voila le second chapitre, qui en réalité est le quatrième, mais c'est le deuxième que je met aujourd'hui. Bref, si vous n'avez pas tout suivi, ce n'est pas grave, je me comprends. Je ne vous l'ai pas souhaiter dans le dernier chapitre, mais cela me semblait évident : bonne lecture
L'après-midi passait tranquillement, et le soleil commençait à se coucher lentement. La bouteille de Tequila était à moitié vide à présent, et Lisbon et Jane étaient les seules personnes présentent dans le cimetière. Le silence faisait du bien, il n'était pas pesant et il aidait Lisbon à réfléchir. Les yeux fermés, ses pensées divaguaient dans tous les sens, revenant parfois au sujet de la journée.
- Sam était la seule personne à pouvoir me faire rire dans n'importe quelle occasion.
- Il vous aimait.
- Je sais. Et c'est ce qui est terrible.
- Quoi donc.
- Il me l'a dit. Juste avant de mourir.
Le silence rompu par son amie l'avait presque obligé à dire ce qu'il pensait d'eux, ce qu'il savait, ce qu'il avait vu. Mais la réaction n'avait pas vraiment été celle qu'il avait attendue. Pendant toute la duré où Bosco avait travaillé au CBI avec eux, Lisbon avait nié à chaque fois qu'il lui en avait parlé. Mais aujourd'hui, elle l'acceptait. Quelque chose avait changé, mais il ne savait pas quoi. Certes, la mort de l'agent pouvait aider. On ne se rend compte de l'importance que l'on porte aux gens qui nous entourent que lorsqu'ils ne sont plus là. Mais il y avait quelque chose d'autre. Le ton de sa voix signifiait qu'il y avait comme un second aveu derrière celui-ci. Il sentait cependant que c'était désormais à lui de révéler une confidence que son défunt ami lui avait dit près d'un an auparavant.
- Je ne vous ai pas vraiment dit la vérité ce jour là.
- Sur ce que Sam vous a dit ? Je m'en doute bien. Et je ne veux pas savoir ce qu'il a dit. S'il n'a pas partagé ces mots avec moi, c'est qu'il doit avoir ses raisons.
- Hé bien Lisbon, je dois avouer que vous m'étonnez.
- Profitez-en, car aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres.
- Je le sais Lisbon.
Il sentait dans le ton de sa voix que le moment de la révélation n'allait pas tarder. Il n'y avait plus vraiment d'expression dans son ton. Plus de surprise ni de chagrin. Elle parlait d'une voix continue et fluide, laissant ses paroles s'envoler de sa bouche, comme si ses mots flottaient ensuite sur l'eau.
- Je le sais Lisbon.
- C'est d'ailleurs pour cela que je vais vous révélez quelque chose qui, soit disant passant, n'aurait jamais été évoqué si ce moment n'avait pas eu lieu, et si je n'avais pas bu.
Et c'est avec le regard droit devant elle et air sérieux qu'elle annonça :
- Vous savez, ce que je ressens maintenant est assez étrange, différent de quand vous n'étiez pas encore là et que je buvais seule avec lui.
- Il ne buvait pas réellement avec vous.
- Je ne vous ai rien demandé.
Lisbon avait un don pour rester professionnelle, même dans ce genre de situation. Le regard qu'elle venait de jeter à Jane en avait été la preuve. Elle lui avait fait savoir qu'il devait se taire, du moins sur ce sujet là, mais qu'il devait rester présent. Après quelques années de travail ensembles, un langage corporel s'installe entre deux personnes, elles n'ont plus besoin d'utiliser des mots pour se comprendre.
- Je ne ressens pas la même chose avec vous qu'avec lui.
- Je ne suis pas Bosco.
- S'il vous plait, appelez-le par son prénom.
- Je ne le connaissais pas autant que vous. Et nous ne nous apprécions pas vraiment non plus. Je ne pense pas que l'appeler Sam arrange vraiment les chose.
Un nouveau regard fut donné, le même. Mais il y eu un sourire avec, preuve de la complicité qu'ils avaient créée entre eux.
- Et pour ce que vous disiez avant. Qu'en est-il ?
- Il y a des moments comme celui-là où j'ai l'impression que vous ne faîtes attention qu'à ce qui vous intéresse.
- Presque. Je prends tout ce qu'on me donne, puis je fais le trie. Mais ma mémoire me permet de garder un certain nombre de chose qui ne sont pas forcément importantes. Comme, par exemple, le fait que vous me trouvez très différent de Sam, ce qui induit le fait que vos sentiments soient différents eux aussi. Cela n'est pas crucial, mais dans des moments de forte complicité comme celui-ci, la délivrance de certains sentiments ou souvenirs peut apaiser.
- Vous voulez dire que vous gardez ça pour le moment où je ne serai pas bien, et que j'aurai besoin de parler ?
- Tout à fait. Je ne suis pas égoïste, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes. Je fais attention aux détails et je les utilise. Parfois, ceux qui passent inaperçus sont les plus significatifs.
- C'est d'ailleurs pour cela que vous mettez votre don au service de la police.
- Plus ou moins.
Lisbon sentit la gêne qui venait de s'installer. Et elle savait pourquoi. Jane n'était pas là que pour ça. C'était aussi pour cela que des personnes disaient de lui qu'il était froid et égoïste. Car il se fichait éperdument de la loi.
- Mais si vous voulez en parler maintenant, je ne vous en empêche en aucun cas.
- Ce que je pense de vous n'a rien à voir avec ce que je ressens par rapport à vous. Et vous n'êtes pas prêt de connaître mes pensées à votre égard.
- Très bien, alors dîtes-moi ce que vous ressentez.
Elle prit une grande inspiration avant de parler. Les pleurs et l'alcool lui faisaient dire des choses interdites. Mais le plus impressionnant, c'était qu'elle restait lucide.
Elle dira sûrement plus tard qu'elle a avoué sous l'emprise de l'alcool. Car c'était bien une révélation qu'elle allait faire.
- Vous êtes la seule personne qui, quand je la regarde, me donne envie de l'embrasser. Et ce sentiment est irrationnel.
comme j'était pressée de mettre ces chapitres en ligne, j'ai oublier de les corriger. Donc si vos commentaires ne sont pas là, c'est normal.
Et donc aujourd'hui je vous ai fait un cadeau, mais comme c'est mon anniversaire, j'aimerai que mon cadeau soit plein de petits clics sur le lien review.
Merci de lire ce que j'écris, et à bientôt pour la suite (et fin) de cette longue journée que vivent Lisbon et Jane
