Chapitre 4 – Une maison sans magie
Comme convenu les invités se dispersèrent rapidement, Lupin était le seul à rester pour essayer des vieux costumes perdus dans la penderie familiale des Black. Après avoir entendu milles recommandations de la part de Mr. Weasley sur l'entrée des visiteurs du ministère, Rogue et Amalia s'en allèrent vers le 24 du square, sous la lumière déclinante du jour. La jeune femme pressa le pas pour passer devant et gravir le perron la première. Délicatement, elle caressa les serpents de la poignée et un cliquetis métallique raisonna. Amalia ne poussa pas tout de suite la porte, elle s'adressa d'abord à son invité.
- Avant que l'on ne rentre, il y a deux règles que tu dois respecter…
- Pas de magie, je l'avais bien compris…
Elle sourit.
- Bien. La seconde, c'est que nous passons à table dans trois quarts d'heure. Me suis-je bien faite comprendre ?
- Oui…
Rogue hésita, le ton autoritaire ne correspondait pas du tout à l'instruction donnée.
- Je compte sur toi.
- Je te le promets, nous passerons à table quand tu voudras.
Elle n'ajouta rien et pénétra dans la maison. Les petits personnages des cadres de l'entrée les observaient tous les deux, la sorcière entra dans le salon et invita Rogue à la suivre. La quantité impressionnante de livres aux murs le laissa bouche bée. Les manuscrits et ouvrages traitaient tous de ses sujets de prédilections : la magie noire, les potions et surtout les forces du Mal. Il y aurait eu de quoi l'occuper pendant des années, la majorité des livres étaient des éditions rares ou des essais du propre père d'Amalia qu'elle avait rassemblé ici récemment. Il s'approcha d'une étagère et poussa un index sur une reliure en cuir, des frissons lui parcoururent la peau. Mais ils n'étaient rien face à l'excitation qui l'envahit en découvrant un traité qu'il avait maintes fois réclamé à Dumbledore sans que celui-ci ne l'ajoute aux collections de l'école.
- Tu peux tout consulter ici mais n'oublie pas ta promesse.
Il hocha la tête sans prononcer une parole, Amalia s'en amusa et se dirigea vers la cuisine. Elle ouvrit le frigo et sortit de quoi préparer une soupe de courges, une omelette et une tarte aux noix. Quarante-cinq minutes plus tard, la table était mise dans la cuisine, la soupière fumait délicieusement et la tarte terminait sa cuisson dans le four. Elle se lava les mains et rangea son tablier puis retourna vers le salon resté silencieux depuis leur arrivée. Rogue était absorbé par la lecture du traité qui avait retenu son attention.
- A table ! déclara la maîtresse de maison en entrant dans la pièce mais aucune réaction ne se fit sentir.
Alors, avec une infinie douceur, elle se déplaça jusqu'au fauteuil sur lequel son visiteur lisait, il semblait immobile, presque pétrifié. Elle s'accroupit devant lui et posa ses deux mains sur ses genoux.
- Severus, tu m'as fait une promesse. Respecte-la s'il te plaît.
Ses paumes dégageaient une aura chaude et lumineuse. Lentement, il releva les yeux comme s'il sortait d'un rêve et reprit conscience de sa présence dans le salon. Embrumé et perplexe, il lui demanda.
- Que s'est-il passé ?
- Le repas est prêt, répondit-elle d'une voix calme.
- Je n'avais plus la notion… La notion du temps. Je ne t'ai même pas entendue entrer.
- Je sais. Ce sont des choses qui arrivent avec certains de ces livres, en particulier celui-ci qui est enchanté.
- Tu savais ce qui allait se produire, c'est pour cette raison que tu m'as fait promettre.
- Oui.
Rogue paraissait gêné, comme s'il s'était fait naïvement prendre dans un piège grossier.
- Il est parfois difficile de se détacher d'un ouvrage passionnant, la connaissance est une amie qui ne laisse que très peu de temps libre. Je sais ce que cela fait de se retrouver devant cette bibliothèque, l'impression de puissance face au savoir, cette mélancolie lorsque l'on comprend certaines vérités et l'envie d'en découvrir encore plus.
Elle balada une main sur le rebord des étagères, effleurant les livres entreposés. Les mots qu'elle employait raisonnaient en lui, elle décrivait exactement les sensations qu'il éprouvait à chaque fois qu'il rentrait dans une bibliothèque. Cette compréhension commune du monde l'agitait de plus en plus mais quelque part, cela le rassurait de savoir qu'il n'était pas seul.
- Il faut aussi se restaurer, tu viens ? Elle le guida jusqu'à la cuisine.
La pièce était petite mais correctement équipée, les appareils électroménagers remplaçaient avantageusement les formules de Mrs. Weasley et une savoureuse odeur de tarte embaumait la cuisine. Cependant, à la grande différence de ses voisins, Amalia jouissait d'une extension surprenante pour Londres. Dans un espace étroit entre les hautes façades aveugles des immeubles, se logeait une serre aux toits de verre. L'entrée de l'édifice transparent se faisait via une baie vitrée donnant directement dans la cuisine, la lumière tombait de ce puits inattendu entre les murs des constructions voisines, la structure en fer forgé dans un style victorien apportait un charme certain à la maison. Une fois à l'intérieur, totalement isolées des bruits de la ville, des plantes magiques se balançaient paresseusement en rythme. Un méli-mélo d'arbustes à Pipaillon, de dictame et de souches de Snargalouf profitaient d'une atmosphère chaude et humide pour croître sans obstacle partout où la végétation n'avait pas encore colonisé le sol. Une grande quantité de spécimens et de plantes délicates manifestaient des signes d'un manque de soin. C'était le paradis pour tout sorcier en quête de préparation de potions malheureusement Amalia n'y prêtait guère d'attention pour le moment.
- Remus devrait rentrer plus tard, je pense qu'il restera manger avec eux et nous rejoindra après. Cela nous laissera un peu de temps pour avancer de notre côté.
Ils prirent place à table, la maîtresse de maison servit le repas.
- Je sais enfin comment tu as connu Lupin…
- Cette histoire te travaillait toujours ?
- Pourquoi l'avoir caché ?
- Lorsque nous en avons parlé aux Trois Balais, tu ne semblais pas l'apprécier. Au-delà du fait qu'il t'ait ravi le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal, j'ai senti qu'il y avait autre chose.
- C'est vrai. Je ne l'aime pas plus que cela. Non seulement il lui a confié le poste, mais en plus Dumbledore m'a demandé de lui préparer tous les mois sa potion Tue-Loup. J'ai eu du mal à accepter sa présence.
- Tu as quelque chose contre les loups-garous ?
- Bien sûr que non ! répondit-il courroucé. La petite bande qu'il formait avec Potter, Black et Pettigrow ne m'était pas particulièrement… sympathique. C'est tout.
- Je peux comprendre, ils n'étaient pas des élèves modèles et aux dernières nouvelles, l'esprit rebelle de Sirius ne s'est pas calmé avec le temps. J'espère qu'il ne déteindra pas sur son filleul, rit Amalia en terminant sa phrase.
- Même sans cela, Potter s'attire des ennuis chaque année. Il met en danger ses camarades et s'il ne jouissait pas d'une popularité démesurée dans le monde magique, il aurait déjà été renvoyé.
- Je te trouve sévère à son encontre, c'est parce qu'il te fait penser à James ?
- On croirait entendre Dumbledore…
Amalia lui adressa un regard soutenu mais il n'y eut pas d'autre explication. A la fin du repas, elle repoussa sa chaise pour sortir du four le dessert, couper des parts et mettre l'eau à chauffer pour le thé. Le maître de potions fixait l'assiette déposée devant lui.
- Quelque chose ne va pas ? Tu n'aimes peut-être pas les noix, je peux te faire autre chose si tu veux…
- Non, non ce n'est pas cela. Je repensais à tes biscuits à la citrouille.
- Ah oui, c'est vrai, je les avais oublié ceux-là !
- Moi non. Je n'ai pas eu l'occasion de te dire… Il était gêné et se tenait le bras. Ils étaient très bons.
- C'est gentil, merci. Je t'en referai si tu veux…
La bouilloire sifflait, Amalia avait un sourire jusqu'aux oreilles et le cacha tant bien que mal en versant l'eau chaude dans la théière bleue et blanche. La sonnette de l'entrée retentit et interrompit la maîtresse de maison, elle alla ouvrir pour accueillir son ami.
- Tu rentres tôt, lui fit-elle remarquer.
- Au bon moment on dirait !
Remus prit place à table, face à une des assiettes servies.
- Du thé avec ta tarte ? La sorcière secoua la tête.
- Volontiers, je n'ai pas pris de dessert là-bas.
- Tu n'étais pas obligé de te presser pour rentrer.
La jeune femme se pencha pour verser le liquide ambré dans une des tasses assorties à sa théière, quelques brins et bouts de feuilles virevoltèrent dans l'eau. Elle déposa le sucrier et un pot de lait.
- Sirius a insisté pour que je ne vous laisse pas seuls trop longtemps tous les deux.
Il fit un geste du bout de sa cuillère en enfournant un morceau de tarte, allant de Rogue à Amalia. Cette dernière fronça les sourcils.
- Je te demande pardon ? Qu'est-ce qui pourrait bien se passer ?
- Oh, il avait juste en tête ce que tu as fait avec le dernier garçon que tu as ramené ici ! s'exclama-t-il en rigolant.
Rogue s'offusqua mais ne dit rien. La sorcière était pivoine, prise entre la gêne de cette révélation et la colère.
- Mais… mais de quoi vous vous mêlez ? Il ne s'est rien passé en plus !
- Parce que ton père vous a surpris ! Toute la rue était au courant, le malheureux est parti en hurlant !
- Ce n'est pas vrai, c'était un malentendu ! J'ai été bien élevée moi ! Elle leva le doigt en l'air.
- Rappelle-moi le nom du vampire que tu as fréquenté pendant longtemps ?
- Oh arrête avec cette histoire !
- Ah non, désolé, lui n'a pas été chassé par ton père. Mais je le détestais !
- La rencontre avait été arrangée et il fricotait avec du beau monde, il ne pouvait que plaire à Papa ! Sa voix monta d'un ton.
- Je peux partir si je vous dérange, je ne voudrais pas arrêter cette charmante scène de ménage… coupa Rogue en croisant les bras.
- Ce ne sera pas nécessaire. Remus et Sirius sont bien les dernières personnes à avoir des leçons à me donner sur les personnes que je fréquente, en particulier après l'affaire Pettigrow !
La jeune femme repoussa sa chaise dans un raclement sonore avant de jeter de rage le torchon qu'elle tenait. Lupin n'ajouta rien, son visage rieur avait laissé place à un regard sombre.
- Tu nous excuseras, nous avons encore un travail à terminer pour demain !
Elle se dirigea vers le salon, Rogue se leva à son tour et la suivit, adressant à Lupin un regard impérieux. Son invité fut étonné en entrant dans la pièce cette fois-ci, ce n'était ni pour l'impressionnante collection d'ouvrage ou d'objets étranges sur les étagères mais parce qu'il remarqua deux grandes caisses en bois peintes en blanc l'inscription « FRAGILE » peinte en noir. L'une d'elles avait le couvercle enlevé, de la paille de transport en dépassait et un pied de biche était posé dessus.
- Si on te le demande, tu n'as jamais vu ces caisses, d'accord ? entonna Amalia en rapprochant le petit guéridon des deux uniques fauteuils du salon.
- … Oui, si tu le dis.
Elle s'installa et sortit le prototype de leur livre. La couverture bleue nuit en peau de dragon reflétait la lumière électrique des ampoules, elle frôla la reliure avec un sourire satisfait.
- Tu peux venir, je ne vais pas te manger…
- Es-tu certaine que tes amis me l'autorisent ?
Le maître de potions fit le tour du fauteuil avant de s'y asseoir.
- Ce n'est pas drôle. Ils ont été difficiles cet été, en particulier Sirius que l'enfermement a rendu infect.
- Je ne vois aucune différence avec leur scolarité à Poudlard… déclara-t-il en haussa t les épaules.
- Pourrait-on faire la relecture je te prie ? elle pointa du doigt le manuel et ignora la remarque.
Pendant qu'elle lisait à voix haute le sommaire, les introductions et descriptifs des chapitres ainsi que les annotations particulières, Rogue la regarda du coin de l'œil. L'extrémité de ses cheveux paraissaient beaucoup plus blancs que l'année précédente comme si la couleur avait mangé un peu plus du blond de ses boucles, ses traits s'étaient durcis et son air rieur avait laissé place à un sérieux qu'il l'avait rarement vu prendre. Le timbre de sa voix était agréable à entendre, il ne se concentrait pas vraiment sur ce qu'elle disait mais appréciait le calme de la pièce, le moelleux de l'assise et sa compagnie. Cette harmonie se brisa quand Lupin se faufila dans le salon pour prendre un livre et s'allonger sur le tapis avec des coussins faute d'autres fauteuils ou d'un canapé pour une troisième personne. Le projet de manuel était presque terminé, toutes les recettes avaient entièrement été revues, les améliorations rendaient la lecture plus attrayante, des notes encadrées en fin de chapitres permettaient rapidement de résumer les objectifs et les résultats des expériences. Leur plus grande fierté était le tableau d'équivalence à la fin du manuel. Les étudiants pouvaient à présent connaître les ingrédients qui compenseraient l'absence d'une plante ou d'un composant. La forme comme le contenu reflétaient la personnalité des deux auteurs et leurs apports avaient été complémentaires pour un travail d'intérêt, ils espéraient que le Ministère apprécierait.
La pendule du couloir sonna 1h quand ils eurent terminé, Lupin reposa son livre dans la bibliothèque et bailla.
- Bon, il est temps de vous montrer où vous allez dormir tous les deux… déclama Amalia en se redressant.
- Tous les deux ? s'égosillèrent-ils à l'unisson.
- Oui, je n'ai que deux chambres dont une avec un lit simple et l'autre avec un lit double. Je vous laisse le lit double et je…
- Pas question !
- Je te demande pardon Remus ? Où est le problème ?
Lupin hésita en regardant son ancien collègue avant de répondre.
- Je n'ai pas particulièrement envie de dormir avec la personne qui m'a fait renvoyer de Poudlard.
Amalia les fixa alternativement, décidément, elle n'était pas au bout de ses surprises !
- C'est quoi cette histoire ? Il dit vrai Severus ?
Rogue ne broncha pas, les bras croisés, il demeura muet. La jeune femme était épuisée par la journée et les disputes des derniers jours, elle ne voulait rien entendre de plus.
- Il n'est pas question que je dorme avec toi ! Tu ronfles et si la personne à qui tu penses se révèle être ta prochaine petite amie, je n'ai pas envie de perdre ma tête. Tu prendras la petite chambre seul, je dormirai avec Severus.
- Mais…
La protestation était à nouveau collective.
- Ça suffit ! Si cela pose un problème à quelqu'un, qu'il retourne chez Sirius dormir avec Kreattur ! clama-t-elle en montant les marches vers le premier.
Elle poussa la porte de la plus petite des chambres, celle-ci n'avait pas été rénovée mais présentait son ancien lit une place. Le confort était sommaire, la jeune femme déposa sur le matelas des draps propres, du linge de toilette et un oreiller. Amalia ouvrit ensuite la salle de bain qu'elle indiqua à Lupin et enfin la porte de sa propre chambre. Elle défit les draps pour les changer, l'eau se déversait dans la baignoire et le grincement du plancher lui indiqua qu'elle n'était plus seule.
- Pourquoi refuses-tu d'utiliser la magie ici ?
- Je te retourne la question, pourquoi devrais-je le faire ? J'ai été élevée de cette manière, cela me semble naturel. Cependant, il y a une pièce dans la maison qui n'est pas soumise à cette restriction.
- Ah bon ? Laquelle ?
Rogue saisit un des oreillers et enfila la première taie à sa portée.
- Le grenier, mon père l'a conservé tel quel pour m'entraîner aux sorts. Il insistait pour que je sois toujours excellente dans certaines matières. Je suppose que tu devines aisément lesquelles. Il ne voulait pas que je fasse honte à la famille.
Elle tira une des couvertures pour bien la tendre.
- Était-il strict ?
- Non, pas strict, juste exigeant et ce fut une très bonne chose. Amalia fit le tour du lit pour égaliser les draps. Et chez toi, comment cela se passait ?
L'eau ne coulait plus dans la salle de bain, le son avait été remplacé par de nouveaux bruits. Remus se rasait et donnait régulièrement des petits coups sur le rebord du lavabo pour enlever l'excédent de mousse, le clapotis des gouttes accompagnait ses gestes.
- Comme tu l'as dit l'an dernier, il n'y a que dans les familles heureuses que les parents ne sont pas déçus par leurs enfants.
- Je suis désolée Severus, je…
- Ce n'est pas grave.
Il déposa le second oreiller à sa place. La porte de la salle de bain s'ouvrit et Remus apparut.
- C'est libre.
- Vas-y, j'irai après. Je dois préparer ma tenue pour demain, proposa Amalia en montrant la porte du doigt à Rogue.
Lupin attendit qu'il s'y enferme pour insister.
- Je ne crois pas que cela soit une bonne idée que vous dormiez ensemble…
- Pour quelle raison je te prie ? Si tu refuses d'être dans le même lit que lui, je ne vois pas beaucoup de solutions… tenta-t-elle de répondre d'une voix posée bien que son agacement se lise sur son visage.
- Si Sirius l'apprend il va…
- Sirius n'a pas à l'apprendre si tu ne le lui dis pas ! Ça suffit maintenant Remus ! Je ne suis plus une enfant et tu n'as pas à me dire ce que je dois faire ! Alors tu m'excuseras… La jeune femme lui ferma la porte au nez et attendit pour se laver, fulminant en silence.
Lorsqu'elle sortit à son tour de la salle de bain, sa chambre était plongée dans l'obscurité, seule une lampe de chevet offrait une source de lumière dans la pièce. Un ronflement indiquait que Lupin dormait déjà profondément. L'air de la nuit dissipait un peu la chaleur accumulée pendant la journée, Amalia entre-ouvrit la fenêtre afin d'amener un peu de fraîcheur. Dans son lit, une masse formée par les couvertures lui indiquait où était son second invité.
- Tu risques d'avoir chaud comme ça…
Elle se glissa à son tour sous les draps frais.
- Peut-être mais je ne suis pas présentable. Je n'ai pas eu l'occasion de passer par chez moi et de prendre mes affaires de nuit…
- Tu n'es quand même pas entièrement nu là-dessous parce que Remus pourrait être jaloux et répéter certaines choses... gloussa-t-elle.
- Oh, arrête avec ces histoires stupides ! tonna Rogue de colère.
- Je plaisantais. Bonne nuit...
Amalia éteignit le chevet et se retourna pour sombrer à son tour dans un sommeil sans rêve.
Prochain chapitre : La fiancée de Rogue
Note : hé, vous avez vu le nom du prochain chapitre ? ;) RDV samedi ou sur Instagram d'ici là !
