Disclaimer : Tout appartient à Mr Jeff David enfin presque…
SuperBêta : TheCrasy & Voidonce se sont attaqué aux fautes.
Note de l'auteuse : Coucou! Comment ça j'ai oublié de poster la semaine dernière ? Je suis sûr que vous l'avez à peine remarqué, et je vous annonce qu'à partir de maintenant je posterais toutes les deux semaines. Désolé, je sais que c'est long tout ça, mais j'envoie toujours au dernier moment pour la correction (mes pauvres bêta…) et avec mes boulots les semaines sont courtes et comme j'ai toujours pas commencer à écrire le chapitre 10 ça me fait une raison de plus de poster toutes les deux semaines. Bref ce nouveau rythme me laissera du temps pour ne pas vous faire attendre des mois entiers c'est mieux non ? Je l'espère. En tout cas je vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 4 : Joyeux Anniversaire.
Scott n'était pas sûr que ce soit la meilleure solution… Mais il ne savait pas quoi faire d'autre. Liam était à la fac, Kira était chez ses parents avec les enfants, Isaac était pour le moment toujours en France et pourtant, il avait bel et bien besoin d'aide. Et il avait besoin d'aide : aujourd'hui. C'était pour cela que Scott, alpha de la meute Hale, se trouvait devant le manoir que son meilleur ami partageait avec sa famille hors-normes.
Mais voilà, il savait (ou pensait savoir) que sa requête serait mal accueillie. Surtout aujourd'hui. Putain d'oméga, qui arrivait vraiment au mauvais moment.
— Tu comptes camper devant notre porte, Scott ?
L'alpha sursauta en fixant bêtement Derek qui venait d'ouvrir la porte. Bien sûr qu'il l'avait entendu, Scott rageait après lui-même. Il avait beau être un véritable alpha et un loup depuis bientôt neuf ans, il oubliait toujours certaines choses. Comme le fait que Derek l'attendait depuis son arrivée, soit les dix minutes qu'il avait passés sur le palier.
— Tu comptes le faire rentrer ?
La voix de Stiles venait du salon, mais comme Derek ne se poussait pas de l'entrée, le regardant suspicieusement, Scott dut faire du forcing pour passer entre son bêta et le mur. Finalement, Derek ferma la porte à sa suite et le rejoignit. Scott s'était accroupi dans le salon pour réceptionner sa filleule qui marchait de façon précaire jusqu'à lui. Le sourire de l'alpha monta jusqu'à ses oreilles, il adorait les jumelles.
— Cot !
— Alors les princesses, c'est votre anniversaire demain ?! Questionna Scott avec enthousiasme.
N'attendant pas vraiment de réponse, Scott regarda Izilbeth les rejoindre en grognant, pour que Scott fasse ses yeux rouges. Ce que l'alpha fit sans plus attendre, déclenchant les rires alors que les jumelles partaient en courant faussement effrayées. Enfin, en courant. Comme un enfant de douze mois pouvait le faire, ce qui fit rire Stiles, mais lui uniquement. Derek avait les bras croisés sur la poitrine et il regardait Scott sévèrement.
— Pourquoi t'es là ?
— Hey, bien l'accueil fait plaisir.
Le loup, agacé, leva les yeux au ciel face à la réponse.
— Tu sais très bien ce que je veux dire.
Stiles n'avait compris que la moitié de ce qu'ils disaient. Mais il savait une chose, c'était que la conversation qui allait suivre ne devrait pas se dérouler avec les filles. Avisant l'heure, il les coupa dans leur combat de regard. Depuis quand avaient-ils recommencé à faire ça d'ailleurs ? Il lui avait pourtant semblé que la mode n'était plus au regard noir.
— Derek va faire du café, nous on va mettre les filles à la sieste et on va discuter. Ok ?
Les deux loups présents acquiescèrent en silence et ils se mirent tous les trois en mouvement. Finalement, quand tout le monde eut finit sa tâche, ils se retrouvèrent dans le salon autour d'une tasse de café fumante. Après une minute de silence gênante, où chacun se demandait comment Stiles avait fait pour ne pas parler, Scott finit par prendre la parole.
— Lydia n'est pas là ?
Ne tenant plus en silence, Stiles en profita pour répondre.
— Elle est partie faire des courses pour l'anniversaire des filles avec Peter. Mais si tu nous disais pourquoi tu es là ?
Scott grimaça et finit par répondre.
— Il y a des omégas, deux ou trois, ils ont attaqué un couple aux abords de la ville, ils sont en sale état, mais vivants. Seulement, j'ai personne pour m'aider à m'occuper d'eux. Je sais que c'est l'anniversaire des jumelles demain, mais je vais avoir besoin de l'aide de Derek.
Étrangement et contrairement à toutes les réactions que l'alpha avait imaginé, il put voir du soulagement apparaître sur les visages des deux papas.
— Vous êtes pas énervés ? Je veux dire, on a pas eu besoin de votre aide pendant tout ce temps, du coup, je pensais que vous seriez mieux loin de… Tout ça mais enfin, voilà. En plus c'est pas franchement le bon jour.
Stiles secoua la tête comme si Scott était la personne la plus idiote de la terre. Ce qui présentement était le cas selon lui. Présentement et habituellement pour dire vrai.
— Scott, c'est toi qui a fait venir ces omégas ? Non. Alors, oui c'est con qu'ils soient venus aujourd'hui mais, tu sais quoi ? On va régler cette affaire vite fait.
Derek, qui avait été d'accord avec le début des paroles de Stiles, finit par poser sa tasse et se redresser. Le bêta regarda son compagnon les sourcils froncés.
— Comment ça, « on va » ?
— Quoi ? Tu ne penses quand même pas me laisser de côté, questionna Stiles agacé.
— Et tu comptes faire quoi ? Annuler les préparatifs de la fête ? Faire revenir Lydia des courses pour garder les filles ?
Derek marqua une pause.
— Non. Tu restes avec les filles, on sera rentrés dans la nuit.
Le bêta se tourna vers son Alpha pour que celui-ci approuve, Scott hésita, mais hocha la tête. Stiles commençait doucement à s'agacer, mais bien vite -trop vite- il capitula. De toute façon Derek avait raison, trois omégas ne suffisaient pas pour s'attirer les foudres de Lydia. Autant avoir un coup d'avance, en était sûr de savoir tout et en acceptant un compromis.
— D'accord, mais vous préparez votre plan ici. Enfin vous… Je prépare le plan pour vous. Et une fois en route, je veux savoir quels seront chacun de vos mouvements… C'est clair ?
Il s'était tourné vers Scott assis dans le fauteuil à sa gauche, il savait qu'il ferait plus peur à son meilleur ami qu'à son compagnon. Ainsi il s'assurait que sa requête soit suivie. Ce qui se confirma quand le vrai alpha acquiesça en baissant la tête. C'était à se demander qui était le vrai alpha de cette meute. Mais Derek se garda de faire la réflexion à voix haute. De toute façon il était d'accord avec le plan « tenir Stiles au courant » surtout si ça le gardait en sécurité avec les filles.
Finalement ils profitèrent de la sieste des jumelles pour s'organiser. Le plan de Stiles était plutôt simple. Ils allaient quadriller la zone de l'attaque, en se tenant au courant des potentiels indices qu'ils trouveraient et ils tâcheraient ensuite de remonter la piste la plus fraîche. Ils avaient pour ordre d'envoyer un message toutes les heures et si Stiles n'avait pas de nouvelle pendant une heure trente, il enverrait les renforts. À savoir, Peter et Kira. Stiles avait bien essayé d'être compté dans les renforts, mais Derek avait protesté, exigeant quelque chose à son tour. Il voulait que son humain reste avec Lydia et les enfants. Puis Scott en avait rajouté une couche, disant qu'il serait rassuré s'il était avec eux. Ce fut donc contri qu'il accepta de s'occuper des gosses.
Lorsque qu'il fut l'heure pour les loups de partir en chasse, Derek s'éclipsa une minute à l'étage pour embrasser le jumelle qui ne s'étaient pas encore réveillées de leur sieste. Stiles profita de son absence pour chuchoter deux mots à son meilleur ami.
— Tu as intérêt de rendre mon compagnon entier Scott. C'est clair ?
L'alpha hocha la tête en déglutissant puis Stiles reprit la parole à voix haute.
— Si j'avais été là le plan aurait été bien plus rapide. Un peu de sorbier, et le était joué. C'est n'importe quoi.
— Ça va bien se passer Stiles, assura Derek qui venait de revenir dans le salon, son éternelle veste de cuir sur lui.
Stiles soupira d'agacement devant la tranquillité de son compagnon. Certes ils avaient vu pire qu'un groupe d'omégas, mais ils venaient de passer presque deux ans loin des problèmes surnaturels. Et secrètement, ou égoïstement, il avait espéré que ce répit durerait toute leur vie. Ce fut en se répétant que c'était de simple omégas et que Derek était entraîné, qu'il se leva pour se coller à son homme.
— Ne fais rien de stupide, s'il te plaît. Et si tu es en retard pour leur premier anniversaire, je fais la grève du sexe.
Derek leva les yeux au ciel. Depuis toutes ces années, s'il y avait bien une chose que n'avait pas changé, c'était bien le côté dramatique de son humain.
Malgré tout, il comprenait son inquiétude. Après tout, cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas trempé d'aussi près dans les problèmes de la meute. Lorsque le loup avait senti le stress de l'alpha il s'était attendu à tous les pires scénarii. Au final, deux ou trois omégas ils pouvaient gérer.
Remarquant que Stiles s'inquiétait toujours, il lui fit un petit sourire et attrapa son visage en coupe avant de l'embrasser avec toute sa tendresse. Ce spectacle pouvait être écœurant pour les personnes extérieures, mais eux appréciaient pleinement ce moment. L'instant n'était rien qu'à eux. Ils profitaient des lèvres de l'autre, de la langue de l'autre, de…
De rien d'autre puisque Scott commençait à tousser gêné par… Par quoi d'ailleurs ? Leur amour clairement affiché ? Leur excitation naissante ? Les deux ? Oui, certainement les deux. Pourtant même avec la gêne de son meilleur ami, Stiles ne put s'empêcher de sourire bêtement, toutes les menaces dites tantôt avait été oubliées. Mais Derek n'avait pas oublié lui.
— Je doute que tu tiennes ta propre grève.
Stiles grogna (aussi bien qu'un loup) et l'embrassa chastement avant de le repousser.
— Va-y avant que l'on se donne en spectacle devant notre alpha. Je ne suis pas sûr qu'il veuille voir ta petite culotte…
Ce fut au tour de Derek de grogner cette fois, la pointe des oreilles étrangement rouge. Quelqu'un vous avait parlé du machiavélisme de l'humain ? Eh bien voilà, il était du genre à suggérer ce genre de chose, devant son meilleur ami… Meilleur ami qui allait être perturbé par ces mots pendant toute la journée ou la semaine, si ce n'était pas toute sa vie.
Ce fut donc avec un Scott choqué que Derek quitta son foyer pour la première fois pour partir en chasse.
[…]
La suite de cette après-midi s'était bien passée, les jumelles dormaient encore alors que Derek et/ou Scott tenait au courant l'humain de leur avancé comme prévu. Kira et Peter étaient au courant qu'ils étaient les renforts en cas de problèmes et devaient arriver au manoir en fin d'après-midi. Tout se passait donc comme prévu quand les jumelles se réveillèrent.
Stiles était monté quand il les entendit papoter. Il poussa doucement la porte de leur chambre à l'aspect féerique, comme s'il voulait être le plus discret possible.
— Dad !
Le cri d'Arwen fit rire Stiles et sursauter Izi qui n'avait pas vu son père arriver, finalement elle reprit les paroles de sa sœur en se mettant debout, accroché aux barreaux du lit.
— Dad miam !
— Petites voraces, plaisanta l'humain.
Des rires répondirent à ses paroles et il se pencha au-dessus du lit.
— Allez, comme les Koalas.
— Kolala !
— Oui kolala, répondit le papa souriant toujours plus.
Comme demandé, les deux loupiotes s'accrochèrent, une de chaque côté de leur papa. Une fois dans la cuisine il les installa chacune sur leur chaise haute face à lui. Ce fut quand Stiles posa les pots de compotes qu'Izi remarqua l'absence de beaucoup de monde, ce qui se traduisit par un explicite :
— Pa-ma ?
Maman est avec tonton fétide.
Tide ! Répéta Izi en rigolant. La petite maline savait très bien qui était "tide" et elle savait qu'il grognait quand elle l'appelait comme ça. Les jumelles adoraient faire grogner les adultes.
— Pa ?
Stiles savait que les filles n'avaient jamais été troublées d'avoir deux papas et une maman, c'était donc très rapidement qu'elles avaient adopté le papa et daddy, ou pa et dad, selon l'application qu'elles mettaient à la prononciation. Donc Stiles savait très bien que Arwen parlait de Derek.
Papa aide tonton Scott. Il sera là demain, parce que ses deux princesses vont devenir graaaaaaaaandes.
G'ande !
Stiles reprit ses mouvements d'avion simultané pour faire manger les filles, puis arrivé à la moitié du pot, il les laissa faire toutes seules. C'était pas glorieux il y en avait plus à côté que dans leur estomac, mais il était sûr que c'était ainsi que l'on forgeait un loup. Stiles sourit à sa réflexion, puis il regarda son téléphone qui venait de vibrer dans sa poche.
« On remonte la piste, ils ne sont que deux. Embrasse-les pour moi. Je t'aime »
Stiles sentit une bouffée d'amour l'envahir, Derek devait être plus que confiant s'il avait pris le temps de taper un message aussi long. Il décida tout de même de ne pas lui répondre, évitant ainsi de le déranger.
— Nini.
Avisant les pots vides, il acquiesça et il les fit descendre des chaises. Ceci faisant ils purent entendre la porte d'entrée s'ouvrir puis se refermer.
— Coucou mes loupiotes !
Stiles sourit. Maman était à la maison.
[…]
Après l'arrivée de Lydia, les autres la suivirent de près. Enfin Peter était près, puisqu'il arriva juste après elle, les bras chargés des courses qu'ils avaient faites ensemble pour l'anniversaire. Kira et ses enfants arrivèrent un peu après. Maintenant que Scott et Derek remontaient la piste, tout le monde était prêt en cas de problème. Et grâce à la présence de tout ce monde Stiles se sentit plus rassuré, les renforts étaient prêts à intervenir. Même quand il reçut un message concis, lui disant « plus loin que prévu » il ne s'inquiéta pas.
Finalement les enfants mangèrent une heure après, quand Stiles reçu un « on y est, 36° 34′ 32″ Nord 118° 33′ 48″ Ouest ». Le stresse commençant à monter, l'humain prit sur lui pour ne pas inquiéter les enfants qui ressentaient facilement ses émotions. Mais pour éviter de les troubler, les adultes décidèrent de rapidement les coucher.
Une fois tout le monde au lit, les conversations se firent faible, voire inexistantes dans le salon. Tous attendaient fébrilement le message qui les rassurerait. Mais une fois l'heure révolue : rien. Ils attendirent encore dix minutes avant que Lydia ne se lève du canapé qu'elle partageait avec Kira et Peter pour aller se mettre sur les genoux de Stiles. Même sans super sens, elle sentait le stress de l'humain et le partageait. Se serrant mutuellement les mains Stiles fini par craquer après cinq minutes.
— Prenez la Camaro, approchez-vous le plus possible. En voiture vous devriez y être en peu de temps. Je vous envoie les coordonnées exactes.
Les renforts acquiescèrent, puis sous l'œil surpris de Stiles, Peter embrassa Lydia avant de sortir, suivi par la Kitsune de feu. Alors que le stress aurait dû être à son comble, Stiles regarda bêtement la mère de ses enfants. Ça faisait maintenant un moment que Peter et Lydia se tournaient autour, mais justement ils se tournaient autour. Lydia acceptait les sorties que lui proposait Peter, ou même les cadeaux. Mais la jeune femme ne lui avait jamais parlé d'un quelconque avancement dans leur relation. Et pourtant, ils se disaient tout, non ?
— Ça fait longtemps ?
Lydia sourit en entendant la méfiance de Stiles. Car oui il était toujours aussi méfiant envers Peter. Le père des filles avait toujours été prompt à la protéger, même de Peter. Mais depuis qu'elle avait accepté d'être la mère de leurs filles, c'était encore pire.
—Ça date d'aujourd'hui seulement, je t'en aurais parlé s'il n'y avait pas eu toute cette histoire d'omégas.
— Eh bien raconte, ça me changera les idées, et ça m'évitera d'imaginer tous les pires scénarii.
— C'est vraiment idiot. Je comptais juste lui faire porter les courses aujourd'hui. Tu sais comment il marche au doigt et à l'œil avec moi.
Stiles hocha la tête en souriant. Oh oui, Peter marchait à la baguette avec la jeune femme, il l'avait vite compris.
— Enfin bref, on arrive au rayon des animaux de compagnie quand Peter s'est arrêté devant les jouets pour chiens. Il a commencé à me raconter que quand il était petit, Derek avait demandé à sa mère de lui en acheter un. Mais comme elle refusait, c'est Peter qui lui en avait pris un. Après ça, Derek n'avait plus lâché le jouet.
Stiles posa une main sur sa bouche pour empêcher son rire de couper Lydia dans son histoire… Mais une chose était sûre, Derek entendrait parler de son jouet pour chien.
—Quand il parlait de sa meute, il avait le regard perdu, entre tristesse et nostalgie. C'était la première fois que je le voyais comme ça Stiles. Il ne s'était jamais montré aussi affecté de la disparition de sa meute devant moi. Les seules fois où c'était arrivé c'était dans mes hallucinations. Tu comprends ? Il ne m'en avait jamais vraiment parlé. Pas comme ; Pas en montrant ses émotions. J'ai juste… Enfin je l'ai juste embrassé.
Stiles eut un sourire ému à la fin de son histoire. Il était content qu'elle ait attendu tout ce temps. Au moins, elle pouvait être sûre de partager une relation avec de bonnes bases. Si Peter partageait son passé avec elle, c'était qu'elle était et serait importante pour lui.
Stiles comprenait l'importance de ce geste pour Lydia. Alors qu'il allait lui dire qu'il était vraiment heureux pour elle, son téléphone vibra dans ses mains. Stiles déverrouilla son téléphone, les mains tremblantes de l'espoir d'avoir des nouvelles de Derek, mais finalement, ce ne fut que Kira.
« On s'est approché le plus possible en voiture, on va rejoindre les coordonnées. »
— Fichu Derek qui ne peut pas envoyer de message !
T'inquiète pas Stiles, il a peut-être juste perdu son téléphone.
Lydia se réinstalla sur les genoux de Stiles, posant sa tête sur son épaule, puis ils attendirent. Une heure, deux heures. Enfin un message, il était déjà presque vingt-trois heures.
« Scott a perdu son téléphone, celui de Derek est explosé »
Stiles leva les yeux au ciel alors que Lydia semblait vouloir dire qu'elle lui avait bien dit, mais avant qu'elle en ait le temps, Stiles souleva un autre point.
— Ça te dérange pas toi qu'elle ne dise pas s'ils vont bien ?
Voyant le téléphone compressé dans la poigne de jeune homme, Lydia lui ôta des mains sans rien dire. Elle ne savait simplement pas quoi faire pour le rassurer. Il avait raison, Kira avait éludé le sujet. Certes elle ne sentait aucune envie de crier, ce qui était bon signe. Mais il n'était pas impossible qu'ils soient en mauvaise posture, ou blessés
Puis l'attente reprit. Cette fois, ils n'eurent pas de nouvelles pendant plus de trois heures. Et le nouveau message n'apaisa aucunement l'humain, « c'est ok. » Message de Peter cette fois. Mais si c'était ok, pourquoi ne l'appelaient-ils pas ? Finalement ce ne fut qu'à quatre heures du matin que Peter et Kira rentrèrent. Seuls.
— Dites, vous avez pas oublié quelque chose ? Mon compagnon par exemple !
Sa voix était teintée de colère et de panique. Pourquoi n'était-il pas avec eux ? Et où était Scott ? Ce fut Kira qui s'expliqua en premier pendant que Peter posait sa veste et les clés de la Camaro dans l'entrée.
— Ils sont avec Deaton. Pour discuter, s'empressa de rajouter la Kitsune.
Puis, avant qu'il ne se précipite sur les clés pour prendre la route, elle rajouta :
— Tu penses bien que s'ils étaient blessés je serais restée avec eux. Scott est mon mari ! Derek m'a dit de te dire de rester avec les filles, qu'il rentrerait à l'heure et qu'il se chargerait des explications pour que tu aies toute l'histoire.
Stiles étant humain et Lydia n'ayant pas une super ouïe lupine… Aucun des deux n'entendit le raté du cœur de la jeune asiatique au moment où elle proféra son mensonge. Fatigué de l'attente ou de la chasse, tout le monde partit se coucher sur place. Kira passa par la chambre des filles où ses petits bouts dormaient aussi, puis elle rejoignit la chambre d'ami où elle et Scott dormaient de temps en temps.
Lydia quant à elle, tira Peter jusqu'à sa chambre laissant Stiles seul dans le couloir. Il savait qu'il n'arriverait pas à dormir sans Derek dans leur lit. En presque neuf ans de vie commune, Stiles avait trouvé ses petites habitudes et s'endormir collé au loup était l'une d'elles. Il se dirigea donc dans la chambre des filles et s'installa discrètement dans le fauteuil à l'allure de souche d'arbre.
Il lui fallut plus d'une heure bercé par les respirations des quatre enfants pour qu'il puisse s'endormir. Mais après ce qui lui sembla quelques secondes les pleurs d'une de ses filles le réveilla.
Stiles se leva en vitesse et se pencha au-dessus du grand lit rond qu'elles partageaient pour voir Izi pleurer, bien qu'encore endormi.
—Chuuute… Là ma loupiote, Daddy est là, c'était qu'un mauvais rêve.
— Pa…
Comme s'il avait reçu une décharge en entendant la demande de sa fille, il sursauta. Derek n'était pas rentré de la nuit. Il allait faire du sushi de loup-garou. C'était le premier anniversaire des filles, et il n'était pas là pour leur réveil. Même si techniquement, il n'y avait qu'Izi qui était éveillé -pour l'instant-, mais cela ne changeait rien. On était le matin du vingt-huit décembre, les filles avaient un an, et il n'était pas là. Fichu loup ! Il allait voir, s'il n'arrivait pas à faire la grève du sexe.
— Pa est encore avec tonton Scott. Mais hey, tu sais qui est à la maison ? Oncle Fétide. En plus, il sera là toute la journée pour l'anniversaire de ses petites nièces préférées.
La louve dans les bras oublia bien vite son cauchemar à la mention de son grand oncle. Ses pleurs se tarirent pour finir en gazouillement, mais Stiles plaça un doigt sur sa bouche en faisant un petit « chuuut » puis il lui expliqua à voix basse.
— Faut pas faire de bruit, Arwen dort encore ma puce.
Sans attendre, Stiles descendit dans la cuisine où il avait entendu du bruit, laissant les trois dormeurs profiter de leur sommeil bienfaiteur. Arrivé en bas, Izilbeth ne retenait plus ses cris, répétant à tue-tête « Tide tide tide tide » comme si cela était la seule chose qu'elle savait dire. Entendant le surnom maudit, Peter, se mit à grogner le nez dans sa tasse de café. Seulement, Izi avait entendu le grondement et au lieu de l'effrayer, cela la fit rire. Comme pour lui répondre, elle se mit à grogner à son tour. Enfin grogner… Le son était plus adorable qu'effrayant mais personne n'osa rigoler. Cela aurait été le comble de l'impolitesse. Par contre le son avait fait oublier son énervement à Peter et il demanda d'un geste à prendre la petite dans les bras.
— Évite de la secouer cette fois s'il te plaît. Je vais préparer un biberon.
— Déjà fait.
Lydia qui était assise sur un haut tabouret face au loup, tendit un lait chocolaté que Peter s'empressa de prendre pour donner à Izi. Puis comme la veille ils attendirent, encore. Finalement alors que les deux loups n'étaient pas revenus, Arwen se réveilla, sortant aussi Raiden et Ali de leur sommeil avec ses babillages. Ce fut Kira qui descendit, avec tout ce beau monde, portant Arwen dans les bras et surveillant la descente sur les fesses des deux autres. Et alors que les jeunes déjeunèrent, l'attente se poursuivit.
Il était dix heures quand les choses commencèrent enfin à bouger. Les enfants jouaient à divers jeux dans le salon depuis un moment déjà. Ali faisait la maîtresse pendant que les autres l'écoutaient, plus ou moins. Stiles quant à lui commençait à s'agitait, songeant à tuer lui-même Derek Hale. Alors qu'il réfléchissait à comment mettre ses menaces à exécution, la porte d'entrée s'ouvrit enfin. Le jeune homme agacé, avait sauté sur ses pieds et les jumelles ainsi que Raiden avaient levé la tête. Seule Ali était encore concentrée sur son jeu, pour les autres c'était un concert de « Papa » adressé aux deux arrivants qu'ils avaient senti.
Scott qui avait vu son meilleur arriver devant eux, se dépêcha de s'éclipser pour voir ses enfants et sa femme. Dans le hall, Stiles s'était planté devant Derek, les bras croisés, pendant que le loup attendait sa sentence avec une angoisse presque palpable.
— Tu es en retard.
Derek déglutit, son compagnon a beau être humain, il pouvait être plus effrayant qu'un alpha de par son ingéniosité. Surtout quand tout ne se déroulait pas comme prévu, ou que Derek faisait une boulette (ce qui était du pareil au même). Même s'il avait fait une boulette il espérait que Stiles comprenne qu'il n'explique pas la soirée d'hier aujourd'hui. Arriver en retard au premier anniversaire des filles, ce n'était clairement pas ce qu'il avait prévu, il n'allait pas le gâcher en perdant du temps à expliquer comment leur plan avait foiré. Finalement Stiles comprit et renonça même à son énervement. L'humain prit son loup dans ses bras, inspirant son odeur, puis il le relâcha pour qu'il puisse aller voir ses grandes filles. Dans le mouvement Stiles ne vit pas la grimace du loup.
Quand elle virent enfin leur papa dans la pièce, elle se levèrent toutes les deux. Le passage d'assis à debout était précaire, bancal et lent mais Derek les laissa se débrouiller s'accroupissant pour être à leur niveau. Puis quand enfin elles furent sur leurs pieds Derek écarta les bras.
— Bon anniversaire mes princesses !
Sans plus attendre elle se jetèrent à son cou, mais cette fois, Stiles ne manqua aucunement la grimace de son compagnon. « Pas blessé mon cul », pensa Stiles rageusement en se tournant vers Kira. Celle-ci eut la décence d'avoir un air coupable, il ne dit donc rien de plus, mais il se promit d'avoir une sacrée discussion avec Derek à propos des cachotteries.
[…]
La matinée s'était finalement bien passé, Stiles avait décidé de réserver son engueulade pour quand l'anniversaire des filles serait passé. Après le repas, tous les enfants allèrent à la sieste et Lydia profita de ce moment pour faire travailler tous les adultes présents. Stiles était de corvée gâteau, avec pour ordre de préparer son meilleur saint honoré, Derek devait gonfler des ballons, Peter et Kira avaient des décorations à installer et Scott s'était éclipsé sans donner d'explication. Ce qui avait fait râler tout le monde sauf Kira, qui, de toute façon, devait être au courant de ce qu'il faisait. Finalement tout fut prêt au moment où ils entendirent la voiture de Scott se garer dans l'allée.
Stiles alla lui ouvrir, uniquement pour râler de les avoir laissés seuls avec Lydia comme chef d'organisation. Mais à peine eut-il ouvert la porte qu'il oublia ce qu'il voulait dire.
— Isaac ?! Mais… Je pensais que tu pouvais pas venir cette année ?! Je pensais que Chris avait trop de boulot pour toi, que tu devais rester en France ! Qu'est-ce que tu fais là ! Oh mon Dieu les jumelles seront tellement contentes de te voir !
Isaac leur fit un grand sourire et sans répondre réellement aux questions, sachant que même ceux à l'intérieur entendraient, il leur annonça :
— Chris a du boulot pour moi, sur Beacon Hills. Je reviens pour de bon cette fois.
Après cela, il y eut des cris de joie, des applaudissements et indubitablement le boucan finit par réveiller les enfants à l'étage. Derek heureux de revoir son ancien bêta revenir à Beacon Hills le traîna en haut pour aller chercher les jumelles. Derek laissa Isaac passer devant et bien qu'elles ne l'avaient pas beaucoup vu elle semblèrent le reconnaître, ou elle voulaient juste être sortie du lit, puis qu'elles se mirent à s'agiter en tendant les bras vers lui.
— Bon anniversaire les loupiotes !
Derek sourit en entendant ce surnom qui avait été adopté même par Isaac qui n'avait pas été souvent là. En fait, tout le monde utilisait ce surnom depuis qu'ils avaient entendu Stiles chanter douces loupiotes. Les loups restèrent un peu dans la chambre des enfants, discutant sur l'aménagement du revenant, ou gazouillant avec les filles et ils finirent par descendre quand ils entendirent les derniers invités passer la porte.
Quand ils arrivèrent dans le salon, tout le monde était là pour l'anniversaire des filles. Bon Liam était toujours en vidéo conférence, mais c'était seulement parce qu'il passait les fêtes avec la famille de sa petite amie. Sinon il y avait tous les grands-parents, Melissa était là en tant que marraine d'Izi et Isaac était enfin de retour.
Les discussions sérieuses attendraient, la fête pouvait commencer.
— BON ANNIVERSAIRE !
[…]
Après cette longue journée, remplie de cadeaux, de gâteau et de surprise, le calme retomba enfin. Les invités étaient tous rentrés sauf Isaac qui avait écopé de la chambre d'ami à l'étage, en attendant qu'il s'installe en ville. Lydia avait dit à Peter de repasser demain avant de cordialement le faire partir. Stiles avait vu la moue déçue du plus âgé des Hale, mais n'avait rien dit. Il avait juste embrassé la joue de la banshee, elle avait bien fait de pas le faire rester. Stiles jubilait de savoir que Peter n'avait pas fini de galérer.
Puis, quand tout le monde fut couché dans la maisonnée, Stiles vérifia rapidement que la porte était close avant de monter. Une fois dans le couloir, il vit une douce lumière dans la chambre des filles. Se doutant que Derek devait être là, il poussa la porte. Effectivement le brun était là. Debout devant le lit des filles, Stiles ne voyait que son dos musclé. Il s'approcha doucement jusqu'à pouvoir s'accrocher à sa taille et posa ses lèvres contre sa nuque.
— Je suis désolé d'être arrivé en retard.
Les paroles du loup furent à peine chuchotées pour ne pas réveiller les jumelles, mais avec le silence paisible de la nuit, Stiles n'eut aucun mal à entendre.
— Ce n'est pas grave. Par contre ta blessure si.
Comme s'il avait été une louve qui voulait gronder son louveteau, Stiles mordit doucement la nuque de son amant qui sourit à ce geste.
— Je vais bien, j'ai entièrement guéri maintenant. Il n'y même pas une trace.
Marquant un pause, il attrapa la main de son compagnon pour la glisser sous son tee-shirt, lui faisant parcourir son torse pour qu'il voie qu'il n'avait aucune plaie.
— Mais moi je le sais.
Surprenant Derek, Stiles posa sa main a l'endroit exact où le coup de griffe avait était asséné. Le loup ne savait pas comment il avait fait pour savoir, mais il se contenta de le rassurer.
— C'était juste un alpha pas prévu. Tout s'est bien fini. Enfin, pour nous.
Le plus jeune pouvait ressentir l'amertume dans les paroles de son compagnon. Retourner dans les problèmes de la meute ne lui faisait pas du bien, Stiles déposa une myriade de baisée dans le cou de son amant, comme si cela pouvait éloigner les maux.
— Leur papa était là, c'est tout ce qui compte.
[…]
