Hey et nous voilà avec le 4ème!
Après cela il ne restera que deux chapitres!
Bref, enfin un avancement pour nos amoureux!


New Moon

Chapitre 4

Après, restant planté dans le froid d'automne, tard le soir, je décide enfin d'entrer chez moi. Je ne vois mon père nulle part donc il doit sans doute avoir des heures supp'. Pour le moment, ce soir je dois dire que ça m'arrange. Je suis un peu trop retourner pour discuter de quoi que ce soit avec lui.

Je ne prend même pas la peine de me doucher, je me met de suite en pyjama, je pars me chercher un soda et des chips puis remonte dans ma chambre. Je m'installe direct sur mon bureau et consulte les bouquins que j'ai acheté plus tôt.

Plus j'avance dans ma lecture, plus mon coeur s'emballe. Une c'est un incident, deux une coïncidence, trois une constante. Alors plus que quatre?

«Yeux qui illuminent.
Force hors du commun.
Guérison rapide.
Température corporelle au-dessus de la moyenne.
Langage animal.
Sens surdéveloppés.»

Je ferme le livre d'un claquement sec, et parcours mes notes que j'ai collé sur mon tableau de liège. Ok...Ok...C'est plus que dingue. C'est complètement insensé. Je devrais pas prendre tout ça au sérieux. Mais j'ai l'évidence devant moi et je ne peux pas l'ignorer. Je dois le confronter lundi. Je dois l'entendre de sa bouche. Me prouver que je ne suis pas fou.

_.oO0Oo._

Lundi après les cours, une fois dans le parking je cherche celui qui me retourne la tête depuis mon arrivée dans cette ville. Il est contre sa voiture, les mains dans les poches de son veston en cuir. Je m'approche de lui sans hésitation. On doit régler cette histoire maintenant.

-On doit parler. Ailleurs.

Il hoche lentement la tête et d'un coup de tête, m'incite à le suivre dans les bois. On avance pendant un moment entre les arbres, sans destination particulière. Arrivée à l'entrée d'une clairière, Derek s'adosse à un arbre qui l'aborde et porte son regard au loin. Je ne prend pas le temps de m'offensé qu'il n'ose me regarder et commence de suite, avant que je ne change d'avis.

-Je t'ai trouvé étrange dès notre première rencontre. Ton nez est trop fin pour mon bien, tu t'en remet immédiatement après un accident, tes yeux changent de couleur comme de chemise, les sons qui peuvent sortir de ta gorge sont inhumains, ta peau est tellement chaude qu'on pourrait te penser malade. Et pour conclure tout ça, même un empathe ne ressentirait pas autant les gens comme toi tu le fais.

Derek garde le silence pendant une minute avant de finalement se tourner vers moi, un air résigné.

-Si tu semble si sûr de toi, tu peux le dire. Tu sais ce que je suis.

Je prend une grande inspiration avant de tout déballer. Nous y voilà.

-Tu es un loup-garou.

Il quitte son arbre pour se planté devant moi. Les yeux dans les miens, ses iris changent, cette fois-ci pas un instant fugace, pour devenir d'un bleu étincelant. Surréelle. Puis reviens à sa couleur naturelle.

-Maintenant que tu es au courant, tu dois savoir que c'est trop dangereux d'être près de moi.

-Tu rêves mon grand. Je ne vais pas t'abandonner pour ça. Je veux te connaître encore plus.

Ma réponse ne lui a pas plus. Tout d'un coup, son visage change. Ses yeux reviennent au bleus, ses crocs se rallongent et me lâche un hurlement strident. D'un coup de main, il détruit presque un arbre près de lui. Des marques de griffes sont encrés profond dans l'écorce. Mon corps se tend devant tout ça, mon palpitant s'emballant de peur et de surprise. Merde, il pourrait arracher des têtes avec une bonne volonté. Il pourrait arraché la mienne, rien qu'avec les dents en plus. Houla non, ne pas imaginer ses crocs pointu contre la chaire de mon cou, ne surtout pas l'imaginer!

-C'est ça! C'est ça que tu dois faire. Avoir peur! Pas être idiot! Je suis un prédateur, pas un humain! Je suis programmé pour tuer facilement!

Je tremble un moment et me reprend quand Derek redevient humain. Oui j'ai peur, c'est normal devant cette démonstration de force. Mais ça ne doit pas être une excuse pour prendre mes jambes à mon cou. Non mais! Je suis un Stilinski!

-Alors je préfère être idiot. Tout comme toi qui crois que je vais fuir.

Plus j'avance d'un pas vers lui, plus il recule. Mais devant son dos un grand rocher lui bloque la route et cesse de fuir quand je le coince. Doucement, pour ne pas le brusquer, je lui prend la main, et du pouce je lui caresse le dos de ce dernier.

-Tu m'a avouer que je te calmais. Alors, ne me fait pas avaler que tu ne veux pas ma présence près de toi.

Il essaye de prendre la parole mais je le coupe, sachant ce qu'il va me dire.

-Et ne me dit pas que tu as peur de me faire du mal, je sais que tu m'en fera jamais, même si je te saoule avec mon bavardage, même si ma tête brûlé t'agace au plus haut point.

Il rigole doucement, puis il serre un peu la main et me dit, résigné.

-Tu es fou petit renard. Je ne devrais pas aimer ça.

Je lui fais un sourire étincelant, heureux d'avoir gagné la bataille. Même si au fond de mon esprit, je sais que la guerre n'est pas encore terminé entre nous. Mais celle-ci aussi je vais la gagner.

-Un petit renard très audacieux pour confronter un Big Bad Wolf.

Après cette confrontation, d'un accord commun, nous ne retournons pas à l'école. Nous nous promenons dans les bois -sans jeu de mot- main dans la main, moi bavardant de tout et de rien, et mon loup qui écoute attentivement, répondant parfois. Arriver à un grand espace avec une énorme souche qui devait être un chêne à l'époque au centre, nous nous couchons dessus, admirant le soleil briller à travers les feuilles de la cime des arbres. Sentant un côté de mon visage brûlé sous un regard, je me tourne la tête, constatant effectivement que Derek me regarde. Du vert-gris, ils passent au bleu, brillant dans tout les sens du terme. Il approche son visage et frotte doucement son nez contre le mien. Je réponds à son geste.

Nous ne bougeons plus de cette position après cela jusqu'à ce que la lumière décline.

_.oO0Oo._

-Tu n'as rien à me dire?

-Hein?

Je suspend mon geste, mon burger à quelques centimètres de ma bouche grande ouverte.

Depuis plusieurs jours que mon père ne pouvait dîner avec moi à la maison, alors quand j'ai su qu'il avait du temps libre, je me suis mis aux fourneaux avec joie. Je lui ai même permis de faire une pause dans son régime tellement que j'étais heureux.

-Te dire quoi?

-Ce qui ce passe dans ta vie? Tu es différent. En faites non, tu as l'air plus...joyeux?

Je dépose mon repas dans mon assiette, les joues un peu rose en pensant à ce qui s'est passé le jour d'avant. Je ne pensais pas que ça ce voyait. Je comprend maintenant le regard suspicieux de mes amis aujourd'hui. Mais je vais garder ça pour moi. C'est ''Notre'' moment. Je n'ai pas envie de le partager.

-Bon. En tout cas c'est bien. J'espère sincèrement que ça va durer, ça me rend heureux de te voir ainsi. Tu n'as plus souris comme ça depuis...m'enfin. Mais s'il te fait du mal, rappelle lui que je suis armé et que je sais m'en servir.

-PAPA!

Il a le don de m'embarrasser ce n'est pas croyable. En tout cas il n'est pas dans la police pour rien, il a compris que c'est un garçon qu'il me met de si bonne humeur. Mais il ne me pose pas plus de questions et ça m'arrange. Je ne sais même pas moi-même comment nommer la relation que j'entretiens avec Derek. Alors pas moyen que je le présente à mon père comme ça!

Au milieu de la soirée, pendant que je suis plongé dans une dissertation confortablement assis contre mes oreillers, mon père m'avertit qu'il a été appelé en urgence pour un corps retrouver dans la forêt et ne rentra que le lendemain matin.

Concentrer de nouveau sur mon texte, je me rends pas compte qu'une personne est entrée par ma fenêtre avant d'entendre le plancher craquer sous un poids. Je sursaute et couine et voyant Derek debout au milieu de ma chambre, imperturbable.

-Putain ne me fait plus une frayeur pareille Sourwolf!

Il hausse un sourcil.

-Sourwolf? Vraiment Stiles?

-Bah quoi, ça te va bien, tu es toujours aigri et tu es un loup. CQFD! Et d'ailleurs tu fou quoi à grimper par la fenêtre des gens en pleine nuit?

-Il est juste 22 heures...Mmmff. Qu'importe.

Il dégage quelques manuels sur mon lit pour s'y installer.

-Hier...J'ai eu envie de faire quelque chose mais je me suis abstenu. Mais je voudrais essayé cette fois-ci...Tu me fais confiance?

Son inquiétude transparait et je ne peux que le rassurer. C'est tellement trognon de le voir ainsi avec moi. On dirait un louveteau.

-Évidemment que je te fais confiance. Où veux-tu en venir?

-Ok...Ferme les yeux.

Je suis surpris de sa demande mais je ne peux plus reculer. Je m'exécute et attends. Je sens le matelas s'affaisser près de moi et un souffle chaud sur mon visage. Il colle son nez contre le mien, même les yeux fermés je sens son hésitation mais il ne me fait pas attendre longtemps et pose ses lèvres contre les miennes. Au début le contact n'est que léger, se frôlant plus qu'autre chose. Puis ça devient plus appuyer, et une chaleur se répand dans tout mon corps. J'ignorais qu'embrasser était si plaisant.

Bientôt j'en demande plus et, sans que je contrôle quoi que ce soit, laissant mon instinct dicter mes gestes, je me relève pour venir m'installer sur ses cuisses. Je passe mes mains sur son cou et approfondis notre baiser. À mon geste Derek gronda de, ce que je crois, du plaisir. Il se saisit de mes hanches et me colle plus à lui. Sa langue glisse le long de ma lèvre inférieur. Comprenant le message j'entrouvre mes lèvres pour le laisser passer. Son muscle entre en contact avec le mien et je gémis à la sensation.

Sans arrêter le ballet dans ma bouche il me soulève pour me projeter dos sur mon lit. On continue de s'embrasser ainsi quand je ressens une légèrement douleur contre ma lèvre. À ce constat Derek s'écarte rapidement de moi, les crocs en évidence et les iris illuminés.

-Merde, désolé, j'y suis allé trop fort?

-C'est...un peu trop. Je me contrôle pas quand les sensations sont trop fortes.

-Oh. Je comprend. On ira plus doucement.

Il reprend sa forme normal et me fait un sourire contrit, désolé de ne pas pouvoir faire plus. Je passe une main dans mes cheveux, essayant de passer mon excitation toujours présente.

-Est-ce que...dormir avec moi c'est...

-Non...Mais je ne restera pas. Je ne veux pas tomber sur ton père le lendemain.

-Ouais. Ouais ça me va.

Je débarrasse mon lit de mes fournitures scolaires en les remettant dans mon sac à dos pour que Derek puisse s'étendre lui aussi. Je m'allonge à mon tour et me colle sur son torse, passant le bras à travers ses hanches. Je soupire de contentement en sentant sa chaleur. Même pas besoin de couverture avec lui. Je sens son bras entourant mes épaules et m'endors quelques secondes plus tard.

Je me retrouve seul le lendemain matin, au chaud dans ma couverture. Attentionné en plus de ça. Je vais finir par m'y habituer. Je ferme mon réveil, crachant une chanson trop rythmer pour mon état.

La soirée me revient en mémoire et un sourire niais nait sur mon visage. Ouais. Définitivement, je peux mettre un nom là-dessus. Je suis complètement, et irrévocablement amoureux. Amoureux d'un loup-garou grognon portant le nom de Derek Hale.

_.oO0Oo._

Le vendredi après-midi, ayant le reste de la journée de libre car le Coach a attrapé une sinusite, je me retrouve de nouveau sous mon capot. Faut vraiment que je l'aime cette voiture pour ne pas l'abandonner malgré tout ses défauts. Et encore une fois, c'est quand que je suis concentrer qu'on me surprend.

-PUTAIN! Derek je t'ai déjà dit de ne pas faire ça!

-Je ne suis pas désolé, c'est trop drôle. Mais je peux me faire pardonner.

Il me pousse contre ma voiture et prend possession de mes lèvres. Je n'ai pas la force de le repousser et profite du moment. Il s'éloigne quand nous manquons d'oxygène. Le souffle court, j'hausse un sourcil approbateur. Le langage des sourcils devient contagieux. Bientôt je vais me mettre à grogner.

-J'aime ta façon de te faire pardonner.

-Et ma façon de te mettre en condition pour ce que je vais te proposer.

-Très rassurant...Je t'écoute je suis toute ouïe.

-...Demain...Je voudrais t'inviter chez moi.

L'information prend un moment pour se frayer un chemin jusqu'à mon cerveau. Oh le fourbe, c'est le cas de le dire, me mettre en condition. Ingénieux.

-Chez toi? Plein de loup-garou?...Okay...Ils vont m'apprécier tu crois?

Il renifle, amuser. Quoi encore? C'est une question légitime.

-C'est ça ta préoccupation? Pas le fait qu'on est six destructions massives autour de ta fragile consistance?

-Euh...non.

Il roule des yeux, le sourire collé au visage.

-Tu es fou petit renard.

-Tu m'aimes ainsi Sourwolf, sinon ce n'est plus divertissant. Et parlant de divertissement, tu répondrai à mes questions? Au sujet de ton espèce?

Derek ne me réponds pas toute de suite, évaluant le pour et le contre. Et par chance, ne relève pas la première phrase. J'ai parlé trop vite, foutu philtre défectueux. Je le vois froncer des sourcils et ses narines frémir. Il tourne la tête et suit des yeux une voiture, la mâchoire crispé. J'ai eu le temps de voir un homme, de l'âge de mon père je crois, les yeux bleu très clair, contrastant bien avec ses cheveux gris. Je me rappelle de l'avoir vu à la plage. Surement un Argent au vu de la réaction de mon loup.

-Allons ailleurs. Je vais te dire ce que tu veux savoir.

-Hein? Euh d'accord.

Derek m'amène aux abords d'une falaise qui surplombe toute la ville. La nuit le paysage devait être plus beau à voir. Il s'installe contre une roche et je le rejoins, assis entre ses jambes, dos contre son torse. Il m'entoure de ses bras et pose son menton contre mon épaule. Pendant ce temps, je met un peu d'ordre dans mes pensées, me faire une liste de questions pertinentes ce genre de chose.

-Je sais que vous avez les sens développés et tout, mais être empathe est-ce que c'est un don propre à toi? J'veux dire, est-ce que vous avez des capacités spéciales en dehors de ceux naturelles?

-Oui et non. En faites c'est lier au sens de l'ouïe et de l'odorat. Chaque émotion à son rythme cardiaque et son odeur. Ceux négatives sont plus amers et acides, alors que les positives sont plus douces et sucrés. Et non, il n'y a pas de genre de pouvoirs. C'est juste que chaque loup est plus douer pour un sens qu'un autre, comme quelqu'un qui est plus doué en math alors qu'un autre l'est plus en chimie. Donc d'une certaine façon, oui, je suis meilleur pour ressentir les émotions que le reste de ma meute. Boyd est plus endurant, Isaac a un odorat plus développé, Erica a, malheureusement, une oreille plus fine et Scott guérit plus rapidement.

-Je vois. Et est-ce que vous pouvez vous changez en loup?

-...Non. M'enfin c'est possible mais c'est très rare...Ma mère le pouvait. Elle devenait une belle louve noire. Elle avait des taches blanches autour des yeux.

Maintenant qu'il le mentionne, je n'ai jamais entendu parler de ses parents. Je m'en doute bien qu'ils ne sont plus là quand Lydia m'a mentionner qu'il vivait avec son oncle. Mais je n'ai jamais entendu l'histoire. Hésitant, j'ose lui demander.

-Comment tes parents ont...

-...Un incendie, il y a des années. Mes soeurs et le reste de la famille aussi sont morts dans le feu.

-Putain...je suis tellement désolé Derek...

-J'ai...Pendant des années, tout ce qui pouvait me garder les pieds sur terre c'était la colère. J'en voulais à la terre entière. Mais dernièrement, ça a changé. Et je peux dire que, mon nouvel ancre m'a permis de tourner la page.

-J'ai lu là-dessus. Un ancre c'est ce qui vous permet de rester dans la réalité quand l'emprise du loup devient trop intense...Et c'est quoi ton attache maintenant?

-Toi. Stiles tu...Est-ce que tu sais ce que c'est un compagnon?

-Une âme-soeur pour les loup-garou pourqu-...Oh...Attend...La première fois, en chimie, quand tu as pris mon odeur en plein nez...

Je le sens hoché la tête contre mon épaule.

-C'est de cette façon qu'on repère les compagnons. Quand c'est arrivé, j'ai pris peur. À cause de mon passé, je ne voulais pas qu'il t'arrive malheur alors j'ai essayé de te repousser. Mais c'était plus fort que moi, je me devais aller à ta rencontre. Mon loup grattait la surface pour je me rapproche de toi.

Je ne sais pas quoi dire avec cette information en main. Mon coeur s'est emballé quand j'ai compris que je suis sa moitié. En tout cas, les morceaux manquants se recolles. Ses questions à mon sujet, l'envie irrépressible de savoir que je vais bien, son instinct de protection exacerbé. Son comportement de bipolaire qui était en fait, un combat entre ses envies et sa rationalité.

Les loup-garou agissent comme la nature les ont créer. Agir contre sa nature n'est qu'un épuisement inutile et ça Derek a fini par le comprendre. Alors, ce n'est qu'une évidence que je dois faire de même. Agir comme un compagnon, même si je ne suis pas un loup. Je me tourne et donne un baiser sur sa joue, quémandant ses lèvres contre les miennes. Il comprend mon message et me les donne avec plaisir. Rien de presser, juste nous deux enlacés, s'embrassant doucement. Nous frottons ensuite nos nez l'un contre l'autre et collons nos fronts ensemble, les yeux toujours fermé.

Je crois que, l'effet inverse marche aussi. Il arrive aussi à me calmer, mon hyperactivité n'est plus aussi intense quand je suis avec lui. Avec quelqu'un d'autre je n'aurais pas réussis à rester aussi immobile, et je ne l'aurais pas apprécier non plus parce que j'ai un besoin de bouger. Pas avec Derek...En faite, ce n'est plus arrivé avec qui que ce soit depuis Maman.

_.oO0Oo._

Samedi arrivé, je me retrouve dans la camaro, en route vers la demeure de Derek. Je tape du pied depuis plusieurs minutes déjà et la patience de Derek fini par s'effiloché. Je suis surpris qu'il n'a pas agis plus tôt.

-Arrête ça, ça résonne dans ma tête c'est horrible.

-Pardon. Je suis nerveux. J'appréhende la rencontre avec ta famille. J'ai tellement peur de faire un faux pas. Trop bouger. Trop parler. Dire ce qu'il ne faut pas. Et même si sans ça ils me détestent? Erica semble déjà avoir quelque chose contre moi, alors j'imagine pas le reste. Mme McCall est bien gentille en tout cas de ce que j'ai constaté donc de son côté tout va bien. Mais ton oncle est un peu flippant, il me regarde bizarrement. Et si moi je ne les aimais pas? Une belle famille qui se déteste ça serais trop cliché et j'aimerais bien que tout le monde s'entende. Tu crois que-

-STILES! Calme toi. Tout va bien se passer.

-Ouais, tu as raison, d'accord. Okay, cool.

-Respire. On est bientôt arriver.

Je prend plusieurs respiration comme recommander. Et à temps, j'ai frôler la crise de panique. Derek gare sa voiture en bas d'un vieux bâtiment industriel, transformer maintenant en plusieurs lofts. Il m'a dit pour l'instant qu'ils sont les seuls résidents, et que ça leur arrange pour l'instant car les soirs de pleine lune, il n'y a pas risque de dommages collatéraux, ni de questions sur le bruit qu'ils provoquent. Je prend le temps de me calmer de nouveau avant de sortir de l'habitacle.

Nous montons les quatre, putain, d'étages, à pied et arrivons devant une grande porte en fer. Derek me prend la main pour m'encourager et on entre dans le loft. Ce que je remarque en premier est la grande baie vitrée, laissant entrer la lumière naturelle de l'après-midi ensoleillé, éclairant bien le grand espace. Tout est air ouverte. Au centre ce trouve le salon, un énorme écran plat et devant, un canapé et des fauteuils, tous occupé par les autres ado qui se retournent à notre arrivée. Le premier à se lever est Scott, un énorme sourire sur le visage, suivit de prés par Isaac, un peu en retrait. Il ressemble tellement à sa mère.

-Salut! Je suis content de te rencontrer enfin.

-Moi aussi.

Isaac se rapproche de nous avec un sourire narquois, gâchant ses traits d'ange, le rendant cornu pour l'occasion. Je suis sûr qu'il est un vil manipulateur.

-Il était temps. Derek n'arrête pas de parler de toi c'est saoulant.

-La ferme Isaac.

Son sourire s'agrandit. Il a eu ce qu'il voulait. On va sans doute bien s'entendre là-dessus j'en suis certain. Un bruit de talon, venant de la cuisine, laisse apparaître l'infirmière.

-Bonjour Stiles.

-Bonjour Mme McCall.

-Mélissa c'est suffisant. Tu as faim? Je suis en train de préparer le déjeuner.

-Euh je...Oui oui, c'est gentil.

-Avec ce que tu as avalé au fast-food tu as encore faim?

À la tête que je fais, Derek se rends compte de la bourde. Il ne sait plus où se mettre. Il n'a pas cru que je voulais juste être poli. Scott nous regarde, désolé. Et la voix de la blonde, jusque là silencieuse, éclate, mordante.

-Super, tout ça pour rien. On t'as attendu pour manger, mais faut croire que tu as pris de l'avance.

-Bébé, ce n'est pas grave.

-Non Boyd, tu ne vas t'y mettre aussi. Tout allait bien avant qu'il n'arrive. Les humains ont faillis découvrir notre existence à cause de lui.

-ERICA!

Tout le monde plis l'échine au cri, même moi. En haut des marches en colimaçon ce tiens Peter, l'oncle de Derek, les yeux rouges, littéralement rouges. Je comprend que c'est un ordre venant de l'Alpha.

-Stiles est le compagnon de Derek. Et tu sais comment on traite les compagnons, et de ce fait, un membre de la meute.

-Oui, je le sais...

Malgré tout, elle me jette tout même un regard noir avant de partir du loft, enragé que personne ne soit de son côté, surtout son petit-ami. Peter soupire puis descend nous rejoindre.

-Elle va s'y faire. Pour l'instant ne t'occupe pas d'elle et viens tout de même goûter à la cuisine de ma magnifique épouse.

-Peter franchement!

Je ne peux m'empêcher de rire, l'ambiance écrasante a eu raison de moi et le commentaire de Peter vient de tout péter -sans jeu de mot encore une fois- en éclat. Heureusement, ma réaction détend l'atmosphère. La vie reprend son cours rapidement. Les garçons se dirigent tous dans la cuisine sentant la bonne odeur de nourriture préparé avec soin par l'infirmière. Derek m'enlace, murmurant à mon oreille.

-Tout va bien?

-Oui...mieux que je ne le pensais.

Il m'embrasse dans mon cou, puis doucement, m'entraîne à l'étage. Nous passons devant quelques portes avant d'aller dans celle du fond. Je devine que c'est sa chambre. La pièce est grande, et sobre. Comme Derek quoi. Elle va bien avec sa personnalité. Un grand lit avec des draps bleu marin est posé contre le mur au centre entouré de table de nuit, une armoire lui fait face. Le mur de gauche est couvert de bibliothèques, tout les étagères remplis de livres et de CD, un pouf de la même couleur que les draps à côté. Du côté droit, un bureau avec un ordinateur portable posé dessus et les manuels scolaires. Et tout ça, baignant sous le soleil comme en bas.

-J'adore ta chambre. Elle est si...toi.

-Merci.

Curieux, je vais vers les étagères. Je veux savoir ce que ma moitié lit, ce qu'il écoute. La plupart des bouquins sont des romans policiers, des romans d'horreur. D'autres sont à propos des lycanthropes et d'autres créatures que je ne veux pas savoir si elles existent ou pas. Pour ce qui est de la musique, je constate qu'on a quelques artistes en commun, d'autres que je ne le vois pas écouter du tout. Je repère le système de son et appui sur le bouton play pour savoir sous quelle ambiance il était la dernière fois.

Find Me de Sigma et Birdy empli la pièce. Je ferme les yeux et me laisse entraîner par la chanson. Les mains chaudes de Derek se posent sur ma taille et se colle dans mon dos. Délicatement, il calque mes mouvements avec les siens, bougeant nos hanches.

If you ready, heart is open
I'll be waiting
Come find me
If you're searching, for forever
I'll be waiting
Come find me

Je me retourne, lui faisant maintenant face, arrêtant donc notre danse qu'on pourrait presque qualifier d'intime. J'entoure son cou de mes bras et lui vole un baiser.

-Vaut mieux arrêter ça là. Je suis une catastrophe sur une piste de danse.

-Tu n'étais pas si mal.

-Grace à toi. Ne me laisse pas seul, je me fais honte à moi-même.

-Je pourrais t'obliger à me montrer.

-Comme si tu vas m'obliger à quoi que ce soit!

-On pari?

Sans que je m'y attende, il me soulève. Je lâche un cri peu viril de surprise et accroche mes jambes pour ne pas tomber. Puis, il m'entraîne vers son lit, nous y faisait tomber dessus. Son corps au-dessus de moi me bloque et me restreint de tout mouvement de fuite. Je ris joyeusement de la situation. Et voir Derek aussi heureux me réchauffe le cœur. Il est tellement beau quand il rayonne de bonheur. Dire que c'est grâce à moi.

Je ne veux pas voir cette étincelle s'éteindre. Jamais. Tant que je vivrai.


Alors, vous vous en pensez quoi?
Il était temps en tout cas!
La suite dans 4 jours (je vais commencer à devenir comme Sadako à force répéter le nombre de jour, une chance que je le fais pas au semaine)