Nous sommes encore avant le nouvel an, et comme je l'avais promis, voici le chapitre suivant!
Puisque je ne posterai pas de nouveau chapitre avant l'année prochaine, je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d'année!
Bonne lecture :)
Appartement de Tony, 00h15
Ziva se réveilla. En ouvrant les yeux, elle remarqua que contrairement à ce qu'elle croyait, elle n'était pas dans sa chambre. Ce n'était pas sa chambre. Et ce n'était pas non plus l'heure de se réveiller. Elle regarda l'heure sur le réveil.
« Il est vraiment si tard ? » se demanda-t-elle.
« Ça y est, t'es réveillée ? » La voix s'était réveillée avec elle. « J'ai cru que tu dormirais toute la journée. »
Ziva détestait entendre cette voix. Elle mit ses mains sur ses oreilles, mais ca ne fonctionna pas. « tu vois ce que DiNozzo te fait ? Il te fait te sentir embarrassée ! Bon, retourne au boulot, maintenant. La salle de bains est par là. » Ziva regarda la porte de la salle de bains. Elle se découvrit des couvertures et remarqua le bandage sur son bras. Elle le caressa doucement.
« Non ! Enlève-le immédiatement ! » lui cria la voix. Ziva commençait à paniquer. D'un côté, c'était si agréable de l'avoir sur ses marques, ça faisait moins mal. Mais une nouvelle fois, c'était la voix le patron, même plus que Gibbs. Elle cria. Qu'est-ce qu'elle était supposée faire ?
Tony mit son film sur pause. Ce son, ce cri. « Ziva » murmura-t-il, et il sauta au bas du canapé. Il déboula dans sa chambre, et vit Ziva tourner en rond, déboussolée, essayant de retirer ces fichus bandages.
« Ziva, qu'est-ce que tu fais ? » l'appela-t-il, frustré. Elle se retourna pour lui faire face.
« Tony ? » elle était confuse, mais ça lui revint soudain. Elle était dans son appartement à lui. Comment avait-elle pu oublier ça ?
« Oui, Ziva, c'est moi. Tu te souviens ? » lui demanda-t-il. Elle hocha la tête. Mais elle continua de s'acharner sur ses bandages. Tony marcha jusqu'à elle. Il la saisit par les avant-bras, en sachant que c'était là où elle avait le moins de brûlures, et la tint fermement. « Arrête ça. Tout va bien. Je vais les remettre. » Il la regarda droit dans les yeux.
« Ne le regarde pas ! » ordonna la voix. Mais Ziva eut beau essayer de toutes ses forces, ça ne marcha pas non plus. D'une certaine manière, Tony gagnait contre la voix. Cela l'effraya. Elle se débattait de ses bras. Il restait là, sans bouger, les yeux dans les siens. Et alors que le temps passait, il la sentit abandonner le combat, et elle s'arrêta, complètement. « Tu recommences. Ziva, écoute-moi ! »
Tony relâcha son emprise. « je vais te préparer quelque chose à manger. » dit-il, et elle hocha la tête à nouveau. Il se tourna, et elle le suivit dans la cuisine .
« Que penses-tu de sandwichs ? » demanda-t-il. « Je suis un expert en sandwichs » Il essaya de la réconforter, en utilisant un ton joyeux. Mais elle n'y répondit pas. « Je vais t'en faire, et tu pourras décider si j'ai raison ou non » décida-t-il, et il se mit à la préparation des sandwichs.
Ziva détacha son regard de lui, et alla jusqu'au canapé sur lequel elle s'installa, repliant ses jambes contre elle. Elle balaya l'appartement du regard. Une nouvelle fois, les étagères remplies de DVDs la frappèrent, tellement de films. C'était vraiment un agréable appartement, un agréable salon et la déco était assez sympa aussi. Ce qui la surprit fut le piano. « Est-ce qu'il en joue ? » se demanda-t-elle.
Elle posa son regard à nouveau sur lui. Il venait de terminer les sandwichs et léchait la mayonnaise qu'il avait mise sur ses doigts. Il prit les assiettes et la rejoignit. Il s'assit côté d'elle et lui tendit une assiette. Elle hésita.
Il rit. « Je ne l'ai pas empoisonnée, Ziva »
Elle le gratifia d'un regard avant de la prendre. Elle prit le premier sandwich et mordit dedans. Elle eut une expression bizarre alors qu'elle mâchait ce qu'elle avait dans la bouche, mais ensuite, son visage devint neutre, laissant Tony dans la confusion quant à si elle aimait ou pas. Mais elle prit une nouvelle bouchée.
« Bingo ! Elle aime bien ! » songea-t-il, et un sourire apparut sur son visage.
Après avoir terminé leur repas, Tony reprit les assiettes et les posa dans l'évier avant de retourner s'asseoir et d'allumer la télévision. Il lui jeta un regard en coin. Elle était toujours recroquevillée dans son coin de canapé, ne montrant pas d'émotions que la destruction, la peur et la confusion. Ca l'inquiéta encore plus qu'elle ne lui avait rien dit depuis qu'ils avaient quitté la salle de bains. Que des hochements de tête. Et ce cri horrible.
«C'est trop long, Ziva. Tu dois y aller, maintenant ! » dit la voix. « Tony doit bien avoir un briquet quelque part. » pensa Ziva et elle regarda autour d'elle, à la recherche de quelque chose qui pourrait la brûler.
Tony le remarqua. « Tu ne trouveras rien. » dit-il tout en continuant de regarder la télévision. Elle le regarda. « Je n'utilise pas de briquet ou quoi que ce soit, et ma cuisinière est électrique. » déclara-t-il. Ziva ouvrit la bouche, comme si elle voulait dire quelque chose. « Silence ! » lui cria la voix, et elle la referma. Elle baissa la tête et fixa ses orteils en jouant avec.
Après 5 minutes, Tony éteignit la télé, mais continua de fixer l'écran. A son geste soudain, Ziva releva la tête et le regarda. « Je veux t'aider, Ziva. Vraiment, mais je ne peux rien faire si tu ne me parles pas. » Il était enfin sérieux.
« ne parle pas ! » cria la voix. « Je ne peux pas Tony » dit-elle dans un souffle, et elle détourna le regard. Au même moment, il tourna le sien vers elle. Tony vit sa lèvre trembler.
« Alors pourquoi tu m'as demandé de t'aider ? » demanda-t-il.
« Oui, pourquoi tu lui as demandé ? C'est une mauvaise fréquentation ! Ne lui parle pas ! » intervint la voix entre ses pensées et les questions de Tony. « Parce que je veux que tu m'aides » dit-elle, frustrée, le regardant à nouveau. Il pouvait voir les larmes remplir ses yeux.
« Alors parle » s'écria-t-il
« Je peux pas ! » cria-t-elle.
« Pourquoi ? » Maintenant, il se sentait frustré.
« Parce qu'il ne veut pas ! » hurla-t-elle, et soudain elle réalisa ce qu'elle avait dit. « mais qu'est-ce que tu fais, pétasse ! C'est une règle à laquelle tu as désobéi une nouvelle fois. Vas-y ! » Ziva n'écouta pas la voix, cette fois. Ses pensées et son attention étaient tournées vers Tony, qui la fixait avec confusion. « qu'est-ce que tu attends ? Va chercher quelque chose qui te fera mal ! » Ziva voulut se lever, mais Tony l'attrapa par le poignet.
« Dis moi, Ziva. Qui est-ce ? » dit-il calmement. Il voulait tellement savoir. Ziva se laissa tomber sur le canapé. Tony avait croisé les jambes, et la regardait droit dans les yeux.
« Je ne sais pas Tony. Je ne sais pas qui il est. Il n'est même pas réel. » admit finalement Ziva, dans un murmure, et sa voix craqua.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda Tony.
« Je veux dire… Il est dans ma tête. C'est comme une oreillette, comme on utilise dans les missions sous couvertures. Quelqu'un crie dans mon oreille, tout le temps. A chaque instant, il me dit ce que je dois faire. » expliqua Ziva. « Ouais, mais tu ne fais pas du bon boulot ! J't'avais dit que t'étais faible ! » cria la voix. Ziva tressaillit.
« Est-ce qu'il le fait, maintenant ? » demanda Tony. Ziva ne répondit pas.
« Je ne peux juste pas l'ignorer, Tony » cria-t-elle.
« Comment ça a commencé ? » dit Tony pour changer de question.
« Ne lui dis pas ! » « Ca a commencé 4 semaines avant que vous ne veniez en Somalie. Au début, je l'appréciais, parce que je me sentais seule, et ce qu'il disait avait un sens. Mais ensuite, il a commencé à dire des choses encore plus mauvaises que Saleem, et je… J'ai juste continué à vivre avec et quand je me suis rendue compte de ce que je faisais, j'étais revenue à la maison et je ne pouvais plus l'ignorer. Je me sentais encore plus seule qu'en Somalie. » Quand elle termina son récit, Ziva pleurait.
« Ah ! Sale p*te ! Comment peux-tu t'ouvrir à lui ? Combien de fois je dois te punir pour ca ? » s'écria la voix.
Tony comprit. La seule chose laquelle il pensa fut de la prendre dans ses bras. Alors, il le fit.
« Tu penses que je suis un monstre, n'est-ce pas ? » dit-elle en s'accrochant à l'un de ses bras qui l'entourait.
« Non ! Tu n'es pas un monstre » répondit-il en lui caressant le dos pour la calmer. « Mais maintenant que tu me l'as dit, est-ce qu'elle te dit quoi que ce soit ? »
« Elle dit que je suis faible pour t'avoir parlé et à chaque fois, je dois me brûler ! »
« Tu n'es pas faible, Ziva, pour me parler, et tu a prouvé à quel point tu es forte après avoir survécu si longtemps dans le camp de Saleem. Je connais beaucoup de femmes qui auraient abandonné des mois avant que j'arrive te chercher. »
« Alors pourquoi ca continue de me le dire ? » Ziva pleurait toujours.
« Il veut le pouvoir, et avoir le pouvoir sur l'une des femmes les plus fortes du monde le fait se sentir moins faible. » Tony ne savait pas comment le décrire, c'était quelque chose de son esprit, mais pour elle c'était tellement réel, qu'il fit avec.
« Il a tort ! C'est toi qui es faible ! Pas moi. Si tu n'étais pas faible, tu ne m'aurais jamais laissé entrer dans ta tête. Il essaye de te manipuler ! » se fit entendre la voix, et Ziva tressaillit. Tony le sentit.
« Ne l'écoute pas, Ziva. Je ne suis pas celui qui te fait du mal. » dit-il en la serrant un peu plus contre lui.
« Si, c'est lui ! Si tu continues de l'écouter, je vais devoir te punir plus ! » tenta la voix.
« S'il te plaît Tony, aide-moi ! » cria Ziva.
« Je vais t'aider, Ziva. Pour te dire la vérité, ça me fait un peu peur aussi. Mais je n'ai pas peur de toi, et je vais faire tout ce que je peux pour nous débarrasser de lui, ou quoi que ce soit. » Il se sépara légèrement d'elle pour la regarder dans les yeux. « Crois-moi »
Elle acquiesça et baissa la tête. « Je ne sais pas pourquoi, mais tu es plus fort que lui. Quand tu es là, ou que je suis ici… Je peux l'ignorer un peu mieux. Mais parfois, il est juste trop fort. »
« Alors, j'imagine que je vais devoir enfiler mes gants de boxe » plaisanta Tony et Ziva montra un petit sourire. « Ca y est. Ce sourire m'a manqué ! » dit-il en lui relevant le menton avec un doigt pour mieux le voir.
Un silence confortable s'installa, et il continuèrent à se regarder. Pendant un moment, Ziva n'entendit pas la voix. Mon Dieu ! Que ça lui faisait du bien. Mais ensuite le téléphone sonna. Tony ne voulait détacher son regard d'elle, et il réussit à prendre son téléphone de la table sans avoir à le faire.
« Allô ? » répondit-il, parce qu'il n'avait pas regardé qui appelait.
« DiNozzo, c'est moi » la voix grave de son patron s'éleva du combiné. « Comment va-t-elle ? » demanda-t-il.
Tony mit sa main sur le téléphone. « C'est Gibbs, il veut savoir comment tu vas. » elle hocha la tête. « Patron ? Pourquoi tu ne lui demanderais-tu pas en personne ? » répondit-il à son patron, puis il lui tendit le combiné.
« Ziva ? » dit Gibbs.
Ziva resta silencieuse. « Ne fais pas ça ! Ne répond pas, David ! » dit la voix. Elle regarda Tony.
« Dis quelque chose. Il est inquiet. » murmura-t-il.
« Ziva, tu es là ? » demanda Gibbs comme il n'entendait rien.
« Oui… Oui, je suis là » dit-elle doucement.
« Salut, ma fille. Comment vas-tu ? » Les instincts paternels de Gibbs prenaient le dessus.
« Je vais bien » répondit-elle, la voix craquant un peu.
« DiNozzo prend soin de toi ? Ou dois-je venir et le slapper ? » demanda Gibbs.
« Il fait un meilleur travail qui vous ne pourriez imaginer » le rassura Ziva, et elle fit un petit sourire à Tony.
« Bien ! Si ça change, n'hésite pas à m'appeler, d'accord ? »
« Je le ferai, Jethro »
« Ok. Profitez de votre semaine de congé. Bye, Ziva » dit Gibbs.
« Bye, Gibbs » Et ils raccrochèrent. Un peu confuse par ses derniers mots, Ziva se tourna vers Tony. « Une semaine ? lui demanda-t-elle.
« Ah, oui… Ordre de Gibbs » dit-il en haussant les épaules.
« Alors, on fait quoi, pendant cette semaine ? » demanda Ziva.
« Je ne sais pas. T'aider. Se débarrasser de la voix. Mais surtout en profiter. Je pense que nous méritons un peu de vacances, après tout ce qu'il s'est passé. » Un sourire apparut sur le visage de Tony.
« Est-ce que tu ne profites pas de la situation ? »
« Je fais ce que je dois faire, t'aider » la rassura-t-il.
« OK. Je te crois. » lui dit-elle.
« Tu veux boire quelque chose ? » demanda Tony, et elle hocha la tête. Il se leva, prit les deux assiettes vides, et s'en alla à la cuisine.
« Tony ? » Ziva l'arrêta. Il se retourna.
« Oui ? »
« Merci. »
Tony sourit. « Mais de rien. »
Si Ziva sourit, c'est que tout va s'arranger. Et puis de toute façon, Tony est là pour l'aider, alors ça ne peut que s'arranger (SpecialAgentLeonie a vraiment de bonnes idées!)
Alors, qu'est-ce que vous pensez de cette petite merveille?
Aliiks
