Ma petite note: J'espère que vous aimerez!


Clarke marcha vers les deux hommes, arrêta de réfléchir, et donna le premier coup de poignard.

Aussitôt que Bellamy vit le couteau dans la main de Clarke, il ne pût réprimer la vague de souvenir qui assaillit immédiatement son esprit…

Il y à 13 ans…

Bellamy se sentait oppressé tant la pièce était petite. Sa petite sœur Octavia serrée contre son cœur, réfugiée entre ses bras dans une tentative désespérée d'oublier la peur qui lui nouait l'estomac, ainsi que l'obscurité de leur refuge souterrain, c'était tout ce qu'il avait connu depuis sa naissance. Enfin,depuis peu, s'ajoutaient les cris de dispute des ses parents et le manque d'oxygène qui lui faisait tourner la tête. Au moins avant, il pouvait sortir dehors pour de courtes promenades, alors que maintenant, tout ce qu'il lui était permit de faire, c'était d'attendre patiemment dans sa chambre que les journées s'achèvent et recommencent. Un léger tintement de verre parvient aux oreilles de Bellamy, et qui s'ensuivit d'un long silence. Est-ce-que ces parents venaient juste d'arrêter de se disputer, après près d'une heure de débat acharné? Bellamy attendit que des pas résonnent dans l'escalier, ou que les marches en parquet grincent, mais aucun des deux n'arriva. Quelque chose n'allait pas et il pouvait le sentir. Même si une partie de lui extrapolait la situation et décuplait sa peur à cause de l'obscurité pressante dans laquelle il était plongé, il savait que sa peur du noir – ou plutôt de ce qui se cache peut-être dans le noir- n'était pas la seule raison qui lui faisait penser que quelque chose ne tournait pas rond. Bellamy souleva avec délicatesse la tête de sa sœur et il la posa contre un oreiller tout proche. Sans faire de bruit, il fouilla dans le tiroir de sa table de chevet afin d'y trouver la vieille lampe de poche que son père lui avait donné. Il prit une profonde inspiration et il pressa sur le bouton de la torche, afin d'éclairer la pièce de son halo de lumière, qu'il prit soin de couvrir avec ses mains jusqu'à ce qu'il est ouvert la porte d'entrée de la chambre. Dans un moment de courage surprenant pour un enfant de dix, il referma la porte et déplaça avec difficulté la commode du couloir devant la porte, afin de barricader sa petite sœur comme il le pouvait. Bellamy se dirigea vers les escaliers puis il descendit chacune des marches avec la plus grande attention afin d'éviter de faire trop de bruit. S'il y avait quelqu'un d'autre que ses parents dans cette maison, il se devait d'être prudent. Après tout, son père lui avait déjà trop répéter qu'au plus infime moment de doute, il devait trouver sa petite sœur et s'enfermer avec elle jusqu'à ce que lui ou sa mère vienne les récupérer. D'ailleurs, une fois, Bellamy lui avait demandé ce qu'ils devraient faire si aucun de leurs deux parents ne revenaient les chercher, et son père lui avait simplement répondu d'agir comme son instinct lui dirait d'agir.

Malheureusement pour lui, il sentait que cet instant était arrivé, bien trop tôt à son goût.

Une fois au bas de l'escalier, Bellamy ferma les yeux et il éteignit sa lumière. Maintenant, il n'avait plus peur de tomber dans les escaliers et comme il connaissait cette maison par cœur, il n'avait plus besoin d'aide pour se guider. De plus, il ne réussirait qu'à se faire repérer plus facilement par un étranger, et puis, le fait de fermer les yeux l'aidait à mieux se concentré sur les bruits des respirations autres que la sienne. Au début, il n'entendit que les battement de son cœur, et ne ressentait que la chaleur du sang qui bouillait dans ses oreilles, puis petit-à-petit, il fût capable de distinguer des sons autour de lui, tel que le bourdonnement de l'eau chaude qui passait dans les tuyaux du chauffage. Il s'avança doucement vers la cuisine, où ses parents se disputaient il y à moins de dix minutes, se rappelant mentalement d'éviter la boîte à outils qui traînait sur le sol. Bellamy retient sa respiration le temps d'analyser les potentiels bruits en provenance de la cuisine. Tout d'abord, ce fût un silence qui lui glaça le sang, l'amenant à se demander ce qui était arrivé à ses parents, mais après quelques secondes, il détecta le son de bruit d'un pas léger.

Un seul pas...

Bellamy serra les poings. Qu'est-ce qui était arrivé à ses parents? Si jamais ils étaient...Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire sans eux?

D'abord tu survis, puis après tu vis...

Encore un conseil de son père. Il ouvrit définitivement ses yeux le temps de quelques secondes, puis il ralluma sa lampe de poche et il dirigea le faisceau de lumière vers la boîte qui renfermait les outils, à la recherche d'un tournevis. Cela lui semblait être le parfait instrument; il pouvait aussi bien poignarder que blesser mortellement par un coup à la tête, ou encore déverrouiller une porte bloquée en devisant la poignée ou le verrou. Encore fallait-il qu'il sache comment l'utiliser à bon escient et qu'il sache face à qui il avait à faire. Il entendit l'étranger tourner en rond dans la cuisine, mais a part cela, il ne perçut aucun autre bruit suspect. Devait-il rester bien sagement derrière la porte de la cuisine, ou devait-il prendre les devants et aller au-delà de ses propres craintes? Il n'en savait rien, mais du grabuge à l'étage le fit changer d'avis. Il crût entendre un cri bref mais aigu, mais cela avait été si rapide qu'il n'était sûr de rien.
Encore une fois il était perdu. Est-ce qu'il devait remonter à l'étage et s'assurer que sa petite-sœur allait bien ou alors continuer son exploration vers la cuisine? Un bruit de verre brisé le coupa de toute envie d'attendre avant d'agir. Le seul objet en verre dans la chambre du haut était la boule à neige qu'il avait offert à Octavia et qu'elle gardait toujours près d'elle.
-Octavia! Hurla-t-il désespérément alors qu'une série de cris étouffés lui répondirent.
Bellamy s'apprêtait à remonter les escaliers quand un halo de lumière éclaira son dos. Il s'immobilisa stupidement, réalisant qu'il avait ainsi perdu l'avance qu'il aurait pût avoir sur l'inconnu qui était derrière lui. Il se retourna et fit aveugler par la lumière, mais cela ne l'empêcha pas de donner un coup de tournevis au hasard.

Raté...

Sans savoir comment, il se retrouva les bras maintenus fermement dans le dos par son agresseur. Il avait mal, mais il ne se plaignit pas, trop occupé à chercher un plan afin d'aller voir Octavia avant qu'il ne soit trop tard. Bellamy fit la seule chose qui lui vient à l'esprit; il se laissa tomber en arrière, ce qui eu pour effet de faire reculer l'étranger, puis de le faire marcher sur la boîte à outils. L'homme le lâcha aussitôt et Bellamy courut le plus vite possible vers les escaliers,les montant dans l'urgence. Les hurlements d'Octavia déchiraient toujours le silence, brisant le cœur de son grand-frère à chaque seconde où il n'était pas avec elle pour la protéger et les empêcher de lui faire du mal. Il vit que la commode avait été déplacé et que la porte était entrouverte, ainsi qu'un éclair de lumière blanche transparaissait sous la porte. Bellamy ouvrit entièrement la porte à la volée mais il ne pût s'approcher plus près, son bras étant tiré par l'étranger qui l'avait rattrapé. Sa sœur avait la gorge à moitié-tranchée, et un homme se tenait toujours au-dessus d'elle, son couteau à la main.

-Octavia! Répéta Bellamy en crachant tout l'air qui emplissait ses poumons.

Le meurtrier de sa sœur se retourna vers Bellamy, mais alors qu'il allait se déplacer, celui qui lui triturait le bras s'exclama qu'il allait s'occuper de Bellamy tout seul. Ce dernier fût happé hors de la pièce, un murmure lui soufflant à l'oreille de venir avec lui, ou de mourir.

De nos jours…

-Mais qu'est-ce-que tu as fait?! hurla Bellamy paniqué, au vue du corps de son assaillant qui s'écrasait lourdement contre le sol.

-J'ai sauvé ta vie pourquoi tu me cries dessus? Demanda Clarke, tenant encore dans sa main tremblante le petit canif.

-Parce que je préférais mourir que de laisser le frère ou la sœur de quelqu'un mourir!

Clarke lâcha le couteau, qui rebondit contre le sol. Elle ne comprenait pas Bellamy. Elle qui avait juste décider de prendre sa vie en mains en agissant au lieu de penser, elle s'attendait à au moins des remerciements de la part de celui qu'elle venait juste de sauver d'une mort quasiment certaine à la mitraillette.

Clarke regardait d'un œil hébété Bellamy en train de placer ces mains contre les deux plaies qu'elle lui avait causé.

Elle…

C'était elle qui venait presque de tuer un homme, et même si c'était pour en sauver un autre, quelque chose en elle était différent. C'était la première fois qu'elle rentrait en contact avec cette guerre qu'elle avait pourtant toujours évité.

-Bon sang...marmonna Bellamy alors qu'il se dépatouillait les mains dans le sang.

-Si tu veux arrêter l'hémorragie, tu devrais compresser la plaie avec un tissus, commenta Clarke abasourdie.

Peut-être qu'elle n'avait finalement pas tuer quelqu'un? Après tout si sa mère lui avait appris toutes ses compétences médicales, ce n'était pas pour rien.

-Ok, hum...Place tes mains ici, lui ordonna-t-il.

Elle hésita, mais elle obtempéra vite et mis ses mains contre le torse sanglant de l'inconnu inconscient à l'instant même où il retirait les siennes.

-Un tissus…Répéta Bellamy pensivement en agitant ses mains tout en réfléchissant.

Sous les yeux de Clarke, il fit passer son T-shirt au-dessus de sa tête et il le tendit à une Clarke médusée.

C'était la première fois qu'elle voyait un torse pareil de toute sa vie. Comment avait-elle pût ignorer une telle merveille aussi longtemps?

-Qu'est-ce-que tu attends pour le prendre? La pressa Bellamy.

Elle secoua la tête et elle prit le tissu et elle recommença à compresser les deux plaies, alors que Bellamy ramassait les armes et les diverses bricoles qui jonchait le sol.

-Je dois trouver d'où venait cette bombe, déclara-t-il à Clarke, alors que des éclairs de lumières rouges éclairèrent le sol.

-S'il te plaît, ne me dit pas que c'est une autre attaque, marmonna Clarke.

Elle n'avait jamais été aussi stressée en si peu de temps, et si quelque chose d'autre venait à lui arriver aujourd'hui, elle était certaine qu'elle commencerait à pleurer tant la pression était forte.

-Non, ce n'est pas des bombes…C'est quelque chose d'autre.

Il avait ce regard bizarre inscrit sur son visage, mais elle ne le connaissait pas, alors peut-être qu'après tout, c'était une expression totalement habituelle pour lui.

-Je dois y aller, déclara-t-il lorsque les derniers éclairs s'évanouir à travers les nuages.

-Quoi? Non, Bellamy! Si tu pars d'ici je….Bellamy! Hurla Clarke lorsqu'il s'éloignait, mitraillette sous le bras, tout en la laissant les mains dans le sang, seule en tête à tête avec un criminel inconscient.