Bonsoir ! (ou bonjour)

je reviens après un lonnnnnnnnng silence radio, et j'en suis désolée.J'avais des problèmes personnels... Je vais faire de mon mieux pour la suite je vous le promet. Voici donc le 4ème chapitre , j'espère qu'il vous plaira !

Je suis désolée si il reste des fautes d'orthographes, je fait de mon mieux pour les limiter mais elles savent bien jouer à cache-cache.

Réponses au guest :

LEXA : En même temps qui ne l'aime pas ?:D

Guest : Mais nan ! J'aime beaucoup tes théories toutes mignonnes !

Disclaimer : Et oui à mon grand malheur, l'univers de The 100 et ses personnages de m'appartiennent pas...


Chapitre 4 :Un pas vers le néant...

Lexa :

Octavia s'est assise sur son matelas pour tirer sur le joint avant de le passer à Raven.

– Je ne pige toujours pas pourquoi tu lui as filé ton blouson.

– Parce qu'elle avait froid, tout simplement.

Je me suis enfoncée encore plus profondément sur le canapé. J'ai eu l'impression qu'il s'ouvrait pour m'engloutir, et j'ai éclater de rire. Ce shit était vraiment bon.

Après l'épisode Clarke, j'étais allée récupérer Octavia et Raven dans les fourrés, derrière la baraque de Bellamy Blake, et nous avais ramenées chez Dale et Shirley. Comme je savais que mes potes ne seraient pas en état de conduire quoi qu'il arrive, je n'avais rien bu de la soirée, et j'avais la ferme intention de me rattraper une fois rentré.

En fumant comme une malade.

Sur le papier, je partageais une chambre avec Raven, une fille placée, comme moi – presque ma sœur. En réalité, c'était ce trou à rat glacial, qui ressemblait plus à un blockhaus qu'a un sous-sol, qui nous servait de QG. On avez dégoté un sommier, un grand matelas, un canapé à l'Armée du Salut, et on dormait dessus à tour de rôle pour laisser la chambre à O. Sauf que, quand sa tante Shirley et son bel-oncle Dale se bagarraient – c'est à dire les 3 quarts du temps – , elle dormait ici, avec nous, sur le lit coincé près du mur.

Mes frères mis à part, Raven et Octavia étaient les seules personnes au monde que je considérais comme des membres de ma famille.

Indra m'avait placée chez Shirley et Dale à la fin de mon année de première, quand j'étais dans un autre bahut. Les services de protection de l'enfance leur avait envoyée Raven dès son arrivée à Eastwick.

Shirley et Dale étaient relativement cool, malgré leur tendance à se foutre en boule pour un oui , pour un non. Au moins, ils ne s'en prenaient jamais à nous : quand ils se battaient, c'était l'un contre l'autre. Pour O, ça craignait beaucoup plus : c'était sur elle que sa mère et son petit ami du moment passaient leur hargne. Du coup, elle passait les trois quarts de son temps chez sa tante , à l'insu d'Indra, bien sûr.

Octavia s'est tournée vers moi pour me regarder dans les yeux.

– Sérieusement Lex'. Tu sors avec cette meuf ?

– Tu rigoles ?

Encore que...

Depuis que j'avais étais à deux doigts de l'embrasser, je ne cessais de rêver à la chaleur de son corps sous le mien. J'aurais bien mis ça sur le compte de l'herbe, mais ça ne collait pas. Quand on s'était retrouvées dans le patio, j'étais aussi clean qu'un jour de test de toxicologie ordonné par le tribunal.

Clarke, avec ses cheveux blonds et si soyeux qu'ils brillaient sous la lune. Clarke, qui m'avait dévisagée avec ses immenses yeux bleus, comme si elle avait attendu une réponse. A quelle question ? Aucune idée. Et puis cette odeur de cannelle et de sucre qui m'évoquait un plat de petits pain s tout juste sortis du four...

Je me suis massée les tempes en soupirant. Qu'est ce qui m'arrivait, bon sang ?

A bien y réfléchir, tout avait commencé avec la scène à la bibliothèque. Depuis, impossible de me sortir Clarke Griffin de la tête. Même quand j'étais allée voir mes frères, j'avais pensé a elle et a sa manie de balancer ses jambes, c'est dire !

Bref, cette fille était devenue une véritable obsession. Il y avait plusieurs raison a cela : pour commencer quoi que j'en dise et que j'en pense, j'avais besoin de ces putains de cours de soutien. Si je voulais récupérer mes frères, je devais réussir mes examens du premier coup et trouver un meilleur boulot. Sauf que avec tous les cours que j'avais séchées, je n'étais plus du tout au niveau. Seule une fille comme Clarke, qui allait au lycée tous les jours, pouvait m'aider à rattraper mon retard.

Raven, assise par terre contre le canapé, m'a tendu le joint.

– Tiens, a-t-elle marmonnée. Fais gaffe, c'est la dernière.

J'ai tiré une dernière taffe, si longue que ça m'a brûlé les narines et les poumons.

Alors, j'en étais où moi ? Ah oui. A Clarke Griffin et à la fascination qu'elle exerçait sur moi... Il y avait plusieurs raisons à cela, et...

– Parlez-moi d'elle, ai-je dit en exhalant la fumée.

– De qui ? A demandé Octavia, les yeux rivés au sol en béton.

– De cette fameuse Clarke Echo Griffin.

Echo... Franchement, il fat être fêlé pour appeler sa fille Echo, nan ?

Les paupières mi-closes, Raven a laissé retomber sa tête sur le canapé. Elle avait la partie gauche du crane rasée – un pari qui a mal tourné – , les oreilles percées et les bras entièrement tatoués.

– Laisse tomber, ma vieille. Cette fille n'est pas pour toi.

– Tu dis ça parce qu'elle n'a pas voulue de toi comme binôme au labo, a ricané O'.

Raven a fait une grimace.

– Disons plutot que tu faisais équipe avec Finn et que le prof m'avait mise avec Clarke, jusqu'à ce que cet abruti de Finn magouille dans notre dos pour pouvoir s'asseoir à côté de Clarke. Avoue tu n'était pas ravie non plus !

– Pauv' fille, a lancé O' , les yeux plissés.

J'ai soupiré. C'est deux là, elles étaient pires qu'un vieux couple : toujours en train de se chamailler. Et elles avaient l'air d'aimer ça, en plus !

– Vous m'écoutez un peu ? C'est de Clarke que je veux que vous me parliez. Si vous avez besoins d'étaler vos petites vies, allez vous chercher des tartines.

O' s'est redressée. Elle adore les ragots.

– Tu veux que je te parle de Clarke ? Eh bien, je vais t'en parler, moi... Les deux premières années, ta princesse était la star du bahut. Reine du club de danse, inscrite aux meilleurs cours, au top de la liste des meilleurs élèves, super-douée en arts plastiques... Bref, la totale. En plus, elle sortait avec Finn Manning. Et puis, tout d'un coup, un mois avant la fin de la première, elle a disparu de la circulation, a-t-elle conclu en claquant des doigts. Comme ça !

J'ai froncé les sourcils. Je ne m'attendais pas vraiment à entendre cela. Raven, qui guettait ma réaction avec une certaine curiosité, a hoché la tête d'un air entendu.

– Pfuiit..

– Plus de Clarke, a ajouté Octavia.

– Évaporée, a enchaînée Raven.

– Dématérialisée...

– Comme si elle n'avait jamais existé.

O' a baissé des yeux embrumés vers ses orteils.

– Elle a...disparu, a-t-elle répété d'une voix molle.

– Octavia ? Ai-je insisté.

Elle a relevé le menton et cligné des paupières.

– Quoi ?

– Tu n'as pas terminé ton histoire.

C'est le problème avec l'herbe. On perd vite le fil de ses pensées. Souvent, je me dis qu'il faudrait vraiment que j'arrête.

– Tu me parlais de Clarke.

– Ah oui... Bah, elle a disparu, je te dis.

– Pfuiit, a refait Raven.

– Elle s'est envolée...

Ça n'allait pas recommencer ! J'ai haussé le ton.

– C'est bon, vous me l'avez déjà dit. Qu'est ce qui s'est passé ensuite ?

– Quand elle est revenue, en septembre, elle était complètement différente. Je veux dire... Un peu comme si elle avait était kidnappée par des zombies. En apparence, c'était toujours elle, bien sûr. Miss Clarke Griffin, avec ses cheveux blond et sa démarche chaloupée.

Chaloupée, a raillé Raven. T'as de ces expressions !

Octavia lui a jeté un coussin à la figure avant de continuer.

– Seulement, sur le fond, elle n'avait plus rien de la fille qu'elle avait été. Finn sortait avec une autre meuf – J'ai cru comprendre que Clarke l'avait plaqué peu avant sa disparition. Bref, elle a laissé tomber le club de danse, le cours d'art...

Beth a écarquillé les yeux d'un air songeur.

– Et surtout, d'hyper-sociable, elle est devenue quasiment sauvage. Cela dit, si on avait bavassé sur mon compte autant qu'on a bavassé sur le sien, je me serais sûrement repliée sur moi-même, moi aussi.

– Parce qu'ils ont été violents, ces ''amis'', a commenté Raven. Tu peux me croire, Lex'.

Mes deux potes et moi, on en connaît un rayon, questions commérages. Ce n'est pas un hasard si les jeunes dans notre genre restent entre eux, dans leurs merdes.

Octavia et Raven avaient recommencé à regarder dans le vide.

– Quel genre de ragot ? Ai-je demandé.

Ce que j'entendais me déplaisait de plus en plus.

O' a passé les bras autour de ses genoux repliés.

– Le jour de la rentrée, elle est arrivée avec une chemise à manche longues. Le lendemain, pareil. Le surlendemain aussi. C'était d'autant plus bizarre qu'il faisait plus de trente degrés. A ton avis, Lexa, qu'ont pensé les gens ?

Raven a fait des dessin circulaire du bout de l'index.

– Ses soit-disant copines se sont retranchées derrière leurs carrioles. Tu sais, comme dans les westerns. Sauf qu'elles l'ont laissée à l'extérieur, seule.

– C'est à cette époque que Clarke a commencé à voir le conseiller d'éducation du bahut. Après, ça a été le psychologue.

Ocatvia s'est interrompue un instant avant d'ajouter :

– Je la plains, la pauvre.

O' n'a jamais brillé par sa compassion envers les autres. C'était étonnant qu'elle exprime de la sympathie pour Clarke je n'en suis pas revenue.

Elle s'était allongée sur le lit.

– C'est sûr, il lui est arrivé un truc grave, sacrément grave, même, merde. Son frère était mort, en plus. Il n'avait que trois ans de plus qu'elle, et ils étaient très proches l'un de l'autre. Je m'en souviens parce que je la détestais, rien que pour ça. Tu imagines ? Avoir un grand frère qui t'aime vraiment ?

Raven s'est levée.

Octavia a roulé sur le flanc et s'est tournée vers le mur. Inutile d'attendre d'elle qu'elle m'en dise plus, à pressent. Trop stone. Raven a attrapé la couverture pour la recouvrir. Puis elle est venue s'asseoir à côté de moi, sur le canapé.

– Je les ai vues, une fois, ses cicatrices. Elle se croyait seule, je suis entrée en classe pour prendre mon blouson et elle avait remonté ses manches pour enfiler ses gants longs qu'elle porte. Bon sang, Lex', a-t-elle ajouté en secouant la tête d'un air navré, c'était horrible ! T'as pas idée !

J'ai failli la contredire, lui expliquer que j'ai vu ses bras nus, moi aussi, mais je ne l'ai pas fait. On jasait déjà suffisamment sur le compte de Clarke Griffin. Inutile d'en mettre une couche supplémentaire.

– Qu'est-ce qui lui ai arrivée, à son frère ?

– Après le lycée, il s'est enrôlé dans le marines, et il s'est fait tuer en Afghanistan. C'est vraiment dur. C'était un mec bien, Arès. Super-cool même, avec tout le monde !

Arès et Clarke Echo Emerson... A croire que leur mère devait vraiment les détester, pour les affubler de prénoms pareils !

Clarke, mon énigmatique beauté.

J'aimais assez les mystères pour avoir envie de résoudre celui-ci.


Clarke :

Le blouson de cuir noir de Lexa serré contre moi, je me dirigeais vers mon casier. Je mourrais d'envie de l'enfiler, ce blouson. J'adorais son odeur, il m'avait tenu chaud, et surtout, surtout, il me rappelait le moment magique que nous avions passé ensemble, dans le patio de Ballamy Blake.

Ressaisis-toi, Clarke. Tu n'est tout de même pas idiote à ce point-là !

Les bruits les plus fous couraient sur le compte de Lexa Wood. Quand elle allait aux soirées, par exemple, c'était uniquement pour fumer de l'herbe et repérer une fille assez saoule pour finir la nuit avec elle. Si je l'avait suivie, ce soir là, j'aurais sans doute allongé la liste de son tableau de chasse. Cela dit, et bien que je ne sois pas du tout intéressée par ce genre de relation sans lendemain, Lexa était la seule personne de ce lycée qui m'ait porté le moindre intérêt depuis bien longtemps.

– Qu'est-ce qui t'arrive ? On dirait une petite fille qui vient de perdre son ballon, a lancé Niylah, en émergeant d'une porte latérale.

– Je suis vouée à mourir vierge, ai-je répondue sans réfléchir.

J'ai été choquée par mon propre aveu. Comment de telles paroles avaient-elles pu passer mes lèvres ? En même temps, je n'arrêtais pas de penser à Lexa. Peut-être aurais-je dû la suivre, en fin de compte. Pas pour me droguer avec elle, mais pour...

Pour ne pas mourir vierge.

Niylah a ri si fort que les élèves qui passaient dans le hall se sont retournés. J'ai baissé la tête pour me cacher.

Cessez de me dévisager comme ça !

Nous avons continué à avancer vers nos casiers. J'ai ouvert le mien avec le vague fantasme de m'y enfermer.

– Ça m'étonnerait, a répondu Niylah, qui farfouillait déjà dans le sien, juste à coté. Et puis, je croyais que tu ne te sentais pas prête...

– C'est toujours le cas. J'ai même rompu avec Finn parce qu'il insistait pour qu'on franchisse le pas. Seulement à l'époque, j'étais loin de me douter qu'un jour plus personne ne voudrait de moi.

J'ai baissé les yeux vers mes mains gantées, et j'ai senti mon cœur se soulever. Dès que le cloche retentirait, je serais obligée de retirer mes gants. Et puis j'ai compris que mon problème n'avait rien à voir avec le sexe ou avec la crainte de mourir vierge. Aucun rapport. Ce que je voulais, c'était...

– Personne n'aura jamais le courage de m'aimer, ai-je murmuré.

Niylah s'est mordu la lèvre, l'air désolé.

– Ta mère a vraiment fait fort, tu avoueras...

J'ai inspiré le plus lentement possible. C'était ça ou m'effondrer lamentablement.

– Je sais.

J'ai resserré les bras sur le blouson de Lexa. Niylah a froncé les sourcils d'un air suspicieux.

– Qu'est-ce que c'est, ça ?

– Ça ? Le blouson de Lexa Wood, a lancé Luna derrière nous.

Et elle me l'a arraché des mains.

Niylah est restée bouche bée.

– Qu'est-ce que tu fabrique avec le blouson de Lexa Wood ?

J'ouvrais la bouche pour répondre quand Aurore a déboulé, hors d'haleine.

– Grouillez-vous, les filles. Il arrive.

Niylah l'a attrapé par le bras.

– Oh là... On se calme ! J'aimerais d'abord qu'on m'explique trois petites choses. D'abord qui arrive, ensuite ce que fabrique Clarke avec le blouson de Lexa Wood, et enfin où tu as acheté ton pull.

– Finn... Il vient voir Clarke, a répondu Luna, toujours aussi essoufflée. Tu étais trop éméchée, à la soirée de Bellamy, pour tenir ton rôle de binôme et veiller sur Clarke. Résultat, elle se retrouve avec le blouson de Wood, et il hors de question que Finn la voie avec.

Quand Aurore disait quelque chose, cela devenait l'évidence même.

– C'est parti pour l'opération « Clarke retourne à la vie normale », les filles, a-t-elle ajouté.

J'ai repris le blouson. Cette fois, le doute n'était plus permis. Mes amies avaient bel et bien perdu le sens de la mesure.

– C'est un blouson, pas du crack. Lexa est dans le même cours que moi, ce matin, je lui rendrai. Et puis, qu'est-ce que ça peut bien me faire, que Finn me cherche ou non ?

Aurore a pointé son index manucuré vers moi. Elle était tellement survolté qu'elle en a oublié de passer par l'intermédiaire de Luna pour me délivrer son message.

– Il t'as invitée à danser, l'autre soir, et tu n'as pas pu parce que nous avons dû ramener Niylah chez elle. Il aimerait savoir pourquoi tu lui a posé un lapin. Tu ne comprends donc pas que c'est la réponse à toutes nos prières, Clarke ?

– Comment ça, la réponse à nos prières ? Je veux dire... Finn voulait m'inviter à danser, et alors ? Nous n'avons jamais été fâché, que je sache !

Niylah a entamé une de ces danses sioux dont elle a le secret et qui m'agacent prodigieusement, je dois bien l'avouer.

Et alors ? Mais enfin, Clarke... Si Finn te cherche, c'est qu'il éprouve toujours des sentiments envers toi. Tu mourras pas vierge, et il n'est pas question qu'il te voie te promener avec le blouson d'une autre personne, qui, soit dit en passant, est la fille la plus LGBT de ce lycée . Aurore, range cette loque dans ton casier. On avisera plus tard.

Aurore l'a contemplée avec une moue de dégoût.

– Sûrement pas. Il y a peut-être de la drogue dans les poches de ce truc. Imagine que l'administration décide de faire venir des chiens renifleurs au lycée.

– Bon sang, t'es grave ! A grommelé Niylah.

– Il arrive, a chantonné Luna.

Niylah s'est emparée du blouson, l'a jeté dans mon casier et, après m'avoir poussée hors de son chemin, l'a fermé précipitamment. Ensuite, elle s'est appuyée sur la porte avec Luna, Comme pour faire double écran.

– Salut, Clarke.

J'ai pivoté sur moi-même et me suis retrouvée nez à nez avec Finn.

– Salut.

Il s'était passé tellement de choses en si peu de temps que la tête me tournait.

– C'est ma faute, a lancé Aurore, à contrecœur. Si elle n'a pas dansé avec toi, je veux dire. J'avais envie de rentrer. J'avais trop bu, tu comprends...

J'ai failli m'étrangler. Ce n'était pas Aurore, que j'entendais ! S'il y avait une chose a laquelle elle tenait, c'était sa réputation. De plus, ce n'était pas elle qui avait trop bu, ce soir-là, mais Niylah.

Et moi d'ailleurs...

Sidérés, Finn et moi nous sommes tournés vers elle, avant de nous consulter du regard.

Un ange est passé, puis deux... Puis trois.

– Je peux t'accompagner en cours, Clarke ? A demandé Finn.

-Bien sûr.


Lexa :

Mme Lewis m'a planté son gobelet de café brûlant dans la main.

– Tiens-moi ça.

Elle bataillait depuis un bon moment avec les serrures du lycée. Il faut bien avouer que ce n'était pas facile, de trouver la bonne clé parmi toutes celles accrochées à l'énorme chaîne, surtout à cette heure matinale, avec le jour à peine levé. J'ai tout de même eu envie de lui faire remarquer qu'elle n'avait vraiment pas le sens de l'organisation, mais j'ai renoncé : cela demandait un certain cran, de rester seule avec une fille comme moi. J'étais censé être la badgirl du bahut, après tout !

Il faisais si froid que mes poils se dressaient sur mes bras nus. Comme je réservais mon unique chemise à manche longue à mes visites à mes frères, ça craignait, de ne pas avoir de blouson.

Mme Lewis a levé les yeux et j'ai vu son sourire se figer.

– Où est ton blouson, Lexa ? Il fait un froid de canard !

– Je l'ai prêté.

La troisième clé était la bonne. Mme Lewis a laissé échapper un soupir de soulagement et m'a fait signe d'entrer. Je lui ai tenu la porte pour qu'elle passe devant. Avec le bol que j'ai, un agent de la sécurité aurait pu me voir arriver et tirer à vue. Je les connais les lascars. Ils tirent et posent les questions... Après.

Nos pas faisaient un boucan d'enfer, dans le corridor vide. Le lycée étant passé à l'écologie, les lumières s'allumaient toutes seules, au fur et à mesure que nous avancions. Ça m'a stressé. Comme s'il n'y avait pas assez de caméras pour épier mes moindres mouvements ! A présent, même les murs me surveillaient.

On a fini par arriver dans le les locaux de l'administration et Mme Lewis a trouvé la clé de son bureau du premier coup. Un exploit, si vous voulez mon avis.

– A qui as-tu donné ton blouson ? M'a-t-elle demandé.

– A une fille.

Une fille qui m'avait snobé toute la journée du lundi, et ne m'avait toujours pas rendu mon bien.

– Une petite amie ou une amie tout court ?

– Ni l'une ni l'autre.

Mme Lewis m'a jeté un coup d'œil apitoyé.

– Est-ce qu'il t'en faut un autre ?

Je ne supporte pas qu'on me regarde comme ça, avec pitié. Après la mort de mes parents, j'y avais constamment droit. Les yeux vaguement arrondis, un rictus incertain aux lèvres, les gens s'efforçaient de faire comme si de rien n'était... et échouaient lamentablement.

– Non. Je récupère le mien tout à l'heure.

– Parfait, a-t-elle dit en ouvrant mon dossier. Comment se passent tes cours avec Clarke ?

– On commence aujourd'hui.

Je n'ai pas précisé que Clarke n'était pas encore au courant.

– Magnifique.

Elle ouvrait la bouche pour me poser une autre question mais je l'ai devancée. J'en ai une moi aussi. Et de taille.

– Vous avez des nouvelles de mes frères ?

Mme Lewis s'est emparée d'un stylo et s'en est servie pour pianoter sur le bureau, au même rythme que l'aiguille des secondes, sur l'horloge murale.

– Indra et moi-même avons discuté de ta dernière visite, ce week-end. J'ai egalement eu une conversation avec Carrie et Titus, et pour moi, cela ne fait aucun doute : ce qui arrivé à Aiden était un banal accident.

Qu'est-ce que c'est que ces conneries, encore ?

– Vous êtes conseillère d'éducation, pas assistante sociale. Qu'est-ce qui vous a pris, de « discuter » avec les parents nourriciers de Aiden et Lincoln ?

– En fait, je suis une psychologue déguisée en conseillère d'éducation. J'étrenne un programme pilote lancée par ton lycée. Au cas où cela t'aurait échappé, je te signale qu'il y a deux conseillère d'éducation dans cet établissement, ce semestre. Mme Branch s'occupe des problèmes les plus classiques et moi...

Elle a pesé ses mots.

– Des sujets les plus intéressants. Si le système scolaire a vocation à vous transmettre des savoirs, en revanche, il ne tient aucun compte de vos émotions. Mon rôle est de voir ce qui se passerait si l'école s'intéressait aux deux aspects.

Super ! Je vais être encore plus fliquée qu'avant. C'était déjà pénible d'avoir Indra sur le dos. Maintenant, j'aillais en plus me coltiner Mme Tout-Va-Bien.

Je me suis passée une main sur le visage. J'avais la bougeotte, tout à coup.

Si j'en crois Indra, tu aurais l'intention de demander la garde de tes petits frères, une fois que tu auras eu tes examens ? Si c'est le cas, il va falloir que tu procèdes à quelques changements radicaux dans ton mode de vie, Alexendria. Tu y es prête ?

– Pardon ?

C'était un défi ? Elle me demandait vraiment si j'étais prête à me reprendre en main pour pouvoir récupérer mes frères ? Avec tout ça, je n'ai même pas relevé qu'elle m'avait appelée Alexendria... Seule ma mère m'appelait comme ça.

Elle s'est penchée vers moi.

– Es-tu prête à procéder aux changements qui feront de toi une jeune femme responsable ? A-t-elle répété patiemment.

Un peu ! Sacrement, même !

– Oui,madame.

Elle a aussitôt noté ça dans mon dossier.

– Il va falloir me le prouver. Dans l'immédiat, je veux que tu t'occupes de toit et que tu nous laisses le soin, à Indra et moi, d'assurer le bien-être de tes frères. Par ailleurs, je sais que tu as appelée le juge. Il est hors de question que cela se reproduise. Je veux que tu arrêtes de harceler Indra avec tes droits de visites et tes angoisses de maltraitance. Enfin, et c'est le plus important, cesse de demander à Lincoln le nom de famille de ses parents nourriciers. Ai-je était suffisamment claire ?

Je me suis levée si brusquement que la chaise a vacillé.

– Lincoln et Aiden sont mes frères ! Me suis-je écriée, un doigts pointé vers Mme Lewis.

J'avais la gorge serrés, les yeux brûlants. Quand je me suis rendu compte que j'étais au bord des larmes, j'ai pété un câble. J'ai attrapé le bureau par le rebord et je l'ai soulevé de plusieurs centimètres. Je l'ai relâché, il est lourdement retombé sur le plancher, et la paperasse a volé à travers la pièce.

– Vous n'avez pas le droit ! Je suis responsable d'eux !

Mme Lewis a pris le temps de s'écarter du bateau, sur sa chaise à roulettes. Ensuite, elle m'a regardé droit dans les yeux.

– Ils ne courent aucun danger, Lexa. Fais-moi confiance. Tu projettes tes propres expériences sur tes frères. Je comprends ton désir de les protéger, mais encore un fois, Carrie et Titus s'occupent bien d'eux. Si tu veux les voir plus souvent, tu dois apprendre à me faire confiance, et je viens de t'expliquer comment t'y prendre.

– J'en ai rien à foutre de vous ! Ai-je crié.

Sur ces mots, j'ai attrapé mes bouquins et je suis sorti en claquant la porte.


Clarke :

Mardi après-midi, nouvelle séance de thérapie.

Ainsi va la vie. Du moins le mienne.

Mme Lewis avait légèrement déplacé sont bureau. Il y avait un minuscule défaut, sur la moquette. De quoi rendre Ashley hystérique, si elle avait été là. Ma belle-mère ne supporte pas la moindre imperfection.

– Comment cela se passe avec ton petit ami, Clarke ?

Par chance, Finn m'a invité à sortir avec lui et sa bande, samedi soir dernier. Je n'étais donc pas obligée de mentir sur ce point.

– Ashley n'a pas bien compris. Je n'ai pas de petit ami, mais un ami avec qui je sors de temps en temps.

Les yeux de Mme Lewis se sont mis à briller de milles feux.

– C'est merveilleux ! S'agit-il de ce grand joueur de basket-ball que je vois souvent roder autour de toi ?

– Oui.

– Lexa m'a dit que tu lui donnais son premier cours de soutien, aujourd'hui ? A-t-elle enchaîné, sans doute parce qu'elle me trouvais pas assez loquace.

J'ai froncé les sourcils. Merde ! J'avais vraiment rendez-vous avec Lexa pour un cours, cet après-midi ?

Son blouson était enfermé dans mon casier depuis que Niylah et Aurore m'avaient convaincue de ne pas me promener avec. A présent, toutes deux cherchaient un moyen discret de lui rendre.

– Oui.

– Tu semble fatiguée, Clarke. Tu dors bien ?

Merveilleusement. Au moins deux heures d'affilée, la nuit dernière. Mon pied s'est mis à se balancer, sous ma chaise.

– Clarke ? Ça va ? Tu es toute pâle.

– Ça va, oui.

Si je le répétais suffisamment, cela finirait peut-être par être vrai. Il se pouvais même qu'un jour je fasse une nuit complète, sans cauchemars... Sans ces rêves étranges, effrayants, pleins de constellation, d'obscurité, de verre brisé, et parfois de sang.

– J'ai le sentiment que tu ne prends pas les somnifères prescrits par ton médecin. Je ne comprends pas pourquoi tu agis ainsi, alors que tu continues à souffrir de terreurs nocturnes.

C'était vrai. Cela arrivait toutes les nuits, et c'était tellement abominable que je préférais encore m'empêcher de glisser dans le sommeil. C'était horrible, de savoir que si je perdais la bataille et que je m'endormais, je me réveillerais en hurlant. Seulement, mon père et Ashley mettaient les somnifères sous clé, dans leur salle de bains. Ils ne m'en donnaient que si je leur demandais expressément. Et ça, pas question. Plutôt mourir que de demander quoi que ce soit à Ashley.

– Je vais bien, ai-je dit consciente de ma propre obstination.

Un tiroir s'est ouvert, puis fermé.

– J'ai quelque chose pour toi, Clarke. J'ai retrouvé ceci dans ton dossier. C'est à toi que ça appartient, à personne d'autre.

Elle me tendait une enveloppe. J'ai entendu la voix de ma mère me souffler à l'oreille : « Méfie-toi des Grecs porteurs de présents. » Malgré cela, j'ai tendu la main vers l'enveloppe. Après tout, cela ne pouvait pas être pire que mes terreurs nocturnes.

Ou que mes cicatrices.

– Allez, ouvre-la. J'aurais été fière d'accrocher son contenu sur un des murs de ma chambre, quand j'avais ton âge.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu envie de mettre feu à cette enveloppe, tout d'un coup. Mme Lewis me regardais avec son air de bébé chien. Quand elle a hoché la tête pour m'encourager, j'ai ouvert l'enveloppe et en ai tiré un ruban bleu et un certificat.

Ce n'était pas n'importe quel ruban : il était plat, large, et de soie véritable. J'en ai palpé l'étoffe entre mon pouce et mon index. La première chose que j'ai lue a été : « Peinture. Coupe du Gouverneur du Kentucky ».

Je me suis renfrognée.

– Ce n'est pas à moi.

En mon for intérieur, je pensais : « Ah bon ? Quelqu'un, dans ce lycée, a remporté la coupe du Gouverneur ? »

Il devait s'agir de Jasper. Je ne voyais pas qui d'autre, dans la mesure où le certificat appartenait forcément à quelqu'un du lycée. C'était décidé, que mon père le veuille ou non, dès que Mme Lewis me libérerait, je me rendrais dans la salle d'art plastiques, afin de revoir des œuvres de Jasper. Il avait encore dû progresser... Il fallait être drôlement doué, pour arriver à ce genre de concours !

Un peu étourdie – et très admirative – , j'ai ouvert le certificat. Je voulais m'assurer que le lauréat de la coupe du Gouverneur était bien mon ami Jasper – qui avait le lycée pour entrer dans une école que j'aurais visée moi aussi, si mon père m'avait donné le choix.

J'ai senti une onde électrique remonter le long de mes bras et se figer dans mon cœur. Horrifiée, j'ai envoyé le certificat et son ruban, avant de me lever d'un bond. Au passage, je me suis cogné le genou contre le bureau et je suis tombée à la renverse. J'ai reculé sur les fesses jusqu'à la porte, aussi loin que possible de ce maudit ruban.

Parce que si je n'avais pas encore vu le nom, j'avais eu le temps de lire la date.

C'était LA date.

La date fatidique.

Lentement, sans aucune précipitation, Mme Lewis s'est levée pour aller ramasser le ruban.

– Il t'appartient, Clarke. Tu ne veux pas le remporter chez toi ?

A l'entendre, on aurait cru qu'on discutait toutes les deux autour d'une pizza. Pas que j'avais une crise de panique.

– Ce...ce... n'est pas à moi, je vous dis. Je...je n'ai jamais gagné cette coupe.

Le brouillard s'est levé dans ma tête, suivi d'un éclair rouge, éblouissant. Dans un moment de lucidité, je me suis revue en train de remplir un formulaire d'inscription.

– Hmm... Cela dit... J'ai effectivement participé à ce concours... Quand j'étais en classe de... de première. Comme j'avais remporté la coupe du Comté, puis celle de la Rgion, je me suis présentée à celle de l'État. Et puis... et puis...

Et puis, plus rien.

Un immense trou noir avait absorbé le rouge de l'éclair et le gris du brouillard.

Il ne restait plus que l'obscurité.

Mme Lewis est venue s'asseoir sur le sol, face à moi. Il faudrait que quelqu'un lui dise un jour qu'il n'est absolument pas normal de s'asseoir par terre avec un patient, pendant une séance de thérapie.

Elle m'a parlé d'un ton calme et, je dois bien l'avouer, plutôt rassurant.

– Tu es en sécurité, ici, Clarke. Tu ne cours aucun danger en essayant de te souvenir.

Elle a caressé le ruban d'un air songeur.

– Tu as été très heureuse, ce jour-là.

J'ai jeté un coup d'œil en coin au ruban.

– J'ai...j'ai gagné ?

Mme Lewis a hoché la tête avec son exaltation habituelle.

– Oui... Je t'avoue que je suis très honoré de te connaître, Clarke. J'adore l'art, et même si je préfère les statues aux tableaux, j'aime beaucoup la peinture. Tu me verras plus volontiers à une expo qu'au cinéma.

Au milieu des maximes lénifiantes accrochées au mur, se trouvent de véritables diplômes. Des diplômes authentiques. L'université de Louisville existe vraiment, de même que Harvard où Mme Lewis avait terminé ses études. Aussi surprenant que cela puisse paraître, elle était bel et bien psychologue.

J'étouffais. Je me suis concentrée sur ma respiration.

– Je ne me souviens pas de la cérémonie.

Mme Lewis a remis le certificat et le ruban sur le bureau.

– C'est signe que tu refoules cette journée toute entière, pas seulement la soirée. Dis-moi, tu n'es pas lasse de cette amnésie ?

Lasse ? C'était peu dire. J'étais proche de l'épuisement, de l'effondrement...

J'ai levé la tête vers mon dossier, ouvert sur le bureau.

– Vous allez me dire ce qui s'est passé ?

– Non. Désolée, ce serait tricher. Si tu veux te souvenir, commence par faire un effort pendant nos séances. En répondant sincèrement à mes questions, par exemple. En cessant de me mentir, ou de ne pas me dire l'entière vérité. Même en présence de ton père et de ta belle-mère. Surtout en leur présence, d'ailleurs !

J'ai porté la main à mon cou, là où j'aurais trouvé les plaques d'Arès, si je les avais portées, ce jour-là. J'avais toujours les yeux rivés à mon dossier.

– Vous avez vraiment pris la peine de lire tout ça ?

– Oui.

– Dans ce cas, vous savez qu'on a essayé de me forcer à me souvenir, un fois, et que ce n'est pas possible.

Du moins sans que mon esprit se fracture en mille morceaux.

L'été suivant l'incident, un psychologue avait tenté d'ouvrir la porte d'acier qui cadenassait tout, dans ma tête. Des démons en avaient profité pour s 'échapper, et je m'étais réveillée à l'hopital. Après une absence de quatre jours, apparemment. C'est à la suite de cet épisode que mes cauchemars s'étaient doublés de terreurs nocturnes.

– Pour tout vous avouez, ai-je commencé, oui. Vous avez raison. Je veux savoir ce qui s'est passé. Pour me prouver que je ne suis pas... Parce que parfois, je me demande...

Chaque mot m'écorchait la gorge et le cœur. Une véritable torture.

– Pour savoir si je ne suis pas folle, moi aussi. Comme... comme ma mère.

Une voix hurlait à mon oreille. Celle de papa, qui m'ordonnait de me taire. Pour une fois, je n'en ai pas tenu compte.

– Parce que je lui ressemble beaucoup, vous savez ? Nous avons la même apparence physique, nous sommes toutes les deux artistes, et j'ai toujours entendu dire que j'avais hérité de son caractère. Je suis fière d'être comme elle, c'est ma mère, malgré tout... Seulement je voudrais pas...

Je ne voudrais pas être bipolaire, moi aussi.

Clarke, a protesté Mme Lewis, tu n'as pas les mêmes problèmes de ta mère.

J'avais essayé, cela n'avait pas marché, ça aurait dû me suffire. De toute évidence, Mme Lewis ne comprenait pas.

Elle ne pouvait pas comprendre.

C'était impossible.

Pourtant, je me suis acharnée.

– Si vous me dites ce qui s'est passé, je saurai enfin. A mon avis, si ma tête explosé, c'est parce que le psychologue a voulu me faire revivre le...ce qui s'est produit, ce soir-là. Peut-être que ce souvenir est trop insupportable... Si vous me racontiez ce qui s'est passé, en vous tenant aux faits, le trou noir qui me sert de mémoire se remplirait peut-être... Si ça se trouve, je ne ferais plus de cauchemars...

Je l'ai regardée droit dans les yeux. Elle me contemplait avec une bienveillance infinie.

– S'il vous plaît, madame Lewis, racontez-moi ce qui s'est passé. Pour que je garde ma raison, et que je ne fasse plus ces rêves épouvantables.

Elle a grimacé.

– Je pourrais te lire le rapport de police, la déclaration de ton père, de ta belle-mère, et même celle de ta mère, cela ne t'empêcherait pas de faire des cauchemars. Tu es la seule personne à pouvoir t'en débarrasser. Seulement pour cela, il faut que tu cesses de fuir et que tu te confrontes à ton problème. Parle-moi un peu de ta famille, d'Arès, du lycée, de ta mère , tiens. Commençons par là.

J'ai ouvert la bouche pour lui répondre. Comme il ne se passait rien, je l'ai refermée avant de réessayer.

– Je...je ne veux pas devenir folle.

– Tu ne deviendras pas folle, Clarke. On va y aller tout doucement, pas à pas Je serai là, avec toi, tout au long du chemin. Mais je ne peux t'aider que si tu me fais confiance... Et si tu t'appliques.

Avoir confiance... Pourquoi pas prouver l'existence de Dieu, pendant qu'elle y était ? Ça m'aurait paru plus facile. Même si Dieu m'avait laissée tomber, lui aussi.

– J'ai déjà perdu une bonne partie de ma raison, ai-je déclaré. Je ne peux pas me permettre de vous confier le peu qu'il me reste.


Voila voilà , c'est la fin de ce long chapitre pour l'instant. J'espère qu'il vous a plut et je vous dis a la prochaine pour un nouveau chapitre ! ( laissez un petit commentaire ;p)