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Façon n° 4
Par la ruse.
« Chef Smith ! C'est Hanji .. »
Moblit entre en trombe dans le bureau du chef d'escouade visiblement très essoufflé. Il garde la main sur la poignée puis il essaie de reprendre une respiration normale mais rien n'y fait, il a couru bien trop vite pour le prévenir. Erwin, les yeux plongés dans son travail, les relèvent afin d'avoir un contact visuel avec la personne qui vient de rentrer comme un fou et ce, sans même frapper à la porte. Ça doit être sacrément urgent pour se permettre une telle familiarité.
« Respire Moblit et dis-moi calmement ce qui se passe.
- Je .. Je ne sais pas par où commencer. Le mieux est de voir ça sur place.
- A ce point ? »
Moblit hoche la tête puis Erwin se lève de son siège, bien obligé de le faire pour analyser la situation par ses propres yeux, afin de suivre le subordonné du chef d'escouade au nom d'Hanji Zoë. Le blond se demande ce que l'autre a bien pu faire pour que son assistant débarque dans un état pareil et ce sans aucune explication valable à lui fournir. Il s'imagine alors le pire mais à dire vrai, il ne sait pas trop ce qu'il peut y avoir de pire avec ce cerveau déjanté .. Avec ce qu'il a déjà vu depuis qu'il connaît cette tignasse brune, plus rien ne peut l'étonner. Enfin si, il arrive encore à l'être. N'est pas Hanji qui veut, ça, c'est sur.
Quand les deux hommes arrivent dans l'arrière-cour, le blond questionne son guide d'un court instant qui lui indique l'endroit près de l'arbre de son index. Erwin semble reconnaître de la peur en Moblit .. Il écarquille alors légèrement les yeux. C'est un peu trop bizarre pour lui, pour le coup.
Berner recule de quelques pas au fur et à mesure qu'Erwin avance et une personne l'interrompt.
« Bon boulot, Berner. »
Il reconnaît la voix de Farlan puis il se retire le plus rapidement possible. Ce n'est pas un froussard comme il a pu le prétendre tout à l'heure mais il en a assez fait pour aujourd'hui, il ne veut plus participer davantage à cette mascarade.
Erwin se place sous l'arbre puis il lève la tête et observe Hanji, les bras et les jambes autour d'une grosse branche, la tête à l'envers, le sourire jusqu'aux oreilles, la queue-de-cheval qui pend dans le vide.
« C'est quoi l'urgence ?
- Oh Erwin ! Tu savais qu'il y avait des bananes ici ?
- Des ba … Ne me dis pas que tu as fait venir Moblit jusque dans mon bureau pour m'annoncer ça ?
- Mais tu ne vois pas ? C'est extraordinaire comme découverte ! Tu ne trouves pas ?
- Non, je ne trouve pas. Bon, quand tu auras fini tes sing... »
Il n'a pas le temps de finir cette phrase qu'un filet vient le capturer. Hanji saute de sa branche et rit du piège tendu par Farlan et Isabel, le pouce droit levé en leur direction. Erwin ne réagit même pas à ce coup parce qu'il n'a absolument rien à dire et il se laisse traîner sur la moitié de la cour par le jeune blond. Il pense simplement que ça dépasse l'entendement mais ses pensées ne se traduisent même pas en mots. Jusqu'où ils sont prêts pour le tuer ? Il reste le plus stoïque possible.
Quand tout ce petit monde s'arrête, le pied de Levi se pose sur le torse de son ennemi comme pour nettoyer le dessous de sa botte, un petit sourire de satisfaction sur le coin des lèvres, son éternel croisement de bras contre son torse. Il s'accroupit pour être au niveau d'Erwin, sa main qui agrippe le filet.
« On est bien ici, huh ?
- On dirait un saucisson.
- Lui, un saucisson ? Il n'est même pas comestible. »
Erwin ne peut s'empêcher de froncer ses gros sourcils puis il balance un son moqueur ce qui ne plaît pas du tout à Levi vu qu'il se relève et son pied prend du recul afin de le frapper. Mais manque de chance, le chef est peut-être dans son piège mais ses mains sont toujours libre de mouvement. Du travail d'amateur, pense-t-il. Celle de gauche attrape le pied de Levi qui se retrouve déséquilibré et en tombe sur ses deux acolytes. Hanji rit du retournement de la situation sous les yeux noirs de Levi mais ça ne l'empêche pas de continuer encore plus fort que d'habitude. Le blond se relève après s'être dépêtrer du filet puis il laisse ces trois-là en plan. Mais juste avant de le faire, il leur cloue ce dernier au-dessus d'eux. Après tout, pourquoi ils seraient les seuls à jouer ?
« La prochaine fois, liez-moi les mains. Et toi, Hanji ... »
Il ne termine pas sa phrase mais le ton y est, le regard qui accompagne celle-ci. Compris 5/5, le prochain quart d'heure ne va pas être de tout repos.
« Bon, Saloperie de Quatre-Yeux, tu nous aides ou bien ?
- Hanji ! »
La voix grave du Chef Smith résonne dans la court et Hanji se remet en position droite. Ses genoux étaient au sol afin d'aider Levi, Farlan et Isabel à se sortir de la galère dans laquelle ils s'étaient mis.
Les trois compères lancent un regard des plus glacial au blond, qui malgré la distance, le perçoit instantanément.
« Laisse-les ici. Toute la nuit.
- Quoi ?! Non mais vous n'avez pas le droit.
- Tch. Espèce de connard. »
Le blond de chef lance un sourire victorieux puis il disparaît dans le quartier général. Hanji hausse les épaules puis les enjambe avant de rejoindre le bâtiment à quelques mètres d'ici, une formulation d'excuses en guise d'au revoir.
Isabel s'agite sur le sol en gueulant comme un putois, donnant quelques coups de pieds et de poings aux deux autres, qui se protègent bien que mal pour ne pas s'en prendre un et être marqué au bleu.
« Oi, tu vas te calmer.
- Tout ça, c'est de ta faute.
- Pardon ? De ma faute ? »
Levi hausse un sourcil et tourne la tête vers l'accusatrice. Il n'apprécie absolument pas son insinuation.
« Ouais ! Avec ton envie de le tuer.
- Oh. Je te signale que tu le veux tout autant que moi. »
Des gouttes de pluie se font sentir sur le visage de Farlan qui en fronce doucement les sourcils. Il observe les deux autres et essaie de les séparer afin que la situation ne dégénère pas plus. Il ne faut pas plus de quelques secondes pour que les gouttes se transforment en une belle averse.
« Tch. Génial. »
Levi souffle d'énervement, les yeux qui roulent très lentement pour souligner son exaspération tandis que la jeune fille qui se tient à côté de lui leur pique une nouvelle crise. Farlan, quant à lui, rit de la situation.
« Bon et bien .. Erwin : Infini. Nous : Zéro.
- Ferme-la Farlan ! »
Ces trois-là me font trop rire. J'adore les mettre dans ces situations comme ça. Et non, je ne me suis pas trompée en appelant Erwin "Chef". Allez plus que 997 façons. J'attends vos propositions !
