Le fameux « plan B » de Steve est tombé à l'eau !
Vive Kamekona et ses hommes de confiance !
Voici la suite !
Bonne lecture !
Partie 4 :
Les quartiers de l'unité 5.0 transpiraient le calme et la tranquillité : Aucune affaire, en ce moment, ne demandait les aptitudes de ses membres.
Chin vaquait à ses occupations, se penchant sur des vieux dossiers et les étudiant. Kono, assise dans son fauteuil, faisait une mise à jour des profils de criminels et gros délinquants dans leurs fichiers.
Tous les deux, l'esprit occupé et concentré sur leurs tâches, faillirent avoir une attaque cardiaque quand un cri, un hurlement presque, leur vrilla les tympans :
« -Tu es totalement tombé sur la tête, cette nuit, ma parole ! Ok, tes autres plans étaient fous comme toi mais là ! C'est le « pompom » ! Tu es devenu dingue ou quoi ? Tu vas te ridiculiser ! »
Un flot de mots, provenant de la bouche de Steve, répondit à ces allégations sur sa santé mentale. Mais les deux cousins n'entendirent rien car Steve les avait dits sur un mode inaudible pour les voisins.
« -Non ! Là, je ne marche pas ! Fit Danny, hors de lui et catégorique. Tu es malade, tu as de la fièvre ? Car c'est la seule façon dont je m'explique ce que tu projettes ! Non, je t'assure que cela ne fonctionnera pas ! Arrête, Steven McGarret ! Tes yeux de chien battus ne font plus d'effet ! Hors de mon bureau ! »
Un Steve, tout penaud et dépité, sortit du bureau de Danny qui, secouant la tête et les yeux levés au ciel, grommelait entre ses dents. Apercevant Kono qui le fixait, le capitaine de l'unité 5.0 eut une illumination et sous la consternation de la jeune détective, pénétra, résolument, dans le bureau de sa partenaire.
Kono, à la requête de Steve, écarquilla des yeux, franchement incrédule et fut prise d'une crise de fou-rire durant cinq bonne minutes.
Mais le regard de reproche de son patron lui redonna son sérieux et toussotant, s'éclaircissant la voix, elle déclara :
« -Tu es sûr de vouloir « ça », patron ? Je ne vois pas comment… »
L'air suppliant et de chiot perdu de McGarret finirent par convaincre Kono qui, finalement, informa :
« -Bon, j'ai bien une amie qui pourrait convenir, patron. »
Steve, entendant les explications de la jeune femme, reprit confiance et un immense espoir irradia ses jolis traits.
….
Alex, parcourant le destroyer, trouva, enfin, la personne qu'il recherchait depuis toute la matinée.
Seishiro, au réfectoire, déjeunait avec d'autres marines. Devisant paisiblement, il dégustait son repas et voyant le sergent-chef Hopper s'approcher, il lui adressa un gracieux et sobre sourire.
Sourire qui alla droit au cœur du jeune Alex. Oubliant sa colère et son incompréhension, celui-ci resta indécis une seconde avant de se secouer mentalement et de rejoindre la table de Seishiro.
« -Je peux vous parler, soldat Marshall ? Ordonna Alex, d'un ton protocolaire et autoritaire. Tout de suite. »
Ne s'offusquant pas de l'ordre et de la manière qu'elle fut formulée, Seishiro eut un mot d'excuse pour ses compagnons de table et sereinement, suivit le sergent-chef Hopper dans une coursive.
Avisant une porte, Alex l'ouvrit, s'assura que la pièce était déserte et poussant le jeune marine à l'intérieur, s'y introduisit à son tour.
« -Pourquoi n'es-tu pas venu hier soir ? Demanda-t-il, d'une voix pleine de reproche. Je t'ai attendu toute la nuit. »
Seishiro, à cette question, dévisagea, placide, le jeune Hopper et dit, doucement :
« -Je ne suis pas un voleur, Alex. Ta fiancée n'aurait pas apprécié. »
Les yeux francs et directs de Seishiro désarmèrent Alex qui, sentant le désarroi et l'amertume l'envahir, ne sut que répliquer sur l'instant. Le sergent-chef dut admettre que le marine avait fait preuve de sagacité et de sagesse en évitant toute relation, même brève, avec le frère de son supérieur.
« -Il est temps de choisir. » Conseilla Seishiro, sans animosité et en s'apprêtant à quitter la pièce.
Alex, désorienté et méditant ces paroles, attrapa l'avant-bras du marine blond et le plaquant contre le mur, chuchota :
« -Permission de partir, refusé, soldat Marshall ».
Avant de capturer les lèvres du blond dans un baiser fiévreux et fougueux et de coller son corps à celui du marine.
Ce dernier, consentant, jeta ses bras autour du cou d'Alex et répondit, passionnément, au baiser de son supérieur.
Des mains, douces et coquines, se faufilèrent sous son uniforme et effleurèrent la peau chaude et satinée du jeune Marshall qui gémit dans un soupir à peine audible.
Puis, Seishiro, fermement et gentiment, repoussa Alex et s'en alla, refusant de s'engager plus loin.
Eperdu, déboussolé, le jeune Hopper s'affala sur le sol d'acier du bateau. Les yeux clos. L'air désespéré.
….
Danny, installé à une table d'un bar, attendait son équipier depuis une heure environ.
Mis au fait de son énième plan, le blond avait fini par accepter de lui prêter assistance et aide. Sceptique sur les chances de réussite de la nouvelle tentative de son partenaire de terrain, il avait consenti à surveiller Stone et une bande d'officiers qui buvaient et riaient au comptoir du bar.
Portant son attention vers la porte d'entrée de l'établissement, il se figea. Captivé et ensorcelé :
Kono, ravissante dans une robe de soirée, venait d'apparaître sur le seuil de l'établissement. Elle était accompagnée d'une jeune femme d'une beauté à couper le souffle.
Danny, la respiration suspendue et les yeux brillants, resta à admirer l'amie de Kono. Celle qui était chargée d'appâter Stone et de l'entrainer dans une chambre d'hôtel.
« -Ben, quel veinard ce Stone ! Souffla le lieutenant Williams, subjugué. S'il n'en veut pas, moi, je la veux bien ! »
Tous les marines s'immobilisèrent à l'arrivée des deux jeunes femmes et les regards, admirateurs et convoiteurs, s'accrochèrent à la jeune beauté brune aux formes sveltes et plantureuses : Un corps sculptural au décolleté généreux, avec des jambes fuselées et gainées de soie et des traits purs et réguliers. Avec une bouche aux lèvres pleines et des yeux bleus rappelant le ciel d'Hawaii, une journée d'été.
Le tout moulé dans une robe de soirée classique qui ne dévoilait que l'essentiel.
« -Mademoiselle, je suis le commandant Stone Hopper de l'US Sansom. Se présenta Stone, en tendant une main galante à la jeune amie de Kono. Vous me ferez un immense plaisir si vous acceptiez une danse avec moi. S'il vous plait. »
Danny, dévoré par la jalousie, vit la jeune femme consulter Kono du regard et glisser une main dans celle du commandant. Puis remarquant l'expression fascinée de Stone, il se fit la réflexion que l' « appât » fonctionnait trop bien et que Steve risquait bien d'avoir une sérieuse rivale sur le dos.
Riant silencieusement, imaginant la tête de son équipier devant l'affinité et l'harmonie parfaite du couple, il pensa que, décidément, tous les plans de Steve étaient voués à l'échec.
« -Pauvre Steve ! » Murmura Danny pour lui-même, en voyant le couple évoluer sur la piste de danse.
…..
Stone ne quittait pas sa partenaire de danse des yeux, se repaissant de ses traits charmants et beaux. Un sourire charmé et heureux sur ses lèvres, il la guidait et émerveillé par la parfaite synchronisation de leurs pas, il la complimenta :
« -Vous êtes une danseuse extraordinaire. J'ai attendu longtemps une partenaire comme vous : J'ai l'impression que nous ne faisons qu'un et que nous étions destinés l'un à l'autre… »
Ses sourcils se froncèrent d'incompréhension devant le trouble évident de la jeune femme et Stone s'excusa :
« -J'ai conscience que ce sont des mots qu'utilisent tous les mauvais dragueurs mais je vous promets que vous êtes la première femme avec laquelle je danse… »
Subitement, la jeune femme stoppa net la danse et une expression de jalousie rageuse, s'exclama :
« -Ah, ouais ! Les pouffes ce genre vous plaisent vraiment ? Nom de nom de nom ! »
Stone, les yeux fous et hallucinés, vit la jeune beauté arracher sa perruque brune d'un coup sec et la lancer vers les autres marines explosés de rire.
« -Ouais, vous n'hallucinez pas ! Fit Steve Mac Garret, en enlevant son rouge de ses lèvres. C'est moi ! Je vous plais plus en femme, visiblement ! Les femmes masculines en particulier ! Dieu, je n'arrive pas à croire que vous me préférez à ce style de femme ! »
Le jeune commandant, complètement dépassé, s'empressa de fuir du bar. Abandonnant un Steve hors de lui et mangé par la jalousie.
Kono, hilare, se dépêcha d'entrainer son patron furieux hors de l'établissement. Pendant que Danny, encore sous le choc, tentait de récupérer ses neurones.
…..
Une fois dans la voiture, Kono cessa de rire et réprimanda Steve, sans méchanceté :
« -C'était tout près de marcher, ton plan ! Tu n'avais juste qu'à lui proposer l'hôtel et le mettre devant le fait accompli ! Il te mangeait dans la main ! Ce n'était pas ce que tu voulais, patron ? »
Steve, la mine boudeuse et vexée, marmonna :
« -M'ouais ! Il a dansé sa première danse avec une femme ! Une femme ! Mais qu'est-ce qu'il pouvait lui trouver à cette « pouffiasse»brune ? Tu te rends compte, Kono ! Cette pouffe a eu sa première danse ! »
Se retenant de s'esclaffer de rire, Kono réalisa que Steve avait sabordé son plan par jalousie. Un comble : Jaloux de lui-même !
« -Tu es « canon » en femme. Complimenta-t-elle, mi-sérieuse et mi-rieuse. Mon amie a bien réussi ta « métamorphose ». »
Steve, la tête contre la vitre de la voiture, maugréa :
« -Un peu trop, à mon goût ! »
A suivre.
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