Note de l'auteur : Merci pour vos reviews, c'est vraiment très agréable à lire et j'espère que cette histoire vous plaira jusqu'à la fin, bis à tous !

OoOoOoOoO Gryf'. OoOoOoOoO Harry Potter OoOoOoOoO Gryf'. OoOoOoOoO

Pâques selon Dumbledore

Oui, maintenant Harry savait…

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En dehors de la Forêt Interdite, aux alentours de la Volière, Ron et Hermione venaient de terminer de se disputer pour la énième fois. Comme d'habitude, c'était Ron qui était revenu le premier, et comme d'habitude c'était Hermione qui avait présenté ses excuses la première. De nouveau réconciliés, pour la énième fois, leur main se joignirent et ils continuèrent tranquillement leur collecte.

Le roux était aux anges. Jamais de sa vie il n'avait vu autant de chocolat, et ces plantes fantastiques passaient en tête sur sa liste de cadeaux de son prochain anniversaire… Hermione, quant à elle, avait complètement oublié qui avait organisé cet après-midi, se contentant d'apprécier la tranquillité du moment, outre ses disputes avec Ron. Enfin… elle l'avait oublié, jusqu'à ce qu'un bruit de cloche résonne haut dans le ciel.

« -Oh non ! soupira Ron en baissant les épaules. Ce ne peut pas être déjà finit ! »

Hermione sourit et claqua une bise sur la joue tâchée de son petit-ami. Elle le tira par la main pour redescendre vers Cromlesh, mais un craquement étrange interrompit leur marche. En deuxième, puis un troisième, puis d'autres vibrèrent encore. Ron le premier s'était retourné, ses talents de gardien ayant développé son sens auditif d'une façon surprenante, comprenant que le son venait de derrière lui.

« -Hermione…, souffla-t-il d'une voix particulièrement aigue. »

La jeune femme se tourna à son tour et se tétanisa sur place en découvrant à son tour : devant eux, de toute sa hauteur, passée de pierre à chocolat, prenant vie sous leurs yeux, la Volière examinait ce qui l'entourait, à la recherche de seul Merlin savait quoi. La Gryffondor ne put retenir le cri d'horreur qui traversa ses lèvres. Elles furent rapidement recouvertes par la main de Ron qui la priait de se taire. Mais il était trop tard, la Volière les avait aperçu.

De deux petites fenêtres, qui paraissaient être ses yeux, les hiboux de la tour sortirent, eux aussi en chocolat, et foncèrent sur le couple. A toute vitesse, ils leur donnèrent des coups de bec chocolatés, terriblement piquant. La Volière, en colère contre ceux qui avaient osé troubler son sommeil, se fissura en deux à la base. Elle commença à avancer péniblement mais à grandes enjambées vers le couple, avec la très virulente intention de les écraser. Ron se saisit alors de la main d'Hermione. Il commença à l'entrainer afin d'échapper aux oiseaux de malheur et de la Volière enragée. Les anciennes plantes grimpante du bâtiment devinrent ses bras. Elle avançait en les levant. Criant un hurlement grave et sonore. Démolissant au passage l'escalier qui grimpait encore il y a dix minutes jusqu'à elle…

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… ou pas. Harry n'était pas certain…

Drago avait pris la moitié du cœur, lâchant un léger « merci » sans un regard pour le brun. Il s'était retourné, puis était parti retrouvé de quel côté il était venu, laissant le Gryffondor qui le fixait sans savoir quoi penser. A quoi jouait le blond ? Avait-il peur ? Ou le Survivant avait-il mal compris ? Toutes des questions auxquelles Harry n'avait pas de réponse. Mais à la fin de la guerre, le brun s'était promis que plus jamais il n'aurait à souffrir de questions sans réponses…

Alors, il avança vers le Serpentard d'un pas décidé, souhaitant lui demander clairement ce qu'il voulait. Il lui attrapa l'épaule et Drago se retourna doucement. Mais au moment d'ouvrir la bouche, un hurlement bestial qu'aucun des deux jeunes hommes n'avaient jamais entendu auparavant, perça à travers les arbres de la Forêt.

« -C'était quoi ça ? s'inquiéta le blond.

-Je crois que ça venait du côté du parc… »

Dans un même mouvement, leurs yeux cherchèrent ceux de l'autre et la même idée passa dans leur esprit. Et c'est d'une même voix qu'ils soufflèrent :

« -Dumbledore. »

Sans plus attendre, ils plongèrent leur moitié de cœur dans leur sac et se précipitèrent vers la sortie de la Forêt. Drago suivit Harry qui semblait mieux connaitre les lieux –lui s'y était perdu –. Il ne leur fallut pas plus de deux minutes pour retrouver le parc de l'école, et devant la scène qui se déroulait, ils regrettèrent rapidement la tranquillité passée.

Le parc de Poudlard était envahi, l'Armageddon était au-devant eux. A droite, le Lac Noir n'était plus qu'une marée de boue marron qui tanguait avec dangerosité. Elle bougeait tellement que des vagues de chocolats inondées avec force la terre ferme, engloutissant des élèves au passage, les noyant dans sa fondue noir.

Une bombe sorti alors du lac : le calamar géant cacao se hissa sur l'herbe à l'aide de ses tentacules, et attrapa chaque personne à portée de main, les avalant sans retenu. Immense, il étalait le lac sur le parc, entrainant encore plus de vague avec lui.

En plein centre du parc, se trouvait les six buts du terrain de Quidditch. Sautillant sur place comme des puces, ils saisissaient tous les élèves grâce à leurs filets accrochés aux cercles d'or. Le boit était devenu chocolat blanc, et les filets étaient sucre. Ceux qui échappaient à leur rebond se faisaient attraper.

Sur Cromlesh, les hautes statues étaient devenues de lourdes tablettes qui sautaient sur chaque étudiant qui passait près d'eux, tentant d'en écraser le plus possible. Certaines se craquelaient. Leurs morceaux, dévalant la pente à une vitesse folle, entrainaient les moins vigilants dans leur course.

« -Harry ! hurla une jeune femme. »

Le brun et le blond se retournèrent, découvrant le couple Gryffondor fuyant la tour de la Volière et ses hiboux qui bequetaient tous ce qui bougeaient aux alentours. Ils eurent tout juste le temps de réagir, la Volière était déjà presque sur eux. Fuyant ce désastre, ils prirent refuge dans la Forêt, derrière un buisson lui-même caché par un large tronc.

« -Mais… mais…

-Que se passe-t-il ! s'exclama Drago, coupant la parole au brun qui n'arrivait pas à aligner deux mots.

-On ne sait pas, répondu Ron d'une voix toujours aigu. Tout à coup elle a pris vie… la Volière… et elle nous a… pourchassés !

-Et le poulpe, le lac, les buts ! Et vous avez vu les citrouilles du potager d'Hagrid ?

-Non, de quoi tu parles Hermione ! Je n'ai vu aucune citrouille ! s'écria Harry.

-Les citrouilles ! Elles étaient en vie ! Elles couraient partout ! Elles mordaient tout le monde ! Les citrouilles ce n'est pas à Pâques ! Ce n'est pas à Pâques ! »

Hermione, dont le sang-froid était admirait de tous, semblait avoir été happé par les profondeurs de la peur. Elle était tétanisée, ne clignant presque pas des yeux, tremblant. Elle ne comprenait visiblement pas ce qu'il se passait.

« -Weasley, où est Dumbledore ? »

Ron hocha négativement la tête. Il l'ignorait. Au moment où le blond allait se lever, l'arbre devant eux fut déraciné par le poulpe qui le jeta au loin, dans le lac. A découvert, ils essayèrent de fuir à nouveau, mais la Gryffondor venait d'être attrapée par l'une des tentacules du montre.

« -Hermione ! s'égosilla Ron en courant pour attraper ces mains. »

La jeune femme criait alors qu'elle était trainée par la cheville, mais le roux ne put rien faire car d'un coup de tentacule, la pieuvre l'avala.

Drago réagit immédiatement et saisit le roux par le bras avant que le monstre ne l'attrape à son tour. Frôlant la lisière de la Forêt Interdite, les trois jeunes hommes couraient en direction de Cromlesh dans l'espoir de trouver le directeur. Ils durent traverser le champ de bataille, évitant de peu les filets des buts de Quidditch.

« -Dumbledore est là ! s'écria Harry. »

En effet, debout bien droit, indifférent au spectacle, le directeur ne bougeait pas d'un poil. Le Survivant se précipita sur lui en lui ordonnant de réagir et d'intervenir, mais il n'eut aucune réaction en retour. Harry lui assainit alors une gifle magistrale, craquant, mais rien n'y faisait. Ron se penchant et découvrit entre deux touffes d'herbes, le bout du nez du directeur. Il s'en saisit rapidement et le lécha en reconnaissant la texture.

« -Ce n'est pas Dumbledore… C'est un bonbon au citron ! »

Les deux autres le dévisagèrent avec aberration, mais n'eurent pas le temps de plus car la Volière revenait vers eux. Sans hésiter, Drago les traina vers le pont suspendu, où ils s'éloignèrent aussi vite qu'ils le purent du parc.

« -Hermione… Mon Hermione…, pleurait Ron.

-Ecoute, il doit y avoir une explication, tentait de le rassurer Harry.

-Tu n'y crois même ! intervint le blond.

-Tu as vu dans quel état il est ?

-Tu as vu dans quel état est Poudlard ? Et ce vieux foldingue de directeur n'est évidemment pas là… Ça y est, il aura finalement réussit à nous tuer !

-Harry…

-Plus tard Ron… Parce que tu crois qu'il n'y a plus personne ici ? Tu crois qu'ils sont tous partis ?

-Oui Potter, je le crois.

-Harry…

-Mais quoi ! »

Le brun, hors de lui, se retourna vers son ami qui pointait quelque chose du doigt, la mine horrifiée. Harry suivit le geste et découvrit sur les escaliers menant à la première tour du château, un tas de balais éparpillaient. Tout aurait pu être normal, mais c'était sans compté sur un en particulier qui se tenait dans les airs, tourné vers eux. Les trois ne bougèrent pas, attendant de voir si quelque chose allait se produire, examinant le bois afin de déterminé si…

« -C'est du chocolat, couina Malefoy. »

A ce moment, tous les balais s'envolèrent et s'élancèrent vers les trois élèves. Leurs coups sur leur corps étaient douloureux et les fils de sucre qui constituaient leurs crins les griffaient avec rage.

« -A l'intérieur ! hurla Drago. »

Ne pouvant éviter les coups, ils foncèrent vers la grande porte afin d'y pénétrer et de se protéger des balais ensorcelés.

« -Harry, Harry ! criait Ron. »

Le brun, déjà à la porte, se retourna et vit que son ami était emmené dans les airs par quelques balais qui le soulevaient. Tétanisé, Harry ne savait pas quoi faire et regarda partir avec terreur son meilleur ami. Il se sentit soudain happé, mais se débattit pour résister.

« -Potter arrête, c'est moi… »

Le son sourd de la grosse porte se fermant retentit, Harry savait qu'il était en sécurité. Paniqué, les larmes lui vinrent aux yeux mais il puisa dans ses forces pour ne pas qu'elle coule.

« -On aurait pu aller jeter un œil dans le bureau du directeur, mais évidemment il faut passer par l'extérieur… »

Drago soupira sous ses paroles. Il laissa le temps au Survivant de se calmer en examinant rapidement le hall et les escaliers.

« -Je pense qu'on sera tranquille dans la Salle sur Demande, si tu es prêt à y aller. »

Le Serpentard tendit une main apaisante vers le brun qui la saisie, terrorisé par les évènements. Ne trainant pas, ils grimpèrent jusqu'au septième étage et trouvèrent la salle. Bizarrement, il n'y avait rien du tout à l'intérieur. Drago se dit que tout ce qu'il leur fallait, c'était la sécurité… et l'autre. Il tourna la tête vers Harry, dont les larmes coulaient désormais. Ses yeux reflétaient l'image de ses deux meilleurs amis. Mais Malefoy ne voulait penser qu'au pourquoi… Pourquoi avoir fait ça ?

Un reniflement fit écho dans la salle : c'était Harry. Le cœur serré de le voir dans cet état, le Serpentard se rapprocha de lui. C'est à ce moment qu'il vit que leurs paniers les avaient suivis jusqu'ici, le sortilège ne s'était pas arrêté.

« -Je… »

Drago fut interrompu dans sa phrase. Quelque chose d'énorme tambourinait à la porte. Cette dernière en tremblée. Harry gémissait en la fixant. En le voyant dans cet état, le blond se demandait comment il avait bien pu faire pour vaincre le Lord Noir… ou alors était-il devenu plus craintif et moins courageux à cause des évènements passés ?

Sous l'impulsion, Drago ouvrit son panier et en sorti la moitié du cœur. Il l'observa le temps de quelques petites secondes, puis se rapprocha du brun :

« -Avant que la porte ne s'ouvre. »

Et il tendit la moitié devant lui. Harry ne comprenait pas du tout où Drago venait en venir, jusqu'à ce qu'il croise ces yeux fiévreux. Se dépêchant, il sorti alors la deuxième moitié et l'approcha de celle du blond. Seulement à quelques millimètres l'un de l'autre, les deux morceaux se frôlaient autant que se caressaient tendrement le regard de leur propriétaire. Puis d'un geste un peu brusque, Drago colla sa moitié du cœur à celle d'Harry…

OoOoOoOoO Gryf'. OoOoOoOoO Harry Potter OoOoOoOoO Gryf'. OoOoOoOoO

J'espère ne pas vous avoir déçu, à très bientôt ! ^^