Voilà la suite, excusez-moi pour avoir mis si longtemps, j'ai été très malade et je n'avais pas la force d'écrire. Mais ça m'a laissé plus de temps pour réfléchir afin de tout faire pour que ce chapitre vous plaise. Je n'en dis pas plus, je vous laisse savourer votre lecture :)


– Hermione !

J'étais dans les escaliers, je descendais dans la grande salle. Aujourd'hui était le jour du résultat des examens : autrement dit notre dernier jour ici, mon dernier jour de souffrance à croiser Ron. Même si je risquais sûrement de le voir chez Harry vu que j'avais accepté la proposition.

Je descendais la dernière marche quand je vis Harry sortir de la grande salle en courant, un grand sourire sur les lèvres.

– Harry ? Qu'est-ce qui se passe ?

Il arriva jusqu'à moi avant de me prendre dans ses bras et de me faire tourner. Mon cœur battait la chamade mais je m'en fichais, il connaissait mes sentiments et il les acceptaient même s'il ne les partageait pas.

– Ils ont affiché les résultats ! Tu es major de la promo !

– C'est vrai ?

– Oui ! Comme je suis fier de toi, ma Mione !

« Ma »… seul un mot pouvait vous réchauffer le cœur, c'est vrai.

– Harry, tu pourrais me poser, s'il te plaît, ce n'est pas contre toi mais, j'ai des nausées et la tête me tourne.

– Pardon, excuse-moi.

Il me déposa doucement à terre, mais ne cessa pas de me tenir près de lui, je tenais à peine sur mes jambes, le sol tournait.

– Ca va ?

– Oui, ça tourne un peu mais ça va passer.

– Viens t'asseoir.

Il me prit de nouveau dans ses bras mais cette fois sans tourner. Il m'amena dans la grande salle, et m'assit sur un banc. Ginny arriva, quelques secondes plus tard, le même sourire fier que Harry avait quelques minutes avant.

– Hermione, c'est fabuleux. J'étais sûre que tu allais être la meilleure. Tu dépasses tout le monde et de loin.

– Merci Gin.

Ca y était ! J'avais réalisé mon rêve, du moins un de mes rêves, j'avais battu tous les autres élèves de dernière année alors que j'étais une née moldue. La guerre était finie et avec mes résultats aux examens, tout ceux qui pensaient encore que les enfants moldus n'avaient rien à faire ici allaient pouvoir se taire, parce que je les avais surpassés.

– Harry je ne t'ai pas demandé si tu avais eu ton diplôme.

– Ne t'inquiète pas, Mione, grâce à toi et tes affreuses séances de torture, je l'ai eu, moi aussi haut la main, mais très loin derrière toi, je te rassure.

– De torture ? On révisait…

– Oui mais tellement longtemps que je n'ai pas vu mon petit ami, depuis des siècles, il me semble.

Petit ami… oui, pendant ces quelques semaines j'avais presque oublié qu'il était pris. On avait passé nos soirées tous les deux, et la complicité que nous avions ne s'était que renforcée. Mais ça ne suffisait pas… pas pour moi. Hélas, les vacances commençaient et Ginny et Harry allaient passer tout leur temps ensemble.

– Hermione ? Ca va ?

– Quoi ?

– Allô la lune, ici la terre. Tu ne manges pas ? Le déjeuner est servi…

– Oh… je n'ai pas très faim.

– Il faut que tu manges, Mione, compte sur moi pour t'engraisser quand on sera à la maison, tu as trop maigri, tu dois reprendre des forces.

– A la maison ?

– Au square Grimmaurd. Tu es sûre que tu va bien ?

– Oui, désolée, j'ai la tête ailleurs. Mais, Harry, tu ne sais même pas cuisiner.

– Moi, non, mais Ginny oui. Et je te rappelle qu'elle va vivre un mois avec nous.

J'avais oublié ça aussi… ses parents allaient voir Charlie et elle hésitait encore à y aller, à cause de moi. Elle avait dit que c'est parce qu'elle était inquiète pour moi et ma santé mais je la soupçonnais de se méfier de mes sentiments et de ma capacité à me contrôler. Mais elle n'avait pas à s'inquiéter, Harry ne ressentait rien pour moi et je lui avais promis de ne rien tenter envers Harry.

– Mais c'est quoi le problème de mon frère ?

Je regardai dans la même direction que Gin, pour apercevoir Ron. Il rigolait avec ses nouveaux copains, des crétins qui gobaient tout ce qu'il disait et qui, en ce moment même se foutaient de ma gueule avec lui. Il me provoquait, du moins il essayait de me chauffer. Il léchait ses frites comme un porc en pensant sûrement que sa allait me donner envie de lui. Plus je le regardais et plus je me demandais comment j'avais pu être amie avec lui.

Ginny, aurait dû se taire car, quand Harry vit ce qu'il faisait, il se leva et se dirigea vers lui avant même que je ne puisse dire son nom. Il approcha de lui si vite que Ron ne le vit même pas arriver, mais je suis convaincue qu'il sentit le coup de poing que Harry lui mit dans la figure. Il fut tellement surpris qu'il tomba de son siège et ne réagit même pas. Il resta là, allongé par terre à essayer de comprendre pourquoi son meilleur ami venait de le frapper.

Seulement les professeurs ne semblaient pas de cet avis, et Dumbledore convoqua Harry dans son bureau. Ils passèrent tous les deux à coté de Ginny et moi, et Dumbledore, discrètement me convia moi aussi dans son bureau.

Le trajet jusqu'au bureau du directeur, fut très silencieux. Harry prit ma main dans la sienne et me la serra comme pour me montrer son soutien. Quand je le regardai dans les yeux, les siens me disaient : « C'est le moment de tout raconter, Mione, ne t'inquiète pas je suis là pour te soutenir. »

– Suçacide.

La statue tourna sur elle-même et nous montâmes dans le Bureau.

– Mademoiselle Granger, Monsieur Potter, asseyez-vous.

Ce que nous fîmes sans discuter. Le silence régna quelques minutes de plus. Le directeur nous dévisageait l'un après l'autre. Quant à Harry et moi, nous ne bougions plus.

– Bien, je crois que vous avez quelque chose à me dire miss Granger. Je vous écoute.

– … monsieur, ce que j'ai à dire est assez difficile…

– Je tacherai d'être le plus attentif et compréhensif possible.

– Merci, mais avant de vous dire ce qui ne va pas, je ne veux pas que Harry soit sanctionné pour ce qu'il a fait tout à l'heure car c'est entièrement ma faute.

– Hermione…

– Harry, tais-toi, s'il te plaît. Laisse miss Granger continuer ce qu'elle a à dire, poursuivez Miss.

– Bien… voilà, le jour de la bataille finale, après avoir vaincu Voldemort, Ron m'a demandé de le suivre dans les toilettes de mimi geignarde, il voulait me parler. Il m'a avoué ses sentiments pour moi mis quand il a su que ce n'était pas réciproque, il a complètement changé d'attitude, il était très en colère et… il… il m'a violée…

Je ne pus retenir mes larmes, c'était tellement dur à dire. Même Ginny n'était pas au courant. Harry me prit dans ses bras, encore une fois, afin de me consoler.

– Mione, chut ça va aller, tout va bien, tout ira mieux maintenant je te le promets.

– Si je comprend bien, Miss, Monsieur Weasley a commis un crime dont vous êtes la victime et Monsieur Potter était au courant.

– O… Oui.

– Lui seul est au courant ?

– Madame Pomfresh lui a dit que j'avais été violée. C'est lui qui m'a trouvée dans les toilettes, inconsciente, et qui m'as amenée à l'infirmerie, mais Ron était parti à ce moment là et comme je n'ai pas parlé pendant plus d'une semaine, Harry ne savait pas qui était le coupable. Quand j'ai recommencé à parler, il a compris tout seul. Vu l'attitude de Ronald et les larmes qui coulaient le long de mes joues quand on prononçait son nom.

– Je comprends votre mutisme. Cela a du être une épreuve très dure pour vous.

– Oui. Si Harry et Ginny n'avaient pas été là, je ne sais pas ce que je serais aujourd'hui.

– Puis-je vous poser une question indiscrète ?

– Euh… oui.

– Êtes-vous absolument sûre qu'il vous a violée ? Je veux dire étiez-vous consciente quand il… ?

– Monsieur, s'il vous plaît, Hermione a déjà assez souffert comme ça. je vous assure que ce monstre a bel et bien fait ce qu'il voulait ? Hermione était suffisamment nue quand je l'ai trouvée pour que je puisse vous assurez des actes commis. Maintenant ce que je veux savoir c'est si Ron va être puni pour ce qu'il a fait.

– Le viol, comme tout autre crime est strictement interdit et puni, vous le savez. Mais étant donné qu'aujourd'hui est la fin des cours, je ne puis rien faire dans ce cas là. Ronald Weasley a raté ses examens, je suppose que le fait de perdre la jeune fille la plus intelligente que je connais de son entourage ne l'a pas aidé à donner tout ce qu'il avait. Quoi qu'il en soit, monsieur Weasley ne pourra pas faire sa rentrée à Poudlard, et vu le crime qu'il a commis, je crains bien qu'il ne soit admis dans aucune autre école de magie. Il devra vivre avec son passé.

– Vous n'allez rien faire de plus ? La justice l'enfermerait pour son crime et vous, vous le renvoyez c'est tout ?

– C'est à Miss Granger de décider si elle veut traîner cette histoire jusqu'au tribunal. Je ne suis pas en droit de faire quoi que se soit.

– Je… je ne sais pas Monsieur, je n'ai pas pensée à tout ça… je voulais surtout oublier.

– Hermione ! Il doit payer ! C'est un monstre. Tu veux qu'il reste en liberté comme s'il n'avait rien fait ?

– Non Harry !

– Bien, jeunes gens, je ne veux pas vous mettre dehors mais je dois m'occuper du départ des élèves. Miss, vous devriez réfléchir à tout cela et prendre la bonne décision calmement. Allez, maintenant filez finir votre valise. Je suis sûr que nous nous reverrons, alors je ne vous dis pas adieu mais bonne continuation, et toute mes félicitations pour résultats Miss Granger.

Je sortis précipitamment du bureau, suivie au pas de course par Harry. Je me dirigeais vers le dortoir pour finir ma valise mais il m'arrêta en plein milieu de la salle commune. Tout le monde nous regardait.

– Hermione, tu n'as pas le droit de le laisser s'en sortir comme ça ! Pas après ce qu'il t'a fait ! Les gens doivent savoir que Ron est un monstre, sans cœur prêt à tout pour avoir ce qu'il veut. La preuve il n'a pas hésité à te violer, alors qu'il disait t'aimer !

– Harry ! Tais-toi !

Mais c'était trop tard. Tout le monde avait entendu. Les chuchotements et les remarques commençaient déjà à fuser de toutes parts.

– Hermione ?

C'était Ginny, qui s'approchait de moi, le regard inquiet de ce que je pourrais lui confirmer.

– Hermione, c'est vrai ? Il… Ron… Mon frère t'a violée ? Réellement ?

– Gin… Je… oui… je suis désolée, je ne voulais pas que ça se sache. Je ne veux pas que les gens me regardent avec pitié ou avec dégoût parce qu'ils croient que je mens.

– Mione, je te crois.

– Vr… Vraiment ?

J'étais abasourdie… c'est son frère, tout de même.

– Oui ! Ca explique beaucoup de choses sur son comportement ces derniers temps, avec toi, avec tout le monde. Il se sent plus fort.

– Mais c'est ton frère.

– Et alors ! On partage le même sang, mais visiblement non… ce n'est pas mon frère.

Tout le monde écoutait notre conversation mais je m'en foutais. En regardant autour de moi je vis que tout le monde semblait me croire. Ils me souriaient comme pour me dire qu'ils étaient tous avec moi. Ron n'avait plus beaucoup d'ami parmi les Gryffondor, pour ne pas dire plus aucun. Depuis qu'il avait dit que je n'étais qu'une garce. Mais comme pour en être sûr, Harry dit :

– Si quelqu'un a un problème avec Hermione, qu'il le dise maintenant, mais pas derrière. Si personne ne la croit, très bien, je ne dirai qu'une chose à ceux-là : ce n'est pas vous qui avez trouvé votre meilleure amie inconsciente, nue et seule, dans les toilettes…

Alors Dean, Seamus et Neville se regardèrent tour à tour avant que ce dernier ne s'avance.

– On te croit, Hermione. On sait tous que tu es la fille la plus gentille, la plus sincère et la plus intelligente qu'on connaisse. Plus personne n'apprécie Ron depuis quelques temps. Et sache qu'on est tous avec toi. On t'aime tous et personne ne dira que tu es une menteuse ou que tu veux te faire remarquer. Étant donné ton statut d'Héroïne de guerre, tu n'as pas besoin de ça. On te connaît et même après ce qu'il t'est arrivé, rien ne changera. Tu es toujours la meilleure.

Les larmes me montaient aux yeux.

– Merci, beaucoup. Ca me touche de savoir que vous me soutenez tous. Merci. …Bon, …je vais… finir ma valise…

Je me dirigeai vers le dortoir suivie de Ginny, quand le tableau pivota pour laisser entrer… Ron, d'une allure fière. Il ne sembla pas voir tout de suite que tout le monde s'était une fois de plus tu, et qu'ils le regardaient tous de travers. Il souriait comme un crétin mais ce sourire disparut vite quand il vit Harry et le regard des gens. Il s'arrêta au milieu de la pièce et s'apprêta à dire quelque chose mais Ginny s'approcha de lui. Elle s'arrêta à quelques centimètre de lui, le regarda quelques secondes. Puis sa main se leva à la vitesse de la lumière et tout le monde dans le château put entendre la baffe qu'elle lui mit.

– Tu n'es plus mon frère, tu n'es plus rien à part un monstre. Ne rentre même pas à la maison ce soir. Maman et papa savent ce que tu as fait à Hermione comme tout le monde ici présent. Tout le château est au courant et je doute que quelqu'un croie les mensonges que tu t'apprêtes à dire pour te défendre.

Elle fit demi tour, s'approcha de moi, prit ma main et nous montâmes toutes les deux finir notre valise pendant que des insultes fusaient de toute part de la salle commune.

– Monstre !

– Sans cœur !

– Connard !

– Pédé !

– Enculé !

– Traître !

– Comment as-tu pu faire ça à la fille que tu disais aimer plus que tout ?

– Tu as détruit sa vie.

Harry ne dit rien, il attendit que tout le monde finisse pour dire ce qu'il avait à dire.

– Tu as voulu être sûr d'avoir ce que personne d'autre n'aurait d'elle. Tu as voulu être son premier. Mais il ne reste plus que le souvenir de ceci. Tu n'as plus personne Ron. Plus d'ami, plus de famille… elle ne te pardonnera jamais et moi non plus. Je ne veux plus jamais te voir près d'elle, pas plus que je ne veux te voir près de Ginny ou moi. Disparais et vis avec le poids de ton crime sur le cœur, enfin si tu en as un.

Neville monta rapidement dans le dortoir des garçons puis redescendit avec la valise de Ron qu'il lui lança à la figure et lui disant :

– Je regrette plus que tout d'avoir été ami avec quelqu'un comme toi. Je préférerais encore être ami avec Drago Malefoy plutôt que de savoir qu'on a été ami.

– Neville…

– La ferme, Ronald. Tu n'es plus personne.

Ron ne répondit rien et quitta la salle commune et Poudlard pour toujours.

Les bagages pliés. Je descendis rejoindre Harry et Ginny dans le hall. Si Ginny revenait à Poudlard l'année prochaine, Harry et moi étions là pour la dernière fois. Dans le silence, nous fîmes nos adieux au château, le lieu qui avait été notre maison pendant sept longues années. Puis ce fut l'heure de rejoindre le Poudlard Express. Main dans la main, Ginny à la place de Ron, nous montâmes dans le train. Nous trouvâmes un compartiment vide et de là, Harry et moi commençâmes à faire notre deuil. Non seulement de Poudlard mais aussi de toutes les souffrances qu'on avait vécues. Les moments de joie et de bonheur quant à eux, dureraient toujours.

Le train démarra, et enfin la page se tourna.

J'allais à présent pouvoir me focaliser sur l'avenir et oublier mon viol.


Voila. C'est une fin de chapitre nécessaire à tout ça puisque maintenant nous allons pouvoir nous focaliser sur l'après Poudlard. Ne vous inquiétez pas le Harry-Hermione arrive, un peu de patience.