, je me rends au wagon-salle-à-manger, comme Effie nous l'a demandé à Katniss et à moi.
Lorsque j'arrive, Effie est assise devant une grande table, un verre de vin blanc à la main. Deux pas derrière elle se trouve une serveuse du Capitole, debout, tenant la bouteille du vin en question. Effie m'entendant arriver se tourne vers moi et me sourie :
« Ah, Peeta ! Tu t'es douché et changé ? C'est bien, tu es très élégant ! »
Je prends d'abords la remarque comme un compliment et la remercie d'un sourire. Puis je me dis rapidement que, vu la façon dont elle s'habit, le fait qu'elle aime se que je porte n'est pas forcément bon pour moi ! Une petite voix dans ma tête me dit avec ironie qu'il va falloir faire en sorte qu'elle ne m'adresse plus jamais ce genre de compliment…
Effie me désigne une chaise dans laquelle je m'assoie, et elle me propose un verre de vin. Bien que je boive régulièrement des alcools forts durant les soirées avec mes amis, et bien que l'idée de me saouler afin d'oublier cette journée qui est sans doute la pire de ma vie, soit tentante, je décline l'offre.
Alors qu'Effie est désormais silencieuse, et qu'elle fixe d'un air pensif la vitre du train, où le décor extérieur défile à une vitesse affolante, j'interromps le cours de ses pensées en lui demandant si mes habits et les effets personnels que j'ai emmené du District 12, seront restitués à mes proches à la fin des jeux. Lorsqu'elle se tourne vers moi, son regard est étonnamment doux, et quand elle me parle, sa voix est posée et calme, et surtout, elle ne s'exprime pas avec ce stupide et énervant accent guindé du Capitole :
« Oui, Peeta, ne t'inquiètes pas, tout sera rendu et envoyé à ta famille. Il leurs sera également donné les bijoux et habits qui se trouve dans ta chambre, et qui t'appartiennent, désormais. Il s'agirait d'une compensation financière, au cas où tu mourr… »
Sa voix se brise, puis elle toussote, comme si de rien n'était, pour masquer sa gêne et, je crois, une certaine émotion. Lorsqu'elle reparle, sa voix est à nouveau insupportable, et marqué par un accent encore plus sifflant qu'à l'ordinaire :
« …Au cas où tu ne remporterais pas les jeux, je veux dire… ! »
Lorsqu'elle ajoute ces mots, elle affiche un sourire crispé et faux. Elle se lève précipitamment et me dit qu'elle va chercher Katniss, car celle-ci est en retard, par rapport au programme qu'elle a prévue. Alors qu'elle s'éloigne, je la regarde étrangement. Serait-ce une once d'humanité que je viens d'entre-apercevoir chez Effie Trinket ? Songeur, je me demande ce que donnerai une Effie sans ces habits horriblement pimpants, sans sa perruque colorés et sans son maquillage mis à la truelle… ? Sûrement une jeune femme, certes un peu trop ponctuelle, mais ressentant aussi le poids et la menace du Capitole, essayant juste de survivre, et de réussir sa vie…
Soudain quelqu'un interromps mes pensées. Il s'agit d'Haymitch, plus ivre que jamais. Il tient difficilement debout et se cogne d'un mur à l'autre de la pièce. Je me lève à demi pour l'aider, lorsqu'il me fait un geste de la main pour me dire de rester assis. Il marmonne quelque chose comme « dormir ». Je le regarde alors traverser la salle à manger, non sans bruits et fracas, afin de rejoindre sa chambre.
Je reste seul quelques instants, puis Effie et Katniss me rejoignent. Lorsque je pose un regard sur Katniss, mon cœur loupe un battement. Elle est juste sublime. Si la voir dans sa robe bleue était déjà un changement énorme à ses habitudes vestimentaire, elle qui porte en quasi-permanence un pantalon et des bottes de cuir afin d'aller chasser, la voir dans ce bel ensemble olivâtre à la fois simple et sophistiqué du Capitole, qui la met en valeur de façon brillante, c'est juste impressionnant. Elle est belle. Elle qui à déjà un beau maintient, elle est étrangement intimidante. Belle et intimidante. Lorsque je la vois arriver ainsi, je me sens tout petit et misérable. Elle ne m'adresse d'ailleurs pas le moindre regard. Effie, qui à l'air ravie de nos apparences respectives me lance gaiment :
« Haymitch n'est pas là ? »
J'hausse les épaules et réponds :
« La dernière fois que je l'ai vu, il a dit qu'il comptait piquer un roupillon… »
Effie hoche la tête d'un air entendu :
« Il faut dire que nous avons eu une journée fatigante ! »
Je crois apercevoir un certain soulagement dans son regard. Et comment lui en vouloir ?! Malgré le fait qu'elle vienne du Capitole, et malgré le fait qu'elle fasse des manières proches de l'insupportable, j'ai la forte impression que c'est elle qui va faire le maximum pour nous préparer à l'arène, et non notre mentor. Si Haymitch n'est pas dans ses pattes afin de saboter ses efforts, elle devrait faire son travail correctement… Enfin, je l'espère…
Bientôt, le repas débute. Comme je l'avais prévu, tout les mets, de l'entrée au dessert, sont exquis. Le diner se déroule tout d'abord sans embûche : Effie anime aimablement la conversation, tandis que katniss et moi nous nous empiffrons consciencieusement. Puis Effie à le malheur de nous dire que nous, au moins, nous savons nous tenir à table, avant de pester contre les tributs du 12 de l'an passé qui, ne savant pas se servir de couverts, utilisaient leurs doigts pour manger. Je lui lance un regard scandalisé : les deux tributs de l'année dernière étaient deux très jeunes adolescents provenant de la Veine, où les gens n'ont malheureusement pas les moyens de s'offrir des couverts. De plus ces deux jeunes gens ne devaient jamais avoir vu autant de nourriture, et ont sans doute dût se jeter dessus comme des morfales… Les pauvres… Pour ma part, je viens de la ville, évidemment que je sais me servir de couteaux et fourchettes. Tandis que Katniss a une mère originaire de la Ville (le fait que sa mère eût préféré un mineur de la Veine à mon père avait fait un petit scandale dans le District 12, une certaine ségrégation existant entre le Ville et la Veine). Sa mère avait donc mis un point d'honneur à apprendre « les bonnes manières » à ses deux filles.
Toujours choqué par les propos déplacés d'Effie, je recommence doucement à manger. Puis je me tourne vers Katniss, afin de voir sa réaction. Elle n'a toujours pas repris son repas. Elle affiche un air outré et lance un regard dur à Effie, qui semble désormais gêné, et ne sait probablement ce qu'elle a dis de mal, pensant sûrement nous avoir fait un compliment. D'un coup, Katniss lâche bruyamment ses couverts, et finis son repas avec les doigts, en lançant régulièrement des regards appuyés à Effie, qui a désormais un air légèrement dégouté sur le visage. La tension est à son comble lorsqu'à la fin du repas Katniss fixe la nappe d'un air indécis, se demandant sûrement si elle doit s'essuyer avec. J'ai, sans le vouloir, un large sourire sur le visage. Si elle le fait, la tête d'Effie sera sans doute mémorable… Une pointe de déception m'envahit cependant rapidement lorsque Katniss y renonce : elle ne veut sans doute pas pousser notre hôtesse trop loin dans ses retranchements, et tout compte fait, ce n'est peut-être pas si mal. Effie doit pouvoir vanter nos qualités auprès des sponsors, et pour cela, nous devons lui montrer que nous en avons !
Bientôt, nous assistons à la rediffusion des différentes Moissons. A vrai dire, je ne prête absolument pas attention aux différents tirages aux sorts : après tout, je connaitrais bien trop rapidement mes futurs concurrents… Pourtant, alors que la Moisson du District 12 approche, je me tends. Et si j'avais été ridicule ? Et si je ne pas bien à l'écran ?... Une foule de questions monopolise désormais mon attention. Je tente alors de me concentrer sur ce qui se passe à la télévision : nous en sommes à l'annonce du tribut féminin du District 11. C'est un choc. Un silence de mort s'installe dans la pièce. Ni Effie, ni Katniss, ni moi ne disons mots. Il s'agit d'une adorable jeune fille à la peau mate et au visage d'ange. Elle s'appelle Rue Stone. Elle est toute jeune, ce doit être sa première Moisson. Comme Prim. Sauf que la petite Rue n'a pas de Katniss pour la sauver… Nous la voyons s'avancer vers l'estrade, la mort dans l'âme, sous les commentaires joyeux et indifférents des présentateurs TV des Hunger Games, Caesar Flickerman et Claudius Templesmith.
Puis viens notre tour. Alors que Prim est tirée au sort, je lance un regard à Katniss. Lorsqu'elle revit le moment où sa sœur est tirée au sort, elle ferme les yeux quelques secondes. Puis, lorsqu'elle les rouvre, elle se regarde sur l'écran, sans ciller, prendre la place de Primrose, et aller vers une mort certaine. Je peux désormais voir avec lucidité ce qui s'est passé après que Katniss se soit porté volontaire, ayant eût une sorte d'absence à ce moment là. Alors qu'Effie demandait à l'audience d'applaudir cet acte héroïque, personne ne s'est exécuté, et tout le monde à fait un geste de la main, qu'il est coutume de faire en signe de deuil dans le District 12. Cette attitude déconcerte quelque peu Claudius et Caesar, qui restent plutôt perplexe dans leurs commentaires. Vient ensuite l'épisode où Haymitch s'écroule sur la scène, complètement bourré. J'entends Effie grogner face à ses images. Puis viens l'annonce de mon nom. Même si mon visage se décompose un peu trop à ce moment là, lorsque je me dirige vers l'estrade, sans être fière et fanfaronne, ma démarche, elle, est sûre, assurée, et rythmée. Seuls mes yeux, qui passent toutefois extrêmement bien à l'écran, trahissent une certaine panique. Mon esprit divague à nouveau. Je me re-concentre à la rediffusion du passage à la gare. Je suis amplement satisfait de ma prestation : on voit clairement que je pleurs, bien qu'ayant le regard fuyant. Toute cette partie s'est déroulée comme je le voulais : mon plan marche pour l'instant selon ma convenance. La suite est simple. Il faudra, à l'arrivé au Capitole que je me montre toujours un peu timide, mais cette fois très souriant. J'essayerai ensuite de décrocher une note pas trop catastrophique devant les juges, ce qui sera sans doute le plus dure, les domaines dans lesquels je suis plutôt doués n'étant pas d'une grande aide pour l'arène… Enfin, durant l'interview télévisée, je montrerai au Capitole ce que ces derniers penseront être ma personnalité dans son intégralité. Ainsi, ils penseront avoir assisté à ma « prise de confiance » et auront le sentiment de me connaitre. Et, d'après moi, l'instinct humain nous pousse à faire confiance aux personnes que l'ont connait. La situation me serai alors favorable… J'espère ne pas me tromper…
Les Moissons terminés, les présentateurs y vont de leurs commentaires sur les différents tributs. Sur la fille du 1 : « Aaaaah, je crois que nous avons LE physique féminin de cette année… ! ». Sur la fille de 2 : « Quel regard assuré ! En voila une qui ne va pas se laisser faire ! ». Son compatriote du 2, qui vient de se porter volontaire à droit à : « Quelle montagne de muscle, attention à lui ! ». La fille du 5 à l'allure de renarde doit se contenter d'un : « La pauvre ! Elle ne doit pas savoir que la coloration rousse n'est plus à la mode au Capitole depuis 4 ans… A moins que ce ne soit sa couleur naturelle… Je la plains d'autant plus ! ». Les remarques sur les autres tributs ne sont pas vraiment marquantes : seul le garçon du 11 qui se fait qualifier de « colosse » remporte un certain succès. Puis vient Katniss : « Quel courage ! C'est rare qu'une jeune fille d'un District défavorisé se porte volontaire ! C'est même sûrement du jamais vu ! En plus, elle plutôt un joli minois! Elle sera à suivre ! ». Puis, enfin, vient mon tour. Je serre les dents, attendant la sentence : « C'est toujours adorable de voir un garçon pleurer… Ce devait être l'émotion, il ne doit pas avoir l'habitude d'avoir autant l'attention sur lui, il devait être impressionné… Et puis vous avez vu ces yeux ? Avec un tel regard, il a déjà dût faire chavirer quelques cœur… ». Un mince sourire étire mes lèvres. Les imbéciles, ils ont marchés !
Effie nous complimente rapidement, après avoir éteins la télévision qui diffuse désormais une interview de Seneca Crane, le producteur des Hunger Games. Elle estime que nous nous en sommes bien sorti. Mais quelque chose d'autre semble fortement l'agacer. Elle s'exclame vivement :
« Votre mentor aurait beaucoup à apprendre en matière de présentation. De comportement télévisuel. »
J'étouffe un rire. Quelle naïveté ! Comme si des cours de bonnes conduites pouvaient rendre notre Haymitch sortable ! Un sourire moqueur aux lèvres, je lance :
«-Il était saoul. Il est saoul chaque année !...
-… Chaque jours ! , Renchérit Katniss, me corrigeant, un sourire goguenard sur le visage.
- Oui, répond sèchement Effie. Et je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle. Votre mentor est votre unique bouée de sauvetage, lors de ces Jeux. C'est lui qui vous conseille, qui vous cherche des sponsors, qui organisent la présentation des cadeaux quand il y en a. Il pourrait bien représenter votre seule chance de vous en sortir vivants ! »
Malgré le ton sérieux d'Effie, Katniss et moi éclatons de rire. Et, pour la première fois, nous échangeons un regard complice. CE regard que j'attendais depuis tellement d'années… CE regard qui me retourne l'estomac, et me fait chaud au cœur… Lorsque ses yeux gris croisent mes yeux bleus, le temps s'arrête, et je tente de graver ce moment dans ma mémoire. CE moment, qui devrait durer une éternité et ne jamais se finir…
Mais le destin en décide autrement, lorsqu'Haymitch déboule dans la pièce et décide d'illustrer nos propos précédent, en marmonnant : «J'ai loupé le dîner ? », avant de… lâcher le reste de son repas précédent sur le tapis. La scène est charmante. Elle l'est encore plus lorsque notre mentor s'écroule dans le torrent de vomit. Effie, plus furibonde que jamais, s'exclame avec colère :
« Eh bien, riez donc ! »
Avant de s'enfuir en courant aussi vite que ses talons aiguilles le lui permettent.
Sans nous concerter, Katniss et moi décidons que nous ne pouvons laisser notre mentor ici. Alors que nous nous saisissons chacun d'une de ses jambes afin de le traîner jusqu'à sa chambre, Haymitch à un bref moment de lucidité et lance :
« J'suis tombé ? Ca pue ! »
Ca pue ? C'est une blague ? Cette remarque n'est qu'un doux euphémisme à côté de la réalité ! Je lui réponds le plus calmement possible :
« On va vous ramener dans votre chambre. Vous nettoyer un peu. »
Une fois dans sa chambre, Katniss ne sachant pas trop quoi faire, je prends les devant et lui indique la direction de la salle de bain. Je compte le passer sous l'eau froide, comme je l'ai si souvent fait avec mes frères et mes ami(e)s (ou comme ces derniers l'ont fait avec moi…), après une soirée trop alcoolisée. De plus, il a fortement besoin d'être laver : ce sac à vin s'est foutu du vomi partout sur le corps ! Une fois dans la baignoire, j'entreprends de déshabiller ce soulard d'Haymitch, puis de faire couler un torrent d'eau froide sur lui.
Alors que je m'apprête à engager la conversation avec Katniss, je remarque que celle-ci n'a pas l'air à l'aise face à la nudité de notre mentor. La nudité masculine doit la gêner… Je lui dis alors :
« C'est bon. Je prends le relais à partir de là. »
Je vois tout d'abord de la surprise dans ses yeux. Puis elle me lance un regard vaguement soupçonneux, avant d'arborer une lueur de gratitude et de soulagement dans les yeux. Elle me dit :
« D'accord. Je peux t'envoyer quelqu'un du Capitole pour t'aider. »
Je secoue la tête avec virulence. Je me sens déjà assez coupable d'avoir apprécié leurs conforts, leurs repas, leurs habits… Je ne veux pas me coltiner ces larbins qui vont nous prendre de haut, Haymitch et moi, parce que nous sommes d'un district, alors qu'ils viennent du Capitole… Je réponds, peut-être un peu abruptement :
« Non. Je ne veux pas d'eux. »
Elle hoche la tête puis s'en va sans un mot.
Après avoir laissé Haymitch sous l'eau quelques temps, j'essai de le nettoyer, afin d'enlever la crasse et les résidus de vomi qui s'entassent sur son corps.
Au bout d'un moment, celui-ci se réveille brièvement, toujours imbibé d'alcool. Il me regarde d'un œil vitreux, un air misérable sur le visage, et gémit :
« Non… Je veux pas…, veux pas…. Qu'on me voit,…comme ca… »
Il tente, tant bien que mal de cacher ses parties génitales.
Je lui réponds, glaciale :
« J'ai déjà tout vu, et il n'y avait rien de bien impressionnant. »
Il me fixe avec stupeur, puis éclate d'un rire gras. Super. Mon humour faire rire un ivrogne. Il va vraiment falloir que j'hausse le niveau avant d'arriver au Capitole, parce que là, ca ne va vraiment pas…
Alors que j'ai cette nouvelle préoccupation, Haymitch s'est rendormi, et ronfle désormais bruyamment. Je soupire, le sort de la baignoire et tente de le sécher maladroitement. Je le porte jusqu'à son lit, l'habille d'un pyjama et lui met une couverture dessus, avant de sortir de la pièce et de regagner ma chambre.
Après m'être glissé sous les couvertures dans un simple boxer, je me sens exténué. Haymitch m'a achevé ! Ce type est vraiment un boulet de la pire espèce. Puis la pensée que j'ai eût lors de la Moisson me revient : je m'étais dit qu'avoir Haymitch comme mentor n'était pas bon pour l'image de Katniss… Je réfléchis horrifié : Haymitch est également MON mentor, il n'est donc pas bon non plus pour MON image ! Je me prends la tête entre les mains et pousse un énorme soupire d'exaspération. Puis, reprenant courage, et alors que je suis pourtant seul, je fais un geste évasif de la main, comme pour chasser une idée inconvenante. Je ferais avec, je m'en accommoderais, et je survivrais.
Je m'appelle Peeta Mellark, j'ai 16 ans, et je n'ai absolument pas l'intention de me laisser tuer sans rien dire…
Aloooooooors ? L'attente valait-elle le coup ? =) J'espère !
Les pro-Katniss doivent être en train de bouillir, en se demandant quand Peeta va se rendre compte qu'il veut laisser gagner Katniss… Ne vous inquiétez pas, la prise de conscience se fera prochainement !
Malheureusement, je n'ai eût le temps d'écrire que ce chapitre durant ces 15 jours de vacance =S
J'ai plein d'idée, je ne suis pas en panne d'inspiration, mais je ne pense pas publier plus de 1 ou 2 chapitres par semaine désormais, je n'ai malheureusement pas trop le temps d'écrire… Mais surveillez les publications, la suite devrait quand même arriver plutôt rapidement !
Laisser moi des REVIEWS svp, elles m'aident énormément dans mon écriture, et les encouragements me poussent à continuer, et à publier rapidement ! De plus tout les avis sont bons à prendre, les bons comme les mauvais ! =)
