Chapitre 4:Le Chemin de Traverse

Harry, Ron et Hermione partis, Dumbledore s'approcha de mon lit.

-Tu ne vas quand même pas aller faires les boutiques en pyjama, dit-il. J'ai très habilement réussi à te trouver des vêtements Moldus. Vas les enfiler et on se retrouve après.

Il me tendit les vêtements. Un jeans et un T-shirt, rien de très compliqué..

Après les avoir mis, nous avons quitté Poudlard. Rendu au-delà des limites du domaine, Dumbledore s'arrêta.

-Je suppose que tu n'as jamais transplané? demanda-t-il.

-Effectivement, je n'ai jamais transplané.

-Bien, alors, accroche-toi à mon bras et tiens toi bien.

J'eus pendant un moment l'impression qu'on me passait dans un tuyau pas plus gros que de quelques décimètres. Tout mon corps était compressé, mes poumons manquaient d'air, j'allais étouffer…

Tout à coup, la sensation de compressement disparu. Nous étions maintenant dans la petite ruelle d'accès au Chemin de Traverse.

-Si tu veux bien, nous allons commencer par le Chemin de Traverse, et ensuite tu pourras aller du côté Moldu. Je te laisserai y aller seule.

-D'accord professeur.

Il tapotta de sa baguette la brique qui menait au passage du Chemin de Traverse.

Le passage s'ouvrit.

Tout le long de la rue il n'y avait que des boutiques, des boutiques et juste des boutiques! Il y avait tellement des choses à voir, à regarder, à toucher ! Mes yeux se promenaient partout, voulaient tout voir, et c'était magnifique.

-Commençons par Gringotts. Nous allons t'ouvrir un compte et j'y déposerai de l'argent.

-Très bien.

Nous nous sommes dirigés vers Gringotts.

Nous sommes entrés, le professeur et moi, et nous nous sommes dirigés vers un comptoir derrière lequel se trouvait un gobelin.

-Bonjour, dit celui-çi, je m'appelle Viblok, que puis-je faire pour vous?

-Nous venons ouvrir un coffre pour mademoiselle, dit Dumbledore.

-Bien, dit-il en me tendant un petit couteau, entaillez-vous le doigt et laissez tomber quelques gouttes de sang sur ce parchemin.

……….

-Dois-je vraiment faire ça? lui demandais-je, pas trop heureuse de m'entailler le doigt.

-Oui, ce sont nos nouvelles mesures préventives.

Je pris le petit couteau et entaillai mon index. Je ne pus réprimer un petit gémissement de douleur. Je laissai tomber quelques gouttes de sang sur le parchemin qu'il me tendait. De fines lignes commençèrent à former des mots (que je ne voyai pas) à partir de la goutte de sang tombée. Avec surprise, la plaie se referma toute seule.

Le gobelin regarda le parchemin, puis il me regarda.

-La demoiselle a déjà un compte, dit Voblik.

J'ai regardé le professeur. Il avait l'air tout aussi surpris que moi.

-Bien, dit-il sans masquer son étonnement. Conduisez-nous à son coffre.

Le gobelin sorti de son comptoir et se dirigea vers une porte.

-Attendez-moi ici, dit-il.

Il entra dans la pièce derrière la porte et revint quelques instants plus tard avec une clé minuscule. Il nous conduisit ensuite vers une grande porte de marbre. Il ouvrit la porte et immédiatement un petit wagonnet s'avança vers nous. Nous sommes montés dedans et il nous conduisit vers les profonds sous-sols de Gringotts.

Après une descente de quelques minutes, agrémentée de virages à gauche et à droite à tout bout de champ, le wagonnet s'arrêta devant le coffre 642.

Nous sommes tous sortis du petit wagon.

Il s'arrêta devant la porte qui se tenait devant nous. C'était une grande porte, imposante, et je me demandais bien ce qu'il pouvait bien se cacher derrière.

Il prit la clé, et l'enfonça dans une serrure que je n'aurais jamais trouvée sauf si j'avais su qu'elle était là. La porte s'ouvit dans un vacarme énorme, on aurait dit que cela faisait des millénaires qu'elle n'avait pas été ouverte.

Ce que je vis me coupa le souffle.

Ce coffre était immense!!!! Il faisait sûrement la moitié de la Grande Salle à Poudlard, et partout, partout, il n'y avait que des Gallions, des Mornilles et des Noises, mais pas seulement ça. Posés sur des tables, il y avait des écrins, des bijoux, bracelets, colliers, et même des épées et des boucliers. Ce coffre était rempli de mille richesses, comment cela se faisait-il qu'il m'appartenait ?

Je me suis tournée vers le gobelin.

-Vous êtes sûr que vous ne faites pas erreur? lui demandais-je.

-Votre sang ne peut pas mentir, dit-il.

Je me tournai vers Dumbledore.

-Vas-y, tu peux y aller, me dit-il.

Je suis retournée dans le coffre, incertaine, m'avançant vers une pile de pièces d'argent. Arrivée devant la pile, j'ai remarqué devant moi une table, sur laquelle était posé un écrin de velour bleu nuit. Poussée par la curiosité, je l'ouvri.

À l'intérieur se trouvait un magnifique collier en argent, et pendait au bout, une petite boule de verre remplie d'un liquide (ou de quelque chose) de translucide. Il était tout simplement superbe.

-Professeur, puis-je le prendre? demandais-je à Dumbledore sans quitter le collier du regard.

-Tout ici t'appartiens, tu peux en faire ce que tu veux, me répondit-il.

Je lui souris.

Finalement, je pris une poignée de pièces et j'apportais le collier avec moi. Le gobelin me donna ma clée et nous sommes remontés à l'air libre.

Nous avons fait le tour de toutes les boutiques. Nous sommes allés chez Fleury et Bott's, chez l'apoticaire, et dans toutes les boutiques où j'avais quelque chose à acheter. Nous avons fini chez Ollivander's.

Dès que nous sommes entrés dans la boutique, nous entendîmes le carillon de la porte d'entrée. Mr.Ollivander apparut devant nous.

-Bonjour, dit-il, vous venez acheter une baguette?

-Oui, répondit Dumbledore, pour la jeune demoiselle.

-Très bien, alors commençons. De quelle main tenez-vous votre baguette?, demanda-t-il.

-De la main droite, répondis-je d'une voix pas très assurée.

-Tendez le bras, dit-il en ensorcelant un ruban à mesurer qui prit les mesures de mon bras à mon épaule, de mon poignet à mon coude, puis pleins d'autres choses, mais j'étais trop absorbée par le viel homme et toutes les baguettes autour de moi que je n'y faisait plus attention.

-Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substance magiques très puissantes. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblables, il n'existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soit identiques. J'ajoute, bien entendu, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.

Le vieil homme alla prendre des boites sur les nombreuses étagères de la boutiques, qu'il déposa sur l'unique table dans la boutique.

-Ça suffit, dit-il au ruban à mesurer, qui était en se moment en train de calculer l'écart entre mes deux oreilles.

Il me tendit une baguette.

-30,6 cm, bois de bouleau et plume d'Hippogriffe, très rapide, agitez-la un peu me dit-il.

Je fis un mouvement avec la baguette tout en pensant que j'avais l'air complètement stupide. Ollivander me l'enleva immédiatement des mains.

-Non, pas vraiment. Essayez plutôt celle-ci, 25 cm, bois de saule et œil d'Accromentule, très rigide.

Je la pris et la fit tournoyer jusqu'à temps qu'il me l'enlève des mains.

-Celle-là non plus, essayez en une autre…..

Il y eut bientôt un petite pile de boîtes sur la table. Aucune baguette ne semblait me convenir.

-Tenez, essayez celle-ci. 28,9 cm, bois de rose et crin de licorne. Baguette très puissante, surtout pour les sortilèges informulés.

Je la pris dans mes mains, mais cette fois, la réaction fut différente. Je sentis des fourmillements le long de mes doigts. Je me sentais si….sereine. Comme si il n'y avait plus rien, rien au monde à part moi et ma baguette.

Je sortis enfin de ma transe et je l'agitais. Des étincelles blanches en sortirent.

-Magnifique! s'exclama Mr.Ollivander. Très bien, c'est très bien.

Il prit la baguette et la déposa dans sa boîte

-Cela vous fera un total de 8 Gallions. N'hésitez pas à revenir, dit-il d'un ton joyeux.

-Merçi beaucoup monsieur, lui dis-je.

-Mais c'était un plaisir, répondit-il.

Dumbledore et moi sommes sortis de la boutique, retournant vers le Chaudron Baveur.

-Bon, voilà nos achats terminés.

Dumbledore prit un morceau de parchemin et le tapota avec sa baguette.

-Cette carte représente le Londres Moldu, me dit-il en me la donnnant. Fais bien attention de ne pas te perdre. On se rejoint au Chaudron Baveur dans trois heures, est-ce que cela te va ?

-C'est parfait monsieur, lui répondis-je.

Et nous nous séparèrent.

J'ai passé trois heures dans les magasins et les boutiques, à acheter tous les vêtements dont j'aurais besoin, ainsi que tous les trucs nécéssaires aux filles

Trois heures plus tard, Dumbledore et moi nous sommes retrouvés au Chaudron Baveur et ensuite, nous sommes rentrés à Poudlard. Après m'avoir désigné mes appartements (je n'allais tout de même pas dormir dans l'infirmerie pendant un mois), je mis mon tout nouveau pyjama et je sombrais dans un sommeil profond.