NdT : Bonjour et bonne année ! Je poste ce nouveau chapitre assez rapidement, parce que j'ai pris pas mal d'avance sur la traduction, mais aussi car il s'agit d'un chapitre plutôt court. Je rappelle que l'histoire n'est pas de moi, mais de Coconut Girl. En espérant que vous l'apprécierez !

Chapitre 4 : Rusées Belettes et Fouines Bondissantes

Il l'attira à lui, malgré son peu d'enthousiasme, et marmonna : "Pourriez-vous rester jusqu'à..."

Comme il ne poursuivait pas, elle répéta : "Jusqu'à ?"

"Hum... jusqu'à ce que je sois un peu plus à l'aise dans cet environnement ?" souffla-t-il, un peu honteux de sa demande.

Le manque d'assurance dans sa voix fit s'élever un sentiment vraiment très étrange en elle. C'était comme si elle voulait saisir sa main dans les siennes, et l'apaiser en repoussant la peur et l'anxiété qui jouaient avec tant d'évidence sur son visage.

Extrêmement effrayée de cette émotion perturbante s'élevant en elle, Pansy retira sèchement sa main, et siffla : "Tenez-vous, Weasley. J'allais seulement vous chercher un verre d'eau. Êtes-vous à ce point incapable de rester là deux minutes que vous ayiez besoin que je vous tienne la main ?"

Elle n'avait pas voulu que sa réponse soit si mordante, mais le désire irrésistible de le protéger et le calmer l'avaient vraiment choquée.

Malheureusement, ses mots eurent l'effet inverse sur Percy. Il se redressa froidement de toute la hauteur de son mètre quatre-vingt dix et lui jeta un regard méprisant.

"Je n'ai pas le moindre problème à être seul, Mademoiselle Parkinson. En fait, la solitude ma demeure me semble être en cet instant des plus attirante. A un point tel que je pourrais bien... écourter... cette soirée," fit-il entre ses dents, en un grondement étouffé.

Tentant d'éviter une situation potentiellement désastreuse, Pansy fit un pas en avant, et enroula ses bras autour de sa taille.

Elle lui sourit d'un air agréable, séducteur, et souffla son avertissement avec une chaleur trompeuse : "Vous n'oseriez pas."

Il en fut bouche bée. Elle essayait de le manipuler, et il n'était pas prêt à le supporter. Sa mâchoire se contracta avec force et il serra les poings.

"Ne me testez pas, Mademoiselle Parkinson," grinça-t-il durement.

Avançant légèrement sa lèvre inférieure, elle lui fit la moue. "Et ne me menacez pas, monsieur Weasley. Vous possédez peut-être un quelconque pouvoir au sein du ministère, mais je ne suis moi-même pas sans influence. Si vous accordez autant d'importance à votre travail, cela vous serait profitable de réfléchir avant d'agir. Maintenant, mettez vos bras autour de moi, et tentez au moins de paraître épris. Visiblement, nous avons un public et il me plairait beaucoup de saisir l'avantage de cette opportunité."

Percy la considéra avec ahurissement et incrédulité. Dans quoi s'était-il fourré ? Cette femme savait être une vraie terreur.

Voyant qu'il n'avait pas vraiment le choix, il plaça précautionneusement ses bras autour d'elle, et parcouru la pièce du regard. Ils étaient le réceptacle de nombre de regards furtifs venant des autres invités, mais ce fut le regard résolu d'un homme en particulier qui attira son attention.

L'autre homme avait été à la fois incapable et peu disposé à détourner d'eux son attention, et avait décidé, plutôt que de les lorgner, d'observer calmement leur jeu affectif. Un rictus se dessina immédiatement sur les lèvres de Percy à l'idée d'emmerder Malfoy.

L'ennivrante satisfaction que cela lui procura prit rapidement le dessus sur ses appréhensions, lui octroyant plutôt le besoin de le pousser plus loin encore, pour obtenir une réaction.

Sa colère oubliée, Percy baissa les yeux sur le visage plein d'espoir de Pansy, et ressentit l'appel si tentant du jeu. Ce serait un bon coup s'ils en jouaient maintenant.

Lui adressant un sourire, il chuchota : "Je crois que nous avons une attention complète, Mademoiselle Parkinson. Pensez-vous qu'il serait de bon ton que je vous embrasse ?"

Pour une raison quelconque, l'air taquin jouant sur ses traits, et la caresse qu'il fit sur son dos fit tambouriner le coeur de Pansy contre sa poitrine. Cet homme était-il donc d'accord pour l'aider ?

Elle lui sourit avec coquetterie. "Je crois, monsieur Weasley, que ce serait en effet de bon ton."

S'humectant les lèvres, il se pencha puis hésita : "Pendant combien de temps ?"

"Je ne sais pas, monsieur Weasley. Assez longtemps pour susciter une réaction chez lui, je suppose." Elle commençait à être contrariée par son agaçante manière de tout analyser.

Se reculant, Percy la regarda avec sérieux, puis demanda d'un ton clinique : "Et combien de temps pensez-vous que ce devrait durer ? Un simple baiser suffirait-il, ou pensez-vous qu'un long baiser est nécessaire ? Je veux dire, qu'est-ce qui ferait le plus d'effet selon vous ? Ne semblerait-il pas..."

"Par Merlin, Percy, faisons-le," souffla-t-elle, exaspérée.

"Oui. Désolé." Il rougit légèrement.

Alors qu'il se penchait sur elle, elle sentit ses mains dans le creux de son dos l'attirer plus près et une vague inattendue d'excitation parcourut sa poitrine. A l'instant où ils allaient se connecter, elle laissa ses paupières se fermer et elle sentit aussitôt des lèvres pleines se poser sur les sienne. La sensation fut étonnamment délicieuse, et trop courte à son goût. Bien vite, ces lèvres étaient parties, et elle eut un gémissement de protestation.

Quand elle fut forcée d'ouvrir les yeux, il se tenait à quelques centimètres d'elle. Il était assez près pour qu'elle ait aisément un autre baiser si elle le voulait, mais il semblait hésiter à prendre une décision.

Soudainement, une voix doucereuse interrompit leurs réflexions. "Vraiment Pansy, essais-tu de nous faire tous vomir ?"

Elle se retourna en vitesse entre les bras de Percy pour croiser un regard gris acier empli d'ironie.

Son coeur commença à battre à tout rompre dans sa poitrine alors que ses yeux détaillaient avidement ses traits délicats. Draco Malfoy était vraiment très bel homme si l'on oubliait le mépris qui étirait souvent ses lèvres, et il exacerbait actuellement sa séduction pour elle. Lorsqu'il la regardait comme ça, cela la faisait vibrer.

Elle dut se ressaisir pour ne pas sortir des bras de Percy et se lancer dans une merveilleuse séance de flirt avec Draco.

"Retiens-toi," se réprimanda-t-elle. "N'oublis pas ton but."

"Oh, je t'en prie, Draco. Tu es es si théâtral." Elle agita vaguement la main.

"Je m'excuse, mais il est vraiment surprenant de te voir en admiration devant une belette."

"Draco, tu es extrêmement impoli," ricana Pansy, tentant de dissimuler son rire.

"Quoi ? C'est vrai. A vrai dire, je suis sidéré que Millie t'ait laissée entrer en compagnie d'un rongeur."

"Et pourquoi pas ?" lâcha finalement Percy. "Elle n'a visiblement pas de problème avec les nuisibles, vu qu'elle a permi à une fouine de dîner à sa table."

Les yeux de Draco s'écarquillèrent avant de se plisser sous le coup porté.

"Eh bien au moins..." commença-t-il, avant d'être coupé.

"Le dîner est servi," intervint la voix de Lyle.

Après quoi Pansy se retourna, et enlaça Percy en une légère étreinte. Elle leva les yeux vers son visage, et vit son regard fixé sur Draco en un combat silencieux.

Jetant un coup d'oeil derrière son épaule avec une séduction aussi contenue que possible, Pansy vit la posture raide et glaciale de Draco; elle minauda : "Tu es toujours là, Draky ? Je pensais que le dîner avait été annoncé. Ça t'ennuirai de nous laisser un peu d'intimité ? J'aimerais vraiment profiter de quelques instants seule avec mon Percy si ça ne te dérange pas."

Choqué, Draco bafouilla un peu, puis retourna son regard vers Percy, qui le fixait triomphalement. Après un moment, le blond tourna les talons et quitta la pièce, indigné d'être rejeté.

Une fois que Draco fut hors de portée et que la pièce fut suffisament vide, Pansy se libéra des bras de Percy et se retourna joyeusement.

"Monsieur Weasley, c'était incroyable. Je suis vraiment... Je m'excuse pour son impolitesse, mais je ne pense pas que vous auriez pu mieux répondre."

Percy joignit ses mains avec force, et lutta pour réprimer le furieux rougissement montant le long de son cou sous la sincérité de l'éloge. "Hum... merci."

"C'était si bon. Vous avez vu sa tête lorsque vous l'avez appelé la fouine ? Pauvre Draco... Merveilleux, vraiment. Êtes-vous prêt à poursuivre la soirée lors du dîner ?"

"Mademoiselle Parkinson, et quant à..." commença-t-il, incertain.

"Quant à ?"

"Quand vous avez dit..."

Elle en vint à la conclusion qu'il faisait allusion à ce dont elle l'avait menacé plus tôt.

Ignorant son air renfrogné, elle s'accrocha brusquement à son bras et ils commencèrent à avancer vers le couloir. "Oh, monsieur Weasley, menaces inutiles et promesses vides de sens. Je ne ferai jamais quoi que soit pour interférer sur votre prosition au ministère," fit-elle d'un ton enjôleur tout en lui adressant un sourire plein de coquetterie.

Il lui jeta un regard méfiant. Il ne croyait pas une seconde à ses façons. L'humeur de cette femme tournait comme une girouette. Elle semblait plutôt capable de commettre les pires atrocités sans seulement cligner des yeux. Il pouvait l'imaginer sans problème laisser un bébé à une meute de loups, et les saluer avec insouciance.

"Allez à présent,", le réprimanda-t-elle tout le conduisant fermement hors de la salle. "Nous avons une autre entrée remarquée à faire. J'ose dire que je commence à aimer ça."