J'étendis mes bras en hauteur afin de délier mes muscles et regardai l'heure, étonnée d'être réveillée avant la sonnerie de mon tendre, discret et performant réveil ( ceci n'est pas une tentative de le soudoyer ). Ouf, il n'était que sept heures quarante cinq. Sept heures quarante cinq ?
Panique à bord ! Mais pourquoi les filles ne m'avaient-elles pas réveillée ?
J'avais cours dans seulement un quart d'heure et je n'étais ni levée, ni habillée, ni coiffée. Je n'avais pas pris mon petit-déjeuner. La seule chose de faite était mon sac, que j'avais préparé la veille. Ce fut bien la seule lueur d'intelligence !
Tel un automate je sortis promptement du lit, attrapai mon uniforme posé sur une chaise et enfilai toutes les vêtements le composant du plus vite que je pus. C'est à dire cinq petites minutes. Je devrais recevoir une médaille là non ? Avez vous déjà mis une jupe, des bas, une chemise, une cravate, une robe de sorcier, des chaussures en cinq minutes ? Sans oublier d'enlever votre pyjama avant ! En effet je ne suis pas persuadée que l'ensemble de l'équipe pédagogique aurait apprécié mon pyjama violet à rayures jaunes ( Et gardez votre hilarité pour vous ! Vous avez vu les chaussettes de Merlin ? ). Quant au petit-déjeuner je fis directement une croix dessus, mon précieux ventre serait condamné à errer comme une âme en peine, vide de tout aliment. Non, la faim ne me rend pas mélodramatique. J'espère.
Déjà essoufflée par ma prouesse vestimentaire j'attrapai mon sac au vol puis fonçai tête baissée dans les escaliers, descendant les volées de marches à toute vitesse. Je passai telle une furie dans la salle commune, devant le regard éberlué des élèves commençant plus tard. Ils n'ont jamais vu quelqu'un de pressé eux ou quoi ?
Après avoir franchi le portrait de la grosse dame, je m'arrêtai brutalement. Mais où avais-je donc cours ? Et puis quel cours d'abord ? En plus mon emploi du temps n'était pas dans mon sac, puisqu'il trônait sur un mur du dortoir pour ne pas le perdre. Dire que d'habitude j'attendais inévitablement trois semaines pour le faire, banane !
J'enclenchai mes méninges afin qu'elles trouvent la réponse le plus rapidement possible. Il était sept heures cinquante-cinq. Voyons voir, lundi matin, qu'avais-je mis dans mon sac la veille ? Soins aux créatures magiques ? Non, ça c'était l'après midi. Une heure des Runes ? Encore l'après midi. Potions ? Bingo !
Et que je piquai un mémorable sprint en direction des cachots. Quelle idée d'avoir un école aussi grande pour à peine 250 élèves ? Les moldus au moins font dans le pratique et condensé. Ouais mais tu adores Poudlard. Sauf dans ces moments-là !
Allez, plus que quelques enjambées et c'était bon. Alors que la porte allait se refermer, je me faufilai à travers la fente et entrai dans la pièce, fière d'être malgré tout mes ennuis à l'heure. Merlin, tu ne m'as donc pas abandonnée ? Merci à ton bonnet en laine bleu à pompon ! ( Je vous jure c'est vachement esthétique comme parure. )
Le sang battant dans mes tempes, j'essayai je reprendre mon souffle sans pour autant y arriver ( C'était décidé, je me mettais au sport dès le lendemain ! ) et m'écrasai sur la première chaise à ma portée. Soit celle au fond à gauche, ma place habituelle. Je fermai les yeux, me sentant extrêmement faible puis me tournai pour parler à Andrew, surprise qu'il ne l'ait pas encore fait.
Ce n'était pas Andrew. Ni un de mes amis. Pas même un cinquième année.
Je jetai un bref regard autour de moi, mais quelle cruche ! Je ne pouvais pas remarquer avant de m'installer que je m'étais trompée ? Désespérée, j'enfouis ma tête dans mes mains, les coudes posées sur la table.
Pas que j'ai peur du ridicule, loin de là, normalement j'aurais sûrement plus rigolé qu'autre chose de ma monumentale bourde. Mais là... Primo j'étais définitivement et irrévocablement en retard, secundo Rogue n'allait pas pouvoir s'empêcher de se moquer et/ou de m'enlever des points, tertio fallait-il vraiment que je m'asseye à côté de Charlie Weasley ?
Je suppose que oui, pourtant j'ai été sage, même pas fais trop de bêtises dernièrement. J'allais porter réclamation ! A qui, je ne savais pas encore mais j'allais y aller de ce pas !
Je sentis quelqu'un s'approcher de mon oreille et dire à voix basse :
- Laisse moi deviner, retard et oubli d'emploi du temps ?
Wouhou, il est trop fort ce gars. Évidemment qu'il avait bien deviner, il ne croyait tout de même pas que je venais faire une sinécure avec Rogue ! La seule présence de Rogue prouvait que ma venue ici fut totalement fortuite. N'empêche que sentir son souffle chaud sur mon oreille ce ne fut pas trop désagréable. Juste pas trop.
Je hochai la tête avec la mine de quelqu'un montant à l'échafaud, encore trop sous le choc pour parler ou tout simplement sortir. Il rit doucement. Je suis sourde, je n'entendis pas, je suis sourde, sourde, et je ne tentai pas de m'auto-persuader qu'il ne riait pas.
- Miss Callahan, puis-je savoir en quel honneur vous nous faites « l'immense » plaisir d'accorder votre présence ?, Demanda Rogue avec un rictus mauvais.
- Je, heu...
- Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ceci est un cours de sixième année, continua-t-il visiblement heureux de mon désappointement.
- Je sais, je me suis trompée... de cours, dis-je minablement.
Merlin, pourquoi moi ?
- Et bien, cela fera dix points en moins pour Griffondor, pour votre manque de mémoire ainsi que de ponctualité. Puisqu'il est entendu que si vous aviez été à l'heure rien de tout ceci ne serait arrivé, dit-il avec un horripilant ton doucereux.
Au moins, je réussis l'exploit de mettre Rogue de bonne humeur et ce dès les premières minutes de son premier cours , le troisième jour de l'année. Qui dit mieux ? ( Nan, après réflexion ne me dites rien, sinon vous allez détruire un des mes plus grands exploits. )
Ce fut d'ailleurs avec un grand sourire ( comprenez grimace sadique) qu'il finit sa remontrance.
- Allez donc à votre cours maintenant et tachez de vous débrouillez seule pour expliquer cela à votre professeur de Sortilèges. Je n'ai pas le temps de vous faire un mot.
Le vicieux ! Je devais donc – très - prochainement expliquer au professeur de Sortilèges ( parce que oui, j'avais Sortilèges ! Cela venait de me revenir, enfin, cela me revint quand Rogue en parla. ) Quelle nouille, c'est pas si compliqué de se souvenir quand même ! Bon j'ai quand même l'excuse qu'il s'agissait du premier lundi de l'année, pas comme Babeth Gordon - une poufsouffle - qui à la fin de l'année dernière s'étonnait encore d'aller en Botanique le mercredi matin.
Gênée au possible, je me remis debout puis rangeai la chaise sous le bureau. J'eus l'impression qu'elle produisit un affreux raclement grinçant, tellement le silence régnait. Ça ne pouvait pas m'arriver dans un cours où il y a constamment du bruit ? Je sais, cela aurait été trop beau et Merlin n'eut pas la gracieuseté de me faire ce cadeau. Pourtant je ne demandais même pas d'emballage moi !
Sentant le regard des Gryffondors et Serdaigles de sixième année dans mon dos, je bondis vers la porte, l'ouvris prestement et sortis.
Je soufflai un bon coup, avant de prendre la direction de la salle de Flitwick. Fermer mon esprit à toute autre pensée que ce que j'allais lui dire, voilà à quoi je m'employai sur le chemin. J'y repenserai...plus tard. Weasley sors de ma tête !
Cette fois je ne courus pas, dans mon cas ce n'était plus trois ou quatre minutes qui allaient faire la différence. Je toquai à la porte.
- Entrez ! Me parvint la voix étouffée de Flitwick.
Le moment arriva, celui où on a soudainement le cerveau vide, la bouche ouverte telle celle d'une carpe.
Ouf, moi je suis à Griffondor et je n'ai que cela, vous imaginez les Serdaigles par exemple ? Qui doivent avoir la boule au ventre et les jambes qui flageolent dangereusement. Il est vrai qu'il faudrait déjà qu'ils arrivent en retard. Mais après tout, personne n'est parfait cela doit bien leur arriver. Des fois. OK, rarement.
- Heu excusez moi de mon retard, mais je croyais que nous avions potions alors du coup je suis allée dans les cachots et le temps que je m'en aperçoive et que je revienne et bien voici le résultat, dis-je en essayant de soigner mon élocution.
J'aurais plutôt du soigner mes mots, tant qu'à y être.
- Et vos camarades ne se sont pas aperçus que vous étiez partie du mauvais côté?
- C'est à dire que je me suis levée après eux, répondis-je, confuse.
Pour ma défense je tiens à préciser que j'ai été franche contrairement à certains élèves dont-je-ne-citerai-pas-la-maison-mais-dont-nous-connaissons-tous-parfaitement-le-nom ( Serpentard ? Chut vous dis-je !).
- Vous êtes quand même là plus d'un quart d'heure après la sonnerie ! Néanmoins puisque ce n'est pas dans vos habitudes, je vous excuse pour cette fois et vous ne recevrez aucune sanction. Mais que ce soit la dernière ! Me suis-je bien fait comprendre ?
Je hochai simplement la tête, me disant que danser la gigue au milieu de la classe n'était pas la meilleure façon de montrer ma joie.
Cette fois, je m'assis à coté du vrai Andrew. Le professeur reprit le fil de son cours, que j'avais interrompu au milieu d'une dense et complexe explication sur un sort.
- C'est la vérité ton histoire et c'est la seule excuse que t'ai trouvée ? Demanda mon ami à voix basse.
- Ça dépend, quelle proposition me fait la plus honte ?
- Que ce soit vrai.
- Et merde...
Bon, je ne suis pas à une honte de plus ou de moins auprès de lui. Il les connait déjà toutes. Je suis sure qu'il peut écrire avec précision chacune des occasions où je me suis lamentablement perdue dans le château , le jour quand nous avions douze ans où je me suis cogné tellement fort sur l'épaule d'un serpentard de sixième année que j'ai récolté une bosse qui est bien restée dix jours ( Merlin est grand, vous ne savez pas à quoi je ressemblai durant ces dix jours fatidiques), la fois où lors d'un match de Quidditch j'ai bruyamment applaudi un but alors que c'était les Poufsouffles qui avaient marqué, et tant d'autres. Oui, je suis un boulet et je l'assume !
- Oh ! Tu m'expliqueras plus tard, essayons de ne pas être largués dès le début...
Entièrement d'accord avec ses propos, je prêtai une oreille attentive au cours qui se déroulait. Avez-vous déjà entendu parler du sortilège de regroupement ? Non ? Alors bouchez vous les oreilles !
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Je vous passe mon désastreux retour en potions, qui fut le cours suivant, à mon plus grand malheur. Sachez toutefois que Rogue ne fut pas soudainement épris de ma personne et me fit au moins neuf répliques sur ma potion ( «« Callahan, auriez-vous oublié de mettre vos racines d'Elzébore ? », « Ce verdâtre est ce que vous nommez je cite, ' vert soyeux tendance sapin de Noël ' ? » , « Un quart de tour à droite, un demi tour à gauche, un entier à droite puis trois quarts de tour à gauche, ce n'est pas sorcier de remuer comme cela, si ? » ... Notez quand même la touche d'humour sur le dernier exemple, 'pas sorcier ?' A mourir de rire ).
- Allez, raconte nous maintenant! ! S'exclama Andrew avant de se servir copieusement en purée.
Je leur expliquai donc brièvement mon aventure. On ne change pas une équipe qui gagne, ils se fichèrent aussitôt de ma poire. Pauvre de moi, si jeune et déjà martyrisée.
- Puis c'est votre faute ! Vous auriez pu me réveiller !
- C'est à dire qu'on a essayé, et plusieurs fois même, mais à chaque fois tu grognais comme un loup prêt à nous sauter à la gorge...
- ...alors on s'est dit qu'on passerait voir où tu en étais après avoir mangé, continua Hope pour finir la phrase d'Aby.
- Ce que vous n'avez pas fait !
- En fait, il s'avère qu'on a eu un petit contre-temps, avoua Hope en jetant un regard à Aby.
- Lequel ?
- Y'a Jonathan qui est venu nous parler et quand on a voulu allez te chercher c'était trop tard, me répondit Aby en ayant l'air de se demander comment j'allais réagir.
Heureusement pour elle ( ou l'inverse suivant le point de vue ), je ne trouvai dans cette histoire qu'une preuve de plus au fait qu'elle l'apprécie davantage que bien.
- Jonathan ? Ce n'est pas grave vous savez, après tout je me suis juste ridiculisé auprès de la moitié des sixième année, dis-je d'un ton désinvolte.
Aby ne rata pas mon allusion très-très-très bien cachée je dois dire, à ses sentiments pour le batteur.
- Ceux de quelles maisons ? S'intéressa Ethan, sauvant ainsi Aby d'un interrogatoire en règle.
Je l'avoue, j'avais « accidentellement » omis ce détail.
- Griffondor et Serdaigle.
- Devant les Adulés alors, précisa Ethan comme si les autres n'avaient pas compris.
Que disait-on l'autre fois déjà sur leur compassion ? Inexistante, je crois bien que c'était cela.
- N'empêche c'est toujours à toi que ça arrive ce genre de chose, fit remarquer Hope.
- Du coup la malchance s'éloigne de nous, et cela nous fait au moins une bonne raison d'être tes amis, finit Andrew le visage souriant.
- Ouais, faut voir si moi j'ai envie de rester votre amie, marmonnai-je dans ma barbe.
- Que dis-tu ?
- Que je vous aime !
- Ho ça, on le savait déjà !
Vous voyez, Andrew est également d'une modestie à toute épreuve. D'ailleurs il peut presque se le permettre, il est plutôt mignon. Ce n'est pas du tout un canon comme les Adulés mais il a quand même du charme.
Il est de taille moyenne, blond , ses yeux sont bleus et il a un sourire plutôt...charmant. Mon meilleur ami est une barbie - vous savez, la poupée moldue - version homme (non non, pas Ken , celui-ci est brun ! ).
En parlant de cela j'espère qu'il va bientôt trouver la barbie de son cœur, au moins il me arrêterait de me casser les pieds ! J'accepterai exclusivement sous la torture de confesser que s'il ne le faisait pas cela me manquerait.
L'après midi fut consacrée aux Soins aux Créatures Magiques ( Hahaha Brûlopot faillit encore une fois perdre un membre, c'est que c'est dangereux un Pataponk ! Pour ceux voulant le savoir, un Pataponk est un cousin fortement éloigné du Pitiponk qui ressemble à une patate mais néanmoins féroce ) et aux Runes Anciennes. Durant cette heure-là ma concentration fut de mise, il faut toutes ses capacités mentales pour réussir à se retenir de baver devant le splendide Mr. Bow !
Si vous vous posez la question, j'ai quand même suivi le cours. J'adore réellement cette matière, traduire tes textes dans un autre langage, découvrir des traces du passé, c'est passionnant !
Avec Ethan nous décidâmes d'aller à la bibliothèques nous avancer dans nos devoirs à faire avant le diner. Quel sérieux, vraiment !
Disons plutôt une tentative de l'être, car on était installé depuis vingt minutes à peine que les autres nous rejoignirent, et on ne put s'empêcher de parler longuement à voix basse. Résultat, l'heure d'aller manger arriva et j'avais à peine fini un parchemin. Alala, je suis une écologiste en avance, j'évite de trop gaspiller le papier provenant de nos chers petits arbres, n'êtes-vous pas fiers de ma personne ? Oui ? Je le savais !
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Après s'être sustentés ( Visez un peu le niveau de vocabulaire s'il vous plaît ! ), nous prîmes le chemin de la tour Griffondorienne.
Une fois arrivés, je m'enfonçai aussitôt dans un fauteuil. Dans mon préféré, le plus usé mais aussi le plus confortable. J'aime à penser que des générations entières d'élèves s'y sont assises pour discuter, rire, rêvasser, profiter de la vie et tant d'autres activités plus belles les unes que les autres. C'est troublant d'imaginer tous les moments auxquels a pu assister un banal fauteuil, plus d'une vie entière si l'on y pense. Va de retro satanas! Je hais mes moments typiquement sentimentaux.
Surtout quand je m'y plonge dedans. Et que lorsqu'enfin je m'extirpe de mes songes les autres sont montés aux dortoirs. Sans me l'avoir dit. C'est peut-être parce que s'ils ont le malheur de te dire de venir avec eux, tu leur hurles dessus comme quoi tu peux très bien décider toute seule du moment de ton coucher ? Ah, peut-être ouais...
Soudainement une personne non-identifiée me tapota l'épaule. Surprise, je ne pus me retenir de sursauter avant de tourner la tête.
- Désolé, je ne voulais pas te faire peur, s'excusa Charlie Weasley qui s'était installé dans le fauteuil jouxtant le mien.
- Y'a pas de mal, c'est moi qui suis distraite.
Je n'allais quand même pas lui sauter à la gorge, non ? On parle de Weasley là.
- Alors, il t'as dit quoi Flidwick ? S'informa-t-il.
- Juste de ne pas recommencer, ni retenue ni rien, dis-je en souriant, cela m'enchantait profondément qu'il n'y ait pas eu de conséquence.
- Oh tant mieux, cela aurait été bête pour si peu.
Si peu ? Il est souvent arrivé en retard lui ? C'est un préfet quand même. Je ne me remettrai jamais du nombre de qualités qu'il accumule. Non, je n'extrapole aucunement, on dirait un Dieu sur pattes par fois !
- En tout cas c'était vraiment drôle, continua-t-il.
Il se fiche de moi là non ?
- C'est ça, fiche toi de moi !
- Puisque tu me donnes la permission... dit-il, le tout avec un resplendissant sourire laissant entrevoir ses dents blanches.
Tout bien réfléchi, il peut se foutre de moi autant qu'il le désire ! Tant qu'il sourit de cette façon à chaque fois. Si j'adorais son sourire penaud, ce sourire-là me fit chavirer. Et si je faisais un classement des plus beaux sourires de Weasley ? C'est-il pas une idée absolument ingénieuse ? Allez faites ce que vous voulez depuis le début - appelez la section Psychologie de Sainte-mangouste pour qu'ils m'embarquent !
Encore émerveillée, et ne voulant rien ajouter qui puisse me gâcher le souvenir de ce sourire, je fis mine d'être fatiguée ( ce qui en plus, n'était pas réellement faux), puis lui souhaitai une bonne nuit.
Bonne nuit auquel il répondit par un simple acquiescement et un sourire ( et hop, le sourire normal entre en course ).
Une fois dans mon lit je ne pus m'empêcher de penser qu'il fallait vraiment avoir quelques neurones en moins pour aimer autant des sourires. Après tout, n'est-ce pas un simple étirement de lèvres ?
